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TOUT NOUS EST DONNÉ, ET REPRIS

Développez cette confiance que tout ce dont vous avez besoin viendra à vous quand vous en aurez besoin.
– Abraham Hicks via Kim Trinh

Développez cette confiance que tout ce dont vous avez besoin viendra à vous quand vous en aurez besoin. Sinon c’est que vous n’en aviez pas vraiment besoin 😉

Ou comme on dit : à la fin tout sera pour le mieux. Alors si tout n’est pas pour le mieux en ce moment, ce n’est pas la fin. Grande vérité de la police.

De toute façon, à la fin, c’est notre corps qui retournera en poussière d’étoiles alors que notre âme ? Notre âme, aucune idée où elle ira. On verra bien. Ou pas. De toute façon, on ne sait même pas tout à fait ce qu’elle est ni ce qu’elle fait ici en ce moment même.

Dans la vie, la seule attente qu’on peut avoir est de ne pas avoir d’attentes. Pas trop du moins. En fait, pas si grave d’avoir des attentes car l’attente semble pas mal humaine et généralisée. Ça doit même faire partie de notre génétique. La vie va vers. Suffit juste de ne pas trop s’attacher à l’idée que la vie comblera nos attentes. On peut et on doit faire du mieux qu’on peut en ce moment et on verra bien ce qui arrivera. Inch Allah !

Espérer le mieux – pour soi comme pour tout et toutes – tout se préparant à faire face au pire, ou du moins au non espéré un peu craint. Genre.

Je me suis permis de traduire très librement come to the place par développez cette confiance. Car je ne vois pas comment on peut arriver à quelque part en soi sans y participer activement. On arrive rarement à quelque part sans avoir minimalement préparer le chemin pour y arriver. Consciemment, ou inconsciemment.

On n’arrivera jamais à une disposition intérieure de non attente si on n’en a pas déjà eu quelques-unes ni sans avoir été déçu(e) par nos attentes. Ça fait partie de la game humaine. En fait ce ne sont peut-être que les multiples déceptions résultant de nos attentes passées qui peuvent nous apprendre la non-attente. La futilité de penser que nos attentes se réaliseront en action. Certaines le sont, la plupart non. Et ainsi va la vie.

Prévoir l’imprévisible et attendre l’inattendu sont des beaux slogans mais pratiquement quasiment impossibles à réaliser. Car comment imaginer l’inimaginable ? J’imagine qu’on doit être ouvert à tout, à plus que tout même, mais ce plus-que-tout est si vaste et pratiquement inimaginable. Alors ne prévoyons mais soyons prêts à tout, et à plus que ça, à n’importe quoi. Même si on peut faire des plans et tendre vers.

On a beau affirmer ne pas avoir d’attentes, moi le premier, les attentes émergent sans qu’on s’en rende compte. La vie est attentes, la vie est mouvement vers. Sans attentes, je ne sais pas si on continuerait d’avancer en tant qu’humanité.

La vie tend toujours vers. Toujours en suspension dans le vide.

Alors espérons du bon, du beau, du doux, pour soi comme pour les autres, plantons des graines d’espoir, et soyons conscient(e) que la vie n’est pas que ça. Parfois si, parfois pas.

Plutôt que de vouloir certaines choses et ne pas en vouloir certaines autres, apprenons tout simplement à dire oui, à faire confiance, à garder notre foi vivante en sachant que tout ce qui nous est offert par la vie est ce qui est, tout ce qui doit être car c’est ça qui est ça. Et si nous ne sommes pas satisfaits(e)s de ce que nous voyons et vivons, voyons voir ce que l’on peut faire pour s’en rapprocher un peu plus de ce que l’on sent juste, de ce que l’on voudrait.

Clarté et flexibilité, fermeté et souplesse.

Je disais dans le titre que tout nous est donné. Mais au fond, on sait bien au fond que toute vie n’est qu’un prêt. La vie nous est seulement prêtée car tout nous sera repris. À nous d’en faire oeuvre utile, une oeuvre d’art, à nous de développer l’art de notre humanité. Avant qu’on nous la reprenne.

Toutes et toutes des étoiles filantes, que des étoiles filantes.

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AUCUNE DEMEURE
par Claude Leclerc

Il n’y a aucune demeure
Où déposer nos valises !


Tout n’est que transit
Aucune destination possible !

Aucun sol solide sous nos pieds
Que du vide !

Aucune sécurité
Nulle part
Pour le petit bonhomme
La petite bonne femme
Dans votre tête !

Le mental
Le moi
Cherche constamment
Une demeure
Une maison
Où déposer ses valises
Où s’installer
Où s’attacher
Pour ne pas être aspiré
Par le vide…

Une relation
Une croyance
Au minimum un chien
Un chat
Une idée
Une cause…

Toute vie personnelle
Est une vie dans l’imaginaire
Sans substance réelle…

Et tout imaginaire
Est éphémère…


Sur fond de légèreté absolue
De liberté absolue…

L’insoutenable légèreté de l’être…

Insoutenable pour le moi
Qui veut
Qui veut à tout prix
Prendre forme
Exister quelque part
Atteindre un but
Une destination
Qui veut s’attacher
À un port, un pays
Une idée, une personne…

Trouver une demeure
Avec des murs et un toit
Solides…

Pour ne pas disparaitre
Dans le vide
Dans l’infini…

Et pourtant…

Et pourtant
Ce n’est que dans l’abandon
À ce vide
Cette légèreté
Dans ce lâcher prise
Que l’on trouve notre véritable nature
Vaste comme la vastitude elle-même
Profonde comme la profondeur elle-même…

Et pourtant
Ce n’est qu’en desserrant le cœur
Autour du désir d’exister à tout prix
Dans le temps
Dans la forme
Pour l’un, pour l’autre
Que l’on trouve notre existence réelle
Éternelle
Et surtout
Bienheureuse…

