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IGNORER PLUS QU’ON IGNORE

Seuls quelques-un(e)s savent, tellement il faut savoir, pour réaliser combien peu on sait.
– Werner Heisenberg

Cette affirmation pousse un cran plus loin le fameux : la seule chose que je sais. c’est que je ne sais rien. Oui la fameuse sage citation qu’on attribue autant à Platon, Socrate qu’à Jean Gabin.

Seuls quelques-un(e)s savent, tellement il faut savoir, pour réaliser combien peu on sait.

Ou une fois illustré, ça ressemble à ça :

Il y a tant à savoir alors que tant on ignore. Tant qu’on ignore même ignorer. Et dire que certain(e)s affirment pratiquer la pleine conscience.

Ça me rappelle que lorsque j’ai reçu mon doctorat en criminologie, plutôt que de me penser finfinnaud, j’ai réalisé qu’autant j’avais beau avoir acquis des connaissances dans mon domaine, j’en ignorais à la 1000 dans tous ces autres domaines. Plutôt que de rassurer, ce doc m’a montré tout ce que j’ignorais.

De plus en plus, quand je rencontre des gens qui pensent savoir, je juge de moins en moins. Car c’est avec le temps que l’on finit par perdre notre arrogance, notre certitude.

Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, pour citer Friedrich Nietzsche : Ce n’est pas le doute mais la certitude qui rend fou.

Le doute est sain, le doute est de l’humilité incarnée, de l’humilité humanisée.

Le doute ne nous arrête pas, au contraire, il nous permet d’avancer avec une certaine hésitation créative, avec une ouverture d’esprit qui nous fera réaliser si nous prenons le mauvais chemin, si les choses ou les gens ne sentent pas juste, ne résonnent pas avec justesse.

Je sais de plus en plus que je ne sais rien d’autre vraiment que ce que j’ai pu expérimenter. Je sais de plus en plus que les erreurs sont inévitables et tellement précieuses pour nous permettre d’apprendre.

Ça je le sais. Mais le sais-je vraiment ?

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La clé pour accéder au pouvoir et aux ressources nécessaires pour mener une vie pleine de sens et épanouissante est de les découvrir en soi-même.
La vérité est, que nous en soyons conscients ou non, que tout ce dont nous avons besoin est intégré au tissu même de qui nous sommes.
Vous n’êtes pas faibles, mais fort(e)s; pas incompétent(e)s, mais compétent(e)s; pas dépendant(e)s, mais plein(e)s de ressources; pas mauvais(es), mais bon(ne)s.

– Jim Palmer

ÊTRE HUMAINE

Disciples; Bouddha qu’est-ce qui nous rend humains ? Bouddha: La capacité de choisir toutes les images de feux de circulation.

Féminisons car tout a été trop masculinisé et on voit le résultat. Être humaine bon.

Drôle de monde dans lequel on vit. Ce sont des machines qui nous demandent de faire la preuve que nous sommes humain(e)s, de démontrer que nous ne sommes pas des machines. On s’est numérisé(e)s, plastifié(e)s, rigidifié(e)s. On a trop évolué vers notre tête, pour désormais vivre principalement dans nos écrans. Auparavant on pouvait avoir la tête dans les nuages, maintenant on l’a surtout dans le nuage.

Le monde n’a pas réellement perdu la raison, mais on a perdu notre instinct naturel, notre contact avec les éléments de la nature, on s’est coupé(e)s d’une part de notre organicité, de notre lien terrestre, on a coupé le cordon ombilicale avec notre mère. Encore plus dans les villes où certaines personnes partent d’un stationnement sous-terrain, pour se rendre travailler dans un bureau à l’air recyclé et se garer dans un autre stationnement sous-terrain, sans sortir dehors, sans respirer du vrai air, que des particules de plastique toxiques.

Être humain, humaine, est pourtant simple si on revient aux besoins de base. Avoir chaud, boire, manger, dormir, bouger, respirer de l’air frais, aimer et être aimé(e). Et respirer, respirer respirer, sentir et toucher et être touché(e) par la nature, notre environnement naturel fondamental.

Peut-être que de débordement numérique et ce grand flirt avec l’intelligence artificielle re swignera de nouveau bientôt vers plus de naturalité, vers un contact plus senti avec la nature, avec l’eau, l’air, la terre et le feu. Les éléments qui composent notre corps, qui font de nous des êtres terrestres.

Car notre humanité, la terre en soi, et en soie, est notre nature profonde et la vie trouvera toujours son chemin vers sa source. Nous ne mettrons pas la terre KO, mais nous-mêmes peut-être. Tôt ou tard. Trop tard ? Qui vivra verra. Mais en attendant, on y va un pas à la fois, chaque pas dans la foi. À chaque fois. Foi d’humaine, foi d’humain. Foi humaine. Ma foi du bon Dieu.
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À mesure que la connaissance scientifique progressait, le monde s’est déshumanisé. L’homme se sent isolé dans le cosmos, car il n’est plus engagé dans la nature et a perdu sa participation affective inconsciente à ses phénomènes.

