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VÉRITÉS MENSONGÈRES ET VRAIS MENSONGES

La vérité peut marcher toute nue, mais un mensonge doit toujours se couvrir.

Vraiment pas certain qu’elle soit de Khalil Gibran celle-ci, donc erreur ou mensonge ? Même si c’était un mensonge en quelque sorte, ces mots contiennent tout même une certaine part de vérité.

D’où l’illustration que les deux concepts sont étroitement liés. Comme on dit, la vérité de l’un est le mensonge de l’autre. Et de nos jours, avec une certaine nouvelle intelligence technologique, on peut faire dire ce que l’on veut à qui que ce soit, et même créer des documents audio-visuels falsifiés qui mettent littéralement des mots dans la bouche des gens. Alors quant à distinguer le vrai du faux, ou la vérité du mensonge, on repassera. Et on se gardera une ptite gêne.

Dit autrement:

Les mensonges peuvent se dire haut et fort mais la vérité s’exprime en silence. Souvenez-vous en.

Pas certain non plus que ces mots soient de Mère Thérésa 😉

Mais en effet, quand on a quelque chose à vendre ou à défendre, on doit souvent lever le ton – et élever notre fakitude – pour tenter de parler par-dessus les faits, pour les ramener dans le droit et vrai chemin. Alors que la vérité peut relaxer et laisser les mensonges crier, elle peut se taire en paix.

Vérité et mensonges, un couple aussi mithique qu’Adam et Ève et Roméo et Juliette, que Ding et Dong ou Ben et Jerry / allo ma chérie ;-). L’un ne va pas sans l’autre, et l’une non plus, et ils vont très bien ensemble. En fait, ils existent un grâce à l’autre. Comme le Vrai du Faux. Ou même le noir et le blanc avec ses multiples nuances de gris.

La pureté, qui rime avec vérité, est un concept glissant et grisant mais n’existant que très rarement à part dans le néant. La pureté, comme la vérité, est un objectif vers lequel on peut tendre mais qu’on n’atteindra possiblement jamais. Comme l’intégrité. L’absolu est toujours un leurre.

Le couple vérité et mensonge n’a de sens que lorsqu’appliqué à soi-même. Ce n’est qu’en soi-même, que face à soi, qu’on peut être vrai, comme c’est à soi-même que les conséquences du mensonge sont les plus dramatiques. Car quiconque se ment à lui ou elle même finit par ne plus savoir qui il ou elle est. Surtout si on se croit.

On pourrait aussi rapprocher du couple vérité et mensonge celui de conscience et inconscience, avec leurs multiples teintes de semi consciences. Car l’acquisition – ou le dévoilement – de la conscience me semble être un processus qui tend du plus inconscient vers une conscience de plus en plus grande. Une graduelle illumination, un ensoleillement, une perte de voiles. L’ombre qui cherche la lumière. Avec possiblement un saut quantique un moment donné lorsque l’on réalise avec totale acuité l’ampleur des limites que l’on s’était imposées qui bloquaient notre regard. Lunettes enfumées qui bloquaient notre regard.

Ce qui est vrai pour un est un mensonge pour l’autre. Cela pose la question à savoir si un mensonge est toujours faux ? Ou s’il n’existerait pas de vrais mensonges ? Et une fausse vérité est-elle possible ? Intéressante question. Car la terre a officiellement longtemps été plate, quoi qu’elle semble le redevenir ces temps-ci pour certains. Parfois, plus on réfléchit, plus on tourne en rond. Vraiment pas plate la quête de la vérité.

Si certains pensent que la science clame posséder la vérité, cela ne me semble pas du tout le cas. On émet des hypothèses et on tente de les vérifier, avec des conditions le plus objectives qui soeint. C’est lorsque l’industrie s’empare des résultats pour vendre leurs produits que la science se retrouve pervertie et plus fausse que vraie. Mais autre débat. On fera nos recherches.

Combien de gens ont déclaré : c’est vrai, je le jure sur la tête de ma mère, en mentant. Et combien ont juré sur la bible de dire la vérité, toute la vérité, juste la vérité je l’jure en affirmant des choses complètement opposées.

Vraiment, le concept de vérité est fait de plastique malléable et twistable. Et ce n’est que face à soi-même que nous en sommes tributaires.

Et ça, ça, ça c’est vrai. Ou pas.

PENSÉES PENSÉES

Hé que ça pense le monde. Je pense, tu penses, il/elle pense, nous pensons, vous pensez, ils/elles pensent sans dépense.

Ça pense sans cesse dans le monde. 8 milliards de machines à pensées. Ça pense pour moi, pour toi, pour nous tous. Ça en moi, ça pense autour. Ça pense à ci, ça pense à ça, ça pense par ci pis ça pense par là. Ça pense pas à peu près. Ça pense sans compter, ça r’garde pas à la dépense. Ça pense hors de contrôle.

