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POPPING UP AND DOWN

Vivre via les écrans, c’est d’la job de tête. Entretenir plein de projets parallèles on the side, c’en est aussi. On dirait que la vie est plus éclatée qu’avant de nos jours. Plusieurs fenêtres dans nos cabanes.

On jongle clairement avec plus de balles qu’auparavant. Trop parfois. Probablement pour ça que parfois, on aimerait bien retourner dans le bon vieux temps. Même s’il n’était probablement pas si bon ni meilleur. Car le bon vieux temps n’est qu’un safe space dans notre mémoire. Mais un monde imaginaire. Ou ré-imaginé.

Car le passé n’est plus, à part quelques rides sur notre corps et quelques puffs de souvenirs extrêmes – bons ou mauvais – et le présent pas encore, pas tel qu’on le souhaiterait de toute façon. Maintenant est tout ce que nous avons à nous mettre sous la dent petits castors que nous sommes tous et toutes. Et maintenant est en masse et plus qu’assez si on prend le temps, le soin et l’attention.

Au moment où j’écris ces dignes lignes, j’ai en effet exactement 18 onglets d’ouverts dans mon furtif fureteur. J’vous jure.

C’est sans compter toutes les autres applications ouvertes en arrière plan. Je me les garde toujours prêtes, comme des scouts, au cas ou. Et les cas ou abondent, pullulent et se multiplient. Les opportunités sont multiples. La vie vit.

Selon nos occupations et nos réalités, nous sommes plus ou moins occupés, pour la plupart plus que moins. Par exemple si on a une maison, l’automne est un temps particulièrement intense de préparation à l’hiver. J’ai justement aujourd’hui quelques amis qui viennent me donner un coup de main. Merci messieurs.

Quand on est travailleur autonome, on doit gérer pas mal aussi. Des dossiers, des relations, la tenue de livres et tutti quanti. Et on en connait pas toute la musique. Alors on doit l’apprendre.

C’est sans compter si on suit un ou quelques réseaux sociaux où on peut se perdre dans les limbes des internets car c’est conçu justement pour ça. Et les algorithmes nous ont à l’oeil. Ils savent avant et mieux que nous ce que l’on veut. Et plusieurs cherchent aussi à nous harçonner. Beware !

Et c’est sans parler de notre petit mental personnel qui spinne en rond sans cesse. C’est probablement là qu’on garde le plus de fenêtres ouvertes. On n’a qu’à s’assoir en silence pour constater le nombre de dossiers qui ne sont pas fermés et qui ne se fermeront jamais en fait. Et le mental collectif ne donne pas sa place non plus.

Et on ne parle même pas de l’inconscient dont on ne soupçonne même pas la profondeur.

Ainsi, pour ne pas se perdre complètement, il est essentiel de s’assurer de prendre du temps pour soi sur une base régulière, déconnecté, dépluggé, yeux fermés et toutes sources d’attention taries.

Pour revenir à l’essentiel, pour – commencer à – ramener un peu de calme dans sa cabane. Du temps pour peser sur la clutch de ce mental qui tourne sans cesse et pour simplement le regarder spinner comme une poule pas de tête devant ses yeux.

Pop up est une expression si juste et pertinente. La vie poppe up sans cesse. Et même que parfois elle poppe down.

S’il est formidable d’avoir de multiples idées et des projets incessants, on peut aussi s’y perdre et finir par s’y engouffrer. Ainsi il est primordial de bien classer ses dossiers, de ranger chaque chose à sa place et de les mettre de côté pour garder un minimum d’ordre et de calme. Et établir et se souvenir de ses priorités.

Et conserver notre to do list en tout doux liste.

Mais elle vient d’où cette musique ? Dring dring wow wow…

SOUPÇONS D’AUTOMNE

INVOCATION MABON par Sage Goddess

Les nuits s’allongent désormais et je dis au revoir au soleil d’été, à sa chaleur et à sa lueur.