Et les phénomènes naturels ont lentement perdu leurs implications symboliques.
Le tonnerre n’est plus la voix irritée d’un dieu ni l’éclair de son projectile vengeur.
La rivière n’abrite plus d’esprits ; l’arbre n’est plus le principe de vie d’un homme ou de son ancêtre vénéré ni habité par des démons.
Les pierres, les plantes, les animaux ne parlent pas à l’homme et l’homme ne s’adresse pas à eux, croyant qu’ils peuvent l’entendre.
Son contact avec la nature a été rompu, et avec lui a disparu l’énergie affective profonde qui engendrait ses relations symboliques.
– C.G. Jung (L’homme et ses symboles) via Sol Ange

DES ESPOIRS

Ceci, cher/ère, est le plus grand défi de la vie : Être témoin de l’injustice en ce monde, et ne pas la laisser consumer notre lumière.

Mes chers/ères lecteurs/trices, je crois sincèrement qu’un défi encore plus grand que de simplement ne pas laisser l’injustice consumer notre lumière consiste à vivre en zone de guerre, en se faisant bombarder, être affamé(e)s et assoiffé(e)s, et d’arriver à garder espoir, et ne pas sombrer dans le désespoir total. Sous les bombes, et dans des conditions inhumaines, simplement demeurer vivant(e) constitue un exploit, l’espoir vient en prime, et requiert une foi immense, presque inhumaine.

Le plus grand défi pour certains êtres humains est tout simplement de rester vivant(e) au quotidien. Et de ne pas sombrer tout court, ni dans la folie, ni dans le désespoir ou dans colère et la rage. Simplement demeurer humain(e) constitue un exploit.

Ce qui se passe à Gaza est épouvantable. Bien sûr il y a plein d’autres guerres et situations horribles qui sévissent notamment à Haïti, en Ukraine, en Syrie, en Afghanistan – le sort des filles et femmes – en Afrique et j’en passe. Mais la situation de Gaza me semble la plus inhumaine. Tellement médiatisée qu’on la vit quotidiennement, même si à distance, par procuration. Nous sommes témoins du pire de l’humanité. Là où le sort des enfants est particulièrement criant.

Le sort de l’humanité vacille entre espoir et désespoir, d’où le titre ambivalent de cette chronique. Des espoirs. L’un et l’autre, l’un ou l’autre. D’un côté, il est relativement aisé pour nous de garder espoir, ici, d’ici en toute sécurité et nourri/logé/chauffé. De l’autre, si on observe les multiples menaces autant à l’humanité qu’à la planète, aussi inquiétant. Mais so far very good pour nous.

Pendant que l’on vit confortablement et dodument ici bien au chaud, dans le confort de nos foyers, des gens, enfants, ainé(e)s, pères et mères, de bonne volonté ou de la meilleure volonté qui soit, vivent l’horreur au quotidien. Pendant que je tape ces mots de mon home douillet, des gens vivent une crise, en ce moment même. Et nous on doit apprendre à vivre, impuissant(e)s devant l’horreur. En se sentant relié(e)s, responsables mais pas coupables. Impuissant(e)s surtout.

On peut bien faire quelques posts outrés sur les réseaux, s’indigner publiquement, pointer l’injustice des un(e)s ou des autres, n’en reste qu’en nous-même, en soi chacun(e) pour soi, on doit apprendre à vivre avec l’intolérable, avec l’inacceptable, avec l’inhumain qui nous saute au visage. Si on ne le subit pas soi-même, on le voit, on en est témoins. Sauf que nous, nous sommes ici en sécurité.

Quelle réalité out there. On aime parfois dire que le monde est une illusion. Peut-être. Mais pour certain(e)s, elle est beaucoup plus réelle que pour d’autres cette prétendue illusion qui est le luxe des aisé(e)s.

Malgré le désespoir de certain(e)s, il est essentiel de conserver l’espoir, pour eux et elles. Et continuer de voir la beauté, et de la répandre autour de soi. Car quoi faire d’autre ?

De tout coeur avec les gens qui souffrent dans la lumière de notre coeur humain commun, dans notre humanité.

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(1) Deux touchants témoignages ci-bas sous les citations si le coeur vous en dit, un de Johanne Liu et l’autre de Picard.

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Garder espoir dans les moments difficiles n’est pas simplement bêtement romantique.
Ça repose sur le fait que l’histoire humaine est non seulement une histoire de cruauté, mais aussi de compassion, de sacrifice, de courage et de gentillesse.

Ce que nous choisissons de souligner dans cette histoire complexe déterminera nos vies.

Si nous ne voyons que le pire, cela détruit notre capacité à faire quelque chose.

Si nous nous souvenons aussi de ces époques et de ces lieux – et il y en a tant – où les gens se sont comportés magnifiquement, cela nous donne l’énergie d’agir, et au moins la possibilité d’envoyer cette toupie d’un monde dans une autre direction.

