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ESPRITS SAINS & SAINS D’ESPRIT

Les analphabètes du 21ème siècle ne seront pas ceux ni celles qui ne peuvent lire ou écrire, mais ceux et celles qui ne peuvent apprendre, désapprendre et ré-apprendre. – Alvin Toffler

Ou dit en langage reptilien :

Le serpent qui ne peut changer de peau doit mourir.
Tout comme les esprits qui ne peuvent changer d’opinions cessent d’avoir du jugement.
– Friedrich Nietzsche

Naturel de tenir à nos connaissances, à nous accrocher à nos acquis, soient-ils matériels, intellectuels ou émotifs. Mais la vie change, et nous aussi, Et de plus en plus vite on dirait bien.

Alors il est inévitable de devoir changer, d’opinions comme de peaux, comme d’états de conscience, comme de points de vue.

Indispensable de devoir penser autrement si on veut suivre la vie, si on veut évoluer. Sinon on reste pris dans nos vieilles pantoufles, et même si elles sont confortables, les vieilles pantoufles ont tendance à sentir un moment donné. Et nous à penser comme des pieds.

Pour que notre esprit demeure sain, et flexible, et agile, on doit le soumettre à diverses théories, lui permettre de jongler avec diverses hypothèses. Pour que notre vision du monde demeure fraîche, on doit apprendre à voir plus large, à tout considérer possible. Même et surtout l’impossible.

On doit apprendre à concevoir le monde selon divers points de vue, pour ne pas rester pris dans la rigidité, ni prisonnier/ère d’une seule position, ne pas se rigidifier. Car ce qui ne plie pas casse, ce qui ne change pas meurt. Comme l’affirme Nietzsche, le serpent qui ne peut laisser aller sa vieille peau va mourir, pris dans la vieille, prisonnier de celle-ci.

Même chose pour nous, en tant qu’humain(e)s vivant dans un monde en constante évolution, dans un monde qui change du moins. Et vite. Même pas un choix. Simple question de survie, d’adaptation, d’adaptabilité.

Mais d »emblée tout changement dérange, perturbe, irrite même. Pas naturel pour nous de muer de peau, de changer de track. Mais inévitable. Oh on peut résister et survivre un bout de temps avec nos vieux habits trop petits, mais un moment donné le statu quo devient invivable, trop étroit. Ça étouffe. Quand nos oeillères poussent pour nous faire voir plus large, il faut écarquiller les yeux et regarder, tout considérer.

Le secret de la vie mon enfant est exactement comme on te disait à l’école: assis-toi, ferme-là et porte attention.

Beaucoup de mots pour dire tout simplement : Let’s go with the Flow !

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Voyez la simplicité dans le compliqué, recherchez la grandeur dans les petites choses.
Dans l’Univers, les choses difficiles se font comme si elles étaient faciles.
~ Lao Tseu

Seul l’amour mène à l’action juste.
Ce qui met de l’ordre dans le monde, c’est d’aimer et de laisser l’amour faire ce qu’il veut.
~ Jiddu Krishnamurti

Les gens découpent normalement la réalité en compartiments et sont donc incapables de voir l’interdépendance de tous les phénomènes.
Voir l’un en tout et le tout en un, c’est briser la grande barrière qui rétrécit la perception de la réalité.
~ Thich Nhat Hanh

Les ténèbres ne peuvent pas chasser les ténèbres : seule la lumière peut le faire.
La haine ne peut pas chasser la haine : seul l’amour peut le faire.
~ Martin Luther King, Jr.

Dans ce monde, la haine n’a jamais dissipé la haine.
Seul l’amour dissipe la haine.
Telle est la loi, ancienne et inépuisable.
~ Le Bouddha

DICTIONS: BENE OU MALE

Tant de paroles négatives qui courent et volent et revolent. Male dictions. Désormais, les mots constituent trop souvent, et de plus en plus, des armes de destruction émotive.

Alors que les mots devraient être censés créer, aider, contribuer, collaborer, bâtir, construire, lier quoi, désormais, on dirait que la plupart du temps ils visent davantage à blesser, heurter, critiquer, s’opposer, heurter, offenser, à séparer quoi.

Quand on parle en mal de quelqu’un ou de quelque chose, c’est tout d’abord et principalement à soi-même qu’on s’en prend. C’est soi qu’on blesse et qu’on heurte, c’est à soi que la diction fait du mal.

On dit que les mots qu’on utilise finissent toujours par se réaliser d’une façon ou d’une autre, par devenir réels, réalité, par se matérialiser. Si on ne peut contrôler les pensées qui nous passent par la tête, on peut néanmoins les observer et les filtrer avant qu’elles n’atteignent notre bouche, et qu’elles ne deviennent actions. Les laisser aller si elles ne servent pas au bien, de soi comme du plus grand nombre. Les laisser s’envoler, après les avoir laisser se purifier par le coeur, par là où ils peuvent passer. Car le coeur est cette fonction de purifier nos mots. Mots du coeur.

Pensées, paroles et actions sont une chaîne d’étapes que nous pouvons cultiver, purifier, rafraîchir, développer, moduler. La prière, avant de devenir action, se révèle principalement être pensées.

Avec la multiplication des canaux de communication, des réseaux prétendument sociaux, on a libéré la parole qui était autrefois retenue, contenue, réprimée. Pour le meilleur parfois, mais aussi et malheureusement, souvent pour le pire. Le pire finir par se dire. La médisance s’est immiscée dans la sphère publique. La parole semble d’être salie. Rien de nouveau mais l’amplitude s’est magnifiée, et pas comme dans magnifique.

S’il est important d’être sincère et de livrer le fond de sa pensée, la façon de le faire est capitale. Car comme dit le poète, tout est dans la manière.

Alors on peut et on doit se demander: Est-ce que les mots que j’exprime sont aidants ? Servent-ils le bien ? Participent-ils à la la lumière du monde ? Visent-ils l’union ?

