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LE COEUR DU MONDE

Que ma colère ne devienne pas méchanceté.
Que mon chagrin ne dégénère pas en apitoiement.
Que mon coeur demeure assez tendre pas ne pas craquer.
Que ma colère soit justice et non cruauté.
Que je me souvienne que toutes ces émotions, chaque pépite de celles-ci, tendent vers l’amour.
Que je demeure ardemment bon(ne).

– Laura Jean Truman

J’aurais pu traduire toutes ces phrases par faites en sorte que

Mais j’ai choisi d’utiliser que ma/mon/je

Car s’il n’y a rien de mal à s’en remettre à une puissance supérieure pour obtenir de l’aide, je crois que tout relève de nous en premier lieu.

Car comme disent les Sufis: Implore Dieu, mais attache ton chameau. Ou par ici, on dit plus communément : aide-toi et le Ciel t’aidera.

Que ma colère ne devienne pas méchanceté.
Rien de mal à sentir la colère devant l’injustice mais ne la laissons pas heurter autrui. Utilisons plutôt cette énergie pour équilibrer l’injustice en aidant, en faisant le bien. Je sais, pas si évident face au drame qui a cours au Moyen-Orient. Mais peut-être chercher à comprendre, s’informer, voir les deux côtés des conflits. Car il y a les gouvernants, et il y a le peuple, et le peuple a bon coeur, tous les peuples veulent la paix.

Que mon chagrin ne dégénère pas en apitoiement.
Parallèlement à la colère, qui ne serait d’ailleurs que tristesse activée, normal de parfois aussi sentir du chagrin et de la tristesse, face à soi, pour nos proches qui souffrent ou notamment devant le sort des enfants. Mais il est crucial de ne pas laisser cette énergie nous ratatiner, nous rendre victime, nous paralyser, car il y a toujours quelque chose que l’on puisse faire pour transformer positivement les blues du coeur et de l’âme après les avoir reconnus et sentis. Compost for action.

Que mon coeur demeure assez tendre pas ne pas craquer.
Se laisser toucher par la dureté du monde sans nous écrouler, voilà un grand défi. Car comme le dit si bien ci-bas Gangaji, une coeur brisé peut devenir une porte vers la grâce. Mais jamais un coeur fermé.

Que ma colère soit justice et non cruauté.

L’auteure utilise deux fois le terme colère dans sa citation. La première fois pour qu’elle ne devienne pas méchanceté, et ici pour qu’elle ne se transforme pas en cruauté. Car souvent, la colère n’est que peur devant l’inconnu, sentiment d’impuissance. La colère peut constituer une précieuses énergie de changement et de transformation. Essence de la justice.

Que je me souvienne que toutes ces émotions, chaque pépite de celles-ci, tendent vers l’amour.
Car malgré l’apparente banalité de ce terme utilisé à tant de sauces et dans tant de poutines, il n’y a que l’amour. L’amour pour soi tout d’abord, qui se transforme tout naturellement et graduellement en amour pour autrui. Puis en disposition permanente.

Que je demeure ardemment bon(ne).
L’auteure utilise le terme anglais fiercely, qui se traduit par violemment, mais j’ai choisi ardemment, comme dans flamme ardente. Que mon coeur sente le coeur d’autrui, le coeur des autres, le coeur du monde entier. Car le seul et même coeur au bout du compte, le coeur de Dieu, le coeur du monde. Et le même battement. Poupoum poupoum…

Aho !

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Quand on me contrarie, on éveille mon attention, pas ma colère.
Michel de Montaigne.

BONNE VOLONTÉ

Juste comme j’avais découvert le sens de la vie, ils l’ont changé.
– Georges Carlin

Alors on va continuer à chercher.

Car, selon notre cher ami Friedrich: quiconque est mû par un désir d’apprendre réellement la vie peut soutenir presque n’importe quelle expérience.


Ce que je comprends personnellement de la boutade de Carlin ci-haut, c’est que dès qu’on pense avoir trouvé le sens de la vie, ou le secret de l’univers, ou encore avoir atteint un état ou statut quelconque, on doit l’oublier et reprendre les recherches, et continuer la quête. Car tant qu’on est vivant(e), elle est infinie la quête. On peut toujours apprendre du nouveau, on doit rester humble devant l’inconnu, devant la création, un(e) éternel(le) étudiant(e) devant le mystère de la vie. Toujours garder les mains, l’esprit et le coeur ouverts. Et l’âme légère.

Dès qu’on pense avoir atteint la pleine conscience, on fait fausse route. Dès qu’on se considère comme une petit dieu ou une déesse, on s’enfle l’égo car nous ne sommes que simples humain(e)s. Dès qu’on pense avoir compris quoi que ce soit, on est probablement dans le champs. Ou du moins on sous-estime l’ampleur de la tâche. Car il n’y a rien à comprendre définitivement. Il y a tout à vivre. Encore et encore. De nouveau. À nouveau. Toujours avec une fraîcheur enfantine au coeur et un constant renouvellement dans l’âme, avec une nouveauté de coeur.