M’abandonnant plus profondément à ma propre ombre, les plus grands mystères m’accueilleront en ces mois plus sombres.

La récolte de tout ce que j’ai semé et ce dont pris soin avec amour et soin continue.

Je remercie la vie.

Aujourd’hui, un différent type de travail débute et quelque part en moi, la première flamme de l’hiver s’est allumée.

Je prends soin de mon feu intérieur, et je m’accorde du temps pour la croissance et le labeur.

Bénis(e)s soient tous ceux et celles qui marchent ce chemin.

J’invoque l’abondance en cette mi-récolte pour moi-même et tous mes proches.

Qu’il en soit ainsi.

Quelle belle prière, si juste et de circonstances, qui résume si bien la différente fréquence en cette première réelle semaine d’automne. Avant lundi, nous flottions sur une formidable et douce brise d’été quoiqu’un peu trop légère et artificielle. Depuis lundi, c’est l’automne et sa dimension différente, profonde et introspective qui est descendue sur nous. Sur la terre comme au ciel.

Toujours incroyable de constater comment l’extérieur influence l’intérieur. Au fond, la plus grande influenceuse c’est Mère Nature. La vraie, la permanente, la toile de fond. La toile sur laquelle se tisse toute vie, toute la vie. Surtout quand on habite en nature.

Car si tout change, les saisons et ses manifestation nous font réaliser que la vie tourne, passe et revient en boucles, en cycles, en spirales.

Quant la nature entreprend son retour vers l’intérieur de la Terre, sa rétrogradation vers le Grand Blanc et le calme hivernal, une partie plus intime et profonde de nous s’ouvre, s’éveille et se révèle. On la connait cette part de soi, on l’appréhende même parfois. Pourtant, grand coffre aux trésors.

Et on doit tous et toutes passer et repasser par là, juste ici, au coeur de soi, là où se terre une part d’ombre en nous, là où pourra se terrer la semence du renouveau. Là on l’on pourra explorer ce qui mérite une attention plus fine, plus délicate, plus intime.

En ce début d’automne, ci-bas, pour les quelques paires d’yeux qui se sont rendues jusqu’ici, quelques perles pour soutenir ce grand retour à soi.

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Les Japonais disent :
« Si vous n’avez jamais traversé de crise difficile dans votre vie, vous devriez être prêt à payer cher pour vivre ces expériences.

Ce peuple énigmatique et ancestral comprend depuis longtemps que la sagesse ne vient pas à une personne à la naissance ou avec l’âge.
Ce n’est pas un don non plus.

La sagesse est la somme des expériences acquises au travers des situations difficiles qui s’accompagne ensuite d’une compréhension plus profonde de la vie.

C’est aussi de cette manière que nous développons notre résilience pour surpasser nos défis à venir.

Shinobi Bushido via Sol Ange

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– Mère, mon passé me hante. Comment me débarrasser de tous ces poids ?
– Ce que tu appelles  » poids » sont en fait les piliers de ton temple.

En apprenant à les positionner comme des colonnes porteuses, tu ne te sentiras plus écrasé par elles.
Tu deviendras ainsi le prêtre de ta cathédrale intérieure. Et tout sera célébration.

– Et comment transformer des poids en colonnes ?
– Ce qui t’a blessé, marqué et affligé est la fondation de toi-même.
Tout cela a été un entraînement, une préparation pour faire émerger la créativité nécessaire à la construction de ton propre temple.
Sans ces fondations, tu ne pourrais pas le construire.
En t’arrêtant au chagrin, à la culpabilité ou aux gémissements, tu n’as toujours pas mis les mains dans la boue pour te façonner.

– C’est qu’il n’est pas facile de comprendre la souffrance.
– Au contraire : elle vient te montrer le chemin.
Mais nous nous obstinons à ne pas vouloir voir cette route sacrée.
Parce qu’il est plus confortable de se noyer dans ses propres tourments que de les transformer en ancres de vie.
Le passé est un coffre débordant de symboles à déchiffrer.
Notre tâche consiste à trouver une nouvelle façon, créative et constructive, de raconter ce qui fut.
Afin de voir le trésor.
Sinon, nous risquons de le confondre avec un tas de déchets à éliminer.