Apprendre à purifier sa parole, à la filtrer, à la diriger de façon positive et constructive constitue peut-être l’une des plus grandes leçons que l’on doive ré-apprendre en cette ère dite communicationnelle. Car à l’ère du numérique et du virtuel, on a souvent tendance à penser qu’il n’y a personne de l’autre côté du miroir, de l’autre côté de nos mots. La parole s’est désincarnée. Mais, au contraire, l’impact de nos mots résonnent toujours en quelqu’un(e) et à quelque part. Pour de vrai, dans la chair.

Alors prenons soin verbalement, soignons notre diction.

Car au-delà de la communication des idées réside la communion de nos coeurs.
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Conscient de la souffrance causée par un discours inconsidéré et de l’incapacité d’écouter les autres, je m’engage à cultiver un discours aimant et une écoute profonde afin d’apporter de la joie et du bonheur aux autres et de soulager les autres de leurs souffrances.

~ Thich Nhat Hanh

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QUAND ÊTRE SILENCIEUX

  1. Soyez silencieux – quand vous êtes en colère.
  2. Soyez silencieux – si vous parlez sans avoir tous les faits.
  3. Soyez silencieux – lorsque vous n’avez pas vérifié l’histoire.
  4. Gardez le silence – si vos paroles offenseront une personne plus faible.
  5. Soyez silencieux – quand il est temps écouter.
  6. Soyez silencieux – quand vous êtes tenté de commenter des faits sacrés.
  7. Soyez silencieux – quand vous l’êtes tenté de plaisanter négativement.
  8. Soyez silencieux – si vous aurez honte de vos paroles plus tard.
  9. Taisez-vous – si vos paroles transmettraient une impression négative.
  10. Restez silencieux – si la situation ne vous concerne pas.
  11. Soyez silencieux – quand vous l’êtes tenté de mentir purement et simplement.
  12. Taisez-vous – si vos paroles nuiront à la réputation de quelqu’un d’autre.
  13. Taisez-vous – si vos paroles nuiront à une amitié.
  14. Soyez silencieux – quand vous êtes tenté de critiquer autrui.
  15. Gardez le silence – si vous ne pouvez parler sans crier.
  16. Taisez-vous – si vos paroles sont une mauvaise réflexion de vos amis et de votre famille.
  17. Gardez le silence – si vous devrez ravaler vos mots plus tard.
  18. Gardez le silence – si vous avez déjà dit ce que vous vous apprêtez à dire plus d’une fois.

    – Sujata Agarval

RÉALITÉ RIGHT NOW

Il n’existe d’autre réalité que l’actuelle. – Allan Watts

Le thème de réalité semble vouloir popper dans ma vie ces temps-ci. Ou moi qui poppe dans une certaine réalité ? Celle-ci ou celle-là ?

D’ailleurs, je discourais il y a quelques jours ici même sur ce sujet à partir de ce meme de Krishnamurti qui affirme que même la réalité est une illusion.

On peut en effet jouer dans sa tête autour du concept de réalité, ou de son prétendu opposé, l’illusion. Ça peut demeurer un beau mindfuck créatif et divertissant, une idée fixe ou sporadique, ou ça peut nous occuper totalement et nous porter vers une quête existentielle.

Je jongle avec le concept de réalité versus illusion en ce moment même ou mon amie Chandrkala guide un processus Satori tout près d’ici, alors que les gens jouent avec des koans – des questions de vie sans réponse précise, plus un questionnement – ou sont-ce les koans qui jouent avec nous ? qui se jouent de nous ? J’ai tellement adoré jouer dans ce processus pendant de nombreuses années.

Réalité et illusion, concepts abstraits et fondamentaux en même temps. Fondamentaux, qui contient mentaux, mental au pluriel, car beaucoup là que ça se passe, par là que ça passe. Du moins, là que ça commence le questionnement. Car avec ce questionnement, avec cette quête, on part du mental et on file vers l’infini. Là où on peut se perdre en chemin. Cet infini si long et sans fin, surtout presque rendu.

Car qu’est-ce que la réalité ? qu’est-ce qu’une illusion ? Écris toujours mon lapin me dit la vie. Alors je tape illusoirement la réalité.

Ces concepts mentaux, comme existentiels, occupent et intriguent les chercheurs/ses de vérité depuis des millions de lunes. Les mystiques. Les philosophes. Les enfants curieux aussi.

Pendant que des millions de personnes ne cherchent qu’à survivre au quotidien, sous les bombes et la famine, nous, ici, avons le luxe de nous demander ce qu’est la différence entre réalité et illusion. Drôle de vie. Vies parallèles. Même planète.

Les situations de crises humanitaires qui pullulent actuellement sur la terre me semblent nettement plus réelles qu’illusoires en tous cas. Pour eux et elles qui la vivent du moins, car pour nous, ça nous touche, mais de loin, et c’est loin de nous toucher directement. On nous rapporte les événements. On le voit, on l’entend mais on ne le vit pas. Même si ça se passe actuellement. Réalité, mais lointaine. Car ça n’affecte ni n’implique nos sens. Alors que leur réalité implique tous leurs sens, elle implique le corps tout entier. Et ne fait aucun sens. La survie là-bas est totale et quotidienne, alors que la nôtre est tenue pour acquise.

Et pourtant.

A-t-on l’assurance que l’on verra demain ?

Personne ici ne sait si nous verrons demain. Si Dieu veut que ça soit ma dernière journée sur cette incroyable terre, je ne la passerai pas à écouter quelqu’un me raconter nos mauvaises nouvelles, oh que non, Je vais sortir et prendre conscience de la beauté de la vie. En tant qu’humain(e)s, notre temps est compté ici-bas… Alors éteignons, déconnectons et enflammons notre vie ! Paix.
– Frank Zappa

Alors je vous laisse sur ces mots de notre grand sage moderne qui nous rappelle de vivre aujourd’hui, totalement. En portant ceux et celles qui souffrent dans nos coeurs. Et paix sur la terre aux gens de bonne volonté. Paix dans nos coeurs et puissions-nous contribuer à la répandre partout et pour tous/tes. Qu’elle soit réelle, ou illusoire. Mais qu’elle soit maintenant.