Et si nous agissons, même de manière modeste, nous n’avons pas besoin d’attendre un grand avenir utopique.

L’avenir est une succession infinie de présents, et vivre maintenant comme nous pensons que les êtres humains devraient vivre, au mépris de tout ce qui est mauvais autour de nous, est en soi une merveilleuse victoire.

~ Howard Zinn

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Celui qui a vu son ombre est plus grand que celui qui a vu les anges.
Celui qui a touché ses abîmes et qui a pourtant choisi la vie met le monde debout.
La vie n’a pas de sens, ni sens interdit, ni sens obligatoire.
Et si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle va dans tous les sens et déborde de sens, inonde tout.
Elle fait mal aussi longtemps qu’on veut lui imposer un sens, la tordre dans une direction ou dans une autre.
Si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle est le sens.
Et si l’essentiel d’une vie consistait à accueillir l’ébranlement, la secousse, le dérangement causé par l’autre ?
Au-delà du bien et du mal, du vrai et du faux, du juste et de l’injuste, il y a une prairie où je t’attends.
Il n’y a qu’un crime, c’est de désespérer du monde.
Nous sommes appelés à pleins poumons à faire neuf ce qui était vieux, à croire à la montée de la sève dans le vieux tronc de l’arbre de vie.
Nous sommes appelés à renaître, à congédier en nous le vieillard amer.

– Christine Singer
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Johanne Liu
https://www.lapresse.ca/dialogue/chroniques/2024-02-21/grande-entrevue-avec-joanne-liu/pour-que-la-guerre-s-arrete-aux-portes-des-hopitaux.php

Luc Picard
https://www.lapresse.ca/dialogue/opinions/2024-02-21/place-publique/lettre-a-un-jeune-palestinien.php

AIMER, S’INCARNER & LAISSER ALLER

Pour vivre en ce monde, tu dois être capable de faire 3 choses: 1- aimer ce qui est mortel, 2- le contenir en ton corps sachant que ta vie en dépend et 3- quand le temps viendra, le laisser aller, le laisser aller…
– Marry Oliver, In Blackwater Woods

Que c’est beau : aimer le mortel, le contenir en son corps sachant que sa vie en dépend, et au bon moment, le laisser aller, le laisser aller.

Tout est là. Aimer de tout son coeur et accepter de s’incarner et de vivre totalement, malgré la rigueur et l’impermanence de la vie, malgré l’intuition que tout ceci n’est qu’illusion et que quelque chose de plus grand existe.

Car nous sommes encore en corps, pas nécessairement un corps mais en corps, dans la matière, ce que nous avons peut-être choisi même si on ne s’en souvient pas ou plus, ou plus tout à fait. Mais j’aime l’idée que l’on a choisi de s’incarner pour apprendre quelques autres leçons, pour continuer un voyage d’âme débuté il y a une éternité peut-être. Un choix plus grand que petit soi.

Vivre totalement, incarné, l’âme dans la chair et la chair imbibée d’âme. aimer de tout son coeur, le garder près de son coeur. Et au moment opportun, le laisser aller. Soit à la mort, soit avant. Mourir avant de mourir pour vivre totalement.

Pas si compliqué la vie quand on revient à l’essentiel. L’amour, le corps et, simultanément, l’attachement et le détachement. S’impliquer dans sa vie avec tout son coeur et être prêt à tout perdre, toujours. Car on perdra tout inévitablement un jour. Un jour ou l’autre.

Ce matin, nous sommes quelques-un(e)s à entreprendre un 21 jours de Shaking et de méditation silencieuse pour compléter l’hibernation. Cette méditation active permet exactement cela. Soit de s’incarner totalement tout en laissant aller, en permettant au corps de laisser l’énergie couler de soi, couler de source. Rien à faire en fait, la vie se vit toujours à-travers nous. On n’a qu’à laisser aller, qu’à dire oui, qu’à diriger le flot. Pas nous qui décidons. Pas tout du moins.

Alors être «total(e)», aimer de tout son coeur pendant qu’on nous prêt vie, pendant que la vie passe en nous, par nous et nous anime. Et quand ÇA le décidera, quitter avec grâce et dignité. Mais pour cela, il faut vivre avec droiture, avec sincérité, avec transparence et impeccabilité. Vivre à partir du coeur, là où est réfugiée notre âme qui guide nos pas et nos actions.

Jusqu’au dernier souffle, alors qu’on pourra dire: mission accomplie. Et merci pour tout. Meegwetch.

Aho !

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Notre grande erreur est d’essayer d’obtenir de chacun en particulier des vertus qu’il n’a pas et de négliger de cultiver celles qu’il possède.
– Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien.

SOURIRE PAR DÉFAUT

Sourir est du «yoga de la bouche»… – Thich Nhat Hanh

Certaines personnes ont le sourire facile. D’autre moins, ou pas du tout.

