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LEVER DE JOUR

Petit dimanche de janvier.
Bref arrêt au coeur du temps.

Premier jour de la semaine.
Le jour du Seigneur qui vit en tout et partout.

Au lever du soleil.
Le ciel s’orangeasse, rosit et s’enrougit.

Au début du jour, un autre jour.
Le même, toujours, tout jour, toujours.

Que la vie qui coule.
Que la vie qui nous roule, en boule.

Un autre jour.
À tout Seigneur, tout bonheur.

DEAR BELOVED

Ce matin, même si le 19 janvier marque le jour de son passage en 1990, je n’avais pas nécessairement l’intention d’écrire au sujet d’Osho. Je cherchais autre chose dans ma banque de memes pour me partir, et il revenait constamment à mon esprit, à mon âme, à mon coeur.

Alors le voici le voilà. Même s’il ne me quitte plus jamais, le revoici qui me fait encore faire bla bla d’amour et de dévotion. Même s’il n’y a rien à dire quant à ce cher beloved.

Le voici le voilà, de nouveau, toujours nouveau, même après une quarantaine d’années dans ma vie et dans mon coeur, même mort, à m’inspirer, à me faire bouger à partir du coeur, à me permettre d’aimer quelqu’un mort depuis déjà de nombreuses années, quelqu’un en la présence de qui j’ai déjà été de son vivant, mais qui vit encore davantage depuis qu’il est mort, ou qu’il a quitté son corps comme on dit en dialecte spiritually correct.

Même si je me suis longtemps un peu moqué de l’expression quitter son corps, c’est tout à fait vrai qu’un maître ne meurt jamais quand il est aimé par un(e) disciple, par ses disciples. L’amour que l’on porte à un maître est unique, autant impersonnel que transpersonnel. Un amour pur, une amour libre, un Grand Amour.

L’Amour d’un(e) disciple pour son maître transcende l’amour ordinaire. C’est une forme d’amour d’un autre ordre, un amour venu d’ailleurs et qui mène ailleurs. Un amour plus grand que nature qui fait éclater notre coeur.

Je me souviens de la première fois que j’ai été en sa présence. Les yeux fermés, sans même savoir qu’il était déjà arrivé dans l’auditorium, une digue en moi a éclaté. J’ai pleuré pendant des semaines par la suite, pas toujours, mais on and off. Ma carcasse a été secoué en son coeur. Subitement et sans m’en attendre, j’ai comme su d’où je venais et où je m’en allais. Et la qualité ultime d’être que je cherchais depuis toujours.

Je me souviens aussi du jour où il a quitté le navire en 1990. J’étais à la Humaniversity chez Veeresh en Hollande, et quand on appris la nouvelle, on s’est tous mis à pleurer comme des veaux, Veeresh exprimant le plus ouvertement son infinie tristesse. Hystérie collective. Gros braillage de groupe pendant des jours. On a utilisé cette tristesse commune dans nos sessions. Ce fut une puissante transformation. Car si un parmi les messages principaux du maître réside dans le détachement, ça s’attache ces ptits disciples-là.

Et avec les années, on réalise que la mort du corps n’éloigne ni ne fait faiblir l’amour que l’on porte à son maître. Au contraire. Je crois que même quand moi je vais mourrir je vais toujours continuer à l’aimer. Car l’amour transcende les corps. L’amour transcende la mort, comme la vie. L’amour est vie.

Impossible d’expliquer l’amour que l’on porte à son maître. Mais pas une raison pour ne pas tenter de le faire. Comme un geste de gratitude, un témoignage du plus grand remerciement que je pourrais exprimer dans ma vie.

Dans mon cas, j’ai eu la chance de rencontrer un autre maître par la suite, Mestre Irineu il y a une quinzaine d’années. Pas que je l’ai cherché. Car je suis plutôt unimaître et exclusif dans mes relations ésotériques en général.

Mais je me souviens qu’aux premiers pas de cette rencontre avec Mestre qui a eu lieu à quelque part up there et dans une forme pas terrestre du tout (Mestre est décédé en 1971) – on dit parfois dans l’Astral dans le Daime, terme un peu mystérieux qui signifie peut-être au fond de notre coeur ? – je me sentais en quelque sorte trahir Osho.

Puis lors d’une quête de vision chez Ze Ricardo entre deux travaux de Daime, je questionnais la vie au sujet de cette situation. Et j’ai comme entendu une sorte de voix me dire: Osho, Mestre Irineu, que des idées dans ta tête mon ptit gars, nous ne sommes plus là depuis longtemps, éveille en toi notre qualité d’être que nous enseignons.

Et c’est alors que j’ai senti que c’est l’amour que l’on porte à une présence plus grande que soi qui constitue le but de l’exercice, c’est l’abandon de sa petite personne, son petit soi en soie à quelque chose de plus grand que soi justement qui représente l’ultime défi, peu importe que ce soit devant un maître, la nature, ou devant la vie en général. Un peu comme la rivière qui se jette dans la mer à qui l’on aime parfois attribuer une certaine hésitation avant le saut de l’Ange. Mais quand on saute, en toute confiance de coeur, malgré les quelques petits doutes que le mental peut nous lancer à la tête, quelque chose se passe.