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La Réalité ultime selon Nisargadatta Maharaj.

La Conscience est la seule réalité: Tout ce qui existe est une manifestation de la Conscience. Le monde que nous percevons avec nos sens n’est qu’une apparence, une illusion créée par le mental.

Le Soi est Brahman: Le Soi véritable, l’Atman, est identique à Brahman. Il est l’essence même de notre être et est immuable, éternel et infini.

L’ignorance est la source de la souffrance: La souffrance est causée par l’ignorance de notre nature véritable. Nous nous identifions à l’ego et au monde phénoménal, ce qui nous cause de la douleur et de la frustration.

La libération est possible: La libération de la souffrance est possible par la réalisation de notre nature véritable. Cette réalisation se produit par la connaissance directe de la Conscience pure.

Nisargadatta Maharaj via Francis Tremblay

VIEILLIR – DU CORPS À L’ÊTRE

N’accorde pas trop d’importance à ton apparence, mon ami(e), car ça ne durera pas.

Cependant, ton sens de l’humour ne fera que s’améliorer avec l’âge.

Ton intuition grandira et s’étendra comme un majestueux manteau de sagesse.

Ta capacité à choisir tes combats sera affinée à la perfection.

Ton calme, ta capacité de vivre l’instant présent, s’épanouiront.

Ton désir de vivre chaque instant transcendera tous les autres désirs.

Ton instinct pour savoir ce et qui mérite ton temps grandira et s’épanouira comme le lierre sur les murs d’un château.

Ne donne pas la priorité à ton apparence mon ami(e), car ça changera sans cesse et pour toujours, cette poursuite est pleine de tristesse et de déception.

Donne la priorité au caractère unique qui fait de toi un aimant invisible qui attire d’autres âmes partageant les mêmes idées pour danser sur ton orbite.

Ces qualités ne feront que s’améliorer.


– Judi Dench

Vieillir est un processus extraordinaire durant lequel on devient la personne que l’on aurait toujours dû être.
– David Bowie

Tout le monde vieillit, surtout les plus vieux et les plus vieilles.

Parfois on a l’impression de vieillir rapidement, vite vite vite, et à d’autres moments, le temps semble suspendu et on flotte sur la vague. Parfois, on réalise soudainement qu’on vieillit. On s’en rend compte, et ça passe la plupart du temps par notre corps, surtout quand un bobo se manifeste. Et avec l’âge, ils se manifestent de plus en plus.

Même si notre corps vieillit, notre âme demeure jeune. Même si parfois on se sent vieux/vieille par en dedans, l’observateur/trice est là qui watche. Ici. Mais nous, nous ne sommes pas toujours assez présent(e) pour watcher l’observateur/trice qui watche. On se perd souvent dans l’observé, on s’y identifie ostifi. Parfois on se fait prendre dans le jeu, d’autres fois, on reste là à watcher la game.

Quand on est jeune – bref plus jeune – on se pense invincible. Ça vient avec le jeunesse. On monte la côte de la vie alors on n’a pas à penser à l’après. On affirme haut et fort que vieillir, y a rien là, qu’on est toujours jeune au fond. Richard Séguin parle de l’arrogance de notre innocence.

La vieillesse possède à mes yeux une deuxième qualité : la fragilité.
Comme l’enfance, elle s’avoue vulnérable, et, par là même, devient intelligente.
Rien ne rend plus sot que l’illusion de la force, l’illusion de la puissance, l’illusion de savoir.

– Éric-Emmanuel Schmitt, Plus tard, je serai un enfant

Mais à mesure que le corps mature pour de vrai, s’use quoi, l’usure normale, on se rend compte du temps qui passe, qui nous passe dessus, qui nous passe dedans. Et du temps qu’il nous reste. Ce temps qui raccourcit, l’horloge qui se met à tiquer. Et ce faisant, parfois on fige, d’autres fois on coule avec le flot du temps, on se laisse porter. Ce temps qui nous polit, qui nous sable, nous affine. Et qui nous fait peur aussi parfois.

Je vois des ami(e)s vieillir, des ami(e)s plus vieux/vieilles que moi je veux dire – et je peux alors me projeter par en avant. Je vois ce qui risque de m’attendre, de m’atteindre. On voit parfois mieux la vieillesse en dehors de soi. Mais parfois elle nous rattrape et on la sent par en dedans.

Vieillir nous remet en questions au coeur même de notre être.

Nous, qui, jeune, bref plus jeune – nous pensions éternel(le)s, nous prenons conscience qu’un jour nous n’y serons plus, nous ne serons plus en corps. Et à la lueur de cette réalisation, notre âme s’éveille, elle se réveille. Quelque chose de plus profond en nous est titillé. La flamme s’avive tout à coup.

Le fait de vieillir, avec les maux du corps qui se manifestent de plus en plus, peut autant nous stimuler, que nous apeurer. En fait, la plupart du temps, on danse entre les deux, avec les deux. It takes two to tango.

D’un côté, avec le temps qui passe, on mature et on trouve un certain réconfort, une assise, et, de l’autre, on panique à l’idée de se voir tomber en morceaux, de voir nos différentes parties s’user, rendre l’âme.

En fait, c’est ce que vieillir nous révèle: ça nous rend notre âme de nouveau.

L’âge, et le temps qui nous passe dessus comme dedans, nous redonnent accès à une partie plus subtile, plus fine de nous que nous avions mis de côté, trop occupé(e) à se bâtir une vie, à se faire socialement. À apprécier notre corps en pleine forme.

Et vient alors cette étape où la fondation est complétée et on peut commencer la job de finition. Souvent la plus longue à faire, la moins apparente, celle qui requiert le plus de temps, et de soin, et d’effort fin. Cette job de finesse qui nous demande de retoucher tous ces petits détails que nous avions jadis négligés et mis de côté. Divine job de finition.

Et maintenant que la job de corps est complétée, quoi que jamais finie, il est temps de peaufiner l’oeuvre que Dieu nous a prêté, temps de mettre la touche finale à notre partie de ce grand Jeu.