Car on ne contrôle rien en matière de pensées. Ça pense tout seul. Le monde se pense. Ça pense tout le tour de la panse. Ça tourne en rond car ça pense pas mal tout le temps à la même chose. La nourriture du mental est de la pensée, des pensées. À l’infini.

Je dis ÇA pense, car est-ce vraiment nous qui pensons ? ou n’est-ce pas plutôt que les pensées poppent en nous à notre insu ? La question se pose. Et prend beaucoup de temps à trouver. Toute une vie. et ce n’est pas la matière première qui manque.

Même quand on dort, quand on fait du sport, même quand on sort, ça pense encore. Cauchemar, mauvais sort comme disait le poète.

Évidemment qu’on ne dit pas tout à ce à quoi on pense. Ni ne l’écrit. Car il y a du drôle de stock dans notre moulin à penser, du bizzaroïde qui traverse notre machine à pensées. Tellement qu’à un moment donné

On aimerait bien. Ah si c’était seulement aussi simple. On a beau faire un backwash une fois de temps en temps, la matière première revient toujours. Comme des bulles à la surface. Certains aiment se divertir par l’humour, d’autres se transvestir par amour, d’autres encore choisissent d’altérer leur conscience à l’aide de spiritueux divers, même l’été.

J’te dis que ça pense à toutes sortes d’affaires c’te ptite affaire-là.

On est toujours face à face avec ce mental qui génère de la pensée comme certains champs au printemps.

Nous sommes condamné(e)s – certains se sentent damné(e)s – à apprendre à gérer notre faculté de penser, à gérer le flot incessant et constant de nos pensées infinies et auto-génératrices. Comme chaque matin ramène le soleil, chaque nouveau jour ramène son lot de pensées. Un gros tas de nouilles Ramen plein de noeuds les pensées.

Une bouillie incohérente, un magma qui poppe et poppe encore stimulée et alimentée par notre propre histoire pas toujours si propre car certaines pensées on préférerait refouler, comme par les histoires du monde environnant. Mais la pensée, même la plus sombre, cherche toujours son chemin vers la lumière. Toute pensée cherche la lumière, et espérons, la trouve.

Un moment donné, même si on aimerait bien, comme on ne peut se déverser le contenu car elles reviennent sans cesse

il ne nous reste qu’à faire face à tout ce qui monte, à observer, à sentir, à accueillir et à cueillir même car de précieuses pépites aussi à l’occasion émergent de ce volcan intérieur. En effet, le mental n’est pas diabolique. Il n’est qu’un micro processeur qui carbure à ce à quoi on le nourrit si on prend tout simplement le temps de l’assumer et de l’observer pour apprendre à comprendre son mécanisme automatique.

Comme le dit notre ami Krishnamurti (pas un ami intime quand même mais très précieux): On doit y mettre de l’ordre pour transformer ce foutu bordel. Lorsque l’observateur/trice devient ce qui est observé, alors il y a un ordre complet. – traduction très maison

Prendre le temps d’observer. Pour cela il faut arrêter.

Avoir le courage d’observer, de s’observer, et de se détacher de ces pensées, qui ne sont jamais nôtres, que des pensées sans propriétaires éparses et autonomes. Parfois elles s’accrochent à notre petite histoire, parfois elles émanent de la Grande.

Qu’elles soient sexy ou diaboliques, ce ne sont que des pensées, des bulles d’air. Jamais les nôtres, nous ne sommes propriétaires de rien de toute façon. Même notre corps nous le rappellera un jour.

Car de toute façon, pourquoi même se soucier de qui nous aime ?

De toute façon, tout le monde se fout de ce que l’on pense car nous pensons toutes et tous à peu près la même chose, nous pensons grosso modo aux même affaires, car nous vivons tous et toutes dans un corps, mû apr les mêmes besoins, et tous et toutes dans le même monde. Oh que de petites différences et variations personnelles, mais overall, la même bouillie mentale.

Alors pensées ?

ou pensées ?

Même si on ne nous a jamais promis un jardin de pensées, ni de roses, on nous a quand même légué une machine à penser, à pensées. Il suffit d’y mettre de l’ordre, et d’avoir le courage et la lucidité d’observer.

Et de s’observer observer, observer s’observer.

Et alors les pensées s’évaporent et perdent de l’importance. Et alors un certain ordre s’installe en soi. Un ordre certain. Un ordre qui comprend et inclut tous les désordres du monde, les nôtres comme ceux des autres. Un ordre, qui comme un constant et fluctuant équilibre fait de tous les déséquilibres du monde, ne se contrôle ni ne se contient. Un grand désordre désorganisé qui est accepté pour ce qu’il est. Tout simplement, dans toute sa complexité.

LE NON SENS UNIQUE DE LA VIE

Image via Jim, ouais

Devant l’incertitude de la vie moderne, on peut réagir d’au moins deux façons et elles sont illustrées dans leurs extrêmes ci-haut. Apathie et enthousiasme. Et 50 nuances de gris.

