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DONNER POUR DONNER

Un des aspects que j’apprécie dans ma vie est le fait que je suis d’une nature à donner, alors je ne suis jamais en manque. C’est comme un cycle de bénédictions – comme je donne à autrui, je me sens béni de façon inattendue. Trop souvent nous nous attardons à une réciprocité. Mais nous devons comprendre que les gens que nous aidons ne sont pas nécessairement ceux ou celles qui nous aideront en retour, et cela est parfait ainsi.

image via Atma Hari Kaur sur FB

J’ai beaucoup reçu dans ma vie. De ma mère, de ma famille, de plusieurs ami(e)s et de quelques amoureuses, de quelques mentors spéciaux, comme de quelques maîtres spirituels. J’ai été choyé tout au long de ma vie, le cul bordé de nouilles comme aiment dire certains.

De toute façon, en général, par le simple fait de vivre ici, en paix, dans le calme et le respect de nos droits, avec un toit, de l’eau et de la nourriture, la plupart d’entre nous sommes full lucky. Et ça c’est sans parler de tout ce que l’on reçoit de mère nature, notre Terre mère. Et du Soleil et salut la lune.

Quand on reçu autant que nous avons reçu, et ici je recommence à parler pour moi, il est tout naturel de redonner. Et pas nécessairement à ceux et celles qui nous ont donné.

Avez-vous remarqué que dans l’expression give and take, on place le give avant le take ?

Ainsi, on ne donne pas pour recevoir, c’est l’acte de donner qui nous permet de recevoir, qui nous comble, qui nous satisfait.

En fait on ne donne pas vraiment rien dans la vie, on ne fait que passer au suivant, partager ce que l’on a reçu. Car on on naît avec rien dans les mains et avec même pas de poches, les mains nues, comme le reste du corps d’ailleurs. Alors que peut-on donner d’autre que ce qui nous a été donné, transmis ?

Et comme on va aussi mourir les mains vides, remplissons notre coeur d’ici là en étant généreux. Car aussi bien passer, faire circuler, partager que d’avoir peur de perdre. On va tout perdre le matériel anyway, notre corps compris.

Car comme on dit, c’est en donnant qu’on reçoit. On dit aussi que tout ce que l’on ne donne pas est perdu à jamais alors que ce l’on donne, on le possède pour toujours.

L’appréciation de tout ce que l’on a reçu nous permet en premier lieu d’apprécier tout ce que nos parents nous ont transmis, le meilleur comme le moins. Car ils ont fait du mieux qu’ils on pu. Comme on a nous-même fait si on a eu des enfants. Comme on devrait nous-mêmes faire avec qui que ce soit.

Pour le reste, on dit qu’on a qu’à suivre notre coeur. Ce qui constitue la job du reste de notre vie.

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PRIÈRE DE SAINT FRANÇOIS D’ASSISE

Seigneur, faites de moi un instrument de votre paix!
Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.
Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.
Là où il y a la discorde, que je mette l’union.
Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.
Là où il y a le doute, que je mette la foi.
Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière.
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

Que je ne cherche pas tant
À être consolé… qu’à consoler;
À être compris… qu’à comprendre;
À être aimé… qu’à aimer;

Car

C’est en donnant… qu’on reçoit;
C’est en s’oubliant… qu’on trouve;
C’est en pardonnant… qu’on est pardonné;
C’est en mourant… qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

AIMER D’AMOUR

Le désir d’être aimé(e) constitue la dernière illusion. Abandonne ce désir et tu seras libre. – Margaret Atwood –

Veeresh nous disait souvent que plutôt que de le vouloir, on devait donner ce que l’on voulait recevoir. Et que si on veut être aimé(e), donc recevoir de l’amour, on doit le donner car c’est en le donnant qu’on le reçoit. Et l’amour est toujours tout d’abord une inside job. Ça commence en soi, et ça va ensuite vers le monde. Au coeur de soi coeur de soie.

Comme c’est en aidant autrui, en soutenant les autres qui ont besoin que l’amour et la solidarité peuvent grandir et que l’on développe notre capacité de mettre cette qualité en place et en priorité dans notre vie.

Vouloir être aimé(e) est une grande illusion, l’utime cul-de-sac existentiel peut-être. Très sages paroles Mme Atwood. Expérience d’une vie.

Car trop souvent, on s’attend à recevoir de l’extérieur ce qu’on ne peut même pas se donner à soi-même, et ce que l’on ne pourra même pas vraiment appréciée de toute façon car trop associé à hors de soi. On devient alors des quêteux/ses d’amour, des mendiant(e)s de l’amour. Comme du reste. Car notre relation à l’amour est bien souvent représentative du reste de notre vie. Les gens généreux le sont souvent dans plusieurs domaines.

On dit aussi que dans la vie soit on donne, soit on prend. Qu’au final, c’est l’un ou l’autre.