Parfois, j’envie les premiers, tout en doutant de la sincérité du sourire en question. Et en même temps, qui suis-je pour questionner ce sourire ?

J’aime l’audace de Mr Hanh d’oser affirmer que le sourire est un yoga de la bouche. Car en ces temps plutôt maussades avouons-le, le sourire est louche, et oser sourire en ces temps sombres peut sembler présomptueux. Et désormais tout est yoga.

Et malgré tout, j’apprécie l’affirmation, sa candeur, son innocence.

Quand tant de gens souffrent, quand tant de situations sont dramatiques et catastrophiques sur terre, peut-on enore sourire ? La question se pose et pourtant, un sourire modifie immédiatement notre disposition intérieure. Essayez-le pour voir. Ou pas, car qui suis-je pour vous proposer de sourire ?

Mais dès qu’on pose un sourire sur son visage, tout change en soi. L’état intérieur du corps entier se modifie quand on décide de sourire à la vie. Même si ce n’est que du bout des lèvres au début.

Veeresh disait jadis : act as if = fais comme si… Fake it till you make it. Sois déjà ce que tu veux devenir, et tu le deviendras. Même si cela implique de faire semblant au début. IL nous faut casser le moule qui tire vers le bas, essayer de nouvelles stratégies.

Bien sûr, on peut s’opposer à cette affirmation, hé pays libre. Mais pour l’avoir essayé, je peux affirmer qu’il y réside une certaine part de justesse et de vérité.

Il y a diverses significations au verbe sourire, en voici quelques-unes:

1- Témoigner à quelqu’un de la sympathie, de l’affection, de la gentillesse, en lui adressant un sourire;

2- Être agréable à quelqu’un, lui plaire, lui convenir;

3- Être favorable à quelqu’un, à la vie, en parlant de la chance, du sort, etc;

4- Considérer quelque chose ou quelqu’un avec amusement, ironie, s’en moquer sans méchanceté.

Sourire ne signifie pas rire de quelqu’un, ni se moquer. Sourire sincèrement, sourire à partir du coeur, de l’âme. Sourire par en dedans.

Le sourire n’est pas que verbe d’action, c’est également un état, une teinte que l’on dépose sur son visage, sur son être entier en fait. Un sourire. Une lunette que l’on dépose sur la vie, une attitude, une disposition intérieure.

Un sourire est: une expression rieuse, marquée par de légers mouvements du visage, et en particulier un élément de la bouche, qui indique le plaisir, la sympathie, l’affection (Larousse).

Le sourire est aussi une décision qui consiste à accepter la vie avec ouverture, optimisme, le coeur – et parfois la bouche – ouverte, du moins colorée. On dit que lorsqu’on sourit à la vie, la vie nous sourit automatiquement en retour. Malgré sa simplicité, pour ne pas dire son simplisme, cette affirmation contient une part de vérité.

Oh bien sûr que la vie n’est pas que sourire. Elle nous offre aussi des drames, des pertes et des passages étroits que l’on doit affronter. Mais si on décidait d’adopter comme posture de base de sourire à la vie, car en réalité nous sommes si privilégiés, peut-être que la vie répondrait comme on le souhaite un peu plus ? Ça vaut la joie d’essayer non ?

Et drôle de hasard, ou d’algorithme 😉 en rédigeant cette chronique, je vais faire un saut de puce sur FB et pop ! cette affiche de mon ami Albert apparait. Ça ne s’invente pas !

Ce film explore un nouveau domaine scientifique appelé cognition incarnée. Il montre comment les acteurs de cinéma deviennent souvent leurs rôles et suggère que ces principes s’appliquent aux gens ordinaires en termes d’actualisation de la confiance, de l’héroïsme, de la santé et même de l’amour. Y compris la pratique, dirigée par Laughing Laura et d’autres.

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La valeur d’un geste se mesure à la gratitude qu’il inspire… dans le coeur de l’autre.
– via Paul Ouimet

LA FIN DE LA QUÊTE

Inspecteur de miroirs est un emploi dans lequel je pourrais vraiment me voir travailler.

Depuis la naissance, on nous enseigne à en vouloir toujours plus, toujours mieux, à chercher partout en dehors de soi pour trouver le bonheur, ou Dieu, pour voir si on s’y trouve. Plus, plus tard, plus beau. Et le paradis, mais qu’à la fin de vos jours. Peut-être. Comme peut-être l’enfer.

Pour d’autres, cette vie-ci n’est que préparation pour une vie meilleure, plus tard. Ou le remboursement de mauvais karma de vies passées.

On nous apprend à penser à plus tard, à préparer sa retraite, même si notre job nous fait suer. Tant de personnes qui ne font que faire leur temps ici sur terre. En attendant mieux, plus, autre chose, autrement. Peut-être.

