
Vraiment pas certain qu’elle soit de Khalil Gibran celle-ci, donc erreur ou mensonge ? Même si c’était un mensonge en quelque sorte, ces mots contiennent tout même une certaine part de vérité.
D’où l’illustration que les deux concepts sont étroitement liés. Comme on dit, la vérité de l’un est le mensonge de l’autre. Et de nos jours, avec une certaine nouvelle intelligence technologique, on peut faire dire ce que l’on veut à qui que ce soit, et même créer des documents audio-visuels falsifiés qui mettent littéralement des mots dans la bouche des gens. Alors quant à distinguer le vrai du faux, ou la vérité du mensonge, on repassera. Et on se gardera une ptite gêne.
Dit autrement:

Pas certain non plus que ces mots soient de Mère Thérésa 😉
Mais en effet, quand on a quelque chose à vendre ou à défendre, on doit souvent lever le ton – et élever notre fakitude – pour tenter de parler par-dessus les faits, pour les ramener dans le droit et vrai chemin. Alors que la vérité peut relaxer et laisser les mensonges crier, elle peut se taire en paix.
Vérité et mensonges, un couple aussi mithique qu’Adam et Ève et Roméo et Juliette, que Ding et Dong ou Ben et Jerry / allo ma chérie ;-). L’un ne va pas sans l’autre, et l’une non plus, et ils vont très bien ensemble. En fait, ils existent un grâce à l’autre. Comme le Vrai du Faux. Ou même le noir et le blanc avec ses multiples nuances de gris.
La pureté, qui rime avec vérité, est un concept glissant et grisant mais n’existant que très rarement à part dans le néant. La pureté, comme la vérité, est un objectif vers lequel on peut tendre mais qu’on n’atteindra possiblement jamais. Comme l’intégrité. L’absolu est toujours un leurre.
Le couple vérité et mensonge n’a de sens que lorsqu’appliqué à soi-même. Ce n’est qu’en soi-même, que face à soi, qu’on peut être vrai, comme c’est à soi-même que les conséquences du mensonge sont les plus dramatiques. Car quiconque se ment à lui ou elle même finit par ne plus savoir qui il ou elle est. Surtout si on se croit.
On pourrait aussi rapprocher du couple vérité et mensonge celui de conscience et inconscience, avec leurs multiples teintes de semi consciences. Car l’acquisition – ou le dévoilement – de la conscience me semble être un processus qui tend du plus inconscient vers une conscience de plus en plus grande. Une graduelle illumination, un ensoleillement, une perte de voiles. L’ombre qui cherche la lumière. Avec possiblement un saut quantique un moment donné lorsque l’on réalise avec totale acuité l’ampleur des limites que l’on s’était imposées qui bloquaient notre regard. Lunettes enfumées qui bloquaient notre regard.
Ce qui est vrai pour un est un mensonge pour l’autre. Cela pose la question à savoir si un mensonge est toujours faux ? Ou s’il n’existerait pas de vrais mensonges ? Et une fausse vérité est-elle possible ? Intéressante question. Car la terre a officiellement longtemps été plate, quoi qu’elle semble le redevenir ces temps-ci pour certains. Parfois, plus on réfléchit, plus on tourne en rond. Vraiment pas plate la quête de la vérité.
Si certains pensent que la science clame posséder la vérité, cela ne me semble pas du tout le cas. On émet des hypothèses et on tente de les vérifier, avec des conditions le plus objectives qui soeint. C’est lorsque l’industrie s’empare des résultats pour vendre leurs produits que la science se retrouve pervertie et plus fausse que vraie. Mais autre débat. On fera nos recherches.
Combien de gens ont déclaré : c’est vrai, je le jure sur la tête de ma mère, en mentant. Et combien ont juré sur la bible de dire la vérité, toute la vérité, juste la vérité je l’jure en affirmant des choses complètement opposées.
Vraiment, le concept de vérité est fait de plastique malléable et twistable. Et ce n’est que face à soi-même que nous en sommes tributaires.
Et ça, ça, ça c’est vrai. Ou pas.


