Et on dit aussi que lorsqu’on meurt, tout ce que l’on peut apporter avec soi pour l’éternité c’est ce que l’on a donné durant notre vie. Et que ce que l’on ne donne pas, on le perd et on l’a perdu à tout jamais.

Il existe simultanément une fine et immense nuance entre s’aimer soi-même et simplement être égoïste et imbu(e) de soi-même.

Tout comme méditer pour disparaître et ne faire qu’un(e) avec l’univers ou vouloir prendre toute la place et devenir Dieu, devenir mieux qu’autrui, le/la plus calme et le/la plus centré(e).

Le Je suis Dieu wow de Lise Bourbeau (pour les plus vieux/vieilles) peut être interprété de différentes façons. Et l’égo peut nous jouer de sacrés et drôles de tours de maneige parfois. Quand Je et je me moi dansent ensemble un tango à plusieurs.

Alors, droppons le besoin d’amour pour l’amour tout court, l’amour tout grand.

L’amour qui est plutôt que celui qui se reçoit, celui qui est attendu en retour de.

Et ne faisons qu’être amour au coeur de soi, et tout le tour. Sans attentes, sans désirs. Ou s’il y en a encore, observons-les et laissons-les partir. Sans le nourrir ni les retenir.

Et arrêtons de vouloir toujours plus d’amour des autres tels des love junkies.

Et commençons à en semer, à en répandre à tous vents pour ce que cet amour croisse, grandisse, contamine le monde entier. En commençant par notre petite cour intérieure. Puis en faisant sauter les clôtures et virevolter dans le monde entier.

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Tout arrive, il faut juste que ton cœur soit prêt à le recevoir.
Tout vient, mais si ton cœur est fermé, les lois secrètes de la vie sont telles qu’on ne frappera même pas aux portes de ton cœur.
L’existence sait attendre ; cela peut attendre l’éternité.
Tout dépend de toi.
Tout est prêt à arriver à tout moment.

Ouvre simplement toutes les portes, toutes les fenêtres, pour que l’existence puisse se déverser en toi de toutes parts. Il n’y a pas d’autre dieu que l’existence, et il n’y a pas d’autre paradis que ton être.
Lorsque l’existence se déverse en ton être, le paradis entre en toi – ou tu es entré au paradis, ce sont simplement des façons différentes de dire la même chose.
Mais rappelle-toi : la vie n’attend rien de toi.
Toutes les religions disent depuis des siècles que vous devez faire ceci, vous devez faire cela. Qu’il faut être un bourreau de soi-même, qu’il faut renoncer aux plaisirs, qu’il faut lutter avec son corps, qu’il faut renoncer au monde.
Les écritures bouddhistes contiennent trente-trois mille principes qu’un sannyasin doit suivre. Il est presque impossible de s’en souvenir – il est hors de question de les suivre.
Je n’ai même pas un seul principe à suivre; que la simple compréhension que c’est la vie, ta vie – profites-en, permets à la vie de chanter une chanson à-travers toi, permet à la danse de prendre place en toi.

Tu n’as rien d’autre à faire que d’être disponible.
Et les fleurs vont pleuvoir sur toi.

~ Osho

DOUCE FOLIE DE COLIBRI

Reste fou. Mais agis comme quelqu’un de normal.
Prends le risque de demeurer différent(e) mais fais-le sans attirer l’attention.

– Paulo Coelho

Dès que mes yeux se sont posés sur cette image, et sur les mots de Coelho surtout, je me suis senti interpellé. C’est que je me sens moi-même un peu fou: fou des mots, fou de musique, fou de vie, fou de joie, fou de même toé. Fou brac en tabar… nouche.

Fou mais pas tout à fait fou quand même, pas tout à fait fou non plus. Fou with a twist. Pas fou, juste fou fou. Doux fou va.

Comme on disait jadis : Un fou qui sait qui est fou est ben moins fou qu’un fou qui sait pas qui est fou. Ben moi j’le sais. Chu fou. Pis j’m’en fous. Mais j’me fous pas de tout.

On s’en fous-tu ? Mets-en qu’on s’en fout. Mais on s’en fout doux.

Pour rester sain d’esprit en cette existence, en ce moment en particulier, en ce fou monde, il faut être un peu fou, il faut rester fou. Ou folle. Ou fol. Folie de survie.

Car le monde est fou. Et pour vivre dans un monde fou, il faut l’être aussi. Mais il y a divers types de folie. Folie créatrice ou folie destructrice. Chacun la sienne. Et si elles existent toutes les deux, même si on ne le comprend, elles doivent avoir leurs raisons d’être. Même si ça nous semble follement malade de détruire, de vendre de la mort.