Ce que l’on vit ici-bas n’est jamais assez, jamais parfait ni même OK. Ou tout au plus juste OK, barely enough. On survit plus que l’on vit. Mieux que rien. Pourtant lorsqu’on a mal à la tête, tout ce que l’on souhaite est rien d’autre que ce mal de tête. Donc au contraire de l’expression mieux que rien, parfois rien est mieux que quelque chose de désagréable.

On dirait bien que pour nous, pauvres quêteurs/ses, il semble inévitable de devoir s’épuiser à chercher – quelque chose ou quelqu’un(e) – pour éventuellement arrêter et apprécier tous les trésors qui sont déjà en nous comme sous nos cieux. Pour la plupart, nous sommes en quête mais dans le sens pauvre du terme, dans un sens de manque. À la recherche d’un trésor quelconque qui se situerait à l’extérieur de soi. Une chose de laquelle nous sommes privé(e)s, quelque chose qui nous manque. Le St-Graal.

Alors qu’on porte déjà au coeur de soi le plus grand trésor de l’univers, une parcelle de vie, une graine de merveilleux. Nous qui vivons dans un constant miracle, nous préférons mettre nos nez dans les mauvaises nouvelles et mettre l’emphase sur ce qui ne va pas, ce qui va mal. Ou voir la vie défiler dans nos écrans, via celles des autres. Pauvre divertissement.

Que la quête soit matérielle ou spirituelle, une quête est une quête et fait de nous des quêteux/ses. Oh bien sûr, la quête si elle est sans attentes constitue un formidable état d’ouverture. Mais entre vous et moi, rares sont les quêtes sans attentes. La quête vise la plupart du temps quelque chose d’extérieur à soi, et porte sur et vers un but extérieur (distance) et ultérieur (plus tard). Rare que l’on soit en quête de soi. Et pourtant, par là que réside le but ultime. Quête de soi, puis éventuellement de rien quand on se rend compte que le soi n’est bien souvent rien d’autre que quelque chose d’imaginé.

Mais vient un moment, après un laps de temps variable car la patience est individuelle, où l’on se tanne de chercher et où l’on décide de trouver. La quête de vient une trouvaille, une aventure. Et on se met à décider de cueillir les trésors qui se trouvent en nous comme sur notre route. Vient un moment où de quêteux/ses, nous devenons des trouveux/ses.

Et comme par miracle, les trésors commencent à se dévoiler juste ici sous nos yeux, comme derrière nos yeux quand on fait simplement arrêter de chercher partout en dehors. Le poste d’observation devient un phare que l’on cherchait dans la brume, et le/la gardien/ne du phare se transforme en présence qui réalise que c’est elle qui se cherchait elle-même. Le reflet dans le miroir se reconnait enfin lui-même comme la source.

Euréka. Et alléluia.

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C’est une telle bénédiction lorsque la recherche spirituelle touche à sa fin. Vous tombez simplement amoureux de la Vie ordinaire.

Vous ne recherchez plus un état supérieur, un changement fantaisiste de conscience, un domaine transcendant de l’être.

Finalement, vous vous contentez des moments ordinaires mais sacrés de la Vie quotidienne. Tenir la main de votre enfant pendant qu’il fait ses premiers pas. Observer le soleil apparaître derrière un nuage. La sensation des gouttes de pluie frappant votre peau. Prendre une tasse de thé avec un ami. Le paradis est ici, caché dans les choses ordinaires de la Vie, et il suffit d’ouvrir les yeux et le cœur pour le savoir.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de défis, de moments d’intensité, de chagrin et de décisions difficiles à prendre. Mais vous affrontez ces moments avec volonté et courage, et vous savez que vous êtes toujours sur votre chemin et qu’il n’y a rien de « plus haut » que ce royaume terrestre et ordinaire.

Car il n’y a jamais eu de division entre le supérieur et l’inférieur, le sacré et le profane, le spirituel et le matériel. Il n’y avait que la Vie qui nous rappelait à elle-même. À travers chaque petit événement apparemment insignifiant. À travers chaque moment banal.

Pourtant, il n’y a pas d’événements insignifiants ici. Chaque événement est précieux. Chaque instant est touché par l’infini.

Lorsque la recherche spirituelle se termine, la Vie commence véritablement. »

– Jeff Foster.

LIEN DU TOUT

Plus tu vieillis et plus tu deviens calme, paisible. La vie te rend humble au fur et à mesure que tu matures. Et graduellement, tu prends conscience de tout le temps que tu as consacré à des broutilles.– Inconnu

Le titre de cette chronique vient de mon ami AG. On s’échangeait quelques mots tout à l’heure et à la volée, j’ai repris ses mots et parti chronique. Lien du tout. Tout simplement beau. Comme dans rien, comme dans tout, comme dans lien. Comme dans les multiples jeux de mots que l’on s’échange lui et moi. Nonos nous sommes ensemble.

L’image, elle, a été peinte par Claudia Tremblay (que je ne connais pas). J’aime autant la vibe qu’elle dégage que le message qui l’accompagne. Car en effet, rien comme vieillir pour – apprendre à – devenir mature, devenir humble, devenir de plus en plus calme et paisible. Le temps nous passe dessus, nous rentre dedans et nous transperce, nous modèle, nous polit.