Mon grand-père a dit :
Devenez écoute et vous trouverez l’esprit du don de la vie et cela apparaîtra comme un travail.
Le mystère de la métaphore est l’art d’écouter la vie dans l’activité de travail, de se permettre de vivre l’harmonie.

Les métaphores nous donnent un moyen de nous insérer davantage dans notre univers.
Si nous pouvons nommer ou identifier notre monde, nous savons mieux comment nous y intégrer en harmonie.
L’harmonie est la chaleur du cœur qui se glisse à travers une tranche de lumière.
En devenant plus à l’écoute des vibrations de la vie, nous nous rapprochons de notre état naturel.
Nous débarrassons nos blocages et nos résistances.
Nous découvrons le pouvoir d’être.
– Joseph Rael – Being and Vibration – page 133

Et avec le temps qui passe, lentement et pas toujours sûrement parfois avec résistance et hésitation, on finit par accepter Tout de soi, nos forces, nos faiblesses comme tous les traumatismes que l’on peut porter et qui, surprenament, peuvent résurgir.

De cette vie, comme depuis toujours. Les nôtres, personnels, comme ceux de toute l’humanité depuis le début des temps.

Tu ne guéris pas « d’un » traumatisme.
Tu ne fais que simplement te connaître comme la vie elle-même.
Et vous vous tournez vers le lieu blessé.
Et tu l’embrasses avec attention, qui est l’amour.
Et peut-être que la blessure sera toujours avec toi.
Peut-être que tu marcheras toujours avec la douleur.
Mais maintenant, tu la tiens. Cela ne te retient plus.
Tu es le contenant, pas le contenu.
Elle ne te contrôle plus, la blessure.
Parce qu’elle est désormais pris avec conscience.
Trempée en toi.
Aimé par toi.
Même célébrée par toi.
Tu ne guéris pas «d’un» traumatisme.
Tu trouves la guérison «dans» le traumatisme.
Tu te retrouves au cœur sacré du traumatisme.
Celui qui est toujours présent.
Celui qui peut supporter même les états émotionnels les plus intenses.
Et survivre.
L’Indestructible.
L’Infini.
Le Puissant.
Toi.
– Jeff Foster

CHANTER SON CHEMIN BACK HOME

Le travail de l’âme n’est pas une route qui mène vers les hauteurs.
C’est une chute profonde dans une noirceur qui ne pardonne pas et qui ne te quittera pas tant que tu n’auras pas trouver la chanson qui accompagne ton retour à la maison.
– source non identifiée

Pour mon ami R. Pour nous tous et toutes qui devons passer par là pour arriver librement ici. Maintenant.

Que ces mots sont beaux. Et vrais surtout. Pour moi du moins, comme pour certain(e)s de mes ami(e)s que je vois naviguer en eaux troubles parfois, ce qui nous arrive tous à certains moments. Éventuellement.

Le travail de l’âme n’est pas une route qui mène vers les hauteurs.

Il est humain et naturel de vouloir toujours monter de plus en plus haut, de s’élever, d’atteindre des sphères toujours plus élevées de bonheur, de joie, de sensations et de résonance. Probablement notre côté oiseau. Mais quiconque a entrepris un réel travail intérieur sait que tout ce qui monte doit éventuellement redescendre. Avant ou après. Qu’on le veuille ou non. Et ceux et celles qui pensent le contraire, see you there and then. Éventuellement.

Mais la quête dite spirituelle (on pourrait élaborer quant à cette expression galvaudée), si on l’imagine nous permettant d’atteindre toujours de nouveaux sommets, consiste plutôt en une longue descente dans nos enfers intérieurs. Deep deep cleaning.

C’est une chute profonde dans une noirceur qui ne pardonne pas…

Donc une chute pas nécessairement illuminante ni illuminée, qu’on doit affronter éventuellement, et qui ne pardonne pas, qui ne permet pas de voie de contournement, ce que l’on nomme en anglais le spiritual bypassing. Avant de viser la lumière, osons affronter l’ombre qui lui bloque le chemin.

Car on doit aller toucher et se frotter à ce qui pique en soi, ce qui accroche, ce qui nous tire vers la bas. Éventuellement. Même si ça fait peur, même si ça dit non. Et quand ça se produira, autant on voudra fuir, autant il sera essentiel de rester là et de voir, sentir, toucher, affronter, rentrer dedans. Et de toute façon, pas nous qui décidons. La vie s’en chargera. Au bon moment.

Affronter, non comme dans se battre avec, non, affronter comme se tenir debout et simplement faire face et dire oui, accepter, et continuer à découvrir ce qui s’y cache. Poupées russes à l’infini. Car c’est une partie intégrale de qui nous sommes, de ce qui nous a formé en tant qu’être humain qui s’y trouve. Toute notre petite et grande histoire se trouve dans ce noyau concentré de notre être, le coeur de l’oignon à pelures multiples, qui nous sommes intégralement, la matière première de ce quoi nous sommes faits sur ce plan humain. On ne peut éviter cette rencontre. À la vie, à la mort.

Ceux et celles qui affirment le contraire n’ont probablement tout simplement pas encore rencontré cette partie d’eux/elles-mêmes, ils et elles n’ont même pas encore entrepris ce voyage fondamental vers le retour à soi qui mène là, en bas.

Car cette descente en soi est une étape fondamentale. Qui ne mène pas directement ni tout d’abord vers le haut, vers les hautes sphères, mais plutôt vers les tréfonds de notre âme, cette âme qui se loge en nous, dans chacune de nos cellules, au plus profond de notre coeur. Ce coeur qui porte toutes les blessures de notre parcours terrestre. On doit retrouver notre base.

Oh bien sûr, les débuts du parcours dit spirituel sont séduisants, mais le vrai travail prend place deep down, dans la cave, avec nos monstres. On doit partir de la base, puis monter, remonter. Peu importe notre âge, peu importe notre parcours. Notre simple naissance et tout ce que nous portons avant même de venir au monde contient tant d’histoires, la nôtre comme celle de nos parents et de nos ancêtres. Nous contenons tellement plus que ce que nous croyons être.