Et des mots de Nietzsche, je comprends, tout simplement, que quand on veut, on peut. Peu importe la tâche, peu importe le risque qu’on doit prendre, peu importe l’effort. On doit suivre où notre coeur veut nous mener.

Et ne nous satisfaisons pas de trop peu, de miettes, de confort bon marché, de tiédeur. Allons jusqu’au bout des désirs de notre âme.

Ne vends pas ton âme pour rien au monde. C’est la seule chose que tu as apporté en ce monde et la seule chose que tu rapporteras avec toi dans la mort.

Voilà cher/ère lecteur/trice. Mon peti bla bla de ce mardi matin d’Avril.

Comme chantait la grande philosophe québécoise Marjo:
j’lâche pas, j’attends pas d’crever.

Et ci-bas, une perle d’Andrée Chedid:
On fait sa vie.
Il faut vouloir sa vie.
La volonté d’aimer, de vivre, est un arbre naturel, vigoureux, qui vous pousse dans le corps.
L’existence est ce qu’elle est.
Les hommes ce qu’ils sont.
Le mieux est toujours quelque part.
Dans le sable, dans le granit, dans le plomb, en nous-mêmes.
Le don des larmes, la grâce des larmes est toujours quelque part.

SEMER D’AMOUR

Aussi longtemps que tu cherches à être aimé(e), il n’y a aucun amour en toi.
– J. Krishnamurti

De la suite dans les idées ces temps-ci le chroniqueur, et son fil d’actualités – salut algorithmes.

En effet, l’autre jour, je postais ces mots de Mme Atwood :
Le désir d’être aimé(e) constitue la dernière illusion. Abandonne ce désir et tu seras libre. 

Et maintenant, ceux-ci de Krishnamurti, et de nouveau, pour la répétition, car un concept pas si simple à intégrer malgré son apparente simplicité 😉
Aussi longtemps que tu cherches à être aimé(e), il n’y a aucun amour en toi.

Pour soutenir ces propos, Osho disait aussi notamment que l’amour n’est pas comme telle une relation, c’est davantage une disposition intérieure, un état d’être (state of being). Que l’on doit cultiver, développer, faire grandir tout d’abord l’amour envers soi, face à soi et pour soi. Puis, avec un bon fond, ça se met à déborder puis tout naturellement ça se met à couler vers les autres. Floush floush…

Or, depuis que nous sommes tout petit(e)s, on a tendance à chercher l’amour à l’extérieur de soi, en dehors de soi. Avec le temps, nous sommes devenu(e)s des quêteux/ses d’amour. Comme si on était vide, et que l’on devait se remplir à partir des autres, à partir d’en dehors.

Alors on cherche l’âme soeur, ou l’âme frère, ou l’âme trans désormais. On fait toutes sortes de pirouettes pour plaire, pour être reconnu(e)s, aimé(e)s, apprécié(e)s.

Pourtant si on pouvait seulement apprendre à s’faire la job de coeur par en d’dans, à aimer sans attente d’en recevoir autant qu’on en donne. Juste aimer la vie. Parce qu’en fait, on ne donne jamais rien dans le domaine de l’amour, on ne fait que laisser passer. L’amour ne vient pas vraiment de nous. On ne fait pas l’amour, on ne fait que le partager. C’est la vie qui génère l’amour, nous ne sommes que des courroies de transmission. C’est l’amour qui nous fait en fait.

En anglais, le terme lovable est plus juste que le terme français aimable. Il signifie able to love, love able, capable de recevoir l’amour, comme capable d’en donner, capable de simplement le laisser passer à-travers soi, sans compter, sans calculer, sans faire d’effort. Alors qu’en français, être aimable implique davantage que l’on doit être gentil(le) avec les autres.

Alors osons l’amour. Osons s’aimer soi-même. Osons le dire, osons le montrer. Osons le laisser passer, le laisser nous consumer. Laissons l’amour brûler notre peur. Et réalisons qu’au coeur de notre coeur brule une flamme de vie qui ne nécessite aucun effort de notre part car cette flamme brûle simplement pour l’amour de l’amour.

L’amour est auto générateur.

Et plus fort que la mort l’amor l’amor l’amor.

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Les connexions d’amour ne sont même pas interrompues par la mort. La mort ne fait tout simplement aucune différence pour les gens qui aiment, la mort n’existe pas pour l’amour. Si tu as confiance, si tu as de l’amour en toi pour autrui, la mort ne veut rien dire du tout, vous continuerez à communier de la même manière même apèrs la mort du corps. L’amour continuera, rien n’y changera rien.
– Osho

MOI EST L’AUTRE

Tant qu’on se pense séparé(e) des autres, nous ne sommes pas complètement incarné(e)s. Pas 100 % humain(e). Car nous ne sommes que le même corps social, nous faisons partie du même organisme vivant, et titubant. Telle une partie de notre corps qui se considérerait indépendante du reste, nous ne sommes pas séparé(e)s du Tout. Pas séparé(e) du tout.