Ce temps duquel, lorsqu’on est jeune, on se plait à dire avec arrogance qu’il n’existe pas, semble devenir de plus en plus réel au fil du temps qui passe par les marques qu’il laisse sur notre corps, par la délicatesse qu’il dépose en nous, par la fragilité qu’il force.

C’est aussi vrai que le temps n’existe pas, mais pour affirmer cela, il faut en avoir vu passer une quantité suffisante. Il faut avoir perdu des ami(e)s. Il faut sentir ses marques sur son propre corps. Il faut avoir goûter à la vulnérabilité qu’il souffle à notre âme.

Ce temps qui passe sur notre corps et le façonne polit également notre âme justement. À mesure que le corps se fatigue, on arrête de se battre et de perdre du temps à-propos de futilités. Et avec le temps, et le corps qui flétrit, l’âme, elle se fortifie. On dirait presque que les deux sont inversement proportionnels. Plus le corps est vigoureux, plus on se sent invincibles et plus on tremble, plus on réalise que la vie est fragile, et nous dedans.

Et avec le temps qui passe, le coeur s’éveille. Car là que notre âme y repose, là qu’elle fut déposée à la naissance. Et on doit parfois faire le tour du monde pour la retrouver. Un peu normal car nos yeux cherchent par en dehors. Mais long à comprendre, long à apprendre.

Et graduellement, avec le temps qui coule dans le grand sablier, le lien avec plus grand que soi se développe si on prend le temps de regarder le temps passer dans les cieux. Ce temps qui passe et qui prend avec lui notre arrogance, ce temps qui nous soutire ce sentiment d’invulnérabilité propre à la jeunesse et qui est nécessaire alors pour se faire, pour faire sa place dans le monde.

Parlant de belles images, celle-ci. Peinte par une jeune slovène de 13 ans. Et qui rejoint bien l’expression de mon ami AG. Lien du tout. Ce que nous sommes. Un des multiples lien du grand tout qui manie tout. Qui tricote la vie un humain à la fois, chaque maille dans la foi.

Anja Rozen, 13 ans, Slovénie

Lien du tout. Tu vois AG, ce que tes quelques mots d’esprit peuvent inspirer.

Vieillir pour ré-apprendre à devenir moins que rien, mais jamais moins que lien. La mort comme la vie, tout fait partie du vivant. Un humain à la fois, foi en chaque humain.

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Ce silence, cet instant, chaque instant, s’il est véritablement en vous, apporte ce dont vous avez besoin.
Il n’y a rien à croire.
Ce n’est que lorsque j’ai arrêté de croire en moi que je suis entré dans cette beauté.
Asseyez-vous tranquillement et écoutez une voix qui vous dira : « Soyez plus silencieux». Meurs et tais-toi. Le calme est le signe le plus sûr que vous êtes mort.

Votre ancienne vie était une fuite frénétique du silence.
Sortez de l’enchevêtrement de la pensée de la peur.
Vivez en silence.
– Rumi

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Nous recherchons une sorte de permanence, quelque chose à quoi nous accrocher – une personne, une philosophie, un sentiment, un état, une histoire, voire une identité spirituelle.
Mais la nature éphémère de l’expérience fait que tout ce que nous saisissons finit par nous glisser entre les doigts, y compris nos tentatives pour arrêter de saisir.
Jusqu’à ce que nous reconnaissions que l’impermanence est en réalité une amie chère, et que la fragilité donne à la vie sa beauté, et que ce jour apparemment ordinaire, avec son réveil, sa toilette, sa respiration, ses joies et ses douleurs, est l’ami cher auquel nous avons toujours rêvé.
La Bien-aimée nous appelle à la maison par tous les moyens possibles, et cette vie «ordinaire » est son ingénieuse invitation.
Vous êtes emprisonné dans la grâce, cher ami, et la clé n’a jamais été fabriquée.
– Jeff Foster

MA FOI DES BONS CIEUX

Il est un peu gênant qu’après 45 ans d’études et de recherches, le seul conseil que je puisse donner aux gens est d’être un peu plus gentils les un(e)s avec les autres.
– Aldous Huxley

De mon côté, après 40 ans à méditer, à chercher, à fouiller dans le tréfonds de mon petit moi-même comme autour du monde, je ne peux que tout humblement seconder les propos de Mr Huxley.

On aura beau atteindre les plus hauts sommets (ou le penser, ou le désirer), acquérir moultes connaissances, être adulé(e) du peuple (ce que je ne connais pas), connaître et frayer avec les VIP de ce monde (non plus), accumuler des tonnes de bidous ou de bébelles (pas mon cas non plus), si on n’a pas un réseau de gens de coeur autour de soi avec qui partager qui nous sommes, comme disait Yvon Deschamps, quossa donne ?