À mes yeux et à mon âme, Osho n’a jamais été vraiment un homme. Très féminin, il était plutôt vaporeux, toujours sur le point de s’envoler. Pour ça qu’il fut aussi aimable et aimant, et facile à aimer. Pour cela qu’il n’est pas moins présent qu’en corps.

Osho disait souvent que lorsqu’il quitterait, ses disciples, les gens qui l’aimaient, deviendraient ses ambassadeurs, ses am bad ass soeurs (pour mon bro AG celle-ci ;-).

Il disait aussi que dès qu’au moins 2 de ses disciples seraient réunis, il serait présent. Perso, je n’ai pas absolument besoin qu’un(e) autre de ses lovers y soit pour le sentir, car maintenant, il vit chez-moi, en moi, right in my heart.

Merci beloved.

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Le jour où je quitterai mon corps, votre responsabilité deviendra plus grande.
Vous devrez «me vivre» alors, devenir moi.
Mon départ du corps sera un défi pour vous.
Car maintenant que j’aurai quitté un seul corps, je pourrai être dans plusieurs corps.
Et je suis absolument certain, tout à fait heureux, que j’ai rassemblé les bonnes personnes qui seront mes livres, mes temples, mes synagogues.
Tout dépend de vous, car qui va me répandre dans le monde entier ?

– Osho

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Et l’une de ses principaux enseignements (via Irika, merci)

HEUREUX LES SIMPLES ESPRITS

Si tu ne peux méditer, fais une courte pause avant chaque gorgée de café.Si tu ne peux prier, remercie avant chaque repas. Si tu ne peux manifester ce que tu désires, apprécies ce que tu as déjà. Si tu ne peux tenir un journal intime, parle-toi à toi-même dans l’auto. Il n’y a pas de manuel pour la spiritualité. Sois présent(e) à toi-même dans de petits gestes qui te font te sentir bien.

Je tique toujours quand j’entends des gens mentionner que tel ou telle – souvent eux-même d’ailleurs – est une personne spirituelle.

Car sincèrement, qui peut distinguer qui l’est de qui ne l’est pas ? Qu’est-ce qu’une personne spirituelle anyway ? Quelqu’un qui a un esprit, un être mû par un esprit ?

D’ailleurs, est-ce possible que quelqu’un ne soit pas habité(e) par un esprit ? Qu’il soit sain ou pas 😉

Mais qu’entend-on par le terme générique esprit ? Du latin, spiritus, l’esprit signifie le souffle.

Au niveau des définitions, les possibilité sont multiples:
1- la partie incorporelle de l’être humain, par opposition au corps, à la matière;
2- siège de la pensée, des idées;
3- principe de la vie psychique, intellectuelle;
4- revenant, fantôme, qui est supposé se manifester sur terre;
5- état d’esprit, disposition particulière;
6- sens général d’un texte, d’un règlement;

Et parce que je suis gentil cher lecteur/trice, je vous en passe d’autres. Comme on voit le terme esprit englobe une vaste gamme de possibilités. Peut-être pour cela qu’on ne s’entend pas et qu’on lui fait dire n’importe quoi.

Et tant qu’à être là, qu’est la différence entre esprit et âme ? Ouain, crinqué à matin le chroniqueur.

Personnellement, je conçois autant l’esprit et l’âme comme relevant du divin, de l’au-delà, quelque chose de plus grand que nous. Mais pour distinguer brièvement, l’esprit me semble plus individuel, la saveur plus personnelle de la manifestation du Grand Esprit, alors que l’âme serait la part de Dieu que chacun(e) de nous porte en corps.

Je suis persuadé que nous sommes tous et toutes, chacun chacune, petit(e) dépositaire de la même grande âme qui nous unit, nous relie. Nous, les milliards d’habitant(e)s du monde (celui-ci, et tous les autres puisqu’il y en a plausiblement d’autres), au-delà de nos simples caractéristiques personnelles, notre nationalité, de notre genre – ou perception de notre genre.

Le terme habitants incluant ainsi tout ce qui vit, humains, animaux, végétaux, minéraux et particules éthériques flottant dans l’air que l’on respire et dans lesquelles on vit, ce que certains nomment prana. Le souffle de vie quoi !

La réelle religion – ce qui relie – est nécessairement universelle et englobe tout ce qui vit. L’inter-connectivité de tout ce qui est vivant.

Tout comme Eckart Tolle, je crois que tout ce qui compte réellement, la beauté, l’amour, la créativité, la joie, la paix intérieure – vient au-delà du mental, fonction que l’on nomme souvent, en français, par le terme esprit quand on le comprend comme notre capacité de penser.