Ainsi tel nous considérons le monde, telle est notre propre relation avec nous-même. Car nous sommes le monde. Telle est notre relation avec les autres, telle est notre relation avec soi. Cela semble si évident. Et pourtant.

Nous jugeons, nous critiquons, nous trouvons des fautes chez autrui à qui mieux mieux. Réflexe quasi généralisé. Dès que quelqu’un est différent de soi, de ce que nous considérons normal, nous identifions la faute, nous cherchons l’erreur, là où ça cloche, comment il ou elle devrait être. Autrement que comme il/elle est.

Nous mettons si souvent l’emphase sur les fautes des autres. Et ce réflexe a été magnifié par les réseaux sociaux, par la vie qui passe principalement par les écrans désormais. On dirait que nous sommes devenus désensibilisés, insensible aux autres. Ils et elles ne sont devenues que des images, des avatars en une seule dimension, dans notre écran. Et la vie un grand film qu’on regarde se dérouler devant nous, nous en dehors, ou légèrement en retrait.

Mais en jugeant autrui à outrance tel que nous le faisons tant et si souvent, et en l’exprimant de plus en plus on dirait, je crois que nous faisons la même chose avec nous-même.

Ou est-ce que parce que nous faisons la même chose avec soi qu’on projète ça chez les autres ?

Cherchons le sens.

Nous sommes particulièrement dur(e)s et jugeant(e)s avec les personnes publiques qui ne partagent pas nos vues ni nos intérêts. Nous les considérons quasiment comme des non-humain(e)s, comme des moins que rien. Pourtant.

Ne seraient-ils/elles pas que des parties de nous-même ?

Ne seraient-elles/ils pas que des projections de nos jugements et de nos propres faiblesses ?

La question se pose mais ne se répond pas si aisément car dérangeante.

Amour, amitié et compassion sont les trois premiers termes utilisé par Mme de Beauvoir dans la citation ci-haut en lien avec la valeur de notre propre vie. Et ensuite seulement, indignation. On dirait qu’on a l’équation dans le mauvais ordre de priorité. On s’indigne en premier lieu la plupart du temps. Et souvent on s’arrête là.

Pourtant, notre propre vie et celle des autres n’est-elle pas la seule et même vie ? La même vie que déclinée en des corps différents ? Autres questions.

Bien sûr, on doit combler et prendre soin de ses propres besoins de base dans un premier temps. Mais lorsque cela est fait, que fait-on par la suite ? Que fait-on pour contribuer au bien-être du plus grand nombre ? Pour améliorer le sort commun ? Que peut-on faire pour faire cesser la guerre ? Pas évident je sais.

De bien grandes questions en ce petit vendredi matin pluvieux d’avril je l’admets. Mais le sort du monde actuel est questionnant, dérangeant.

Bien sûr on ne doit jamais perdre de vue notre immense chance, le privilège que l’on a de vivre ici. Et ne pas perdre de vue non plus toute la beauté du monde. Que l’on ne doit surtout pas tuer comme implorait la chanteuse.

Peut-être que la réponse consiste simplement à faire du mieux que l’on peut, ce que l’on fait avec amour et soin, avec gratitude et reconnaissance face à cette immense existence, et, petit à petit, partager notre bonheur et notre gratitude avec les gens autour de soi. Jouer le rôle que l’on nous a attribué avec le plus de justesse possible.

En posant de petits gestes, à notre mesure. Avec humilité, et sincérité.

Et en voyant les autres comme nous-mêmes, et en les traitant ainsi, comme nous voulons qu’on nous traite.

Sans jamais oublier ceux et celles qui vivent des situations difficiles, guerres, famines, errance et itinérance. Et voir ce que l’on pourrait éventuellement faire pour contribuer. Car ce qu’ils et elles vivent en ce moment, d’une certaine façon c’est aussi ce que nous vivons nous. À distance, avec un délai. Mais il est aussi très possible que notre confort ne dure pas éternellement. Alors apprécions-le pendant que ça passe. et partageons-le un peu.

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Pratiquez jusqu’à ce que vous vous voyiez dans la personne la plus cruelle sur Terre, l’enfant affamé, le prisonnier politique.

Continuez jusqu’à ce que vous vous reconnaissiez dans tout le monde au supermarché, au coin de la rue, dans un camp de concentration, dans une feuille, dans une goutte

Méditez jusqu’à vous voir dans un grain de poussière dans une galaxie lointaine.

Regardez et écoutez de tout votre être.

Si vous êtes pleinement présent, la pluie de Dharma arrosera les graines les plus profondes de votre conscience, et demain, en lavant la vaisselle ou en regardant le ciel bleu, cette graine germera, et l’amour et la compréhension émergeront comme une belle fleur.