Nous sommes nombreux à tendre vers le toujours mieux, vers le encore plus. Nombreux à nous essouffler à courir sans cesse vers le bonheur, le mieux-être de soi-même. Cette course folle vers le bien-être et le mieux-être personnel me semble nous faire oublier le bien des autres autour de nous.

À mes yeux, l’affirmation de Mr Aldous rejoins celle-ci de Mr Albert (qu’elle soit vraiment de lui ou pas.)

Je m’adresse à tout le monde de la même manière, qu’il soit éboueur ou président de l’université.

On reconnait les grands êtres humains à leur simplicité, à leur humilité, à leur humanité. Ce sont souvent ces personnes qui traitent autrui comme leurs égaux, lerus semblables. Car au-delà de nos différences, nous avons tous les mêmes besoins, toutes les mêmes aspirations.

L’intelligence ultime me semble être de cette qualité, résider dans cette simplicité d’être, dans cette disposition humble et prête à être au service d’autrui. À développer la bonté envers tous ceux et celles que l’on croise sur notre route. Peu importe leur statut, leur titre, leur position.

Quand on croise une autre personne, si on prend le temps de regarder, vraiment regarder, et sentir, on peut voir son âme dans ses yeux. Si on prend simplement le temps, on peut sentir ce qui fait battre son coeur.

Dans ce monde fou où l’on bombarde ou affame des enfants, leurs mères et des personnes âgées, où tant sont en quête d’un simple toit et de quoi manger et boire, facile de devenir cynique et sarcastique. Dans un monde de plus en plus dominé par le corporatisme et le profit, il nous faut retrouver la part d’humanité qui git en chacun(e) de nous. Malgré les apparences de fin du monde. Car c’est peut-être plutôt le début d’un nouveau auquel on assiste.

Et la plus grande intelligence est inévitablement celle du coeur, et nous devons réapprendre à descendre de la tête au coeur pour y avoir accès. Car c’est là qu’on retrouvera la source de notre bonté, là qu’on renouera avec son âme.

L’âme humaine qui n’est qu’une, unique, distribuée en des milliards de coeurs.

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Notre stratégie ne devrait pas consister seulement à affronter l’empire, mais à l’assiéger.
Pour le priver d’oxygène.
Lui faire honte.
S’en moquer.
Avec notre art, notre musique, notre littérature, notre entêtement, notre joie, notre génie, notre acharnement – et notre capacité à raconter nos propres histoires.
Des histoires différentes de celles auxquelles nous sommes soumis à un lavage de cerveau.
La révolution des entreprises s’effondrera si nous refusons d’acheter ce qu’ils vendent – leurs idées, leur version de l’histoire, leurs guerres, leurs armes, leur notion d’inévitabilité.
Rappelez-vous ceci : nous sommes nombreux et eux sont peu nombreux.

Ils ont plus besoin de nous que nous n’en avons besoin.
Un autre monde n’est pas seulement possible, il est en route.

Par une journée calme, je peux l’entendre respirer.
– Arundhati Roy

AIMER SON MENTAL ? WHY NOT COCONUT ?

Commencer à apprécier votre mental La méditation n’est pas un effort contre le mental. C’est une manière de comprendre le mental. C’est une façon aimante d’observer le mental, mais bien sûr, on se doit d’être très patient(e).
– Osho

Aimer son mental ? Ou du moins, pour commencer, simplement apprendre à l’apprécier peut-être ?

Pour la plupart d’entre nous j’imagine, nous entretenons une sorte de relation amour-haine avec notre tête, avec notre machine à pensées, notre mental. Ça spinne sans cesse là-haut alors que l’on se trouve souvent bien déconnecté(e) d’avec le reste de notre corps. Car la tête fait partie du corps à ce que je sache, ce que l’on a parfois tendance à nier, du moins à négliger. Ou au contraire à trop valoriser. La preuve ? On n’a pas trop de problème à être malade de corps, même si pas plaisant, mais malade mental ? Autre histoire.

Par le biais de la méditation, si on prend le temps régulièrement, il devient possible d’utiliser un temps, un lieu et un espace spécifiques et dédiés pour observer le matériau incessant qui émerge de cette machine à idées que nous portons en tête, juste là derrière nos yeux.

Le mental n’est pas qu’un fauteur de troubles, même s’il l’est aussi parfois.

Parfois aussi de bonnes idée peuvent émerger de cette source intarissable que l’a tendance à vouloir faire taire. Bonne chance pour ça d’ailleurs. Comme on n’arrêtera jamais la terre de tourner ni le soleil de briller, notre mental continue à faire des tours et des tours sur lui-même, et de nous en jouer, nous entraînant parfois avec lui loin hors des cieux, et parfois loin du coeur.

Si on peut lentement mais sûrement apprendre à se détacher graduellement du stuff qui émerge de notre tête – la plupart du temps pas mal toujours les mêmes idées anyway – on peut finir par cultiver la paix en soi. Mais en effet Osho, ça prend du temps. Et de l’attention. Et de la persévérance.