Tout ce bla bla pour dire tout simplement que la spiritualité n’est pas quelque chose de compliqué ni d’exclusif à mes yeux. Qu’elle se résumerait principalement pour moi par le terme bonté, assaisonnée d’une bonne dose d’humilité, de simplicité et de fluidité.

Que la spiritualité – comme la religion qu’on aime parfois distinguer l’une de l’autre mais à tort selon moi – ne peut que se vivre tout simplement, au quotidien, et s’exprimer par et dans chacun de nos gestes, dans notre plus simple façon d’être. Et que ce souffle de vie repose au coeur de notre coeur.

Et pour reprendre les rappels si pragmatiques ci-haut énoncés (de source inconnue):

Si tu ne peux méditer, fais une courte pause avant chaque gorgée de café.

Si tu ne peux prier, remercie avant chaque repas.

Si tu ne peux manifester ce que tu désires, apprécies ce que tu as déjà.

Si tu ne peux tenir un journal intime, parle-toi à toi-même dans l’auto.

Il n’y a pas de manuel pour la spiritualité.

Sois présent(e) à toi-même dans de petits gestes qui te font te sentir bien. Et je me permet d’ajouter à ce dernier point: partage-le avec les gens autour de toi afin de permettre à «ce sentir bien» de grandir pour ultimement contaminer le monde entier de bonté.

Amen zen !

LE MEILLEUR COMME LE PIRE

J’aimerais que les enfants ne meurent pas. J’aimerais qu’ils/elles soient temporairement élevés dans les cieux jusqu’à ce que la guerre prenne fin. Après la guerre, à leur retour à la maison, en sécurité, lorsque leurs parents leur demanderaient : où étiez-vous ? Ils répondraient: nous jouions avec les nuages.

Ça fait quelque temps que je croise cette citation sans trop savoir comment l’aborder. Car il me semble évident que personne ne veuille que les enfants n’aient à souffrir encore moins à mourir à cause des guerres d’adultes.

Au pire, on peut se dire et avancer que les personnes âgées ont déjà vécu, qu’ils et elles ont vu et vécu la vie, et que dans l’ordre naturel des choses, eux et elles qui devraient partir en premier. Mais les enfants !

Même si personne ne devrait mourir dans des guerres, ni jeunes ni vieux ni civil(e)s, , les guerres se déroulent depuis longtemps, sinon depuis toujours. Et elles sont toutes abominables.

Mais la vue d’enfants blessés et tués dérange au plus profond de notre humanité partagée, elle heurte directement le coeur humain. Du moins ça devrait me semble si on parle d’humanité. Car ces faits vont à l’encontre même de la vie. Comme la folie de cibler des hôpitaux, des écoles ou des civils avec des missiles. Anti-vie.

Je disais plus haut qu’il me semble évident que personne ne veuille que les enfants n’aient à souffrir ni mourir, pourtant il existe des pédophiles et des prédateurs sexuels en ce bas monde. Comme des gens qui extorquent des personnes âgées, ou des migrants en fuite. Le fond du fond de l’âme humaine.

Bien sûr que ces gens ont des problèmes psychologiques, des failles qui prennent racine dans leur propre enfance, tout de même, comment trouver empathie pour de tels êtres et de tels gestes ? Même chose pour les compagnies de tabac et de vapotage qui visent entre autres à développer des habitudes de dépendances chez les plus jeunes pour fidéliser leur future clientèle. Ou les compagnies pharmaceutiques avec les enfant et la présumée hyper activité. Comme les compagnies de high tech qui cherchent le plus possible à nous accrocher, les jeunes tout spécialement. Mais autre débat.

Comme certain(e)s d’entre vous probablement, c’est cette partie de notre inhumanité qui touche aux enfants et aux plus démuni(e)s qui m’atteint le plus. La part la plus sombre de nous, humain(e)s, animaux présumément pensant et intelligents, êtres dits sociaux.

On dit d’ailleurs qu’aucun animal n’est plus cruel que les humains envers leurs semblables. Comme si nous sommes capables du meilleur comme du pire les un(e)s envers les autres, pour ou contre les autres. Comme envers soi-même parfois.

Peut-être que grâce à leur innocence, certains enfants sont en quelque sorte protégés en partie des folies de la guerre. Mais rien ne peut contrer les attaques physiques. Et rien ne peut atténuer la vue de bébés prématurés qu’on devait transporter d’urgence suite à des bombardements.

Je ne peux concevoir comment nous, humain(e)s, pouvons en arriver à certaines bassesses et à ce flagrant manque de dignité fondamental. Ce sont ces événements qui sont les plus difficiles à tolérer, impossibles à accepter. Ce type d’événements qui nous questionnent le plus. Ce type d’information que l’on tant de difficulté à affronter et desquels on veut instinctivement détourner notre regard.

Peut-être parce que nous portons en nous ce fou instinct et que nous n’agirions peut-être pas si différemment dans de pareilles circonstances ? Peut-être parce que de tels actes sont intolérables et qu’on aimerait mieux ne pas les voir ni les savoir ?