Nous voyageons
À bord d’un train de pensées
Qui traverse de beaux et moins beaux
Paysages relationnels
Heureux ou douloureux…

Qui croise de grands lacs magnifiques
Et des torrents de boue
De haine…

À bord d’un train imaginaire
Qui vole dans des ciels jouissifs
Et plonge dans des enfers
Insupportables…

Mais…
Ne descendons pas du train
Relaxons dans le mouvement…

Toute l’existence n’est que mouvement
Sur un fond intemporel
De silence…

Un silence sacré
Divin
Est notre seule demeure
Identité
Solidité…

Tous ces voyages
Enrichissent notre humanité
Élargissent et approfondissent
Nos vies…

Mais si nous voulons arrêter le train
Trouver refuge quelque part
S’attacher à une demeure particulière
Nous souffrirons inutilement…

Profitons des paysages
Mais laissons-les défiler
N’y cherchons
Ni la paix, ni un bonheur stable…

L’amour dans l’attachement
N’est plus l’amour…

La paix et la joie réelle
Ne peuvent exister
Dans une maison
Une croyance
Une idéologie
Fermées…

La liberté
La béatitude
Ne peuvent tenir
Dans une idée…

L’océan sacré que vous êtes
Ne peut tenir dans une vague…

Une vague
Qui fait trois petits roulements
Et puis s’en va…

___
Enwèye à maison

COMING HOME
Hinario Luz Azul # 15

We are coming home
Safely coming home
We are coming home
Sweet home again

As we are approaching
Getting closer and closer
We all have to leave
Our luggage behind

As we’re getting nearer
Getting lighter and lighter
We’re finding our way
Back home again

Para sempre home again
Para sempre home again

LE COEUR ET LE NEZ SENTENT

Je viens de passer 2 jours avec ma plus vieille dans sa briocherie-café des Cantons. J’y ai plongé le week-end, autant les mains dans l’eau de vaisselle que mon nez de Cyrano de la brioche dans les odeurs et les effluves qui sont caractéristiques à son café nommé officiellement Mélange Maison, mais qui, dans les faits est Chez Léonie. Une odeur de cannelle et de sucrés et sacrés bonheurs règne dans son antre du scone et de la brioche. Ma fille crée olfactivement et littéralement de la magie.

Il règne dans l’antre de Léonie une atmosphère impossible à transmettre par mots.

En tentant de le faire, je réalise l’impossibilité de transmettre encore davantage les odeurs que les ambiances. Car pour l’ambiance, je peux bien essayer de vous décrire la vibe, le feeling qui flotte dans sa shoppe à délices, les sourires et les menoum menoum qu’on entend quand les gens croquent la brioche.

Je peux vous dire aussi tout l’amour qui règne dans la place, la bonnefemmie de la proprio qui accueille chaque personne comme si elle était la plus importante au monde, le soin visible et évident qu’elle apporte à tout ce qu’elle fait et touche. Ça sent l’amour dans sa shoppe à scones et cie. Chaque personne qui y a mis les pieds, le coeur et le nez sait ce que je tente de dire ici. Car ce qu’elle fait touche directement les gens, right there dear.

Mais pour les odeurs, alors là, c’est carrément impossible à convier.

D’ailleurs hier j’ai animé ma méditation en ligne à partir de son café et à la fin, on a fait un ptit coucou virtuel aux ami(e)s, surtout destiné à nos 2 âmis du BC qui connaissent Léonie depuis longtemps mais qui n’ont jamais vu sa place. Et je réalisais alors ce que je ne pouvais convier comme information primordiale: ce que ça sent chez Léonie.

Si on peut décrire plus ou moins la vue, l’ouïe, le toucher et le goût, il me semble plus difficile de décrire l’odorat. En tous cas moi je trouve ça ardu de décrire l’art du nez. Et encore plus difficile de décrire ce que ça sent chez Léonie. Odeur unique, odeur d’amour à la canelle.

Tenez, c’est comme ma plante qui fleurit rosement deux fois pas année et qui ne sent que la nuit dont j’oublies toujours le nom. Au moment même ou j’écris ces mots, juste avant l’aurore, j’ai le nez – jusqu’à l’âme – plein des effluves que libèrent ces petites fleurs roses, que je ne tenterai même pas de vous décrire mais et qui ne se rendront jamais jusqu’à votre nez. Je pourrais vous montrer une photo, et peut-être que vos yeux liront ces quelques mots qui tentent plus mal que bien de convier ces odeurs, mais jamais elles ne pourront traverser l’écran. L’odeur est un sens de nez. Et de coeur.

La vie ça peut se sentir, mais pour les odeurs, il faut être sur place. Car le nez ne ment jamais. Only the nose knows. En anglais, on smell et on feel, en français on sent et on sent. Et on ressent.

Certaines odeurs sont transmissibles. Par exemple, je peux vous décrire les odeurs du bord de mer car pour la plupart, nous avons une expérience commune de ce fait : les algues, la varech, le poisson, la mer quoi.

Mais pour les brioches de Léonie, alors là, désolé, vous devrez apporter votre nez sur place. Because only the nose knows. Mais le coeur aussi. Le coeur sent. Et les yeux peuvent tout de même avoir une petite idée.

à Austin, rue principale, près de l’Abaye St-Benoit. Les samedis et dimanches, Léonie vous ouvre son atelier d’art olfactif et gustatif – ses cafés, ses cafés m’sieurs dames.

S’OCCUPER DE SES AFFAIRES

Tout le monde veut être quelqu’un, alors nous ne faisons qu’ajouter confusion et douleur en nous, comme chez les autres; et pourtant nous pensons sauver le monde ! On doit tout d’abord clarifier son propre esprit et ne pas s’occuper de la confusion des autres.
– Krishnamurti

Dans la vie, il a les pro ceci, et les anti cela. D’un côté, les pros et de l’autre, les contres. Il y a les bons, puis les mauvais. Les riches et les pauvres, les gentils et les méchants. on dit que la médaille a toujours deux côtés. Dualité quand tu nous tiens. Et nous retiens.