– Thich Nhat Hanh

REFUGE COEUR

Le coeur, notre coeur. Cher coeur. Au coeur de notre chair.

Même si on ne l’écoute pas toujours, il est toujours là.

Même si on le l’entend pas, il chuchote, juste là, tout bas. Mais il faut écouter autrement.

Même si on ne le sent pas, juste et ici, il bat, il bat. Parfois vite, parfois moins, mais toujours, il bat.

Même si on ne le veut pas, éventuellement, on devra lui rendre des comptes à ce coeur.

Car il voit tout, il sent et ressent tout et enregistre tout.

Optimalement, c’est lui qui devrait guider nos pas, dicter nos paroles et inspirer nos actions.

Vivre à partir du coeur, grand défi. Le défi d’une vie. Et le seul qui vaille la joie. Comme la peine. Comme le reste. Coeur à tout, coeur atout.

En effet monsieur Coelho, personne ne peut ni ne doit fuir son coeur. Car là qu’on vit, là qu’on est logé. Oh parfois, devant l’adversité, ou la menace, ou la peur, il peut se refermer pour se protéger.

Mais toujours on doit y revenir, et le laisser se ré-ouvrir. Toujours, on doit vivre à partir de là, de lui. Car c’est lui qui nous garde ici. Notre boussole dans ce monde chavirant qui nous fat parfois perdre la tête et le nord. Mais jamais la foi. Car la foi est au coeur ce que le nord est aux marins.

Le coeur est le terrain du grand jeu de la vie, le coeur de l’existence. Et par le coeur, tout et tous et toutes sont unies. Car un seul coeur. Écoutez.

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Que les propos de ma bouche, et la méditation de mon cœur te soient agréables, ô Eternel ! mon rocher, et mon Rédempteur.
– Psaume 19:14.

SLOW ART EN DEVENIR HUMAIN(E)

Un moment donné dans ta vie, il est possible que tu atteignes un point où tu veuilles ralentir le rythme de ta transformation. Pas arrêter d’évoluer, mais plutôt un point où tu veux arrêter d’utiliser ta volonté pour provoquer des changements. Tu continues à grandir mais la qualité est différente: c’est plus doux, davantage une acceptation qu’un changement. . Tu acceptes davantage qui tu es, reconnaissant(e) du chemin parcouru et tu es prêt à travailler avec ce que tu as et qui tu es. Il est important de reconnaître ce moment s’il se produit. Car c’est un point important dans l’acceptation de toi-même. Et, de façon surprenante, cela peut provoquer le plus grand changement en toi. – Jeff Brown

Je vais trancher ici les mots de Jeff Brown phrase par phrase car ils me semblent riches et importants.

Un moment donné dans ta vie, il est possible que tu atteignes un point où tu veuilles ralentir le rythme de ta transformation.

Quand on est jeune, on veut beaucoup. On veut que ça aille vite, on en veut le plus possible, et on le veut tout de suite. Comme on ne sait pas encore que la vie peut être loooooooongue, on veut veut tout right here right now. Tusuite. Et ça fait partie de la beauté de la jeunesse. La passion, l’intensité, l’impétuosité. Mais ça fait son temps. Le corps nous le dit.

Pas arrêter d’évoluer, mais plutôt un point où tu veux arrêter d’utiliser ta volonté pour provoquer des changements.

Quand on entreprend un chemin de changement, que l’on peut aussi appeler un chemin de conscience, quoi que ce mot est utilisé à plusieurs sauces dans la grande poutine humaine, on veut changer, on veut se changer. Mais ça part de la volonté, du willpower comme disent les anglais.

Mais on peut se demander comment l’égo peut-il se saborder lui-même ?

Tu continues à grandir mais la qualité est différente: c’est plus doux, davantage une acceptation qu’un changement.

Avec les années, même si on veut toujours continuer à s’améliorer, devenir meilleur, plus juste, plus conscient, name it, on se fatigue un peu au fut et à mesure de notre course – human race – et on réalise que l’on ne changera pas, pas vraiment.

On peut bien modifier certaines habitudes inconscientes, on peut prendre conscience de certaines zones d’ombre, reconnaître certains patterns, mais on réalise que fondamentalement, le coeur de qui nous sommes ne changera pas, ça restera toujours le même. On découvre la présence en soi qui observe et qui est permanente et impermanente.

Tu acceptes davantage qui tu es, reconnaissant(e) du chemin parcouru et tu es prêt à travailler avec ce que tu as et qui tu es.

Acceptation est le mot clé ici. Mais ça prend pas mal d’effort en début de course pour réaliser que le plus grand changement passe par l’acceptation de tout ce que l’on est, de tout ce que nous sommes. Qu’on ne gagnera rien en tentant de se débarrasser de certaines parties de soi-même, ce qui est impossible de toute façon.

Osho disait: only losers can win this game.

Il est important de reconnaître ce moment s’il se produit.