Chacun chacune de nous avons notre propre façon de répondre ou de réagir, c’est selon, et ça varie dans le temps parfois avec certains mood swings plus zigzaguants les uns que les autres. On se promène allègrement du style bof patate/sofa au hop la vie sourire/pouce en l’air. Hi ha !

Notre perspective varie selon ce que l’on observe, selon ce sur quoi on met le focus comme disent les anglais, et certains chroniqueurs frenchglishois aux deux langues dans la vinaigrette. Tout va pour le mieux, ou c’est de pire en pire, et c’est selon.

Parfois la vague vient de l’intérieur, parfois du dehors.

Il y a plusieurs sources d’inquiétudes dans notre grand monde, je n’ai pas besoin de vous les nommer, vos deux yeux ouvrent encore. Marie-France Bazzo parle d’ailleurs d’un rapport inquiétant ce matin de la Presse Cyber si vous avez besoin d’en rajouter un peu.

Et en même temps, parlant vinaigrette, la seule vraie petite vie que l’on peut réellement vivre à notre échelle d’humain incarné, on essaie de faire du mieux que l’on peut avec ce que l’on a dans le coeur et entre les mains et les oreilles, on tente de squeezer tout le jus de l’orange qu’on donnait jadis seulement pour Noël – pendant qu’on a encore accès aux oranges, car quand même un luxe qu’on se doit d’apprécier les agrumes par ici. Les bananes aussi, en république ou en split.

La vie a-t-elle un sens ? Première question.

Et si oui, quel est-il ? Ou quels sont-ils ?

Je sais, je sais, petites questions et nous ne sommes que mardi matin.

Le seul sens unique et certain dans la vie réside dans la mort du corps, notre corps, notre char de chair. Le grand repos au fil d’arrivée. Ce corps qu’on a loué pour une vie, pas toujours consciemment car on pensait parfois l’avoir acheté jadis lorsque nous étions jeune. Et la location est sans garantie prolongée, même si on l’oublie parfois ça aussi.

À part ça, en terme de garantie, la seule autre est que notre sort repose en partie entre nos propres mains. Verre d’eau vide, verre d’eau plein et in between. Et comme le jus d’orange, l’eau est en soi un luxe pour plusieurs.

Le sens de la vie change avec les étapes de notre vie. Avec le temps qui passe, qui nous passe dessus, qui nous passe dedans. On diminue nos attentes, on apprend à apprécier le plus simple, le plus basic. On apprend à prendre le temps, parfois, de plus en plus. Autre luxe le temps.

Ces temps-ci, je fais un grand grand ménage jusque dans les entrailles de mon cabanon en vue de futures petites rénos. Je trie, je jette, je brûle, je donne. Bref je déleste. Je rend ma maison prête à tout, et plus que jamais. Ça me fait jouer dans les tréfonds de mes bébelles, de mes outils, comme ceux de mon âme. Deep work. Travail de l’âme dans le cabanon. Dans le cabaoui.

Et si jamais la ligne d’arrivée arrivait plus vite que prévue, car le sens de la vie n’est pas linéaire, logique, prévisible ni toujours droit devant, alors je quitterai avec le home en paix, en ordre, chaque chose à sa place et rien de superflu. Rien comme tout remuer et tout brasser pour se retrouver. Pour toujours purifier, délester, trier et retrier.

Le sens de la vie ce n’est peut-être que faire du ménage finalement. Toujours, sans cesse. À tout jamais.

Pouce en l’air.

RIEN C’EST DÉJÀ QUELQUE CHOSE

Si quiconque a de l’expérience avec quoi que ce soit ou connait la moindre chose à propos de quelque chose, SVP m’en faire part.

J’aime ces tournures de phrases qui nous font nous r’tourner le mental dans la bouche comme dans la caboche en spinnant sur lui-même. Ce genre de koans qui relèvent de la contortion mentale, ces mots qui nous font nous r’virer dans nos ptits souliers.

J’aime l’idée d’écrire follement, vivement, with a twist, et décrire drôlement le vivant, en rimant, en délirant et en tordant le néant.

J’aime que vous lisiez ces mots alors que moi je délire. Moi j’écris, je cries tout bas, et vous, soit vous lisez, ou pas. Alors moi j’écris dans le vide. Néant néant hi han hi han dit l’âne.

Si vous me lisez, vous pouvez faire ce que vous voulez de ces mots, car ce sont vos mots, je vous les prête, ou tenez, je vous les donne. Ça change la donne ça non ? Mes mots vos mots. Mots pour mots, mots de face et maux de dos.

Mes mots sont des mots give and take. Je vous les soumets, vous en faites ce que vous voulez, ou ce que vous pouvez. Ou rien du tout. Tout ou rien. Quit ou double.