Ces temps-ci, le monde semble plus divisé que jamais auparavant, plus extrême. Peut-être que ça a toujours été le cas mais peut-être aussi qu’on le voyait seulement moins, que c’était moins apparent.

Et au fond, peut-être que toute vie a besoin de dualité pour exister, pour se manifester. Le choc de la matière et de l’anti-matière.

Nous voulons tous et toutes être quelqu’un(e), être quelque chose. Nous voulons exister. Nous sommes faits de matière, crée à partir de solide. En apparence du moins. Et la vie achoppe sur nous, et nous sur elle. La vie se choque avec elle-même.

On pense savoir ce que le monde a besoin pour aller mieux. Et pourtant. Le simple défi de mettre et de garder sa vie en ordre est en soi tout une tâche.

En ce moment, le principal conflit qui occupe l’espace public est celui qui a cours au Moyen-Orient. Conflit qui dure depuis des siècles, sinon des millénaires. Sévit aussi la guerre impliquant l’Ukraine et la Russie.

Il semble que les deux situations soient beaucoup plus complexe qu’elles ne le semblent à première vue pour nous, néophytes de la politique internationale.

Toujours si nuancée la vie, alors que notre connaissance et notre compréhension sont si limitées. Et pourtant, on opinionne à grand tour d’écran. On règle le sort du monde en quelques tours de méninges.

Faire la paix avec soi-même et en son propre esprit semble si simple et pourtant, on préfère s’occuper du monde et arranger le sort de la planète et de ses habitants plutôt que d‘apaiser sa propre vie.

Nos yeux sont faits pour regarder en dehors de soi, alors ceci explique peut-être cela. Tout un défi d’être dans le monde, mais de ne pas le laisser nous submerger.

Un bateau ne coule pas lorsqu’il est dans l’eau.
Il coule quand il y a de l’eau dedans.
Ce qui se passe autour de nous n’est pas si important.

L’important est ce qui se passe à l’intérieur de nous.
– Rumi

Je l’écris souvent mais nous qui sommes parmi les privilégié(e)s de ce monde, nous devons rester près de coeur des gens qui vivent les conflits, en nous gardant une ptite gêne sur notre réflexion de juger la situation sans en connaître tous les détails.

Car le monde n’est peut-être pas aussi réel qu’il le semble, ni aussi bruyant si on prend le temps et le soin de bien écouter.

Écoute le silence au creux de l’illusion du monde.
~ Jack Kerouac

Et la vérité et le mensonge pas toujours qui ils prétendent être.

Selon une légende du 19e siècle, la vérité et le mensonge se rencontrent un jour. Le mensonge dit la vérité : « Regardez quelle merveilleuse journée c’est » ! La vérité regarde les cieux et soupire avec plaisir, car la journée était vraiment vraiment belle. Ils passent beaucoup de temps ensemble, et finissent par finir dans le puits.

Le mensonge dit la vérité : « L’eau est très agréable, trempons ensemble ! « La vérité est, un peu méfiante cette fois, teste les eaux et découvre qu’elles sont en effet très agréables. Ils se déshabillent et commencent à nager dans le puits. Soudain, le mensonge sort de l’eau, revêtit les vêtements de la vérité et s’échappe.

La vérité en colère sort du puits et court partout pour trouver le mensonge et remettre ses vêtements. Le monde, voit la vérité nue, et détourne son regard de mépris et de rage.

La pauvre vérité revient au puits, entre et disparaît à jamais, cache dans le puits sa honte. Depuis, le mensonge parcourt le monde, habillé en vérité et satisfait les besoins de la société, parce que le monde, de toute façon, n’est pas intéressé par la vérité nue.
~ Monique Attinger

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Les hommes crèvent d’occuper le futur, jamais le présent.
Ils se préparent à vivre, ils ne se réjouissent pas de vivre.
– Éric-Emmanuel Schmitt, L’homme qui voyait à travers les visages

CHA CHA CHA

Parfois on se creuse les méninges en cherchant LE sens de la vie. À la conquête du Grand Pourquoi. Pourquoi ? Parce que.

D’autres fois, simplement nous rappeler de prendre la prochaine respiration nous demande tout notre petit change. Comme faire le prochain pas qui constitue parfois un exploit quand la route titube sous nos pas.

Mais la vie n’est peut-être que ça au fond: un pas. Un pas à la fois. Puis un autre. Et encore un autre. Bis. Bis. Bis. Toujours le même au fond. Un seul pas à l’infini. Tant qu’on a des jambes pour marcher, danser, sauter.

Quand on ne sait plus trop quoi faire ni où aller, alors suffit de prendre le prochain pas.

Vu ainsi, la vie n’est rien d’autre qu’une danse. Un tango, un cha cha cha, un limbo ou une folle danse libre. Mais toujours un pas à la fois.

Et peu importe les pas que l’on fait, les pas que l’on danse, ils nous mènent tous et tout droit devant comme qu’ici en même temps. Et avec les années qui passent, on réalise que chaque nouveau pas nous rapproche de la mort du corps. Et chaque nouveau pas devient de plus en plus précieux.

Alors l’idée est de jouir au maximum de chaque pas, d’en profiter au maximum à chaque pas, un pas à la fois, chaque pas dans la foi. Même quand on doute, surtout quand on doute, car le doute recèle toutes les possibilités. En profiter aussi même quand on ne sait pas, quand on ne sait plus car losqu’on ne sait pas ou plus, tout devient possible.