Souvent on interprète ce moment comme une fatalité, comme si on est devenu vieux, vieille. Mais au contraire, on se rend compte qu’on est devenu mature, qu’on acquiert un peu de sagesse. Finalement !

Et on peut alors arrêter de se rebeller contre le monde, et commencer à y participer, simplement et totalement comme nous sommes. Pas contre rien, pour tout. Y ajouter notre propre touche humaine, humble et imparfaitement parfaite.

Car c’est un point important dans l’acceptation de toi-même.

Bingo !

Et, de façon surprenante, cela peut provoquer le plus grand changement en toi.

Finalement, l’acceptation de soi, la grande capitulation face au désir de changer, un oui face à toutes ses facettes, en particulier ce que l’on aime moins, ce qui était jadis impossible à accepter. Alors la vie devient plus reposante. Cet état en soi, où l’on réalise qu’il n’y a rien à ajouter, rien à améliorer, rien à gagner, nous ramène directement à la maison, au coeur de soi, dans le coeur.

Mais bien souvent, ce processus prend du temps, de l’effort, plusieurs tentatives d’essais-erreurs. Car les prétendues erreurs sont la voie royale de l’apprentissage dans l’art de devenir humain(e).

JUSTESSE D’UN COEUR OUVERT

En vieillissant, notre plus urgente responsabilité est de continuer à garder nos coeurs ouverts. – Leonard Cohen

En général, on naît le coeur grand ouvert. Même s’il est tout petit, il est plus grand qu’il ne le sera probablement jamais plus tard du reste de notre vie.

On n’à regarder les yeux d’un nouveau-né, qu’à y plonger notre regard. Et comment ce regard plein d’innocence nous touche droit – et directement – au coeur, sans filtre et sans détour. Immense force de la pureté de coeur. Comme certains bébés animaux – et grands aussi – peuvent le faire.

Alors c’est probablement l’innocence qui nous ramène à ce soft spot en nous, au coeur pur de qui nous sommes. Ce que certains nomment le coeur de Jésus.

J’aime d’ailleurs penser que c’est au coeur de notre coeur que notre âme a été déposée lors de notre conception. On nous l’a gravée au coeur cette âme, infime partie du grand Manie Tout, insérée, torsadée dans chaque tissu de la pompe à vie universelle qui fait poupoum poupoum dans notre torse du premier souffle, jusqu’au dernier. À chaque instant.

Cohen parle de continuer à garder nos coeurs ouverts en vieillissant.

Car tous et toutes, chacun/chacune, à notre mesure et selon nos parcours de vie, avons dû le fermer parfois, pour nous protéger. De façon permanente, ou si plus chanceux/se, temporairement.

Tous et toutes nous avons eu, à certains moments, le coeur brisé, meurtri, sonné. Gangaji, dans un superbe vidéo, souhaite d’ailleurs que nous nous fassions briser le coeur régulièrement afin qu’il reste ouvert et sensible (voir lien ci-bas).

Car le coeur est un muscle élastique, flexible, et adaptatif. Le coeur peut continuer à croître sans cesse. Jusqu’à l’infini. Parfois, ça étire et ça fait un tout ptit peu mal, mais si on continuer à respirer et à faire confiance, on dit que ça passe et que ça ne casse jamais. Élastique jusqu’à l’infini le coeur.

Et c’est avec un coeur ouvert, donc fragile, sensible et vulnérable, que nous pouvons recevoir le monde. Et lui redonner. C’est avec un coeur ouvert, délicat, respectueux et empathique, que nous demeurons humain(e). Pas des Dieux ni des Déesses avec des D majuscules, non, simplement des êtres humains vivants, sentants, résonnants, compatissants. Mû(e)s par des coeurs d’étudiant(e)s, étudiant(e) de la vie, de la grâce, de notre humanité.

Des êtres humains simplement et parfaitement imparfaits, en recherche de plus de justesse et non de justice, car la justesse est divine alors que la justice est fabriquée par certains hommes de droit qui la tissent à leur mesure et qui la manipulent au bon vouloir, et surtout au bon pouvoir, de leurs avocats et de leurs avocasseries. Le droit des plus forts est bien pâle face au coeur. Alors souhaitons-nous justesse plutôt que justice.

Hier, avec le french kiss qu’a offert la lune au soleil, c’est comme si une partie de l’humanité avait retrouvé son coeur d’enfant. On a retrouvé, pour l’espace de quelques heures, notre innocence, notre humilité devant plus grand que nous, connectant avec ce plus grand que soi.

Certains ont préféré regarder, les yeux ouverts, d’autres ont choisi de sentir cette danse entre ces deux géants flottant et spinnant dans l’univers aux qualités si différentes, mais immenses et lointaines mais toutes proches aussi, desquelles on dépend tout à fait. C’est cette connexion au divin cosmos qui me semble avoir réveillé le coeur pur de l’enfant en nous hier.