Et pourtant, sans aller aussi loin, nous continuons à vivre au-dessus de nos moyens sur cette planète en termes de ressources, hypothéquant l’avenir même de tous les futurs habitants. Ainsi nous contribuons tous et toutes à cet état de faits.

Dans toute crise, on voit des comportements d’entraide côtoyer des actes barbares. Peu importe le côté.

Je veux bien accepter l’argument que l’on doive vivre en joie et en paix malgré les torts de notre monde, mais certains faits sont plus difficiles à accepter que d’autres.

Nous sommes capables du meilleur comme du pire. Et il ne faut pas sous-estimer que nous portons tous et toutes en nous ces deux extrêmes. Pas facile d’en prendre conscience.

OMBRE & LUMIÈRE

On doit faire preuve de beaucoup de maturité émotionelle et spirituelle pour être témoin de toute la force de l’ombre collective de l’humanité et garder son coeur ouvert.

Imaginons ceux et celles qui la subissent au quotidien cette dite force de l’ombre. Another ball game, des balles et des bombes qui blessent et qui tuent.

Car nous, ici, dans le confort de nos foyers et via le filtre déformant, protégeant et déshumanisant de nos écrans catholiques, on a le luxe et l’immense privilège de seulement être témoins de l’ombre qui se déploie sous nos yeux, à distance. Elle ne nous touche que très peu, de loin; en fait elle est loin de nous toucher, elle ne fait que nous effleurer les yeux.

Oh bien sûr, on a chacun nos défis et nos ptites misères à gérer. Mais rien de trop grave, considering. Et nos conditions de vie spécifiques au quotidien peuvent parfois être difficiles, exigeantes, confrontantes et menaçantes. Tenez, par exemple, ces quelques sources de menaces perçues par nous, humains modernes.

Dangereuse la vie. Potentiellement du moins. On s’en sortira sûrement pas vivant(e). Mais so far so good.

Et en même temps qu’elle est challengeante sur plusieurs fronts la vie, notre vie, nos vies, on l’a quand même relativement facile par ici. Alors tout d’abord, apprécions notre chance, gratitude pour notre très soutenable aisance de vivre. Et ayons la toute simple et minimale dignité de ne pas nous plaindre. Ventres pleins, au chaud, tous services assurés.

La vie est noire et blanche, sombre et lumineuse, folle et géniale. Et pleine de nuances.

Et entre tous ces extrêmes, entre ces polarités relatives, nous naviguons, surfons, tanguons parfois, faisant du mieux que l’on peut avec ce que nous avons entre les mains, dans les mains, comme le coeur et dans la tête.

Hier, j’exprimais ici que j’ai parfois mal à notre humanité quand je regarde notre monde (d)évoluer. https://atisupino.com/2024/01/15/au-creux-de-lamour/

Mais tout en ayant mal, tout en doutant, tout en désespérant par moments, je décide et veux continuer à croire que quelque chose enfoui au plus profond du coeur de l’humain et de l’humaine est encore bon, juste et généreux. Que c’est la peur – exprimée parfois dans son pôle actif sous forme de colère – qui nous fait parfois faire des folies inhumaines.

Alors, comme on a encore les bons mots pour les dire, semons-les à tous vents ces bene dictions.

Et ce matin, je veux faire place à ceux des autres. Ci-bas, deux textes inspirants, une courte citation d’Edgar Morin, et un plus long et profond de Maya Angelou.

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Vivez poétiquement.
La poésie ne doit pas seulement être une chose écrite , lue , récitée .
C’est une chose qui doit être vécue !
– Edgar Morin

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Une vérité courageuse et surprenante
par Maya Angelou