… et qui ne te quittera pas tant que tu n’auras pas trouver la chanson qui accompagne ton retour à la maison.

Si on ne fait pas contact avec cette partie sombre et profonde en nous, nous resterons éternellement superficiel(le), vivant à la surface de notre être. Par peur de plonger en soi, nous ne nous rencontrerons jamais réellement, nous éviterons la partie réelle de soi.

En tant que société, on le constate facilement dans notre évitement de tout ce qui sort du rang, ce qui dérange l’ordre établi, ce qui n’est pas hop la vie. On le voit dans notre apologie du jeunisme, comme dans notre peur viscérale de l’âgisme. On prône la jeunesse éternelle en sachant fort bien que la maturation lente et certaine est inévitable.

Et si nous n’affrontons pas cette part d’ombre en nous, la peur nous fera rejouer toujours les mêmes histoires, les mêmes ritournelles. Car notre ombre nous suit sans cesse, tant qu’on ne se retournera pas pour lui faire face, pour la regarder dans les yeux comme dans l’âme.

Donc quoi faire ?

Trouver notre chanson, notre mélodie toute personnelle, celle qui accompagnera notre retour à la maison. Poétique et véridique. Et danser notre chemin de retour.

C’est probablement la raison pour laquelle Edgar Cayce affirme que la musique guérit, et que le son sera la médecine de l’avenir.

Si on ne peut éviter les écueils dans ce grand retour vers la maison, deep down home, home sweet home, le faire en musique, en chantant et en jouant rend le chemin plus soutenable, plus agréable, plus mélodieux.

Alors Mollo Dieu, on va descendre.

Mellow Dieu SVP.

COMING HOME

We are coming home / safely coming home
We are coming home sweet home again

As we are approaching, getting closer and closer
we all have to leave our luggage behind
As we’re getting nearer, getting lighter and lighter
we’re finding our way back home again 

Para sempre home again para sempre home again

MOTS DE COEUR

english below…

Ce matin, pas de sagesse à 5 cennes de ma part. Pas de grands doutes, pas de questions, ni soumises, ni remises en. Pas de tentatives de faire sens de ce grand cirque ambulant en déploiement étrange qui prend place autant devant nous qu’en nous.

Ce matin que des mots d’innocence, comme celle qui se cache dans les yeux de ce petitibou. Des mots vulnérables, des mots fragiles. Des mots de vie et de mort. Et d’entre-deux. Et au-delà.

Ce matin, que des mots du coeur, un coeur qui se veut le plus simple et le plus humble qui soit. Un coeur pas de tête, qui ne calcule pas, qui ne sait pas non plus. Un coeur qui se relie directement à mes doigts, court-circuitant ma tête de pinotte pour passer à vos yeux et puis, le plus directement possible, trouver son chemin pour rejoindre votre coeur. Le même que le mien. Le même que tout le monde.

Le coeur Universel. Là où réside notre âme, notre part divine.

Ce grand coeur commun dont nous portons tous et toutes des bribes en soi, dans le nôtre propre. Le coeur Pur, le coeur de Dieu, d’Allah et de Mohamed, et de Jésus Marie Joseph. Le coeur de toutes les déités rassemblées, de toutes les cultures, de tous les lieux du monde, celui-ci comme les autres.

Au-delà des noms, au-delà des divisions, plus loin que la peur et la haine, un seul coeur qui bat. Pour qu’on arrête de se battre, soi comme les autres.

Le même coeur que celui des enfants qui sont visés par des tirs ennemis, le même coeur que celui des soldats qui pensent tuer pour le bien du monde, de leur monde du moins. Le même coeur que celui des femmes d’Afghanistan, comme celui des barbares. Le même coeur que le nôtre qui regardons, d’ici, impuissant(e)s, le monde s’entre-tuer, se déchirer, se brûler, se conquérir, ici en sécurité, et qui ne savons pas quoi faire d’autre que prier ou dénoncer, triste ou en colère, pour que la paix descende sur terre. Comme celle qu’on imagine au ciel.

Le même coeur qui anime le peuple de Gaza, d’Haïti, d’Ukraine et de Russie, de la Syrie, du Soudan et d’ailleurs. Le coeur des victimes, comme celui des bourreaux.

Ce coeur, seule cible commune de l’amour universel qui nous rassemble au-delà de nos croyances, de nos différences, de nos désirs égoïstes, de nos non-sens et de nos peurs.

Ce coeur, celui de tous les animaux, ceux qui rampent, ceux qui volent, ceux qui marchent et qui sautent de vie.

Le même coeur qui pulse dans tous les éléments de la terre, de la mer, des airs et du feu. Les éléments de toutes les matières, même celles qui ne se voient pas mais qui se sentent et se ressentent car elles nous relient tous et toutes les un(e)s aux autres. Car nous sommes tous et toutes la même chose, le même organisme vivant, le même grand Tout. En vie sur cette boule qui tourne sans but dans le grand vide intersidéral.

Le coeur de ceux et celles qui sont passé(e)s ici, et ailleurs, avant nous, ceux et celles qui ont ouvert le chemin, qui ont laissé des bouts d’eux et d’elles mêmes sur notre route. Qu’on retrouve notre coeur pour qu’on puisse les respecter, les remercier, les louanger. Merci et gratitude.

Car le coeur est la seule boussole que l’on doit suivre. Le coeur est le chemin et le but, le bout de la route, la route au-delà du doute.

Que ces mots puissent parcourir leur petit bout de ce grand chemin que nous marchons tous et toutes et rejoindre votre ptit bout du grand coeur à vous aussi, le Coeur avec un grand C, un Coeur grand assez pour qu’on s’y loge tous, qu’on s’y réfugie tous et toutes, ensemble.

Aho ici-bas ! et poupoum poupoum.