En espérant que suite à cet événement flabbergastant de beauté et de majustuosité, nous pourrons continuer à conserver cette ouverture du coeur. Cette capacité de s’émerveiller, et de laisser tomber notre snobisme et notre sarcasme devant l’injustice des hommes pour retrouver notre fascination devant le beau, le grand, le merveilleux.

Sans toutefois jamais oublier ceux et celles qui souffrent et qui ont besoin. Car l’horreur co-existe avec la merveille.

Et un coeur ouvert sent nécessairement la souffrance dans les coeurs de ses frères et de ses soeurs. Même s’ils et elles sont loin. Même si on ne les voit pas, on les sent et les ressent.

Peut-être pour cela que certain(e) ne veulent pas ré-ouvrir la porte du coeur ?

Mais parfois, la vie continue de nous inviter et éventuellement, on finira par dire oui. Et oui, et oui encore.

En vieillissant, notre plus urgente responsabilité est de continuer à garder nos coeurs ouverts. – Leonard Cohen

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Lien vers discours de Gangaji:
https://www.youtube.com/watch?v=gII6JEuwLq0&t=3s

DONNER POUR DONNER

Un des aspects que j’apprécie dans ma vie est le fait que je suis d’une nature à donner, alors je ne suis jamais en manque. C’est comme un cycle de bénédictions – comme je donne à autrui, je me sens béni de façon inattendue. Trop souvent nous nous attardons à une réciprocité. Mais nous devons comprendre que les gens que nous aidons ne sont pas nécessairement ceux ou celles qui nous aideront en retour, et cela est parfait ainsi.

image via Atma Hari Kaur sur FB

J’ai beaucoup reçu dans ma vie. De ma mère, de ma famille, de plusieurs ami(e)s et de quelques amoureuses, de quelques mentors spéciaux, comme de quelques maîtres spirituels. J’ai été choyé tout au long de ma vie, le cul bordé de nouilles comme aiment dire certains.

De toute façon, en général, par le simple fait de vivre ici, en paix, dans le calme et le respect de nos droits, avec un toit, de l’eau et de la nourriture, la plupart d’entre nous sommes full lucky. Et ça c’est sans parler de tout ce que l’on reçoit de mère nature, notre Terre mère. Et du Soleil et salut la lune.

Quand on reçu autant que nous avons reçu, et ici je recommence à parler pour moi, il est tout naturel de redonner. Et pas nécessairement à ceux et celles qui nous ont donné.

Avez-vous remarqué que dans l’expression give and take, on place le give avant le take ?

Ainsi, on ne donne pas pour recevoir, c’est l’acte de donner qui nous permet de recevoir, qui nous comble, qui nous satisfait.

En fait on ne donne pas vraiment rien dans la vie, on ne fait que passer au suivant, partager ce que l’on a reçu. Car on on naît avec rien dans les mains et avec même pas de poches, les mains nues, comme le reste du corps d’ailleurs. Alors que peut-on donner d’autre que ce qui nous a été donné, transmis ?

Et comme on va aussi mourir les mains vides, remplissons notre coeur d’ici là en étant généreux. Car aussi bien passer, faire circuler, partager que d’avoir peur de perdre. On va tout perdre le matériel anyway, notre corps compris.

Car comme on dit, c’est en donnant qu’on reçoit. On dit aussi que tout ce que l’on ne donne pas est perdu à jamais alors que ce l’on donne, on le possède pour toujours.

L’appréciation de tout ce que l’on a reçu nous permet en premier lieu d’apprécier tout ce que nos parents nous ont transmis, le meilleur comme le moins. Car ils ont fait du mieux qu’ils on pu. Comme on a nous-même fait si on a eu des enfants. Comme on devrait nous-mêmes faire avec qui que ce soit.

Pour le reste, on dit qu’on a qu’à suivre notre coeur. Ce qui constitue la job du reste de notre vie.

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PRIÈRE DE SAINT FRANÇOIS D’ASSISE

Seigneur, faites de moi un instrument de votre paix!
Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.
Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.
Là où il y a la discorde, que je mette l’union.
Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.
Là où il y a le doute, que je mette la foi.
Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière.
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

Que je ne cherche pas tant
À être consolé… qu’à consoler;
À être compris… qu’à comprendre;
À être aimé… qu’à aimer;

Car

C’est en donnant… qu’on reçoit;
C’est en s’oubliant… qu’on trouve;
C’est en pardonnant… qu’on est pardonné;
C’est en mourant… qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

AIMER D’AMOUR

Le désir d’être aimé(e) constitue la dernière illusion. Abandonne ce désir et tu seras libre. – Margaret Atwood –

Veeresh nous disait souvent que plutôt que de le vouloir, on devait donner ce que l’on voulait recevoir. Et que si on veut être aimé(e), donc recevoir de l’amour, on doit le donner car c’est en le donnant qu’on le reçoit. Et l’amour est toujours tout d’abord une inside job. Ça commence en soi, et ça va ensuite vers le monde. Au coeur de soi coeur de soie.