Nous, ce peuple, sur une petite planète solitaire
Voyageant dans un espace décontracté
Au-delà des étoiles lointaines, à travers le chemin des soleils indifférents
Vers une destination où tous les signes nous l’indiquent
Il est possible et impératif d’apprendre
Une vérité courageuse et surprenante
Et quand on y arrive
Au jour du retour de la paix
Quand on relâche nos doigts
Des poings d’hostilité
Et permettons à l’air pur de rafraîchir nos paumes
Quand on y arrive
Quand le rideau tombe sur le spectacle de haine des ménestrels
Et les visages couverts de mépris sont lavés
Quand les champs de bataille et le Colisée
Ne ratissez plus nos fils et filles uniques et particuliers
Fini l’herbe meurtrie et sanglante
Se trouvant dans des parcelles identiques en sol étranger
Quand la prise d’assaut rapace des églises
Le vacarme hurlant dans les tempes a cessé
Quand les fanions s’agitent gaiement
Quand les bannières du monde tremblent
Vivement dans la bonne brise propre
Quand on y arrive
Quand nous laissons les fusils tomber de nos épaules
Et les enfants habillent leurs poupées avec des drapeaux de tromperie
Quand les mines terrestres de mort auront été retirées
Et les personnes âgées peuvent entrer dans des soirées de paix
Quand le rituel religieux n’est pas parfumé
Par l’encens de la chair brûlante
Et les rêves d’enfant ne sont pas réveillés
Par des cauchemars d’abus
Quand on y arrive
Alors nous avouerons que ce ne sont pas les Pyramides
Avec leurs pierres serties dans une perfection mystérieuse
Ni les jardins de Babylone
Suspendus comme une beauté éternelle
Dans notre mémoire collective
Pas le Grand Canyon
Allumé dans une couleur délicieuse
Aux couchers de soleil occidentaux
Ni le Danube, déversant son âme bleue vers l’Europe
Pas le sommet sacré du Mont Fuji
S’étirant vers le soleil levant
Ni le Père Amazone, ni la Mère Mississippi qui, sans faveur,
Nourrissent toutes les créatures des profondeurs et des rivages
Ce ne sont pas les seules merveilles du monde
Quand on y arrive
Nous, ce peuple, sur ce globe minuscule et sans clan
Qui cherche quotidiennement la bombe, la lame et le poignard
Pourtant, qui demandent dans le noir des gages de paix
Nous, ce peuple sur cette motte de terre
De certaines bouches desquelles sortent des paroles acerbes
Qui remettent en question notre existence même
Pourtant, de ces mêmes bouches
Viennent des chansons d’une douceur si exquise
Que le cœur échoue dans son travail
Et le corps est toujours impressionné
Nous, ce peuple, sur cette petite planète à la dérive
Dont les mains peuvent frapper avec un tel abandon
Qu’en un clin d’œil, la vie est enlevée aux vivants
Pourtant, ces mêmes mains peuvent toucher avec une tendresse si curative et irrésistible.
Que le cou hautain se contente de s’incliner
Et le dos fier est heureux de se plier
Hors d’un tel chaos, d’une telle contradiction
Nous apprenons que nous ne sommes ni des diables ni des divinités
Quand on y arrive
Nous, ce peuple, sur cette voie, corps flottant
Créés sur cette terre, de cette terre
Assumons le pouvoir de façonner cette terre
Un climat où chaque homme et chaque femme
Peut vivre librement sans piété moralisatrice
Sans peur paralysante
Quand on y arrive
Nous devons avouer que nous sommes le possible
Nous sommes le miraculeux, la véritable merveille de ce monde
C’est quand, et seulement quand
Nous y arrivons.

AU CREUX DE L’AMOUR

L’Amour authentique ne se trouve pas lorsque vous êtes à votre mieux, il se trouve lorsque vous êtes à votre creux. – J.S. Park

On dirait que notre monde cherche l’amour authentique ces temps-ci. Car il ne me semble clairement pas à son mieux, mais plutôt à son creux. Ou l’un de ses creux, car pas le premier. Un baril peut avoir plusieurs fonds.

En repos ces temps-ci, je contemple un peu la suite du chemin que je voudrais préparer pour l’année à venir, la route à prendre. Tout en pelletant les trombes de neige tombés dans les chemins autour de la maison.

Mais j’avoue que je trouve un peu difficile de planifier des projets personnels en ces temps si troubles sur et pour notre boule bleue. Tant de gens qui souffrent, qui meurent, qui errent sur les chemins, notamment des enfants et des personnes âgées. À ce que l’on dit du moins, à ce que l’on nous rapporte dans les mauvaises nouvelles.

Je ne m’abreuve pas tant aux nouvelles, mais j’en vois passer ici et là sur mon écran tout comme vous probablement. Parfois, j’essaie de comprendre les grands conflits. Et souvent je m’arrête, j’abandonne. Car jusqu’où s’informer de l’état de notre monde si complexe et surprenant d’inhumanité ?

Souvent j’ai mal à notre humanité justement. La mienne, comme la nôtre.

J’essaie de voir comment je pourrais contribuer au grand soulagement mais ta tâche semble colossale, sinon impossible. Alors je reviens à mon petit monde, à un soulagement raisonnable. Je reviens ici dans le moment, autour de moi. Dans la gratitude et la chance que l’on a de vivre ici, dans l’appréciation de notre privilège.

Mais cette appréciation me semble parfois aussi insuffisante quand il règne tant de chaos autour. En particulier lorsque des gens qu’on aime, près de soi, ne vont pas si bien, quand pas bien du tout.

J’ai beau me dire que je ne peux que faire du mieux que je peux à ma petite échelle, faire briller ma petite flamme à moi et tenter d’éclairer mon monde du mieux que je peux. Parfois, ça marche, mais parfois ça ne fait pas la job.

Comme si ma compréhension n’arrive pas à compenser la folie submergeante du monde insensé dans lequel on vit. Comme si l’inhumanité de notre monde finit par me rattraper dans mes trippes. Comme si mon empathie faisait entrer de l’eau dans mon bateau.