Et si vous n’en pouvez plus de mes mots, parfait aussi de les ignorer, les jeter, les délester. Vous pouvez les twister, les distortionner, les pervertir ou les dégourdir. Recyclage ou conpostage aussi permis.

Car j’écris pour ne dire rien qui vaille, j’écris pour le fun, pour le flow, pour le pun.

J’écris bilingue, j’écris franglais et ançais, frenchglish ou sur le bout de lange à bout. J’écris pour me défouler, pour jouer, pour me divertir mais jamais vous pervertir.

J’écris fou, j’écris doux et j’écris tout, un point c’est tout. À Noël, j’écris poinsettia.

Je veux jouer avec les mots, je veux m’amotser, me draper dans les pourtours des sens à tionnel, je veux écrire a-rationnel. Je veux que les mots glissent dans le grand sablier hors temps de ma caboche et entre les lignes, comme ils coulent entre les touches de mon clavier, qu’ils se la coulent douce entre mes doigts. Je veux écrire plus vite que la marmotte pour voir mon ombre devant moi.

Écrire pour jouer, s’écrire pour alléger le sens de sa propre vie pour ne pas qu’elle soit lisse. Se répandre sur l’écran comme d’autres s’effacent devant le vent. Se camoufler en camouflet, se draper sans drapeau.

Dans quelques minutes j’irai méditer activement dans le vent, pour ouvrir mon esprit et me laisser décoiffer et ainsi alléger mon fardeau d’humain. Car grâce ou à cause du corps, dépendant ou défendant, tout humain qu’il ou qu’elle soit accumule toujours un ptit quelque chose, même si nous ne sommes rien.

Nous nous agglutinons après des croyances, des idées, des concepts et nous finissons par nous sentir à l’étroit dans un si vaste monde. Un monde de tous les possibles, mais aussi de tant d’impossibles possibles. Peut-être alors.

Pour tout vous dire, j’écris à la légère pour nous soustraire à la gravité de notre inhumanité. J’écris pour défier la loi de la gravité, j’écris illégal également.

Car certaines choses sont plutôt sombres sous le soleil de plus en plus show des réseaux. Alors j’irai me griller moi-même sous le chapeau de la roue de la vie qui tourne.

Ritournelles sans sens, sans fil, ni sans dessus dessous, qui tournent en rond car en quoi d’autre pourraient-elles bien tourner sans tourner les coins ronds ?

PRÉSENT ÉTERNEL / RÉEL TRÉSOR

Le terrain et la fondation de toute expérience sont toujours actuels, dans le moment présent.
Si tu attends pour une expérience, tu passes à côté.

– Adyashanti

Simple évidence. Et pourtant.

Le plus grand défi de notre existence pour les communs des mortels que nous sommes consiste à demeurer présent/e à chaque moment, attentif/ve à chaque instant, à chaque souffle de vie qui nous passe dedans et dans lqeule nous sommes aspiré(e)s, et parfois inspiré(e)s.

Et pourtant, on vit souvent soit dans le passé du bon vieux temps ou en avance, un peu plus tard, quand ça ira mieux, et que tout sera parfait. Le juste milieu n’est toujours qu’un bref instant.

Parmi les autres grandes leçons de vie à tenter d’apprendre et d’acquérir pendant notre passage sur terre, on pourrait aussi inclure celle de ne tirer aucune conclusion hâtive et de ne porter aucun jugement définitif car que sait-on vraiment avec certitude et une fois pour toute ? La vie est coquine.

Et à chercher, prendre soin et préserver le réel trésor qui nous a été légué à notre naissance, soit ce qui ne peut même pas nous être retiré par la mort.

Évidemment, cette quête est une course à relai, une course à obstacles parfois. Obstacles qu’on finit par apprendre à utiliser pour avancer avec les années qui nous passent dessus.

Les anglais ont cette belle expression de Human Race, qui signifie autant la race humaine que la course folle dans laquelle on évolue.

Cette vie d’incarnation humaine, unique pour chacun/e de nous, avec ses propres défis, ses détours, ses questions et ses questionnements, constitue tout un rite de passage. Un passage qui n’a ni fin ni résolution permanente, car toute notre vie n’est qu’un long passage, fleuve plus ou moins tranquille.

Un passage qui s’inscrit dans le temps – mesure qui n’existerait pas vraiment en dehors du vieillissement du corps – de la naissance à la mort, avec des étapes spécifiques par lesquelles on doit passer.

J’aime bien d’ailleurs l’idées des cycles de 7 ans car ils me semblent bien trancher la vie avec ses principaux apprentissages à faire, même si la vie n’est pas un pain tranché. Que nous sommes qui sommes responsables de nos actes.

Si en début de vie, il y a beaucoup à apprendre et que les choses vont vite, occupé(e)s que nous sommes à nous faire, à se construire, les années qui passent nous amènent plutôt à désapprendre, à ralentir et à raffiner. À se préparer au dernier et ultime voyage.