– Mon passé est donc un guide ?
– Le plus sage de tous les temps.
Tes ancêtres ont tissé pour toi cette toile aux fils subtils afin que tu puisses trouver ton propre fil et continuer à broder la vie selon tes talents.
Ne perds pas le fil et s’il t’échappe des mains, il y a un endroit où tu pourras toujours le reprendre.
C’est dans le battement de ton cœur, qui fait encore écho aux battements de ceux qui ont vécu avant toi.

– Elena Barnabè

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Une écriture qui supporte l’infini,
les crevasses qui s’étoilent comme le pollen,
la lecture sans pitié des dieux,
la lecture illettrée du désert.

Une écriture qui résiste à l’intempérie totale.
Une écriture qui puisse se lire jusque dans la mort.

– Roberto Juarroz via Jean Gagliardi

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J’apprends petit à petit que même si je réagis, cela ne changera rien, cela ne fera pas que les gens m’aimeront et me respecteront soudainement, cela ne changera pas d’avis comme par magie.

Parfois, il vaut mieux laisser les choses être, laisser les gens partir, ne pas se battre pour tourner la page, ne pas demander d’explications, ne pas courir après les réponses et ne pas s’attendre à ce que les gens comprennent d’où vous venez.

J’apprends petit à petit que la vie est mieux vécue lorsque vous ne la centrez pas sur ce qui se passe autour de vous mais plutôt sur ce qui se passe en vous.

– Rania Naim

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Je crois que l’empathie est la qualité la plus essentielle de la civilisation.
– Roger Ebert

L’empathie grandit à mesure que nous apprenons.
– Alice Miller

Ne regardez jamais quelqu’un de haut, à moins que ce soit pour l’aider à se relever.
– Jesse Jackson

Le but de la vie humaine est de servir, de faire preuve de compassion et de volonté d’aider les autres.
– Albert Schweitzer

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Inquiète
par Mary Oliver

Je m’inquiétais beaucoup.
Le jardin poussera-t-il, les rivières couleront-elles dans la bonne direction, la terre tournera-t-elle comme on le lui a appris, et si non, comment vais-je y remédier ?

Ai-je raison, ai-je tort, serai-je pardonnée, puis-je faire mieux ?

Pourrai-je un jour chanter, même les moineaux peuvent le faire et je suis, eh bien,
sans espoir.

Ma vue baisse-t-elle ou est-ce que je l’imagine simplement, vais-je avoir des rhumatismes, un tétanos, une démence ?

Finalement, j’ai vu que l’inquiétude n’avait servi à rien. Et j’ai abandonné. J’ai pris mon ancien corps et je suis sortie dans la matinée, et j’ai chanté.

STRIPTEASE

J’ai croisé ces mots de Camus à quelques reprises récemment. Et ils sont si justes, accrochés aux branches de plusieurs arbres.

Pour les gens du sud, le printemps vient d’arriver et ils ont hâte à l’été. Pour nous c’est le deuxième printemps. Avant l’hiver.

Celui qui transforme les feuilles pour la plupart semblables en été en fleurs uniques et différentes les unes des autres en septembre. Lent lent striptease qui nous montre ses dessous colorés avant les nuances de gris de novembre et l’ultime nudité de la blancheur à venir.

Jusqu’à lundi dernier, septembre avait des airs d’été. Mais depuis, le vrai automne est bel et bien arrivé. À juste date cette année.

Le fond de l’air est différent depuis lundi. Si ce septembre a probablement été le plus beau depuis des lustres, le cycle de la vie reprend ses droits et l’automne ne nous a pas oublié.