Dans ces moments, alors, je ferme les yeux, comme la switch du vaste monde, et je me rappelle les mots de J.S. Park ci-haut que l’Amour authentique ne se trouve pas lorsque nous sommes à notre mieux, mais plutôt dans notre creux.

Et je continue alors à chercher au fond de mon coeur, le seul que j’ai, un parmi les milliards de coeurs humains. Car inévitablement, la flamme y luit.

___
Chaque fardeau porte un cadeau,
chaque défi apporte un trésor,
et chaque revers cache une bénédiction.

– source inconnue

___
C’est dans les tempêtes du monde que naît l’intégrité.
C’est dans les défis du monde que l’on se cristallise.
– Osho

MARCHER POUR LE PLAISIR

On admire souvent les gens qui disent toujours ce qu’ils pensent. Depuis la prolifération des réseaux, on voit ce que ça donne. Cacophonique en masse, mais pas tant le fun. Je ne consulte que FB mais je peux imaginer tant de propos multipliés par 1000, ou plus.

Personnellement, plutôt que de dire tout ce que je pense, j’apprends à en dire moins, à moins parler. Du moins j’apprends à observer ce qui se pense en moi avant de laisser le sortir de ma bouche, et encore moins le croire. Car nos pensées roulent en boule, sans cesse, même quand on dort. Beaucoup d’action pour les hamsters qui voudraient bien eux aussi se reposer par moments.

Alors pensons avant de parler, car pas tout ce qui nous monte à la tête mérite d’être dit ou partagé. Et marchons pour le plaisir car on fait toujours du sur place anyway. Même si on pense avancer, même si on pense aller à quelque part.

Et réalisons que nos pensées ont un impact sur notre corps et notre moral, et que nos paroles ont des conséquences sur autrui et le monde dans lequel on vit. Si on ne peut contrôler les pensées qui nous roulent en tête, on peut au moins les soutenir ou les mitiger et les laisser se perdre dans le grand dépotoir des pensées perdues.

Mais on a toujours le choix des mots qui sortent de notre bouche, comme de nos doigts. Alors soulageons le monde un peu et parlons pour le mieux et le bien du plus grand nombre.

Et marchons pour le simple plaisir, et dansons pour le fun.

PENSÉES, MOTS, ACTIONS, MAIS ENCORE, ET ENCORE

Vis chaque jour comme si c’était le dernier, laisse aller la douleur et pardonne le passé.

Notre temps est limité, et fuit si vite, que bientôt, notre dernière minute sera chose du passé.

– Jimmy Osborne

La traduction ne rend pas adéquatement les rimes de ce poème rédigé en anglais quoi que j’ai fait du mieux que j’ai pu pour tout de même lui donner une certaine twist rimique en français. Yes mes âmes et mes cieux.

Certains disent que le temps arrange les choses. Mais ce n’est pas toujours le cas et tout ne tourne pas toujours rose chose.

D’autres disent au contraire que le temps n’arrange pas les choses, qu’il ne fait que passer et c’est nous qui devons arranger les choses.

D’autres encore disent que le temps n’existe même pas.

Et quelqu’un(e)s ne disent rien du tout. Tandis que d’autres écrivent, ou pas.

Ce matin j’allais me partir la boîte à mots et les doigts avec cette affirmation de Richard Buckminster Fuller :

Il est tout à fait possible de prendre soin de tout le monde sur la Terre avec une qualité de vie supérieure à ce que l’on a jamais connu auparavant. Ça ne doit plus venir que de vous ou de moi. L’égoïsme est inutile. La guerre est désuète. Il nous faut convertir notre technologie de l’armement vers la vie.

Quoi que comme vous, je sois 100 % d’accord avec l’affirmation du concepteur de la grosse boule de l’Expo de notre enfance et pavillon des USA, on ne peut que constater que ses mots ne sont pas devenus réalité. Et soit s’en désoler, ou plus cyniquement se dire que of course…

J’avais même une citation de Gurdjieff (via Alain Nyala, merci) pour topper les ptits mots d’esprit que j’allais cracher et crasher sur mon écran en lien avec les mots de Mr Fuller :

Combien de fois m’avez-vous demandé s’il ne serait pas possible d’arrêter les guerres.
Certainement, cela serait possible. Il suffirait que les gens s’éveillent. Cela semble bien peu de chose. Rien au contraire ne saurait être plus difficile, parce que le sommeil est maintenu par toute la vie ambiante.

Comment s’éveiller ? Comment échapper à ce sommeil ?
Ces questions sont les plus importantes, les plus vitales qu’un homme (une personne, ndlr) ait à se poser. Mais, avant de se les poser, il (elle) devra se convaincre du fait même de son sommeil. Et il ne lui sera possible de s’en convaincre qu’en essayant de s’éveiller.

Good morning !

Mais plutôt que d’ouvrir avec, de Mr Fuller, les mots roses, j’ai choisi de poster en tête d’affiche, de Jimmy Osborne, la prose – c’est pour la rime.