Quand on observe tout ce qui se passe en ce bas monde, du moins la petite partie que l’on peut observer, ou que l’on réussit à saisir, notre propre petit angle d’observation limité car bien trop vaste le monde pour tout y voir, le monde doit être encore plus fou qu’on pense qu’il ne l’est en réalité. Full fou, full fol.

On se bombarde, on s’affame, on se crie après, on se tire dessus, on veut être meilleur(e) ou plus riche et fameux que son ou sa voisine. Pas grand chose qu’on peut faire pour arrêter ce genre de folie.

Tout ce qu’il nous reste à faire est de semer notre propre petite graine de folie créatrice autour de soi. Partager des mots d’encouragements, des mots d’espoir, semer des graines de poésie à tous vents, planter notre musique dans le coeur et les oreilles des gens. Et continuer à espérer que le monde ira mieux, que les humain(e)s s’éveilleront, que nos enfants auront la chance de grandir en paix et en sécurité, et dans l’amour qui leur est dû.

Mais on doit rester créativement fou et folle sans que ça ne paraisse trop. On doit être follement fou et folle, mais le faire low profile. On ne doit pas avoir l’air fou, mais on doit continuer de chanter la chanson.

On doit faire ses folles affaires sous des airs normaux. Diffuser notre folie sous des airs d’ordinaire, partager une folie contagieuse de laquelle on ne méfiera pas, face à laquelle on ne s’opposera pas. Une folie qui touchera les coeurs et les âmes un à un, une à une sans que le monde ne s’en aperçoive, à son insu.

Car petit train va loin, lentement mais sûrement. Tchou tchou.

Faire ce que notre coeur nous dicte, faire ce que l’on sent juste. Juste et bon. À notre humble mesure, à notre toute petite échelle car la vie se grimpe un barreau à la fois, chaque barreau dans la foi.

Vivre sa vie, tel un colibri. Avec le coeur qui bat la chamade. Poupoum poupoum.

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Fou colibri fou

Selon une vieille légende amérindienne, un jour, il y eut un grand incendie dans la forêt.
Tous les animaux s’enfuirent terrorisés dans toutes les directions, car c’était un incendie très violent. Soudain, le jaguar aperçut un colibri passer au-dessus de sa tête, mais dans la direction opposée. Le colibri s’est envolé vers le feu !

Quoi qu’il arrive, il ne s’arrêterait pas.
Quelques instants plus tard, le jaguar le vit passer à nouveau, cette fois dans la même direction dans laquelle le jaguar marchait.
Il pouvait observer ce va-et-vient, jusqu’à ce qu’il décide d’interroger l’oiseau à ce sujet, car son comportement lui semblait très bizarre.

Qu’est-ce que tu fais, colibri ?

Je vais au lac, répondit-il,
je bois de l’eau avec mon bec et je la jette sur le feu pour l’éteindre.
Le jaguar rit.
Es-tu fou ?
Penses-tu vraiment que tu peux éteindre ce grand feu tout seul avec un si petit bec ?

Non, dit le colibri, je sais que je ne peux pas.
Mais la forêt est ma maison.
Cela me nourrit, cela me protège, moi et ma famille.
J’en suis si reconnaissant.
Et j’aide la forêt à grandir en pollinisant ses fleurs.
Je fais partie d’elle et la forêt fait partie de moi.
Je sais que je ne peux pas éteindre le feu, mais je dois faire ma part.

À ce moment-là, les esprits de la forêt, qui écoutaient le colibri, furent émus par l’oiseau et son dévouement à la forêt, miraculeusement ils envoyèrent une averse torrentielle, qui mit fin au grand incendie.

Les grands-mères amérindiennes racontaient parfois cette histoire à leurs petits-enfants, puis concluaient par :
Voulez-vous attirer des miracles dans votre vie ? Alors faites votre part.

Vous n’avez aucune responsabilité de sauver le monde ou de trouver des solutions à tous les problèmes, mais simplement de vous occuper de votre petit coin de l’univers.
En faisant cela, le monde se sauve.

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Si vous croisez Dieu, ne vous mettez pas à genoux et ne commencez pas à prier, il est fatigué de tout cela !
Racontez-lui une bonne blague.
Ce sera une communion plus profonde.
Faites-le rire.
Dans ce rire, se cache une révélation.
– Osho, Dhammapada : La Voie du Bouddha

JUSTE ET BON

Ma religion est très simple, ma religion, c’est la bonté. /// – Dalaï Lama

Tout est dit ici.

Si Dieu existe, Dieu est inévitablement bonté. Peu importe ce qu’est Dieu, qui est Dieu. Toute vie est Dieu, donc toute vie est bonté. Malgré tant de mal qui est fait par certains êtres qui peuplent cette terre. Probablement ce que Jésus voulais dire par: pardonne-leur Père car ils ne savent pas ce qu’ils font. Car si on sait, on ne peut faire que bonté.

Bonté divine, bonté humaine.