On dit qu’à cause de la pluie abondante de cet été, le changement de couleurs des feuilles a été hâtif mais qu’il sera plus long et lent. Tant mieux. Le spectacle durera plus longtemps. Coquine effeuilleuse mère nature.

Septembre et sa parade de mode naturelle est définitivement mon temps de l’année préféré. Comme à chaque année, la nature fait son striptease annuel, nous montrant que le dénuement fait partie de l’évolution naturelle des choses. Mais avec plusieurs couches de dessous qui changent à chaque jour pour le moins que l’on prenne le temps de bien observer.

Comme pour nous, humain(e)s à l’automne de notre vie, la nature nous montre qu’on doit laisser aller. Le temps n’est plus à l’acquisition, à la recherche du plus plus plus, mais plutôt au grand laisser aller, au lâcher prise, à l’allègement et au discernement. On se prépare à retourner à la maison pour l’hiver.

On prépare le bois pour le feu de l’hiver à venir, on pose les fenêtres doubles, on nettoie les pourtours de la maison, on rentre les choses du jardin. Actions de grâce et de gratitude pour faveurs estivales obtenues.

Temps de défaire les valises de faire le tri dans le bac de nos souvenirs et de nos expériences de jeunesse comme estivale, d’apprivoiser de nouveau la lenteur et l’observation du temps qui a passé, qui passe et qui passera encore un peu, mais avec moins à venir que ce qui fut, et plus lentement.

La nature nous offre son dernier spectacle avant de prendre une blanche pause. Quelle chance nous avons. En pensées et de tout coeur vers les gens qui en ont moins que nous.

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Le monde est un spectacle à regarder et non un problème à résoudre.
– Jules de Gaultier

La vie n’est pas un problème à résoudre, mais un mystère à vivre.
– Gandhi

La vie n’est pas un problème à résoudre mais une réalité dont il faut faire l’expérience.
– Sören Kierkegaard.

Le monde est plus qu’un problème à résoudre, il est un mystère joyeux que nous contemplons dans la joie et dans la louange.
– Laudato Si, Encyclique du Pape




PARLÉGER

Utilisons nos mots pour prendre soin les un(e)s des autres. Bene dictionnons. Exprimons de bons mots.

Parlons pour bienveiller. Chantons aussi. L’harmonie, la douceur de l’être.

Écrivons pour encourager, pour soutenir, pour propulser.

Tant de mots heurtants ces temps-ci en cette ère de la déshumanification de nos relations sociales. Le face à face s’est transformé en écran à écran.

Hier je lisais qu’une trentaine d’enfants avaient été tués au Liban en une journée. Ils ont remplacé les milliers d’autres tués à Gaza depuis un an sur le top de la liste de l’actualité. Je me surpris à émettre spontanément quelques mots de colère sur mon mur FB, que j’ai retirés aussitôt. Car je ne veux pas rajouter au grand jeu de Scrabble de la malé diction commune déjà assez répandue.

Car si nos mots se font chair et s’y logent, on doit prendre soin de ce que l’on émet hors de notre bouche et de nos doigts. On ne peut contrôler les pensées qui nous passent par la tête mais on peut les filtrer, laisser aller les noircies et les paralysantes et transformer nos dictions de malé en béné. En parlant du coeur, en parlant pour le bien du plus grand nombre, dont nous faisons partie.

Émettons de bonnes paroles, des bons mots, des strophes de beau, des bulles de légèreté en ce monde déjà assez inquiet et inquiétant.

Parlons pour le bien du monde, gardons notre pensée, notre parole et nos écris légers.

Et ci-bas justement, quelques mots d’un homme de coeur.

PLEIN DE ?

Sans le cosmos, le corps humain ne pourrait être ici. Avec la perspicacité de l’introspection, on peut voir qu’il y a des nuages en soi. Il y a des montages et des rivières, des champs et des arbres. Il y a la lumière du soleil. Nous sommes des enfants de lumière. Nous sommes les ils et les filles du soleil et des étoiles. Le cosmos entier s’est réuni pour soutenir notre corps en ce moment même.
– Thich Nhat Hanh

Si on pense que le monde est rose, de bonnes chances qu’on le voit rose. Si on le perçoit plutôt noir, noir il sera. En fait, le monde sera plein de ce dont nos croyances, nos pensées et nos yeux croient, pensent et voient. Ou veulent croire et voir.