Comme c’est en aidant autrui, en soutenant les autres qui ont besoin que l’amour et la solidarité peuvent grandir et que l’on développe notre capacité de mettre cette qualité en place et en priorité dans notre vie.

Vouloir être aimé(e) est une grande illusion, l’utime cul-de-sac existentiel peut-être. Très sages paroles Mme Atwood. Expérience d’une vie.

Car trop souvent, on s’attend à recevoir de l’extérieur ce qu’on ne peut même pas se donner à soi-même, et ce que l’on ne pourra même pas vraiment appréciée de toute façon car trop associé à hors de soi. On devient alors des quêteux/ses d’amour, des mendiant(e)s de l’amour. Comme du reste. Car notre relation à l’amour est bien souvent représentative du reste de notre vie. Les gens généreux le sont souvent dans plusieurs domaines.

On dit aussi que dans la vie soit on donne, soit on prend. Qu’au final, c’est l’un ou l’autre.

Et on dit aussi que lorsqu’on meurt, tout ce que l’on peut apporter avec soi pour l’éternité c’est ce que l’on a donné durant notre vie. Et que ce que l’on ne donne pas, on le perd et on l’a perdu à tout jamais.

Il existe simultanément une fine et immense nuance entre s’aimer soi-même et simplement être égoïste et imbu(e) de soi-même.

Tout comme méditer pour disparaître et ne faire qu’un(e) avec l’univers ou vouloir prendre toute la place et devenir Dieu, devenir mieux qu’autrui, le/la plus calme et le/la plus centré(e).

Le Je suis Dieu wow de Lise Bourbeau (pour les plus vieux/vieilles) peut être interprété de différentes façons. Et l’égo peut nous jouer de sacrés et drôles de tours de maneige parfois. Quand Je et je me moi dansent ensemble un tango à plusieurs.

Alors, droppons le besoin d’amour pour l’amour tout court, l’amour tout grand.

L’amour qui est plutôt que celui qui se reçoit, celui qui est attendu en retour de.

Et ne faisons qu’être amour au coeur de soi, et tout le tour. Sans attentes, sans désirs. Ou s’il y en a encore, observons-les et laissons-les partir. Sans le nourrir ni les retenir.

Et arrêtons de vouloir toujours plus d’amour des autres tels des love junkies.

Et commençons à en semer, à en répandre à tous vents pour ce que cet amour croisse, grandisse, contamine le monde entier. En commençant par notre petite cour intérieure. Puis en faisant sauter les clôtures et virevolter dans le monde entier.

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Tout arrive, il faut juste que ton cœur soit prêt à le recevoir.
Tout vient, mais si ton cœur est fermé, les lois secrètes de la vie sont telles qu’on ne frappera même pas aux portes de ton cœur.
L’existence sait attendre ; cela peut attendre l’éternité.
Tout dépend de toi.
Tout est prêt à arriver à tout moment.

Ouvre simplement toutes les portes, toutes les fenêtres, pour que l’existence puisse se déverser en toi de toutes parts. Il n’y a pas d’autre dieu que l’existence, et il n’y a pas d’autre paradis que ton être.
Lorsque l’existence se déverse en ton être, le paradis entre en toi – ou tu es entré au paradis, ce sont simplement des façons différentes de dire la même chose.
Mais rappelle-toi : la vie n’attend rien de toi.
Toutes les religions disent depuis des siècles que vous devez faire ceci, vous devez faire cela. Qu’il faut être un bourreau de soi-même, qu’il faut renoncer aux plaisirs, qu’il faut lutter avec son corps, qu’il faut renoncer au monde.
Les écritures bouddhistes contiennent trente-trois mille principes qu’un sannyasin doit suivre. Il est presque impossible de s’en souvenir – il est hors de question de les suivre.
Je n’ai même pas un seul principe à suivre; que la simple compréhension que c’est la vie, ta vie – profites-en, permets à la vie de chanter une chanson à-travers toi, permet à la danse de prendre place en toi.

Tu n’as rien d’autre à faire que d’être disponible.
Et les fleurs vont pleuvoir sur toi.

~ Osho

DOUCE FOLIE DE COLIBRI

Reste fou. Mais agis comme quelqu’un de normal.
Prends le risque de demeurer différent(e) mais fais-le sans attirer l’attention.

– Paulo Coelho

Dès que mes yeux se sont posés sur cette image, et sur les mots de Coelho surtout, je me suis senti interpellé. C’est que je me sens moi-même un peu fou: fou des mots, fou de musique, fou de vie, fou de joie, fou de même toé. Fou brac en tabar… nouche.

Fou mais pas tout à fait fou quand même, pas tout à fait fou non plus. Fou with a twist. Pas fou, juste fou fou. Doux fou va.

Comme on disait jadis : Un fou qui sait qui est fou est ben moins fou qu’un fou qui sait pas qui est fou. Ben moi j’le sais. Chu fou. Pis j’m’en fous. Mais j’me fous pas de tout.