Et tout ce que nous pouvons et devons faire pour mettre en pratique une religion, quelle qu’elle soit, est de créer de la bonté en soi, pour soi et ensuite et surtout autour de soi. Jusqu’au bout du monde. Tout le tour de la Terre.

Répandre la bonté dans le monde constitue la plus fondamentale des prières à mettre en place, à partager. La bonté, tout comme la beauté.

Or la bonté n’est pas que douceur, pas que mièvrerie. ni flattage dans le sens du poil. Parfois être bon(ne) consiste aussi à être sincère, et lucide, et à dire ses quatre vérités aux gens concernés.

Si quelqu’un(e) s’égare, ou heurte autrui, ou fait du mal, il me semble essentiel de lui partager notre observation, tout, en général, en se mêlant de ses propres affaires, ce qui constitue un délicat équilibre. Qui requiert discernment et nuance.

Car si quelqu’un(e) s’entête à rentrer dans le même mur again and again, grand bien lui fasse, mais on l’aura au moins avertit. On ne peut rien faire contre la volonté de quelqu’un(e) mais on peut au moins poser un geste.

Si une situation est injuste, va-t-on intervenir ou regarder sans bouger ? La question se pose. Et tout n’est pas simple. Par exemple, en ce moment, plusieurs gestes d’horreurs sont posés devant nos yeux et que fait-on pour les contrer ? Pas facile, ni simple.

Mais quand des travailleurs humanitaires sont tués dans le cadre de leurs fonctions qui consistent à aider les plus démuni(e)s, il devient de plus en plus difficile d’observer ans bouger.

Si tant de différences distinguent les différentes religions, ne pourrait-on pas au moins s’entendre sur le concept de bonté comme valeur fondamentale ? Car ça se mesure, ça se voit, ça se constate.

Gloire aux Dieux, aux Déesses et à tous les êtres humains de bonne volonté, peu importe leur religion, car ensemble nous tentons de créer ici-bas le royaume d’essieux pour que le monde tourne de plus en plus rond. La nature est note église, et le monde entier notre terrain de pratique.

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Histoire de 1er avril, le 3

Un jour, un enseignant a sorti un poisson d’un bocal d’eau et l’a posé sur son bureau devant une classe pleine de jeunes enfants et leur a dit : 

– Quiconque quitte son siège sera puni. 

Aussi tous les enfants sont restés assis à regarder le poisson sauter à côté du bol d’eau, à bout de souffle, agonisant, mais aucun d’eux n’osait se lever et quitter son siège par peur de la sanction.

Finalement, une gamine a bondi et couru vers le poisson, le ramassant doucement et le remettant à l’eau, refusant de le laisser souffrir davantage.

Alors l’enseignant a dit à la classe :

– C’était une leçon. La peur d’avoir des ennuis ne devrait jamais vous empêcher de faire ce que vous estimez être juste. Parfois, vous devrez peut-être vous opposer à l’autorité et aller à l’encontre de la pensée du groupe, si vous savez que c’est la bonne chose à faire.

Cela est juste, et bon.

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Prenez le monde à petites doses, restez intéressé(e) par ce qui se passe autour de vous en temps réel et comportez-vous avec grâce.

De cette façon, nous pouvons voir la situation dans son ensemble et prendre soin de nous.

Il est si facile de se laisser submerger par le barrage constant des médias.

Même si une bonne partie des informations est déformée pour s’adapter à la tendance narrative, si nous nous concentrons sur notre monde confiné, nous avons une meilleure idée de la température des émotions ainsi qu’une observation directe.

Cette observance contribue à l’équilibre et au contrôle intérieur.

– Debbie Lynn

ÉCOUTER (PAR ET AVEC) SON COEUR

Écoute avec & à partir de ton coeur, et non avec ton petit mental bête…
– Krishnamurti

J’ai hésité dans mon choix de mots pour traduire beastly little mind: petit esprit animal, petite tête de linotte, petit esprit étroit, mais comme vous voyez, j’ai finalement choisi petit mental bête.

Comme j’ai hésité entre écouter avec son coeur ou écouter à partir de son coeur, car le coeur a de bien drôles d’oreilles. Mais il en a, et il a une bouche aussi. Et des mains pour toucher celui des autres. Et des pieds pour aller vers eux et elles. Et des ailes pour danser.

En français, on dit esprit pour traduire le terme anglais mind mais le mot est imprécis à mon avis. Pour moi, le terme Esprit réfère davantage au Grand Esprit, l’Esprit Sain(t), the Holy Spirit !

Le mental est davantage la machine à produire des idées, ou la boîte noire par laquelle les idées, qui viennent dont on ne sait trop où, passent, circulent et parfois se développent. Parfois pour le mieux, parfois pour le pire quand il roule sur lui-même.

Et ce mental que l’on porte tous et toutes en tête avec du front tout le tour de la terre est un excellent serviteur mais un bien pauvre maître. C’est ce que tente de dire Krishnamurti justement je crois.