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This morning, no five-cent wisdom from me. No big doubts, no questions, neither submitted nor questioned over and over. No attempts to make sense of this great traveling circus which takes place as much in front of us as in us.

This morning only words of innocence, like the one that hides in the eyes of this little baby bird. Vulnerable words, fragile words. Words of life and death. And in between. And beyond.

This morning, only words from the heart, a heart that wants to be the simplest and most humble possible. A heart without a head, which does not calculate, which does not know either. A heart that connects directly to my fingers, bypassing my pinotte head to pass to your eyes and then, as directly as possible, finding its way to reach your heart. The same as mine. The same as everyone else.

The Universal Heart.

The one of which we all carry bits and pieces within ourselves, in our own. The Pure heart, the heart of God, of Allah and of Mohamed, and of Jesus Mary and Joseph. The heart of all the gathered deities, of all cultures, of all places in the world, this one like the others.

Beyond names, beyond divisions, beyond fear and hatred, a single beating heart. So that we stop fighting, ourselves and others.

The same heart as that of children who are targeted by enemy fire, the same heart as that of soldiers who think of killing for the good of the world, of their world at least. The same heart as ours which helplessly watches the world kill each other, tear each other apart, conquer each other from here, in security and who do not know what to do other than pray or denounce so that peace may descend on earth. Like the one in heaven.

The same heart that animates the people of Gaza, Haiti, Ukraine and Russia, Syria, Sudan and elsewhere. The hearts of the victims, like those of the executioners.

This heart, the only common target of universal love which brings us together beyond our beliefs, our selfish desires, our nonsense and our fears.

This heart, that of all animals, those who crawl, those who fly, those who walk and who leap from life.

The same heart that pulses in all the elements of earth, sea, air and fire. The elements of all materials, even those which cannot be seen but which can be felt and felt because they connect us all to each other. Because we are the same thing, the same living organism, the same great Whole..

The hearts of those who have passed here, and elsewhere, before us, those who opened the way, who left pieces of themselves on our path. May we find our hearts so that we can respect them, thank them, praise them. Thank you and gratitude.

Because the heart is the only compass that we must follow. The heart is the path and the goal, the end of the road, the road beyond doubt.

May these words travel their little part of this great path that we all walk and reach your little part of the big heart of yours too, the Heart with a capital H, a Heart big enough for us all to fit in, so we can all take refuge there, together.

Aho in here, and wow in there !

RÉELLE ILLUSION VERSUS ILLUSOIRE RÉALITÉ

La réalité est aussi illusoire. – J. Krishnamurti

Le concept de Réalité en est un assez tordu. Comme celui d’illusion d’ailleurs. Car ce qui est réel pour l’un peut constituer l’illusion de l’autre. Et vice et versa.

Le père Noël est bien réel dans la tête des tout petits, jusqu’à ce qu’ils/elles cessent d’y croire. Même chose pour le concept de Dieu. Qui n’est pas si différent du premier selon certains. Ça doit être la barbe 😉

Car pour les athé(e)s, qui sont tellement certains de la non-existence de Dieu, sa non-existence devient bel et bien réelle. Comme son absence. Plus on s’acharne à nier une réalité quelconque, plus elle devient quelque chose. Les moulins à vents peuvent devenir de vrais ennemis.

Le terme Réalité peut s’apparenter à celui de Vérité, autant celle avec un petit qu’un grand V. Ces absolus qui ont depuis toujours prêté matière à discussion et à diverses interprétations mais rarement à des compréhensions communes. Car les mots sont bien petits pour décrire et montrer l’infinie grandiosité de la vie, son immensitude.

On dit souvent que ce qui est réel peut être touché. On parle alors d’une réalité sensorielle. Matérialisme pur et dur.

D’autre part, on dit que si on peut penser à quelque chose, on dit que cette idée a le potentiel de devenir réelle. Réalité intellectuelle. Potentielle du moins. Je pense donc c’est réel ?

Mais peut-être qu’il n’existe tout simplement pas une seule réalité, mais une infinité de réalités qui se suivent, défilent et qui passent les unes à côté des autres, les unes sur les autres. Réalités virtuelles dans un monde simili réel. Une multitudes de réalités différentes qui co-existent au sein de milliards de petits mondes n’en formant qu’un seul et même grand.

Peut-être que la Réalité n’est qu’une suite ininterrompue de moments spontanés se défilant, se faufilant les uns suite aux autres, les uns aux autres. Un chapelet de petits moments de simili réalité qui finissent par en former une grande, une apparente. Ou qui semble le faire. Car tout peut n’être qu’illusion, jusqu’à ce qu’on s’éveille à autre chose de plus grand, de plus réel, de plus vrai. Ou autre.

Le temps n’a qu’une réalité, celle de l’instant.
Autrement dit, le temps est une réalité resserrée sur l’instant et suspendue entre deux néants.
– Gaston Bachelard

Ce n’est possiblement que notre seule incarnation qui donne vie à une certaine illusion de réalité, ou une certaine réalité de l’illusion, limitant l’infini à nos sens, à nos perceptions, à nos compréhensions. Grande vie dans petit(e)s nous de rien du tout.

Peut-être aussi que la réalité ne peut se faire nom, peut-être qu’elle ne peut se limiter à quelque chose de fixe ou de figé dans le temps comme dans l’espace. Peut-être que la réalité ne peut qu’être verbe. Verbe d’action. Même inactif.

Peut-être qu’on ne peut que réaliser certaines choses, concepts ou idées, qui deviennent alors réalités, mais pour un moment seulement. Jusqu’à ce que notre capacité de voir plus grand ou autrement s’étire à l’inconnu d’alors.

J’insiste sur les verbes, pas sur les noms ; évitez les noms autant que possible.
Dans le langage, on ne peut pas éviter, cela je le sais ; mais dans la vie, évitez – parce que la vie est un verbe.
La vie n’est pas un nom, c’est vraiment « vivre » et non « la vie ».
Ce n’est pas de l’amour, c’est aimer.
Ce n’est pas une relation, c’est interagir.
Ce n’est pas une chanson, c’est chanter.
Ce n’est pas une danse, c’est danser.
Voyez la différence, savourez la différence.
Une danse est quelque chose de complet ; les dernières touches ont été apportées,
maintenant il n’y a plus rien à faire.
Quelque chose de complet est quelque chose de mort.
La vie ne connaît pas de véritable sens ; les virgules sont acceptables, mais pas de points complets.
Les lieux de repos sont possibles, mais il n’y a pas de destination finale.