Le trajet de la vie consiste à apprendre la simple présence et l’humilité, l’alternance entre attachement et détachement, l’implication dans le monde comme le retrait en soi, l’intensité comme la modération. Opposés complémentaires.

Parfois on doit foncer, parfois reculer, ou faire du surplace. Mais toujours tenter de sentir ce qui est juste pour soi et viser un mouvement à partir de sa propre intégrité.

Et au final, après une vie de mots et de blabla, ré-apprendre le silence car on réalise que les mots ne peuvent exprimer le réel trésor, ils ne peuvent que nous faire tourner autour.

ME OUI WE OUI OUI

Il n’y a pas de liberté individuelle sans responsabilité collective.

Il n’y a pas de liberté individuelle sans responsabilité collective. Grande vérité.

Notre sort personnel est inévitablement lié à celui de notre environnement plus ou moins immédiat. Du plus petit à de plus en plus grand. Mais jusqu’où au juste ?

Il y a moi, et puis il y a le monde. Des milliards de petits moi dans le seul et même grand monde. Ou sont-ce des milliards de petits mondes les uns à coté des autres ?

C’est le cas de petit moi, comme c’est le cas de petit vous. Et c’est le cas pour chacun chacune d’entre nous, nous tous et toutes.

Il y a mon nombril, et il y a le monde autour de ce petit nombril que l’on porte plus ou moins fièrement au centre de ce monde. 8 milliards de nombrils, de têtes et de coeurs. Et des animaux, minéraux, végétaux.

Bien sûr que tout commence par soi, mais tout ne doit pas finir ni s’arrêter là. Sinon ça fait une bien petite vie. Car sinon le monde tourne en rond, sinon le monde est sans fond. Mais à trop s’en faire pour autrui, le monde peut être sans fin.

J’ai beau avoir tout ce dont j’ai besoin, si ce n’est pas le cas pour tout et toutes, du moins la grande majorité, comment puis-je être pleinement satisfait ?

La question se pose facilement mais se répond beaucoup moins aisément.

Car où est la ligne entre satisfaction personnelle et satisfaction des besoins collectifs ?

Comment équilibrer la satisfaction de nos propres besoins personnels et le bien-être du plus grand nombre ?

Vivre et laisser vivre est un sacré dicton à deux faces. Certains semblent se satisfaire plutôt aisément de leur situation personnelle et ne pas trop s’inquiéter avec la situation de la collectivité. J’aimerais que ça soit mon cas. Du moins un peu plus.

Car je pense souvent, beaucoup – trop ? – au sort de la planète, aux guerres, aux migrants, aux enfants, à la situation des jeunes familles devant l’impossibilité d’acquérir une maison, aux sans-abris et autres enjeux courants. La liste est longue et presque sans fin.

Je m’inquiète, je réfléchis, je tente de voir ce que je pourrais faire pour contribuer davantage et la plupart du temps, face à la plupart des enjeux, j’arrive à un cul-de-sac. Je ne peux que constater mon impuissance. Entre autre face à cette folle et si ancienne guerre tant médiatisée en ce moment. Le sort des enfants est plus que brise-coeur.

Globalement, je nous trouve très très préoccupés à-propos de nos propres petits nombrils, et pleins de contradictions. Par exemple, on se soucie de l’environnement et on roule en SUV et souvent en solo comme jamais auparavant. On consomme sans trop penser, et on soulage nos consciences grâce aux bacs à recyclage et en compostant quelques restes de table. On continue à manger des fruits et boire de l’eau de coco -souvent bios – qui ont voyagé sur des milliers de km alors qu’à peu près tout est made in China. Et tutti frutti et tutti quanti. Osti.

Ça nous concerne tous et toutes, oui oui, moi compris. Pas meilleur que le reste du troupeau. Un mouton comme les autres, parmi les autres. Malgré certains petits efforts, et quelques pailles en papier, nous sommes encore et toujours parmi les plus grands consommateurs – et pollueurs – du globe.

Bien sûr, je n’ose pas penser que je puisse sauver le monde à moi tout seul, ni ne me considère comme un sauveur. Restons humble. Et réaliste.

Mais personnellement, la sort de l’humanité me trotte pas mal toujours derrière la caboche. Évasion face à mon propre destin, de ma propre date de péremption ? Peut-être.

Possible d’être en paix dans un monde en guerre ?

Possible d’être pleinement satisfait dans un monde qui court à sa perte, qui fonce droit dans le mur ?

Ou du moins qui semble le faire car peut-être que la situation mondiale a toujours été aussi critique ? Peut-être.

Mais le simple fait de savoir tout ce que l’on sait aujourd’hui rend bien difficile une satisfaction complète. Et en même temps, en quoi le fait de s’inquiéter constamment pour le sort du monde entier viendra le soulager et améliorer la situation ?