Les pas que l’on prend, chaque pas que l’on fait, qui ne sont toujours que le même pas selon le père du petit Prince, sont comme nos respirations. En fait, on n’a même pas besoin de respirer, ça se fait tout seul. Mais une fois de temps en temps, ça aide d’y apporter présence et conscience. Le grand miracle du grand mouvement de la vie. Comme chaque battement de coeur nous rappelle que c’est la vie qui bat en nous, le seul même coeur universel. Le grand Poupoum Poupoum cosmique, et comique.

Chaque pas toujours le même, chaque respiration aussi, comme chaque moment qui passe et qui revient pour ne former qu’un seul et même moment. Un boucle de moments. Toujours le même. Et toujours différent en même temps. Ce temps qui n’existe pas mais qui file et défile devant nous comme avec nous dedans tel un infini flot de vie.

On nous dit souvent de vivre le moment présent mais si on s’y arrête, le concept de moment présent n’existe pas vraiment. Car dès qu’on tente de fermer la main sur le dit moment en question, il est déjà parti, passé, fini, over, gone. Et le prochain aussi, aussitôt ici aussitôt passé.

On vit toujours un peu notre vie en avance sur son temps, se préparant u prochain pas, comme elle est toujours une peu chose du passé car impossible à saisir.

Peut-être alors que la vie n’est qu’un simple filet d’eau qui coule dans un bassin sans fond. Fontaine de non-sens. Sans sens, sans grande signification autre que de porter soin et attention à ce que l’on fait au moment où on le fait. Un moment à la fois, de la foi dans chaque moment. Marcher sa foi un pas à la fois.

En ce sens, c’est ce que dit Thich Nhat Hanh dans sa citation tirée du Miracle de la pleine conscience que j’ai postée dans ma chronique d’hier :

Si en faisant la vaisselle, nous ne pensons qu’à la tasse de thé qui nous attend, nous nous dépêchons donc de la débarrasser comme si elle était une nuisance, alors nous ne « faisons pas la vaisselle pour faire la vaisselle ». De plus, nous ne sommes pas en vie pendant le temps où nous faisons la vaisselle. En fait, nous sommes totalement incapables de réaliser le miracle de la vie en nous tenant debout devant l’évier. Si nous ne pouvons pas faire la vaisselle, nous ne pourrons probablement pas non plus boire notre thé. En buvant la tasse de thé, nous ne penserons qu’à autre chose, à peine conscients de la tasse entre nos mains. Ainsi, nous sommes aspirés vers le futur – et nous sommes incapables de vivre réellement une minute de notre vie.

Toujours un peu tirés par en avant nous sommes par la vie, toujours en route vers quelque part, vers quelque chose. Vers ici, vers nulle part.

Toujours un peu en avance sur le moment présent qui, lui-même n’est qu’une séquence dans un perpétuel mouvement par en avant.

La vie est un grand élan vers.

J’imagine qu’on ne peut pas arrêter ce grand mouvement de la vie qui va, pas avant la mort du moins et même là, on verra. Comme on ne peut arrêter le mental de penser, ni le coeur de battre, mais peut-être est-il possible de porter de plus en plus attention à ce que l’on est, à ce que l’on fait. Portons attention à cla présence qui porte attention.

Et ce faisant, peut-être que la vie prendra soin d’elle-même, avec nous dedans. Car la vie prend toujours soin de la vie, la mort inclue, même quand on ne sait pas, quand on ne sait plus rien.

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Vous n’avez pas besoin de comprendre quoi que ce soit pour être présent.
– Eckart Tollé

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Je n’ai aucun plan pour l’avenir si ce n’est d’écouter mon cœur.
– Laurent Gounelle via Sol Ange


SEULS ENSEMBLES

Pensez-y :
la personne qui a écrit l’a fait seul(e),
le/la lecteur/trice lit aussi seul(e) de son côté,

alors les deux sont seul(e) et ensemble.
– A.S. Byatt

Chaque matin quand j’embrasse mon clavier de mes dix doigts et qu’il s’embrase, quand je laisse les mots monter de je-ne-sais-d’où et passer à-travers mes ptits doigts, je suis seul, en solo. Seul au monde.

Et toi, lecteur/trice, vous, lecteurs/trices, quand vous les recevez, tu es, vous êtes aussi tout aussi seul(e)s que moi. Car plutôt rare qu’on lise en gang hein ? Alors seul(e)s au monde aussi.

Mais le même monde. Donc ensemble.

Et nous voici nous voilà, en fait nous re-voici nous re-voilà, car pas la première fois pour certain(e)s que nous sommes reliés par des mots, par les espaces entre ces mots, par les points et les points virgules.

Moi qui écris sur et entre les dignes et indignes lignes, vous qui lisez mot à mot, ding a ling. Uni(e)s par des petits tas de lettres. Ces lettres qui, regroupées, tentent de convier des idées, des émotions, des perceptions de cette même grande vie mystérieuse, toujours un mystère mais pas toujours rieuse. Parfois nébuleuse. Parfois provocante quand on regarde les actions humaines mais surtout inhumaines.

J’écris principalement parce que ça se fait tout seul, ça me passe au travers. Plus difficile de ne pas écrire que de le faire, que le laisser faire en fait. Alors j’obéis, j’écris.

Et vous ? Vous lisez soit par plaisir, par habitude ou par curiosité. Ou par hasard. Ou peut-être par amour des mots, par amour envers les mots, et leurs jeux. Mots coquins, mots taquins.

Quand même curieux qu’on se retrouve par ici vous et moi non ? Toi et moi car toujours une relation à deux à la fois, la foi à la deux.

Car la plupart du monde n’y passe pas par ici. La plupart du monde ne voit pas ces mots. Ces quelques mots ne sont lus que par quelques paires d’yeux en ce vaste monde, dont les vôtres, les tiens. Certains mots sont compris, d’autres passent sous le radar. Certaines intentions sont saisies, d’autres pas.