Quand Osho affirme que la méditation est une manière de comprendre le mental, ce que je comprends c’est qu’on doit simplement prendre le temps d’arrêter, de voir, de regarder et d’observer sans juger tout ce qui poppe, sans rejeter ni exclure. Et de revenir à sa respiration. Et au moment, qui vient et va, qui passe sans cesse. Ce moment futile et volatile sur lequel on ne peut jamais fermer la main, ce moment qui nous glisse toujours entre les doigts. Et tout doucement, redécouvrir son coeur, là où on a déposé notre âme à notre naissance, le lien vers le Divin, là où réside le secret de l’univers.

De plus en plus, la méditation devient le moteur de ma vie, le centre des mes actions. Après avoir été très actif non-stop pendant des années et reléguant un peu la méditation à l’arrière-plan, elle redevient ma nourriture la plus appréciée, la plus simple expression de qui je suis aussi.

Ce temps quotidien que je crée et où je décide de couper un peu du monde, temporairement mais complètement, ce silence que je cultive et qui demande tant de soin car délicat. Et de patience car lent et lentement. Cette connivence avec mes ami(e)s du silence par les ondes est aussi très précieuse. Amitié subtile et silencieuse. Communion au-delà de la communication.

Pour les prochaines semaines, à partir du 1er mars, et pour 21 jours, on va s’engager dans un blitz de méditation en groupe: à chaque matin, à 7 h par le shaking, on va secouer ce qui nous paralyse, nous bloque dans notre flow créatif. On va sortir de notre hibernation. D’autres, moins portés sur la chose, se joindront à nous à 8 h et prendront un 20 minutes pour faire silence et commencer leur journée sur cette base. Certain(e)s feront parfois les 2.

Aimer son mental ? Why not coconut ?

Rien à faire, qu’à regarder passer la parade. Mais avec présence et attention détendue.

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Aimer.
Être aimé(e).
Et ne jamais oublier sa propre insignifiance.
Ne jamais s’habituer à la violence indicible et à la vulgaire disparité de la vie qui nous entoure.
Chercher la joie dans les endroits les plus tristes.
Poursuivre la beauté jusqu’à son antre.
Ne jamais simplifier ce qui est compliqué ni compliquer ce qui est simple.
Respecter la force, jamais la puissance.
Surtout à regarder.
Pour essayer de comprendre.
Ne jamais détourner le regard.
Et jamais, jamais oublier.

– Arundhati Roy via Prati

COEUR OUVERT, ESPRIT DE MÊME

Un coeur ouvert invite à l’ouverture d’esprit. – Dalai Lama

On a parfois tendance à opposer coeur et esprit (ou mental en français qui est moins précis que l’anglais en ce sens qui distingue plus clairement mind et spirit). Mais pourtant. Les deux cohabitent dans notre carcasse, notre carapace d’humain, le bolide en 3 D qui transporte notre âme.

Le lien que fait le Dalai Lama me semble plus que pertinent, soit qu’un coeur ouvert invite à l’ouverture d’esprit – qui n’est pas une fracture du crâne.

Quand notre coeur est ouvert, à soi, aux autres et sur le monde, ça donne de la place à l’esprit, au mental, pour penser en dehors de la boîte à souliers, et même à se mettre les pieds dans la bouche à l’occasion.

Quand notre coeur s’ouvre, car je crois qu’il n’est jamais complètement ouvert, il peut s’ouvrir de plus en plus jusqu’à englober le monde entier, notre esprit suit. Il devient esprit sain.

Quand le coeur s’ouvre et est ouvert de plus en plus, on peut accepter ne pas savoir grand chose des choses de la vie.

Genre.

Admettre qu’il y a certaines choses que l’on sait (ou pense savoir, mais même ça c’est un autre débat), savoir qu’en ignore certaines autres et plusieurs qu’on ne sait même pas qu’on ignore car on ne sait même pas qu’elles existent. Alors aux adeptes de la pleine conscience, on se reverra dans l’infini. Car comme on dit, l’éternité c’est long longtemps, surtout vers la fin.

Porter en soi un coeur signifie pour moi demeurer innocent(e), un(e) éternel(le) étudiant(e), ignorant(e) dans le bon sens du terme, dans le sens savant du terme. SI on ose ignorer, on demeure ouvert(e) au mystère.

Comme l’impression de plus en plus que nous portons notre âme au creux de notre coeur, là qu’elle se situe en nous. Et que notre esprit/mental/machine à pensées s’y trouve elle aussi même si elle semble se situer davantage dans notre tête, plus précisément derrière nos yeux. Là qu’est le poste d’observation peut-être, mais le coeur de la vie en nous est au creux de notre coeur. Pour cela qu’il nous faille y respirer, sentir ce qui s’y passe.

Pas si compliqué la vie quand on vit à partir de son coeur.

Poupoum poupoum poupoum…