Ce que l’on pense ou imagine ne changera pas comme tels les événements qui se passent dans le monde sans qu’on en soit conscient(e), mais cela modifiera ce que l’on croit et voit. Le monde est plein de nos croyances, plein de nos yeux. Le monde est un écran blanc.

Et selon Mr Hanh, nous serions aussi rempli(e)s de toutes les choses du monde : soleil, lune, étoiles et l’ensemble des astres, de même que de tous les éléments de la nature ici-bas, air et vent inclus.

Nous naîssons vides, et nous repartirons vides. Possiblement, probablement. Car ceux et celles qui sont parti(e)s temporairement puis revenu(e)s nous disent en général qu’on s’allège sérieusement au moment du grand départ, celui du corps. On verra bien.

Mais entre-temps, pendant qu’on est ici, peut-être que le seul choix que l’on a en cette existence est de prendre ce que l’on nous a offert – je dis peut-être car certain(e)s disent qu’on en a aucun, choix je veux dire – et d’en faire quelque chose qui nous allume, qui nous plaît, qui nous ressemble. Quelque chose qui vibre à notre fréquence.

On peut regarder et voir le noir, et le broyer. Ou on peut jouer dans toute la palette des couleurs. Noir inclus mais pas seulement, ni trop. De toute façon, le blanc inclus toute les couleurs et le noir ne serait qu’absence totale de celles-ci. Alors sortons nos pinceaux.

Et embrassons et assumons toutes nos couleurs et émotions, vivons totalement toutes les expériences que la vie nous offre. On peut perdre espoir et voir la fin du monde se pointer imminnement, ou on peut danser et chanter le ptit bout de chemin devant nous, le ptit bout de vie sur lequel on se tient right now, sans même chercher à savoir où il mène. Car de toute façon, nous sommes toujours mené(e)s par le bout du nez, par la vie, vers ici, vers maintenant.

Nous sommes une tasse vide et nous la remplissons avec ce que l’on veut bien boire.
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Vous tenez une tasse de café lorsque quelqu’un arrive et vous bouscule ou vous secoue le bras, ce qui vous fait renverser votre café partout.
Pourquoi avez-vous renversé le café ?
Parce que quelqu’un m’a bousculé !!!
Mauvaise réponse.

Vous avez renversé le café parce qu’il y avait du café dans votre tasse.
S’il y avait eu du thé dans la tasse, vous auriez renversé du thé.
Ce qui se trouve à l’intérieur de la tasse est ce qui se répandra.

Par conséquent, lorsque la vie vous secoue (ce qui arrivera inévitablement), tout ce qui est à l’intérieur de vous sortira.
Il est facile de faire semblant, jusqu’à ce que vous soyez secoué.

Nous devons donc nous demander…
Qu’est-ce qu’il y a dans ma tasse ?
Quand la vie devient difficile, qu’est-ce qui déborde ?
La joie, la gratitude, la paix et l’humilité ?
La colère, l’amertume, la mentalité de victime et la tendance à abandonner ?

La vie nous donne la tasse, c’est VOUS qui choisissez comment la remplir.
Aujourd’hui, travaillons à remplir nos tasses de gratitude, de pardon, de joie, de paroles d’affirmation, de résilience, de positivité, de gentillesse, de douceur et d’amour pour les autres.
Crédits : Austin Tang

PTITE GÊNE

Le vrai travail réaliser doit se faire dans l’intimité de votre propre coeur. Toutes les formes externes sont cute, mais le vrai défi en est un connexion interne.
– Ram Dass

Beaucoup de paraître et de promotion de soi sur les réseaux vous ne trouvez pas vous aussi ?