Soit de laisser notre coeur exprimer autant que percevoir le monde. Laisser le coeur être nos oreilles, comme notre bouche, nos mains, nos pieds même car on doit marcher la terre avec son coeur.

Laisser le coeur nous guider, nous mener par le bout du nez. Et le suivre et non pas essayer de lui dire où aller. Laisser le coeur nous faire vivre.

Et écouter, non pas avec nos jugements et nos idées préconçues, mais avec l’ouverture qui est propre au coeur, avec la part de notre humanité qui nous permet d’entendre réellement, d’écouter, de sentir et de se relier aux autres. Laisser le coeur être notre boussole, notre sensor.

Aho Grand Esprit !

PAWK

Le voyage spirituel n’est pas une carrière ou une réussite. C’est, au contraire, une série de petites humiliations de l’ego qui nous ramène de plus en plus vers la part divine en soi. – Carl Jung

Ça y est, c’est Pâques.

Pour les enfants, c’est la fête du chocolat, les lapins, la chasse aux cocos.

Mais pour les adultes ? Ça dépend. Ça dépend de nos croyances, de nos convictions, de notre religion.

Mais peu importe ce qui nous allume, ce qui nous stimule, ce qui nous fait groover dans la vie, Pâques est avant tout un temps de renaissance, un nouveau départ, le symbole du renouveau, le retour de la vie après un long hiver et la promesse d’un temps plus doux, plus clément, plus chaud. Le retour de la lumière.

Ces mots de Jung recèlent une grande richesse. On n’a rien à gagner en cherchant le divin, au contraire, on a tout à perdre. Et plus on perd, plus on gagne. Osho disait : only losers can win this game. En effet, qui perd gagne. Plus on donne, plus on reçoit.

Que doit-on perdre au juste ?

Le choix est vaste. Nos illusions, nos regrets, nos certitudes, nos idées de nous-même, toutes ces croyances qui nous séparent de la réalité extra ordinaire, du moment présent qui coule et roule, qui rock et roll, du flow.

Possiblement que l’image de la crucifixion représente justement la fin de la personnalité et la naissance – ou renaissance – de la part divine que l’on porte en soi. La soie qui nous définit, la foi qui nous unifie.

On n’a rien à gagner de la quête spirituelle. En fait le terme même de quête spirituelle fait de nous des quêteux, des quêteuses. Plutôt que de quémander, donnons, offrons, rendons grâces et offrons nos services.

Humiliation, humiliations à répétition, jusqu’au retour à notre état originel. Humiliation comme dans humilité, humbleness, a humildade en portugais. La juste intelligence de la vie qui nous mène vers inévitablement à l’anéantissement de notre fausse fierté, de notre parure, de notre fausse modestie. Le vieillissement qui nous fait repasser du corps à l’âme.

Le travail des profondeurs fait nécessairement mal, il heurte le faux en soi afin de nous ramener au vrai, à l’authentique. De la superficie à nos racines. Mais le chemin peut être ardu, périlleux, n’offrant aucune garantie ni certitude. Le doute est la route, la route pleine de doutes, jusqu’au bout de la croûte qui recouvre notre âme déposée en notre coeur à la naissance. Alors vivement la renaissance.

À vaincre sans péril on triomphe sans gloire dit-on. En effet, le chemin vers la part authentique en soi comporte sa part de risques, des épreuves, des menaces à nos certitudes et à nos construits mentaux.

Le symbole de Jésus cloué à la croix est puissant. C’est la mort de l’orgueil humain et le retour à notre authenticité divine.

Pawk ! c’est peut-être le son que fait l’égo quand il rend finalement l’âme, notre âme.

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L’orgueil précède la chute, mais l’humilité précède la gloire. (Proverbe 18 v 12). 

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A humildade é o símbolo da nobreza.
L’humilité est le symbole de la noblesse.
– Mestre Counselheiro Luiz Mendes

ESPRIT CHRISTIQUE, GENRE

Quelle image saisissante. Tout à fait en phase avec l’actualité du moment ou même le genre humain est en train de sacrer le camp, du moins de se rédéfinir. Au grand désespoir de certain(e)s, comme à la grande satisfaction d’autres. Avant un homme était un homme et une femme une femme. Aujourd’hui, c’est selon.

Cette image est particulièrement parlante car le genre de Jésus est de toute façon secondaire dans l’histoire. C’est l’esprit christique qui compte. Et ça peut être autant féminin que masculin, n’en déplaise à quelques monseigneurs et autres hommes à robes et à chapeaux dorés.

C’est la lumière qui compte, la vibe. On nous a dit que Jésus était un homme mais désormais, comme tout est incertain en terme de dualité, et d’identité de genre, genre, tout est désormais possible. Clairement, même s’il a été incarné dans un corps d’homme, ce n’est pas le corps de Jésus qui comptait le plus, c’est son coeur.