J’écris parce que ça me permet de rassembler mes idées. Et j’imagine que mes écrits – ces écrits en fait car pas vraiment les miens, vous en ferez bien ce que vous voulez – vous ressemblent un peu aussi si vous les lisez régulièrement. En tous cas, ces écrits nous rassemblent.

Chacun chacune de notre bord de nos écrans respectifs. Et en même temps, dans le même navire. Ou peut-être pas le même navire mais la même mer, et parfois la même tempête. Sur cette boule bleue qui tourne dans le vide du néant, en sens unique mais pas toujours dans un sens que nous pouvons percevoir. Le seul sens qui fasse sens est le fait d’être vivant(e), pour le moment. Et encore, pas toujours sensationnel. Souvent qu’ordinairement ordinaire. Presque banal.

Sait-on pourquoi on vit ? Pas vraiment. On apprend tout juste le comment. Un peu plus à chaque jour. Souvent par essai-erreur. Car certaines des plus grandes leçons s’apprennent dans l’errement. Ce que certains nomment le péché. Pourtant ce sont les errements qui nous permettent de retrouver le droit chemin lorsqu’on s’égare.

C’est tout simplement ce que je tente de faire avec mes ptits mots dits: chercher un sens, trouver une voie. Apprendre la sagesse toute simple.

La sagesse, c’est l’art de développer un bon dialogue avec soi-même.
– Serge Bouchard

Je me le souhaite, et vous le souhaite aussi.

Par les mots et, surtout, par le silence. C’est ce silence que mes mots tentent surtout de mettre en évidence. Ce silence paisible, le silence du moment.

Et parce que les mots des autres sont si riches, encore quelques-uns.

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Il n’y a qu’une seule magie au monde, et c’est la magie du partage.
Tout le reste au nom de la magie n’est que de la supercherie ; mais le partage appartient à la vérité ultime.
Le partage n’est possible que si vous avez vécu – en profondeur absolue – amour, béatitude, extase, et ce ne sont pas que des mots pour toi mais votre battement de cœur, votre respiration.
Puis la magie opère.
Il n’y a pas de magicien, juste la magie.
Vous ne le faites pas, cela vous submerge tout simplement.
S’il y a quelqu’un à recevoir, ouvert et vulnérable,
assoiffé et désireux, alors quelque chose d’invisible commence à couler entre les deux.

– Osho
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Si en faisant la vaisselle, nous ne pensons qu’à la tasse de thé qui nous attend, nous nous dépêchons donc de la débarrasser comme si elle était une nuisance, alors nous ne « faisons pas la vaisselle pour faire la vaisselle ». De plus, nous ne sommes pas en vie pendant le temps où nous faisons la vaisselle. En fait, nous sommes totalement incapables de réaliser le miracle de la vie en nous tenant debout devant l’évier. Si nous ne pouvons pas faire la vaisselle, nous ne pourrons probablement pas non plus boire notre thé. En buvant la tasse de thé, nous ne penserons qu’à autre chose, à peine conscients de la tasse entre nos mains. Ainsi, nous sommes aspirés vers le futur – et nous sommes incapables de vivre réellement une minute de notre vie.

~ Thich Nhat Hanh
Le miracle de la pleine conscience

TOUT SIMPLEMENT EXTRA ORDINAIRE

Quand on est jeune, on veut devenir quelqu’un, ou quelque chose.

D’ailleurs, Ram Dass a dit : Vous devez devenir quelque chose avant de ne devenir rien.

En effet, on dirait bien que dans nos premières années de vie, on a tendance à devenir quelqu’un ou quelque chose, à devoir se définir, se développer, se réaliser. On tend vers.

Puis, avec les années, on se rend compte – éventuellement, peut-être, et si oui, petit à petit – que le but est le chemin. Que l’on ne pourra jamais devenir autre chose que ce que l’on est fondamentalement. Que la vie n’est que ce qu’elle est malgré tous nos désirs et nos intentions qu’elle soit autrement.

Mais en même temps que l’on doive apprendre à accepter qui nous sommes, parfois à la dure, comme accepter la vie telle qu’elle est, on continue aussi à aller vers. Vers mieux, vers soi. Et vers un certain dépouillement. Ultimement, vers la mort que l’on a intérêt à apprivoiser.

Comme si, quand on est jeunes, le regard des autres est essentiel pour nous aider à nous définir dans nos premières étapes de vie. Parfois on écoute, parfois pas.

Puis avec les années qui passent, entre autres grâce à de nombreuses erreurs et autres revers de la vie, on rapatrie notre jugement, on le ramène à soi, comme nos capacités d’évaluation et de décision. On apprend à se faire de plus en plus confiance, à partir de soi. Et si l’on saisit quelque chose de primordial, à passer de la tête au coeur. Là où Dieu a déposé un ptit bout de son âme.

Je parlais récemment avec des ami(e)s et je leur disais que je doute toujours quand je dois prendre action, en fait avant de prendre action. Et je disais aussi que même si je doute, j’apprends aussi à développer toujours un peu plus de confiance que le poids de mes doutes. Comme un tango doute et confiance. Avec la confiance qui guide les pas.

Le doute me semble essentiel dans la vie. Car on a vu tellement de gens sûrs de soi en blesser d’autres gravement au fil du temps, ou se casser la gueule, trop imbu(e)s de leur propre certitude teintée d’arrogance. Le doute nous fait nous demander si l’action à poser sera juste, équitable, pour le bien du plus grand nombre, et ce avant de la poser.

Donc avec le temps qui passe, au fil des défis de la vie, on apprend que l’on ne peut être que soi-même. Que si l’on devient quelque chose, ça ne peut être que de plus en plus soi-même, qui l’on a toujours été au coeur de soi.