Je sais je sais…

Simples petites questions qui roulent dans la tête d’un ptit chroniqueur au milieu de la forêt boréale en ce ptit jeudi matin ensoleillé sur terre par ici cher lecteurtrice.

Alors j’imagine que tout ce que l’on puisse faire, c’est le mieux que l’on peut, avec ce que l’univers nous a mis entre les mains et dans le coeur. Et semer du bonheur.

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P.S. Petite confidence: parfois j’aimerais vraiment être un arbre.

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Intéressante discussion:
https://www.youtube.com/watch?v=45jerlQiCwI

JUSTE COLÈRE

Qui n’est pas en colère alors qu’il existe tant de causes justifiant la colère est immoral. Pourquoi ? Parce que la colère cherche le bien et la justice. Et si vous pouvez vivre parmi l’injustice sans colère, vous êtes autant immoral qu’injuste.
– Thomas d’Aquin

Sur notre terre, en ce moment même, on bombarde des innocents à tour de bras. On laisse des enfants mourir de faim. On refuse l’asile à des migrants. On éjecte des sans-abris des espaces publics eux qui n’ont pourtant nulle part d’autre où aller.

Mais qui est ce on ?

Moi et vous, eux et elles, nous tous et toutes. On inclut la personne qui écrit, celle qui lit, celle qui parle, celle qui voit et toutes celles qui vivent. Je suis ce on, comme vous l’êtes aussi. Nous sommes tous et toutes ce On. Un On pas mal off parfois.

Pendant ce temps-là, nous, ici, d’ici, on observe ce branle-bas de multiples combats à-travers nos écrans très cathodiques et on s’inquiète des taux d’intérêt et de l’inflation à partir de nos tours de bébelles. Bébelles qu’on empile dans des dépotoirs sans cesse croissants et des mers de plus en plus plastifiées.

Drôle de monde, étrange réalité out there. qui finit par s’infiltrer in here. Car entre le dedans et le dehors, qu’un mince couche de peau, qu’un fine illusion de séparation.

Et la pensée positive et les états altérés de conscience ne peuvent tout gommer.

Mais jusqu’où peut aller notre inhumanité collective ?

Jusqu’où peut s’étendre notre auto-destruction inconsciente ?

Le monde est tellement fou qu’on voudrait fermer tous nos écrans comme nos yeux et nos oreilles et nos autres sens devant l’horreur répété.

À la vue et au su de toute cette folie meurtrière et inhumaine qui se déroule devant nous qu’on ne perçoit qu’à infime dose, on se promène allègrement entre colère, outrage, dégoût et impuissance, sans pouvoir faire quoi que ce soit pour l’atténuer.

On reçoit ces lots de mauvaises nouvelles, qu’on dirait de pires en pires, et pendant ce temps, on doit simplement continuer à vivre nos vinaigrettes ici, en prenant note de ce qui se passe, en observant.

Et en tentant de faire sens, de rationaliser, d’intellectualiser. Tout en continuant à mener notre petite existence privilégiée.

Car de toute façon, quoi faire d’autre ?

Donner à la Croix-Rouge, ou à quelques oeuvres humanitaires.

Aider des plus démuni(e)s que nous ici autour de soi.

Tenter de comprendre la situation internationale à la source des conflits.

S’informer sur les multiples conflits et autres situations dont les médias parlent peu, moins, ou pas du tout. Car au coeur de ces conflits autres, souffrent aussi d’autres frères et soeurs humains.

Prier, et/ou continuer de le faire malgré que so far not so good, et pas certain que les gens de bonne volonté n’aient été entendus par les dirigeants du département des causes justes et bonnes.

Espérer, garder la foi et continuer de voir la beauté ici en soi et autour de soi.

Se brancher sur la nature.

Être heureux/se pour autrui et apprécier tout, et souhaiter le mieux et le meilleur à tout le monde, comme à soi-même.

Et plise ne pas nier cette colère sourde qui gronde en nous devant l’inhumanité et l’horreur collective car elle émane de notre coeur commun, de notre humanité partagée. Cette colère constitue le lien qui nous unit encore à nos frères et nos soeurs du monde entier. Cette colère est notre profond sens de justice au coeur de notre coeur. Cette colère est notre drive de vie. C’est elle qui nous fera changer le monde pour le meilleur. Du moins, le tenter.

Un peu à l’image du Bouddha qui aurait dit qu’il ne pourrait être en paix totalement tant que le dernier des humains ne le soit aussi, et qu’il attendrait de franchir la porte du paradis tant que le dernier n’y serait pas passer. Or something like that.

RESPECT, INTÉGRITÉ ET JUSTESSE

Le respect a été inventé pour meubler l’espace vide où devrait se trouver l’amour. – Leon Tolstoy

L’amour est un mot vague, trop vague et trop vaste en même temps il me semble. Il veut tout dire, mais, aussi, le mot amour ne dit rien. On aime les gens, et on aime la crème glacée.