Devant la folie du monde, devant la barbarie et la folie, l’avidité et l’égoïsme, face à la guerre et la haine, la poésie nous rafraîchit l’âme, nous allège le coeur, soulage notre esprit. Moindre bien mal de mieux.

Devant l’impuissance face à la bêtise humaine meurtrière, quelques mots doux peuvent apaiser nos tourments, nos tourmentés mentals, comme nos coeurs meurtris et nos esprits échevelés.

Puis je suis tombé – ou eux sur moi ? – sur ces mots de Nietzsche, encore une fois via Alain Nyala, re merci :

J’étais dans les ténèbres, mais j’ai fait trois pas et je me suis retrouvé au paradis.
Le premier pas était une bonne pensée;
le second, un bon mot;
et le troisième, une bonne action.

Cha Cha Cha !

Puis je me suis dit que j’allais prendre cette journée avec légèreté, avec une teinte de rose comme le soleil qui se lève devant mes yeux. Que j’allais accepter mon impuissance à soulager le monde de ses tourments, tout en portant en mon coeur les gens qui souffrent et vivent des situations difficiles partout sur terre.

Et que j’allais faire le bien, et bien le faire.

Car quoi faire d’autre que:

Vis chaque jour comme si c’était le dernier, laisse aller la douleur et pardonne le passé.
Notre temps est limité, et fuit si vite, que bientôt, notre dernière minute sera chose du passé.
– Jimmy Osborne

CULTURE DE SILENCE

Le travail sur soi-même celui que l’on cultive dans le silence, aura des répercussions sur toutes les sphères de notre vie. – Michell Clark

De plus en plus, avec les années qui s’ajoutent au compteur et dans le corps, il me semble que tout ce que l’on puisse faire consiste à cultiver le silence et la paix intérieure. Pas la seule chose que l’on puisse faire, mais une part de plus en plus importante, qui occupe de plus en plus de temps et qui fait de plus en plus de sens.

Dans un monde aussi tumultueux, rapide et conflictuel que le nôtre de nos jours, on ne peut que chercher à trouver refuge en soi. Sans se couper du monde, car c’est notre monde à tous, le monde dans lequel on vit et duquel on doit prendre soin, ce que l’on ne peut faire qu’à petite échelle car grand grand le monde. En commençant par soi-même, et en élargissant.

Et dans un monde si plein de mots, on ne peut que tendre vers le silence. Du moins, vers de plus en plus de silence. Un silence reposant, calmant, sécurisant. Le genre de silence qui doit envelopper la mort quand on passe de l’autre bord. Cette mort si pleine de vie, qui va d’ici à partout, jusqu’à l’au-delà. Un silence supra humain, intra humain. Que l’on doit apprendre à cultiver de son vivant.

Je lisais récemment les superbes mots de François Cheng (Méditations sur la Mort), un philosophe et poète ami de Dany Laferrière à l’Académie Française), qui suggère d’aborder la vie à partir de la mort plutôt que le contraire. Cette perspective nous permet de relaxer, car la mort, certaine, sera l’ultime apothéose de notre vie, tout en nous faisant apprécier chaque nouveau moment de vie qui se présente à nous. D’ici là.

L’affirmation ci-haut parle de travail sur soi. Je ne sais pas si le terme travail dans le sens qu’on le conçoit habituellement s’applique quand on apprend à développer le silence en soi mais si c’est le cas, c’est sûrement une job de finition. Et qui a déjà bâti maison sait que c’est la partie du travail qui requiert le plus de temps, de soin et de patience. La partie la plus longue, et la plus délicate.

L’expression travail sur soi-même n’est pas juste à mes yeux. Si c’est un travail, ça ne peut être qu’un travail de déconstruction, une oeuvre de dénouage. De plus en plus, on observe le moi – du moins ce que l’on considère comme tel – se défaire, se détisser, se dénouer. On n’acquiert jamais rien qui vaille ni qui dure dans la vie, on apprend plutôt à laisser aller, à se laisser aller.

De plus, le soi est un concept qui n’existe pas vraiment. Le soi n’est que ce que l’on pense être, la partie séparée du grand Tout, ce qui anime chaque corps. Une création humaine. Et temporaire. Qui s’évanouira dans le néant éventuellement.

Car nous naissons en tant que rien, et mourrons tout aussi rien, sinon encore plus rien car on devrait apprendre (au conditionnel) au cours de la vie que nous ne sommes rien. Nous naissons en tant que rien ignorant, puis vie en société nous y obligeant, nous nous développons en tant que quelque chose, ou quelqu’un au cours de la première moitié de notre vie, puis nous saisissons de plus en plus au fil du temps et à mesure que le corps faiblit, que nous retournerons poussière.

Alors la culture du silence s’avère l’art ultime d’après moi. Personnellement, je le fais seul, le plus souvent possible, mais j’aime aussi le faire avec mes ami(e)s du silence, en ligne, avec comme seul fil nous reliant celui de nos coeurs.