C’est le symbole de la transformation par laquelle ielle a passé qui constitue le message fondamental de son passage sur terre il y a belle lurette. Passage duquel tant a été dit mais à propos duquel on en sait si peu avec certitude absolue. Alors un homme ou une femme, qui peut garantir ?

Jésus – je suis – la personne, s’est transformée en âme divine, en présence lumineuse. Ielle s’est élevé(e) jusqu’aux cieux. Symbole d’amour et d’espoir pour l’humanité entière. Depuis plus de 2 000 ans. Pas le seul, mais un des plus importants vecteurs d’amour. Tout comme Marie, sa mère, dont on a probablement sous-estimé le rôle véritable. Tout comme Joseph d’ailleurs. Plusieurs versions de cette histoire existe et elles ne relèvent pas toutes de Rome.

Et considérant l’apport des hommes au fil de l’histoire, en terme de destruction, de guerres et d’horreurs à grande échelle notamment, peut-être que l’on devrait s’ouvrir à un grand changement de genre en terme de direction pour le salut de notre humanité.

Jamais une femme n’a été acceptée entant que Christ, en tant que Bouddha, comme une prophète. Si une femme émerge comme une éveillée, on l’étiquette comme une sorcière.

Car, clairement, sûrement que plusieurs femmes ont vécu des expériences mystiques au fil de l’histoire humaine. Sûrement que plusieurs d’entre elles ont dû avoir quelque chose d’éclairant à dire et à enseigner parallèlement à leur rôle de porteuses de toute vie sur terre. Mais comme l’impression que les messieurs les ont tues, et tuées.

En les traitant de sorcières et de folles. Car trop émotives, trop aimantes, trop puissantes finalement, car incontrôlables. Quiconque a été déjà placé entre une mère et son/sa petit(e) (humain ou animal) a vu ce qu’une mère peut faire pour protéger la vie de sa progéniture. En général, une femme ne tue pas, elle soigne.

À la veille de ce congé pascal, qui constitue probablement le plus puissant processus de transformation de l’année, le symbole d’une grande renaissance, le passage du grand retour de la lumière après un autre hiver de l’âme, semons l’espoir, répandons de la lumière.

Car on ne peut se battre contre l’ombre, on ne peut que laisser briller sa propre lumière. Si petite soit-elle, aussi vaste que l’univers. Car si grands sont les défis de l’humanité.

Joyeuses Pâques… et pensées vers la Palestine. Et partout là où notre humanité en arrache.

(ENTRE) TRISTE (&) EN CHRIST

La colère et le tristesse ne sont pas deux émotions différentes.
La tristesse est une colère passive alors que la colère est une tristesse active
.
– Osho

Quand on regarde ce qui se passe dans le monde, notamment à Gaza mais ailleurs aussi même si la situation nous semble moins aigüe ou criante, on est porté(e) à ressentir deux principales émotions différentes: colère et tristesse. Et plusieurs, souvent, balancent entre les deux, passent de l’une à l’autre. Ou évitent l’une et l’autre.

Ce sont aussi les deux principales tendances émotives que l’on voit passer en général sur les réseaux. Certains sont plus démonstratifs d’un côté actif, dénonçant les grossièretés du gouvernement Netanyaou, avec raison, ou de l’autre, d’autres affichent empathie, chagrin et tristesse envers le peuple Palestinien.

Mais que ça penche d’un côté ou de l’autre, derrière ce flot émotif, cette bouette d’émotions mêlées, c’est notre impuissance qui ressort, qui émerge, qui vibre. Constatant cette situation catastrophique, il est bien difficile de ne pas ressentir l’une ou l’autre émotion. Ou plus.

Comme le veut l’adage : si on ressent notre propre souffrance c’est que nous sommes vivant(e), si on ressent la souffrance d’autrui c’est que nous sommes humain(e)s.

Et il est quasiment impossible de ne pas la ressentir cette souffrance d’autrui ces temps-ci, à moins de s’en couper, ce que certains préfèrent faire. Ou regarder ailleurs. Ou justifier les un(e)s ou les autres.

Et même si on veut s’enquérir de l’état du monde, vient un point où la coupe est pleine et doit tarir la source.

Mon désir de rester informé(e) de l’état du monde est actuellement en bataille avec mon désir de demeurer sain(e) d’esprit.

Et apprendre à ressentir tout ce que le monde dit extérieur fait monter et émerger en nous, ce que les images d’horreur suscitent en nous, en le reconnaissant, en le ressentant, sans vouloir le nier, sans l’intellectualiser. Mais sans y sombrer complètement. L’équilibre est fin.