Le respect me semble constituer un terme plus précis, plus juste.

On dit du respect qu’il est un sentiment qui porte à accorder à autrui de la considération en raison de la valeur qu’on lui reconnaît.

Et pour reconnaître la valeur d’autrui, on doit d’abord reconnaître la sienne non ? Ni supérieure, ni inférieure.

On dit aussi que le fait de respecter autrui implique de se soucier de l’impact de nos actes sur autrui, d’être inclusif et d’accepter les autres pour ce qu’ils sont, même lorsqu’ils sont différents.

Et on ne peut respecter autrui que dans la mesure où l’on se respecte soi-même. Et agir en fonction des conséquences de nos actes.

Et on dit encore que le respect commence par la confiance, qu’il est lié à l’empathie, la compassion, l’intégrité et l’honnêteté.

Valeurs fondamentales non ?

Personnellement, j’associe le respect à l’intégrité. Je respecte les gens intègres. On peut leur faire confiance. Sans avoir besoin de preuves, on reconnait les gens intègres, on les sent.

En fait, si je désire acquérir une seule qualité dans la vie, ce serait cette définition de l’intégrité:

Je tends à pouvoir vivre ma vie en totale intégrité, comme si personne ne me regardait. Que moi-même. Agir en fonction de mes propres valeurs. Ne faire que ce qui est juste pour moi, ce qui me semble juste, sans me soucier des jugements d’autrui. Ne faire que ce qui résonne juste.

Pas dans le sens de justice, dans le sens de justesse.

Mener une vie juste, en accord avec ce qui me semble doit être fait et dit. Juste comme une note, la bonne note, comme dans une harmonie. Ou comme dans la façon dont on récupère d’une fausse note. Car l’intégrité n’est pas la perfection, c’est une humanité assumée.

Être intègre veut dire pour moi faire ce qui est juste, et automatiquement le juste sera bon.

Être intègre c’est reconnaître la valeur réelle de chaque personne, traiter chacun chacune comme on aimerait être traité soi-même. Respecter autrui comme je m’attends à être respecté.

Être intègre, c’est se tenir debout pour ses valeurs, droit, noble, digne.

Et humble.

Faire ce que doit, pas selon les attentes des autres, selon ce qui nous semble juste.

Si je me respecte, je respecterai automatiquement autrui. Je nous dois cela.

Et si je suis intègre, je me respecterai comme je respecte quiconque je reconnais comme tel.

Donc plutôt que de parler d’amour, je préfère parler de respect, d’intégrité et de justesse.

Cela me semble juste et bon.

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Le miracle est que le jour où tu n’as besoin de l’attention de personne,
les gens commencent à ressentir ton charisme, parce que le charisme est le rayonnement de votre individualité.
Ils commencent à sentir que tu es quelqu’un de spécial, d’unique… bien qu’ils ne puissent pas identifier où se situe ton caractère unique, ce qui attire comme un aimant.
Les gens qui se sont découverts ont trouvé des milliers de personnes attirées par eux,
mais ils ne le demandent pas.

– Osho

ÉCRIRE POUR DIRE LE RIEN DU TOUT

La vie n’est que portes. The Doors. Indeed

Certaines s’ouvrent toutes seules, d’autres ne s’ouvrent pas.

Certaines auxquelles on cogne ne veulent pas s’ouvrir, d’autres auxquelles on cogne qui n’existent peut-être même pas. Ding Dong !

Mais a-t-on même besoin de cogner aux dites portes ? Ou le but n’est-il pas de simplement franchir les portes qui s’ouvrent toutes seules devant nous ?

Pas de porte, pas à pas de porte à porte. Colporteur/se qui se laisser porter. Important. Ou pas tant.

Ou peut-être que la vie n’est qu’une seule et même grande porte grande ouverte qu’on n’ose pas toujours franchir. Par peur, par croyance, par ignorance ?

Parfois on préfère rester au seuil de la porte, et rêver à l’autre côté.

D’autres fois, on reste pris dans le cadre. Mais ce cadre existe-t-il ?

Si la vraie poésie, qui n’est en un sens que mots alignés les uns à la file des autres, ne veut rien dire, elle peut aussi ouvrir toutes les portes selon l’ami Jim.

Alors à nous de franchir celle – ou celles ? – qui nous convient.

Ces quelques mots veulent en effet tout dire, ou rien pour certain(e)s d’entre vous. Ils disent quelque chose mais quoi ? La réponse nous appartient toujours, même si parfois elle ne se manifester pas. Pas toute de suite, pas tout le temps. Ou pas comme on l’attend.

Certaines portes se déguisent en murs. The Doors & The Wall.

Parfois il faut foncer, et défaire le mur pour y insérer une nouvelle porte.