– Osho

Ainsi, ceci dit, il ne reste qu’à réaliser, qu’à se réaliser, qu’à la vie à se laisser réaliser à-travers nous. Simple témoin du processus de réalisation. Soit rendre réel l’apparente illusion. Ou illusoire cette si apparente réalité en chair.

J’espère sincèrement que les gens de Gaza, et des autres lieux d’horreur de la planète, peuvent rendre un peu illusoire la dureté de leur réalité quotidienne. Car pour nous, ici eau chaud et en sécurité relative, leur dure réalité n’est qu’illusion, du moins une lointaine diffusion de nouvelles parmi d’autres. Mais pour eux et elles, ça semble très réel. Et insoutenable.

Au fond, dans ce monde de dualité attaché au corps, réalité et illusion ne forment qu’un seul et même couple qui danse avec la futilité de la vie qui se manifeste de multiples formes, au même titre que vérité et mensonge, tout et tien, et tutti quanti. Ou pas.

Réaliser une illusion, c’est déjà quelque chose. Jusqu’à la prochaine nouvelle illusion réalisable.

Really ?

Vraiment pas certain de rien du tout.

GOSSER LE BONHEUR À LA MAIN ET À COEUR

Le bonheur n’est pas acquis. Il résulte de vos propres actions. – Dalai Lama

Le bonheur est une job de bras. Et une job de coeur aussi. Surtout.

On pense que le bonheur est un droit acquis, que la vie nous doit le bonheur, que l’on devrait toujours être heureux/se. Par défaut.

Et tellement nombreux/ses sommes-nous à nous rendre tellement malheureux/ses à courir après, le bonheur. Il est où le bonheur ? Il est toujours quelque part ailleurs, quelque part plus loin, quelques pas devant. Plus tard, ailleurs, avec plus de bébelles, plus d’argent, plus, plus, plus.

Pourtant.

Le bonheur se cache toujours tout simplement dans le moment, au coeur du moment. Le bonheur ne peut jamais être ailleurs, ni plus tard. Il ne peut qu’être maintenant, et ici bien sûr. Il ne peut être qu’en soi. Il passe par le corps, par le coeur.

Le bonheur apparait quand on s’occupe d’autrui, quand on aide, quand on collabore, quand on donne, quand on se donne. Et qu’on prête attention à l’autre. Car si on prête attention, le bonheur s’offre à nous, il se donne et on le reconnait immédiatement le bonheur. Il se cache souvent en soi, mais aussi souvent dans le coeur des autres.

Le bonheur est souvent ici quand nous ne le sommes pas, quand nous ne le sommes plus, quand nous le sommes moins. Moins de moi pour le bonheur, plus de nous, plus de vous.

Le bonheur se dévoile quand on s’oublie un peu, pour se consacrer au bien du plus grand nombre, pour penser à plus grand que soi, pour prendre soin des plus petits, des plus âgé(e)s, des plus vulnérables. Quand on se lâche le nombril, et qu’on sort de sa tête, pour plonger dans le coeur. Le coeur de soi, ce qui nous relie au coeur des autres.

Le bonheur est probablement beaucoup plus simple qu’on peut l’imaginer, qu’on l’imagine en fait. Car le bonheur imaginé n’est pas réel, le bonheur a besoin de s’incarner. Probablement pour ça qu’on passe à côté souvent le bonheur, la plupart du temps. Probablement qu’on le croise souvent sans même le reconnaître.

C’est souvent le malheur qui nous révèle le bonheur. La vie a besoin de contradictions.

Le bonheur se promène incognito, il se laisse attraper facilement si on ne tient pas à le conserver, à la garder à tout prix. Car le bonheur est gratuit. dès qu’on ferme nos mains sur lui, il part tout de go. Le bonheur coule fluide.

Le bonheur vit dans notre coeur, pas dans notre tête. Il se loge dans notre corps, partout, et il se sent, se ressent, puis il résonne et prend de l’ampleur.

Pour moi le bonheur est toujours de bonne heure, au petit matin, aux aurores. Au lever du soleil. Plus tard en journée, il se fatigue, il ralentit mais le matin, oh qu’il est en forme. Alors j’apprends à rouler sur son dos, à son rythme, à son bon vouloir. Parfois il se cache car il a besoin de se reposer, de faire solitude. Parfois le bonheur fuit le soleil et cherche la pluie. Et c’est parfait ainsi.

Car on se souvient des paroles de Xan Oku, soit que les fleurs nous rappellent pourquoi la pluie était si nécessaire.

Car du bonheur à temps plein ça finirait peut-être par ennuyer, par rendre blasé. Ça prend de la nuance dans la vie. Ça prend de la variété, du mouvement. Ça prend un peu de tristesse et du blues pour rendre les couleurs plus vives.

Alors chers/ères lecteurs/trices, je vous laisse pour la fin de semaine. On va aller voir il est où le bonheur OK ?

ODEUR DE PLUIE ENSOLEILLÉE

Que les fleurs nous rappellent pourquoi la pluie était si nécessaire. – Xan Oku

Ce matin j’avais commencé à faire bla bla à propos des bombes qui semblent tomber loin mais que si on colle nos oreilles au sol, on entend la terre implorer justice.

Mais ça sonnait trop heavy. Car je pense déjà beaucoup, sinon à peu près tout le temps, à la guerre, celle qui sévit en ce moment, à Gaza surtout, mais à plein d’autres endroits sur la terre. Je ne veux pas oublier mais je vais garder ça en mon coeur pour tout de suite. Et pour moi.