Car il est bien difficile de constater l’état lamentable du monde dans lequel on vit en restant intouché(e), insensible, non concerné(e) ni affecté(e). Sans laisser les événements sur lesquels nous n’avons aucune sinon très peu d’emprise nous démoraliser, nous déprimer, du moins ne pas trop nous affecter.

Alors il ne reste qu’à continuer notre petite vie relativement douillette ici, à vivre notre vinaigrette, chacun(e) avec nos défis relatifs bien sûr mais généralement bénins par rapport à bien pire ailleurs car bénis nous sommes – même si l’idée n’est pas de se comparer – en demeurant concerné(e)s et pré-occupé(e)s avec tout ce qui se passe dans notre monde.

Car si on dépasse les limites de notre corps, si s’extasie – sort hors du petit moi – si on déborde le cadre de sa propre et toute petite personnalité individuelle, ce qui se passe dans le monde nous concerne directement, nous touche même, malgré que ça se passe loin de nous, à distance lointaine de notre vue directe.

De toute façon, l’état de notre planète, qu’on dit assez en catastrophique, nous concerne tous et toutes personnellement, nous-même et/ou nos proches et nos enfants.

Ne perdons surtout pas la bonté ni la beauté de vue, mais restons connecté(e)s. Et sensibles. Et en lien avec notre monde. Et nos multiples émotions.

MOMENT PRÉSENT D’ÉTERNITÉ

Tu ne veux pas entendre l’histoire de ma vie, et de toute façon je ne veux pas la raconter. Je veux plutôt écouter les énormes cascades du soleil. De toute façon, ce sont toujours les mêmes vieilles histoires.
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quelques personnes essayant seulement de rester en vie, d’une façon ou d’une autre.

Par-dessus tout, je veux être une bonne personne.
– Mary Oliver, Dogfish

L’important n’est pas de rester en vie, mais de rester humain. – George Orwell

J’écris beaucoup, j’écris souvent. Mais je n’écris pas pour vous raconter l’histoire de ma vie. Car ma vie est somme toute insignifiante, du moins peu pertinente dans la grande trame de l’histoire, cette grande illusion qui passe devant nos yeux.

Nos vies personnelles ne sont que de tout petits points qui tournoient dans une grande trame cosmique, que quelques respirations sous les cascades du soleil, que quelques petites ombres sous le soleil.

D’ailleurs, ce soleil du printemps. Ah, ce soleil du printemps.

Les peuples du sud ne connaissant pas le soleil du printemps. Eux et elles qui le craignent souvent le soleil, ils et elles s’en cachent, de plus en plus du moins.

Nous, nous l’invoquons ce soleil qui, après avoir rasé le sol pendant des mois, et s’être fait tiède et discret, sinon s’être carrément caché, ce soleil qui revient après l’hiver, nous chauffer un peu plus tous les jours. Ce soleil nous le buvons, nous nous offrons à lui pour qu’il nous prenne, qu’il nous brûle, qu’il nous chauffe la couenne. Ce soleil, nous le respirons comme des assoiffé(e)s dans le désert ici au printemps.

On nous a fait croire que nos petites vies étaient importantes. Si importantes qu’on doive les montrer et les afficher sur les réseaux, agoras publics des temps modernes à si petite dimension.Tout juste 2 D. Qu’en surface, sans profondeur.

Et comme on disait hier, si nous ne sommes pas nos pensées, alors nous ne sommes pas davantage nos actions, nous ne sommes alors que les observateurs/trices de ce qui se passe en nous, ce qui passe en nous, puis autour, et de plus en plus vaste autour de soi. Jusqu’à l’infini. Pleine conscience dit-on. Tout ce qui se passe dans le monde entier. Ce qui s’y passe maintenant, comme ce qui s’est passé jadis, car ça nous a amenés ici, comme ce qui adviendra plus tard, ce qui se décide déjà un peu par les gestes que nous posons maintenant. Mais des milliards de gestes posés chaque moment.

Or si on ne peut rien faire face au passé, sinon le connaître un peu, on ne peut en faire beaucoup face à l’avenir autre que de faire le plus attention possible à notre monde maintenant. On ne peut faire qu’un pas à la fois. Qui est en fait toujours le même pas.

Un pas à la fois, chaque pas dans la foi. Et avancer avec soin et conscience. Et bonté surtout. Et bonté, pour soi et pour nos proches, et nos proches de plus en plus loin. Bonté pour le monde entier. Bonté de pensées, bonté d’actions.

Et si on pense parfois avancer, ne fait-on pas plutôt toujours que du sur place ? Pour finalement arriver ici, qu’ici. Comme le groupe de musique (yo Nan) 😉

Car comme l’avance Saint-Exupéry, si chaque pas est toujours le même, comme l’est chaque respiration, le moment présent s’avère être toujours le même moment présent. Un présent qui n’est jamais identique à l’autre, mais toujours aussi présent que l’autre, passé comme à venir.