Parfois il faut chercher la clé, et/ou la trouver.

Ou peut-être que la clé n’est qu’un code secret à 6 chiffres ?

Et/ou que la porte est déjà ouverte ? Ou qu’il n’y a même pas de porte ?

Que de possibilités en effet cher Jim.

Ci-bas, quelques mots clés de Louise Dupré apparus sur le mur de Tatie MF, qui me font encore chercher une infinité de possibles.
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Tu appelles la joie comme si elle pouvait te reconnaître. Comme si tu commençais à lui appartenir.

Elle n’est plus l’envers de la douleur mais une élévation. Une robe de lumière.

Tu le dois à tes morts, tu sais maintenant qu’ils ne t’ont pas oubliée.

Une fois morte, toi non plus tu n’oublieras pas tes vivants. Tu voudras rester près d’eux, tout près, mais sans les encombrer.

Tu ne crois pas au ciel, mais tu as toujours cru en la bienveillance de la terre, c’est là le mystère de ta foi.

Tu n’essaies plus de comprendre, mais seulement de mieux respirer.

~ Louise Dupré (Exercices de joie), via Tatie Marie-France

RELIANCE SPIRITUELLE

La religion est cette sensation de bonté aimante semblable à la rivière qui coule sans cesse. Avec cet état vient un moment où il n’y a plus de quête; et la fin de cette quête est le début de quelque chose de complètement différent. – Krishnamurti

Le mot religion est tellement chargé. Plusieurs lui préfèrent le terme spiritualité. Et pourtant. Les deux termes sont aussi neutres l’un que l’autre si on les déleste de nos propres préjugés liés à notre histoire personnelle. En fait, ils signifient la même chose, soit le lien de notre âme, de notre esprit, avec plus grand que soi.

On peut faire dire n’importe quoi à ces deux mots, tout comme ils ne peuvent dire rien du tout. Mais la plupart du temps, la simple mention du mot religion a le tour d’en énerver plus d’un.

On utilise ces deux termes souvent de façon très générale, alors que celui de religion est souvent connoté plus négativement. On les oppose alors qu’ils pointent pourtant vers la même chose, vers le grand mystère.

Au fond, on a tous et toutes besoin fondamentalement de reliance, de sentir que l’on fait partie de quelque chose de plus que soi, que nous sommes lié(e) à un Grand Tout. Petit moi cherche Manitou. On a besoin d’un sens d’appartenance, on a besoin de sentir que nous faisons partie de, sentiment manquant en cette époque individualisée et individualisante. Moi moi moi en a marre de se sentir seul(e). Alors il cherche plus grand que soi.

Ce faisant, bien souvent, on finit par adopter des pratiques, qu’elles soient spirituelles, religieuses ou sportives même. Des pratiques qui, pense-ton, nous apporteront quelque chose de plus, nous mèneront quelque part. Quelque part ailleurs, quelque part de mieux.

Jung l’explique bien ici-bas : Les gens vont faire presque n’importe quoi, peu importe l’absurdité, afin de ne pas rencontre leur propre âme. Ils vont pratiquer le yoga de l’Inde, suivre une diète stricte, apprendre la théosophie par coeur, ou répéter mécaniquement des textes mystiques de toutes les traditions – tout cela simplement par ce qu’ils/elles ne peuvent vivre avec eux-mêmes et n’ont pas la moindre foi que quelque chose d’utile puisse émaner de leur propre âme.

SI les pratiques spirituelles ne sont pas à proscrire en soi, ce ne sont pas ces pratiques qui vont nous apporter la paix d’esprit et de l’âme. Elles ne peuvent que nous permettre d’arrêter et de se center un peu, se retrouver au coeur de soi.

La première étape d’une pratique spirituelle, au-delà du faire, consiste probablement tout simplement à accepter ce qui est, qui nous sommes, là où on se trouve. Et simplement ralentir pour sentir la simplicité de la vie, l’extra-ordinarité de la vie.

Et si on veut imaginer Dieu comme ceci ou comme cela, grand bien nous fasse. On l’aurait d’ailleurs créé à notre image de toute façon. Mais ne l’imposons pas à personne ni à quiconque, faisons-en une relation intime et personnelle.

Car Dieu n’est qu’un portail pour que l’on puisse enfin disparaître, se fondre, se dissoudre. Un mot passe-partout qui inclut tout tout tout, et même tout le rien de la terre et d’ailleurs.

Alors quel que soit son nom, l’image qu’on lui impose ou sa provenance, c’est du pareil au même malgré que les enseignements des diverses lignées religieuses et spirituelles peuvent varier.

Car au final, ils mènent tous vers un sens d’unité, vers l’amour de son prochain et de sa prochaine, vers le bien du plus grand nombre. Et la paix du coeur et de l’esprit.

Ma foi du bon Dieu et de la bonne Déesse, pas si compliqué non ?