Et on apprend aussi que chaque moment est parfait en soi. Que la vie est parfaite telle qu’elle est, et que tout ce que l’on peut faire si elle ne l’est pas, consiste à porter un regard différent sur ce qui est. Comme sur nous-même. Avec acceptation et lucidité.

Comme on dit, chacun et chacune de nous, tous et toutes, nous sommes uniques, comme tout le monde.

Mais plusieurs détours avant d’en arriver là. Ici. Maintenant.

Simplement devenir de plus en plus soi-même, car, de toute façon, impossible de faire autrement. Et au fil des détours, on finit finalement par arriver au point de départ.

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C’est la situation de millions de personnes sur cette terre.
Ils ne peuvent pas voir ce qui est, ils sont obsédés par ce qui devrait être.
La plus grande obsession dont souffre l’humanité est celle de « ce qui devrait être ».

C’est une sorte de folie.
La personne réellement en bonne santé ne se soucie pas de ce qui devrait être.
Toute sa préoccupation est l’immédiat, ce qui est.
Et vous serez surpris : si vous entrez dans l’immédiat, vous y trouverez l’ultime.
Si vous vous déplacez vers ce qui est proche, vous y trouverez toutes les étoiles lointaines.
Si vous bougez dans le moment présent, l’éternité entière est entre vos mains.
Si vous connaissez votre être, il n’est pas question de devenir.
Tout ce que vous auriez pu imaginer devenir, vous l’êtes déjà.

– Osho

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Je vous en supplie, soyez patient avec tout ce qui n’est pas résolu dans votre cœur et essayez d’aimer les questions elles-mêmes comme s’il s’agissait de pièces fermées à clé ou de livres écrits dans une langue très étrangère.
Ne cherchez pas les réponses qui ne pourraient pas vous être données maintenant, car vous ne pourriez pas les vivre.
Et le but est de tout vivre.
Vivez les questions maintenant.
Peut-être qu’un jour, dans un avenir lointain, vous découvrirez progressivement, sans même vous en rendre compte, la réponse.
–Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète (1929)
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les 2 ci-bas via ALain Nyala

Le sens de la vie est juste d’être en vie.
C’est si évident et si simple.
Et pourtant tout le monde se précipite dans une grande panique comme s’il était nécessaire d’atteindre quelque chose au-delà de soi.
~ Alan Watts

C’est très simple d’être heureux, mais c’est très difficile d’être simple.
~ Rabindranàth Tagore

FORÊT STOP

image via my friend Devayana

De retour de quelques jours à la mer au Maine avec ma douce pour souligner mon anniversaire. Happy Bird Day to you itou. Pit pit pit…

Du vent, de l’air marin, des oiseaux, des plages et des tonnes de roches. Et des km de marche. Avec à peu près personne sur la plage à ce temps-ci de l’année. Avec un passage chez nos amis Jim et Kerry à Burlington au retour, quel bel état d’esprit que le Vermont.

Avec quelques heures de dense circulation pour traverser le grand Montréal on the way back.

Et de retour dans notre forêt depuis hier. Ah ce calme ! Back home, dans le calme. Ici, pour se reposer et y rester.

Toujours bénéfique pour les petites bêtes plus ou moins sociales que nous sommes de sortir de notre habitat naturel une fois de temps en temps, pour aller voir ailleurs, puis y revenir et l’apprécier encore davantage. Quelques jours avec pas de nouvelles, surtout pas les mauvaises. Et un Bird Day sans wifi. Pour le passer en circuit fermé.

Et maintenant, back to play. Car demain cérémonie avec mes ami(e)s de choeur pour jouer de la musique, faire silence et chanter. Pour communier.

Pendant ces quelques jours de marche compulsive, récréative et méditative, j’ai médité, fait le vide et réfléchi. Quand on marche, on dirait qu’il est toujours moins dérangeant de penser. Car on marche principalement – on observe, on sent, on déguste, un pas à la fois et chaque pas dans la foi – et la pensée se déplace en arrière-plan, back scene thinking. On marche et ça pense. On marche – sur – nos pensées. On se dépense.

Les moments de pause qu’on s’accorde sont riches d’enseignement, de réflexion, de détachement du quotidien. On regarde sa vie avec une certaine distance, avec un allègement certain. Bird day. On se dégage un peu du flot constant des stimulations quotidennes. On prend une pause du soi habituel. On retrouve son âme.

Cette année, j’ai décidé de me couper des réseaux pour prendre un moment déconnecté. Car avec FB, les anniversaires sont riches de multiples marques d’affection, mais aussi quasiment des opérations de relations publiques. Car j’aime remercier chacun(e) des personnes qui prend le temps de m’envoyer un ptit coucou pour l’occasion. Alors hier à mon retour, j’ai envoyé short and sweet ceci à tout ce monde, tout mon petit monde. La main sur le coeur, merci et gratitude.

Et de retour dans la forêt, ma forêt, notre forêt, la vie continue et on se repose, et on se re dépose. La forêt, for rest. Pour se reposer, et y rester. Faut rester.

Pendant la traversée intense et dense de Montréal hier, je me demandais comment les gens pouvaient ainsi vivre. On s’adapte à tout j’imagine.

Mais ce matin, la forêt répond à ma question, à mon questionnement. Par son silence paisible, son calme, sa paix autour qui active celle en soi. Une paix de soie, feutrée, lente et douce. Ah this !

Si j’aime la mer, et son mouvement perpétuel, quelques jours sont suffisants car j’adore plus que tout la forêt et son quasi immobilisme, sa lenteur, sa douceur. Son lent mouvement qui ralentit tout dans son sillage. J’allais écrire sur son passage, mais la seule chose qui passe dans la forêt, c’est le temps, celui qui n’existe pas. Et nous avec lui. Qui n’existons pas davantage.