La foi du moment présent, foi en ce moment présent, ce moment grain de sable qui ne fait que couler dans grand sablier solaire.

Voilà. C’est pour ceci que j’écris, pour cela. Pour suivre le fil de ma pensée qui tel un fil d’ariane, en découd avec le chapelet de petits moments présents tout simples du petit matin. Pas pour vous parler de moi, car qu’est-ce que ce moi ? qu’est-ce que ce nous ?

Que quelques mots. Que ces quelques mots qui, déjà, sont petits bouts du passé simple, et décomposé.


LOUSSER SA TÊTE & RETROUVER SON COEUR

Tu n’es pas tes pensées, tu es ce qui les observe, l’intelligence derrière les pensées.
Quand tu comprends ça, tu fonctionnes à partir d’une conscience supérieure.
– J. Krishnamurti

On s’est fait dire tellement souvent cette toute simple vérité.

En fait, fondamentalement, c’est tout ce que les maîtres et sages nous disent et nous enseignent depuis toujours. Nous ne devons pas nous identifier à nos pensées. Nous devons observer ce qui observe. Que nous sommes la présence qui observe les pensées venir, passer et repartir. Le/la veilleur(se) du poste d’observation qui doit apprendre à regarder passer les autos sur l’autoroute de la pensée.

Pourtant, on oublie souvent. On oublie tout le temps. Et on se souvient parfois. De décrocher de nos histoires. De ne pas se prendre trop au sérieux. De penser à nos proches et nos prochain(e)s.

Rares sont les gens qui prennent régulièrement le temps d’arrêter pour observer, le temps de s’arrêter pour s’observer, s’observer penser, respirer, être. Tout simplement. On préfère souvent garder nos yeux ouverts et regarder à l’extérieur de soi. Plus excitant, plus divertissant. Sauf que plus étourdissant aussi.

Et désormais, on peut sans cesse regarder passer et défiler la vie des autres devant nos yeux dans nos écrans, sur les réseaux. Ça défile sans fil et sans fin. Publicités comprises. Infinies petites vues nous propulsant constamment hors de soi. L’extase est virtuelle. Et continuelle. On vit désormais virtuellement. Le fil du cerf-volant s’est coupé et on tournoie sans boussole dans l’univers virtuel.

Mais il est primordial d’arrêter, de fermer ses yeux et d’observer, de prendre une distance face au monde extérieur, face à ses propres pensées qui s’y nourrissent. Ceci constitue seulement le premier pas, la première étape. Qu’il faut répéter sans cesse, et régulièrement. Le seul vrai repos réside dans cet acte pourtant si simple, cette non-action hors du temps et hors du monde.

Que ce soit par la prière, dans notre relation au Divin, ou dans le silence, dans la quiétude de notre coeur.

S’il faut observer ce qui observe en soi, la part de la Grande Divinité en soi, en chacun(e) de nous, et retrouver la poussière d’étoiles qui nous fait bouger, il ne faut surtout pas oublier notre coeur, notre part de divinité incarnée, notre humanité en corps, et encore. Car le résultat ultime de la méditation réside dans l’amour. Pas celui avec un grand A, l’amour tout court. Le simple amour. De soi comme d’autrui.

Si tu médites patiemment, sans but, un amour indescriptible finira par t’habiter.
Tu connaitras l’amour Divin, et tu seras en mesure de partager cet amour pur avec les autres.
– P. Yogananda.

Car selon ce que je saisis, le but final de la vie consiste à partager l’amour. On ne médite pas pour devenir le/la plus grand(e) méditateur/trice, pour se désincarné(e), pour devenir holier than thou. On ne vise pas à devenir supérieur(e) à autrui, ni meilleur(e) que quiconque, ni plus spirituel(le).

Au contraire, le but consiste à ne devenir personne en particulier, à s’oublier en tant que soi. À redevenir un(e) organisme de plus en plus vivant(e).

On médite tout simplement pour se désidentifier du mental, pour nous en dégager un peu, pour en sortir et nous libérer de son emprise et de son activité envahissante. Ce qui nous permet de descendre de la tête au coeur et ainsi retrouver l’amour en soi, l’humilité, la simplicité d’être, le dénuement. Non pas acquérir davantage mais, au contraire, laisser aller les multiples artifices de la pensée et sortir du labyrinthe incessant et étourdissant.

Car à force de trop se center sur soi, on oublie les autres.

Vivre pour soi seul est une maladie. L’Égoïsme est la rouille de l’âme.
– Victor Hugo

Alors, vite, un peu de WD 40 au coeur.

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Le réveil commence quand on réalise qu’on ne va nulle part et qu’on ne sait pas où l’on va.
– Gurdjieff

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Garde-moi loin de la sagesse qui ne pleure pas, la philosophie qui ne rit pas et la grandeur qui ne s’incline pas devant les enfants.
~ Khalil Gibran