Et l’hiver s’avère la saison la plus propice pour le faire, pour se taire.

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The ultimate ecstasy will come through being silent, centered in your own self, forgetting the whole world and disappearing into one’s own being….❤

– Osho

LA CONNAISSANCE N’EST PAS CONNAÎTRE

Nous sommes ensevelis sous le poids de l’information, qu’on prend à tort pour de la connaissance; on mélange abondance et quantité comme richesse et bonheur. Nous sommes des singes avec de l’argent et des armes.
– Tom Waits

Depuis que l’accès à l’information est grand ouvert, nous ne savons plus rien, nous nous noyons sous les mots et les images. Auxquels on peut faire dire n’importe quoi, mésinformation quand tu nous tiens. En fait, la prétendue information est encore plus superficielle que la dite connaissance. Elle est partielle, arbitraire et biaisée. Au moins la connaissance scientifique repose sur la confirmation ou l’information d’hypothèses. L’information d’aujourd’hui peut être vraiment n’importe quoi. Naturelle, artificielle ou encore plus, officielle.

Et je suis bien d’accord avec Tommy Boy, on pense savoir ce qui se passe dans le monde quand au fond on en n’a aucune connaissance directe. Car pour avoir une idée globale et complète de ce qui se passe, il faudrait tout lire, à droite comme à gauche, ou, comme le bon Dieu de notre enfance, être omniprésent et partout à la fois. Sauf que les humains ont créé tant de dieux divers à leurs images.

Osho soulignait la grande différence entre acquérir de la connaissance et connaître. Il disait que la connaissance peut parfois être tout au plus pratique mais la plupart du temps bien inutile, car toujours empruntée d’autrui, pas la nôtre, apprises par les mots des autres, ou dans les livres. Il insistait sur le fait que connaître soi-même importe le plus. Connaître signifie savoir d’expérience, apprendre en faisant l’expérience pour soi, de faire sienne une connaissance expérientielle.

Comme si la connaissance concerne surtout la tête, tandis que connaître implique tout le corps, tous nos sens. Et beaucoup d’efforts et d’expériences.

Après tant d’années à chercher la mot dite vérité, ou peu importe comment on nomme ce que l’on peut bien chercher, les mots des autres ne nous satisfont plus. Mon cas en tous cas. On ne veut plus se faire lire le menu ni décrire les mets par un autre chef, on veut goûter. Préparer et goûter le repas. Et faire la vaisselle même car ça fait partie du grand jeu de la vie. On ne veut plus se faire dire où l’on s’en va, on veut y aller. Le voyage est le but. En fait on veut y être dès maintenant. En fait, réaliser qu’on y est déjà, donc arrêter de vouloir aller ailleurs.

Abondance et quantité sont également un autre drôle de couple de faux-amis. On peut en avoir plus qu’assez avec très peu dans les faits. Et on peut en avoir des tonnes et se sentir vide et en manque. Apprendre à prioriser la qualité plutôt que la quantité nous rend instantanément riches. Comme postait mon amie Trishna l’autre jour, si on ne demandait rien, nous serions toujours comblés. Right on Trish !

En fait, rien de mal à demander, on peut toujours passer notre commande à l’existence, il faut seulement y aller mollo sur les attentes, comme sur la forme sous laquelle notre commande arrivera. Car on dit que l’univers ne nous envoie pas toujours ce que l’on veut, mais toujours ce que l’on a besoin. Mais sincèrement, je ne sais pas comment cela s’applique aux gens qui vivent la guerre et la misère.

Alors apprécions ce que nous avons, comme à se satisfaire de ce que nous n’avons même pas demander. Et automatiquement, nous recevons, nous avons déjà reçu. Et ainsi nous sommes déjà comblés si on le prend ainsi.

Richesse et bonheur constituent un autre étrange couple présenté dans l’affirmation de Tom.

Combien de gens riches et qui sont pourtant si malheureux ? Car souvent, quand on en a beaucoup, on en veut toujours plus, et quand on en possède beaucoup, on a tout autant à perdre. Et la perte éventuelle est certaine, comme la mort; en fait elle viendra par elle. Que ce soit nos relations comme nos possessions, nous perdrons tout. Alors apprécions maintenant.

Osho, encore lui, disait only losers can win this game (seuls les perdants peuvent gagner à ce jeu). En ce sens, apprenons à apprécier totalement ce que nous avons en ce moment, que ce soit des choses, des relations ou même la vie, avec la connaissance que ce n’est que temporaire, que tout change et changera. Mais pour vraiment connaître cela, il faut le vivre au long cours. Il faut vivre les deuils, les changements qui sont inévitables. Et être prêt(e)s à ce que tout perdre. Cela nous permet de mieux en jouir pendant que ça passe.

Des singes avec de l’argent et des armes. Indeed Tommy boy. Et malheureusement souvent eux qui agissent le plus. Mais gardons espoir car un coeur humain aussi au milieu de la poitrine.