Alors cher lecteur/trice, le chroniqueur is back à son clavier avec l’espoir et la liberté au coeur, et il vous souhaite la pareille. Avec l’intention de changer les choses à notre humble et petite et simple mesure.

Si vous supposez qu’il n’y a pas d’espoir, vous garantissez qu’il n’y aura pas d’espoir.
Si vous supposez qu’il existe un instinct de liberté, qu’il existe des opportunités de changer les choses, alors il est possible que vous puissiez contribuer à créer un monde meilleur.
~Noam Chomsky

Et en une photo, ici, notre périple à la mer. Le présent des levers de soleil appartient aux gens qui se lèvent tôt.

ÉCRIRE TOUT PLEIN POUR RIEN

La personne qui écrit doit croire que ce qu’elle fait est la chose la plus importante au monde.
Et elle doit continuer à croire à cette illusion même si elle sait que ce n’est pas vrai.
– John Steinbeck

Salut lecteur/trice

Je pars à la mer au Maine avec ma douce demain pour quelques jours de marche et de vent pendant lesquels je vais prendre une pause de chroniques, une pause chronique.

Ceci est donc ma dernière chronique. Pour quelques jours.

Et ce meme de Steinbeck ci-haut m’incite à réfléchir et m’inspire à en écrire une dernière avant la route.

La personne qui écrit doit croire que ce qu’elle fait est la chose la plus importante au monde.
Et elle doit continuer à croire à cette illusion même si elle sait que ce n’est pas vrai.

Car voyez-vous, ça fait plus de 13 ans que j’écris ici, quasiment à tous les jours de semaine. Et les stats de mon blogue me disent que ça fait plus de 3 000 chroniques que pond le ptit coq des mots que je suis et qui fait tape tape sur son clavier aux aurores.

3 000 chroniques derrière la cravate.

La personne qui écrit doit croire que ce qu’elle fait est la chose la plus importante au monde.

Si j’écris aussi régulièrement, et depuis si longtemps, ça doit être en effet la chose la plus importante au monde pour moi, car c’est certainement la plus régulière – avec le café qui l’accompagne. Et une de celles qui me donne le plus de joie. Encore.

Dès les premiers rayons du soleil, et souvent même avant, pratiquement à chaque jour de semaine que le Créateur nous offre le privilège de vivre, ce petit rituel qui consiste à choisir un meme et à laisser popper les mots hors de mes doigts m’anime encore au plus haut point. Me réjouit le coeur.

Le fait de faire tap tap sur mon clavier, sans raison précise, pour le simple plaisir de faire danser les mots est l’une des plus grandes joies de ma toute petite vie simple et humble ici dans les bois.

Et pas très dispendieuse du reste, que les frais annuels du blogue à régler pour vous éviter la publicité.

J’ai traduit le terme writer par personne qui écrit car je ne peux ni ne veux me considérer comme un écrivain. Je n’ai pas cette prétention. Je me sens davantage, dans les faits comme dans la chair, comme une personne qui écrit.

Non par fausse humilité, non par gêne, simplement par souci de ne pas m’identifier à mes mots, ni à mon rôle de gars qui aime écrire. Je ne veux pas me prendre au sérieux ni faire de ce hobby quelque chose d’autre. Qu’un hobby. Une activité gratuite, sans but autre que le plaisir de laisser sortir les mots. Pas de patron à satisfaire, pas de commande à remplir, pas de clients à contenter. Que des gens libres de décider s’ils et elles veulent lire ou pas. PAs de fil attaché sur le sans fil.

Depuis que je suis tout petit, j’ai rêvé d’écrire. Et au cours des 13 dernières années, je me suis permis de le faire. Librement, sans pression, simplement par et pour le plaisir. Et je le fais, avec un grand et immense plaisir même.

La personne qui écrit doit croire que ce qu’elle fait est la chose la plus importante au monde.
Et elle doit continuer à croire à cette illusion même si elle sait que ce n’est pas vrai.

Si écrire est l’une des choses les plus importantes pour moi, je sais bien que mes mots ne sont pas importants ni primordiaux pour quiconque autre que pour moi.

Je ne sais pas qui me lit. Je ne sais pas non plus ce que ceux et celles qui lisent mes mots en pensent, je ne sais pas ce qu’ils en font. Et ainsi soit-il car je n’écris pas pour influencer personne. Loin de moi l’idée d’être un influenceur.

Car j’écris surtout pour moi, petit plaisir pas coupable du tout, plaisir totalement responsable. J’écris pour voir ce qui va sortir de moi, ce qui se cache au sous-sol de mon inconscient, ce qui danse sous mes doigts. Pour mettre à jour mes croyances les plus sournoises. Pour faire de l’air dans ma boîte à pensées qui spinne dans le vide intersidéral de mon cerebelum. Non-Stop, 24/24 et 7/7. Ici, et de là.

Pour, tout au plus, amener les gens à se poser des questions avec moi, à réfléchir, soit à faire fléchir ce qu’ils et elles, comme moi, considèrent fixe et figé dans le temps comme dans l’espace.

Et peut-être, au fil des mots, défaire quelques idées reçues, ouvrir nos esprits, ensemble, pour dépasser de vieilles croyances transmises par une société qui n’a pas intérêt à ce que ses citoyens pensent trop librement.

J’écris pour cultiver le silence.

J’écris pour explorer le lousse et l’espace qui se glisse entre les mots, ces mots qui peuplent tant et tellement notre vie et notre esprit.

J’écris pour découvrir le sens qui se cache entre les lignes, pour découvrir la vérité qui se cache entre les mots. Sortir les mots pour les mettre à jour, pour les aérer, les observer, avec une distance.

Je ne pense pas vraiment que le fait d’écrire soit la chose la plus importante qui soit au monde. Car tant de mots déjà, tant de bruits ambiants, tant de bla bla.