On s’en fous-tu ? Mets-en qu’on s’en fout. Mais on s’en fout doux.

Pour rester sain d’esprit en cette existence, en ce moment en particulier, en ce fou monde, il faut être un peu fou, il faut rester fou. Ou folle. Ou fol. Folie de survie.

Car le monde est fou. Et pour vivre dans un monde fou, il faut l’être aussi. Mais il y a divers types de folie. Folie créatrice ou folie destructrice. Chacun la sienne. Et si elles existent toutes les deux, même si on ne le comprend, elles doivent avoir leurs raisons d’être. Même si ça nous semble follement malade de détruire, de vendre de la mort.

Quand on observe tout ce qui se passe en ce bas monde, du moins la petite partie que l’on peut observer, ou que l’on réussit à saisir, notre propre petit angle d’observation limité car bien trop vaste le monde pour tout y voir, le monde doit être encore plus fou qu’on pense qu’il ne l’est en réalité. Full fou, full fol.

On se bombarde, on s’affame, on se crie après, on se tire dessus, on veut être meilleur(e) ou plus riche et fameux que son ou sa voisine. Pas grand chose qu’on peut faire pour arrêter ce genre de folie.

Tout ce qu’il nous reste à faire est de semer notre propre petite graine de folie créatrice autour de soi. Partager des mots d’encouragements, des mots d’espoir, semer des graines de poésie à tous vents, planter notre musique dans le coeur et les oreilles des gens. Et continuer à espérer que le monde ira mieux, que les humain(e)s s’éveilleront, que nos enfants auront la chance de grandir en paix et en sécurité, et dans l’amour qui leur est dû.

Mais on doit rester créativement fou et folle sans que ça ne paraisse trop. On doit être follement fou et folle, mais le faire low profile. On ne doit pas avoir l’air fou, mais on doit continuer de chanter la chanson.

On doit faire ses folles affaires sous des airs normaux. Diffuser notre folie sous des airs d’ordinaire, partager une folie contagieuse de laquelle on ne méfiera pas, face à laquelle on ne s’opposera pas. Une folie qui touchera les coeurs et les âmes un à un, une à une sans que le monde ne s’en aperçoive, à son insu.

Car petit train va loin, lentement mais sûrement. Tchou tchou.

Faire ce que notre coeur nous dicte, faire ce que l’on sent juste. Juste et bon. À notre humble mesure, à notre toute petite échelle car la vie se grimpe un barreau à la fois, chaque barreau dans la foi.

Vivre sa vie, tel un colibri. Avec le coeur qui bat la chamade. Poupoum poupoum.

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Fou colibri fou

Selon une vieille légende amérindienne, un jour, il y eut un grand incendie dans la forêt.
Tous les animaux s’enfuirent terrorisés dans toutes les directions, car c’était un incendie très violent. Soudain, le jaguar aperçut un colibri passer au-dessus de sa tête, mais dans la direction opposée. Le colibri s’est envolé vers le feu !

Quoi qu’il arrive, il ne s’arrêterait pas.
Quelques instants plus tard, le jaguar le vit passer à nouveau, cette fois dans la même direction dans laquelle le jaguar marchait.
Il pouvait observer ce va-et-vient, jusqu’à ce qu’il décide d’interroger l’oiseau à ce sujet, car son comportement lui semblait très bizarre.

Qu’est-ce que tu fais, colibri ?

Je vais au lac, répondit-il,
je bois de l’eau avec mon bec et je la jette sur le feu pour l’éteindre.
Le jaguar rit.
Es-tu fou ?
Penses-tu vraiment que tu peux éteindre ce grand feu tout seul avec un si petit bec ?

Non, dit le colibri, je sais que je ne peux pas.
Mais la forêt est ma maison.
Cela me nourrit, cela me protège, moi et ma famille.
J’en suis si reconnaissant.
Et j’aide la forêt à grandir en pollinisant ses fleurs.
Je fais partie d’elle et la forêt fait partie de moi.
Je sais que je ne peux pas éteindre le feu, mais je dois faire ma part.

À ce moment-là, les esprits de la forêt, qui écoutaient le colibri, furent émus par l’oiseau et son dévouement à la forêt, miraculeusement ils envoyèrent une averse torrentielle, qui mit fin au grand incendie.

Les grands-mères amérindiennes racontaient parfois cette histoire à leurs petits-enfants, puis concluaient par :
Voulez-vous attirer des miracles dans votre vie ? Alors faites votre part.

Vous n’avez aucune responsabilité de sauver le monde ou de trouver des solutions à tous les problèmes, mais simplement de vous occuper de votre petit coin de l’univers.
En faisant cela, le monde se sauve.

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Si vous croisez Dieu, ne vous mettez pas à genoux et ne commencez pas à prier, il est fatigué de tout cela !
Racontez-lui une bonne blague.
Ce sera une communion plus profonde.
Faites-le rire.
Dans ce rire, se cache une révélation.
– Osho, Dhammapada : La Voie du Bouddha