Puis après, j’hésitais à continuer au sujet qu’un signe d’intelligence consistait à prendre conscience de sa propre ignorance. Car ça ressemble à trop à mon bla bla d’hier 😉

Alors en fouillant dans mes memes, je suis tombé sur celle-ci:

Que les fleurs nous rappellent pourquoi la pluie était si nécessaire. – Xan Oku

Et tout de suite, quelque chose s’est allégé, quelque chose a souri en moi. Pas que je ne veuille pas penser ni me relier à ceux et celles qui souffrent mais on atteint parfois un endroit où on a aussi besoin de légèreté, de lumière, de simplicité.

Car la guerre est là, elle sévit, elle tue des innocent(e)s et détruit des vies et des lieux.

Pas pour rien que j’ai posté ceci sur mon mur FB l’autre jour.

Lumière et légèreté vers les peuples de Gaza et d’Israël… et tous les autres peuples de la planète qui vivent une situation de conflit et de guerre, et vers tous les migrant(e)s du monde sans domicile fixe…

Je vois passer ces memes agressifs au sujet de la tyrannie d’Israel sur Gaza et même si je conçois fort bien l’injustice et l’horreur, je ne me sens pas capable d’en rajouter. La cour – internationale – est déjà pleine.

On me dit que si je ne dénonce pas, je suis complice. Je ne le suis pas. Mais ajouter rage et colère au débat ne règlera rien. Certains sont en train de tenter de négocier un accord de paix. Et derrière toutes ces tentatives, plein d’autres acteurs du domaine de l’armement ou autres extrémistes qui n’ont pas intérêt à ce que la guerre cesse et qui tentent probablement de faire dérailler le processus. Je ne sais pas comme tel mais j’imagine, je pense que ça existe bel et bien de ces gens.

Je ne sais pas toute l’horreur qui sévit dans le monde, mais je la sens, je la perçois dans l’invisible, dans le coeur de certains. Je ne suis pas dupe, je sais que certains ont des plans qui ne vont dans le bien du plus grand nombre. Mais je les plains plus que je les crains. Et peut-être réussiront-ils à imposer leurs intérêts. Tant mieux pour eux si cela leur plait, et tant pis pour nous simples humain(e)s s’ils réussissent.

Mais ce matin, je préfère souligne la beauté du monde malgré la laideur et les drames qu’on aime tant rapporter. J’aime croire que la plupart des gens de la terre sont de bonnes personnes, des gens de bonne volonté. Des pères, des mères, des fils et des filles.

J’aime penser que malgré la folie meurtrière qui sévit un peu partout autour de nous, la vie est ce qu’elle est car elle n’est pas autrement. Ou elle est comme on veut qu’elle soit, comme on peut qu’elle soit. Avec le beau comme le laid, avec l’amour comme avec la peur et la haine, avec la bonté comme avec la méchanceté. Tout, et son contraire. Et le vice comme le versa.

Et nous, nous sommes qui nous sommes, choyés de vivre en paix, avec la capacité de saisir ce que le monde nous présente chacun(e) à sa mesure, et avec la capacité de transformer le moins beau en de plus en plus beau. Autour de soi.

Quand je marche autour et que je vois la neige brune en ces jours de printemps pluvieux bruns et brumeux, moi je vois déjà l’été, je sens déjà les fleurs. Quand je me tais, j’entends les oiseaux qui ne vivent que le moment, ajoutant leur pépillements sonores en toute simplicité.

Et je remercie la pluie.

Bon petit jeudi tout gris porteur de soleil, astre toujours présent, malgré et derrière les nuages.

IGNORER PLUS QU’ON IGNORE

Seuls quelques-un(e)s savent, tellement il faut savoir, pour réaliser combien peu on sait.
– Werner Heisenberg

Cette affirmation pousse un cran plus loin le fameux : la seule chose que je sais. c’est que je ne sais rien. Oui la fameuse sage citation qu’on attribue autant à Platon, Socrate qu’à Jean Gabin.

Seuls quelques-un(e)s savent, tellement il faut savoir, pour réaliser combien peu on sait.

Ou une fois illustré, ça ressemble à ça :

Il y a tant à savoir alors que tant on ignore. Tant qu’on ignore même ignorer. Et dire que certain(e)s affirment pratiquer la pleine conscience.

Ça me rappelle que lorsque j’ai reçu mon doctorat en criminologie, plutôt que de me penser finfinnaud, j’ai réalisé qu’autant j’avais beau avoir acquis des connaissances dans mon domaine, j’en ignorais à la 1000 dans tous ces autres domaines. Plutôt que de rassurer, ce doc m’a montré tout ce que j’ignorais.

De plus en plus, quand je rencontre des gens qui pensent savoir, je juge de moins en moins. Car c’est avec le temps que l’on finit par perdre notre arrogance, notre certitude.

Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, pour citer Friedrich Nietzsche : Ce n’est pas le doute mais la certitude qui rend fou.

Le doute est sain, le doute est de l’humilité incarnée, de l’humilité humanisée.

Le doute ne nous arrête pas, au contraire, il nous permet d’avancer avec une certaine hésitation créative, avec une ouverture d’esprit qui nous fera réaliser si nous prenons le mauvais chemin, si les choses ou les gens ne sentent pas juste, ne résonnent pas avec justesse.

Je sais de plus en plus que je ne sais rien d’autre vraiment que ce que j’ai pu expérimenter. Je sais de plus en plus que les erreurs sont inévitables et tellement précieuses pour nous permettre d’apprendre.

Ça je le sais. Mais le sais-je vraiment ?

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La clé pour accéder au pouvoir et aux ressources nécessaires pour mener une vie pleine de sens et épanouissante est de les découvrir en soi-même.
La vérité est, que nous en soyons conscients ou non, que tout ce dont nous avons besoin est intégré au tissu même de qui nous sommes.
Vous n’êtes pas faibles, mais fort(e)s; pas incompétent(e)s, mais compétent(e)s; pas dépendant(e)s, mais plein(e)s de ressources; pas mauvais(es), mais bon(ne)s.

– Jim Palmer