Et le silence me semble une valeur nettement supérieure. Pour cela que la méditation constitue l’autre aile de mon hobby d’écriture. Le silence, et la musique. Et l’amitié discrète.

C’est de silence dont j’irai faire le plein cette semaine. Le silence qui porte le vent, et la mer.

Pour revenir avec des mots qui pourront peut-être rendre encore mieux le silence.

ESPRIT LIBRE COEUR LÉGER

Si ton esprit est vide, il est toujours prêt à tout, ouvert à tout. Dans l’esprit du débutant réside plusieurs possibilités., mais dans l’esprit de l’expert, très peu. – Shunryu Suzuki

Il existe une autre expression biblique qui dit exactement ce que Mr Suzuki dit plus haut, soit : Heureux les simples d’esprit car le royaume des cieux est à eux.

Que certains ont transformé en : heureux les creux car le royaume des cieux est à eux, pour la rime, et pour la ridiculiser. Car on aime souvent rire ou dénigrer les simples d’esprit. Peut-être parce qu’au fond, nous sommes jaloux de leur innocence, de leur légèreté d’être. Comme nous sommes probablement jaloux des oiseaux qui volent avec aisance.

Ainsi, au final, peut-être bien que les derniers seront les premiers. Peut-être bien que ceux et celles que l’on aime étiqueter comme innocents sont plus libres et moins tourmenté(e) que ceux qui savent – ou pensent savoir – les sachant(e)s.

Ma Anandamayi le dit autrement mais tout aussi bellement: Laisse ton esprit être telle une belle fleur qui peut être offerte au Seigneur avec dévotion.

Par là, tous deux me semblent vouloir dire de ne pas s’embourber le mental avec des préoccupations inutiles, de ne pas surpenser, de se libérer l’esprit. Et ce faisant, on laisse plus de place dans sa vie pour le coeur et l’amour, pour les émotions et l’affectivité, pour la liberté et l’espace.

Mr Suzuki nous dit de garder un esprit vide, libre de certitudes et de croyances non fondées et non expérimentées personnellement. De conserver une attitude de débutant(e), l’esprit ouvert, prêt et ouvert à tout. Un esprit où réside plusieurs possibilités, contrairement à l’expert qui sait tout, ce qui limite les possibilités et enferme la vie dans le connu.

Quand on travaille à libérer le mental, à l’observer plutôt qu’à s’y associer, à lui redonner sa liberté, son innocence, on crée de l’espace dans sa vie, on redonne de la place à son coeur. On s’allège.

À mon avis, Rumi dit la même chose mais autrement: Fais silence, seul Dieu peut dissoudre les fardeaux de ton coeur.

Passer de la tête au coeur. Et avoir du coeur au ventre.

Alors voilà. Quelques simples et beaux mot – bene dictions – ce matin pour inspirer et alléger le coeur et la tête.

Et ci-bas, quelques autres belles petites histoires d’humanité.

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Aujourd’hui, j’ai peint les ongles d’une nouvelle résidente au travail et pendant que nous examinions les couleurs, elle a mentionné qu’elle voulait du clair.

La seule pensée qui m’est venue à l’esprit était « CLAIR ? ! Ce n’est pas amusant.

Je lui ai demandé pourquoi elle voulait du clair et elle m’a répondu : Mes mains sont laides, je ne veux pas attirer l’attention sur elles.

J’ai ensuite soigneusement répondu : Vos mains racontent l’histoire de votre vie. Elles racontent l’histoire de l’amour, des soins et de l’aventure. Ces mains ont touché et tenu des choses que la plupart des gens ne peuvent souhaiter qu’un jour.

Et sur ce, elle a opté pour la couleur rose pour ses ongles.

Parfois, ce avec quoi nous ne sommes pas en sécurité, d’autres y trouvent de la beauté. 💖
– Brandalyn Mae Porter

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ARRÊTEZ D’ESSAYER DE VOUS AIMER
Oubliez la transcendance du corps.
Aimez-le plutôt.
Abandonnez l’idée de « lâcher prise ».
Au lieu de cela, laisse aller l’amour au plus profond des endroits tendres, les parties qui font mal.
Respirez dans votre tristesse.
Laissez votre peur pénétrer au plus profond de vous.
Inclinez-vous devant votre incertitude.
Il y a une place intouchable en toi qui se laisse toucher sans crainte.
Ici, même votre indignité a de la valeur.
Et ce vieux sentiment que tu n’es pas aimable ?
C’est adorable ici.
La présence est le contenant, jamais le contenu.
Il y a tellement de place en toi, mon ami.
Tellement de place.
L’inconnu englobe tout ce qui est connu.
Dans la certitude de toi-même, même l’incertitude peut être vécue comme un nouveau-né.
Il n’y a aucun problème avec vous, y compris l’idée qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez toi.
Alors arrête d’essayer de t’aimer.
Soyez simplement le Soi qui aime.
– Jeff Foster

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Un rebelle est celui qui ne réagit pas contre la société.
Il observe et comprend tout le manège et décide simplement de ne pas en faire partie.
Il n’est pas contre la société, il est plutôt indifférent à ce qui s’y passe.
C’est la beauté de la rébellion: la liberté!
Le révolutionnaire n’est pas libre.
Il est constamment en train de se battre, de lutter avec quelque chose.
Comment pourrait-il donc être libre?
Il est systématiquement en train de réagir contre quelque chose.
Où est-ce que se trouve la liberté dans la réaction mécanique à des choses extérieures?
La liberté naît de la compréhension.
Il faut d’abord comprendre les mécanismes en jeu: la société empêche l’évolution de l’âme.
Le système ne vous permet pas d’être vous-même.
Une fois que cela est compris, vous sortez simplement du système sans même une cicatrice dans l’âme.
Le rebelle pardonne et oublie, il se contente de prendre une distance par rapport à la société, sans lien d’amour ni de haine avec elle.

– Osho, La Liberté