Je ne suis que sur FB mais je sais multiplier. Alors j’imagine.

On – exclut quelques rares personnes plus discrètes – vit désormais dans l’oeil – via les écrans – des autres. On vit de plus en plus par écrans interposés et les algorithmes décident de ce l’on voit. La passé est plus que jamais garant de l’avenir.

On se vante ici et là – oh le plus humblement du monde bien sûr – de ceci ou de cela, on rosit notre image, on affiche nos couleurs, et même nos assiettes quand ce n’est pas les parties plus intimes, de nos vies. On répand nos vérités et notre sagesse par wifi interposé. On ne se touche plus, on se regarde, on commente et on se like.

Certains vont même jusqu’à afficher leur générosité au service du bien du plus grand nombre à tour d’écrans. La charité publique montrée et démontrée a cette petite odeur nauséabonde qui passe à-travers les écrans.

Même chose pour ceux qui postent leur rage à l’écran. Nous sommes tous et toutes scandalisés par les enfants tués, par la famine et la misère. Comme si le fait de la poster faisait de nous des rebelles du petit écran.

Mais la vie aux petits et grands écrans n’est qu’écran de fumée. Boucane de glace sèche de show rocks, même pas de la vraie. De la fake smoke. Comme de plus en plus de mots dits nouvelles. Des images, des mots patentées avec les algo des vues. Car toute est devenu affaire de vues, de clicks et de likes. Nous sommes rendus à vivire en pouces en l’air, en coeur, en hug virtuel, en face triste, surpris ou fâchée. Le range de nos émotions est pourtant un peu plus large que ça me semble.

Au fond, probablement qu’on veut seulement appartenir, on veut faire partie du monde. Ce monde, out there, qui passe par in here, par nos machines. Pourtant, rien à faire pour appartenir. On fait déjà partie de tout.

Et le seul monde qui compte et sur lequel on peut agir n’est pas devant nos yeux, il est derrière nos paupières, en particulier quand ils sont fermés.

Et chaque goutte d’amour que l’on peut verser sur ce monde apporte de la lumière en ce monde.

En commençant par notre propre respect de soi, en soi et pour soi, et en élargissant le spectre.

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Celui qui embrasse sincèrement la vie spirituelle ne doit pas se préoccuper que son travail soit reconnu par les autres, et surtout il n’a pas à chercher à jouer un rôle.

Seul son travail doit être important pour lui, important non dans le monde humain mais dans le monde de la lumière.

Beaucoup, qui ne mettent pas le travail à la première place, veulent tout de suite qu’on les considère à cause de ce qu’ils font. Ils veulent être utiles pour être appréciés, glorifiés.
Il y a donc là quelque chose de personnel.

Bien sûr, il est difficile de vaincre tout à fait ce désir d’être apprécié.
Pourtant, c’est au moment où la gloire ne l’intéresse plus et où il est plongé dans ce travail merveilleux sans penser à rien d’autre, que le disciple commence à être apprécié, mais par le Ciel, et il est admis à prendre part aux conseils d’en haut.

Celui qui arrive jusque-là n’a rien de plus à souhaiter.

– Omraam Mikhaël Aïvanhov

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Ma philosophie est que ce que les gens disent de moi ne me regarde pas.
Je suis qui je suis et je fais ce que je fais.
Je n’attends rien et j’accepte tout.
Et cela rend la vie plus facile.
Nous vivons dans un monde où les funérailles sont plus importantes que les défunts, le mariage est plus important que l’amour, l’apparence est plus importante que l’âme.
Nous vivons dans une culture de l’emballage qui méprise le contenu.

– Anthony Hopkins

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Personne n’a une vie facile.

Le seul fait d’être vivant nous porte immédiatement au plus difficile.
Les liens que nous nouons dès la naissance, dès la première brûlure de l’âme au feu du souffle, ces liens sont immédiatement difficiles, inextricables, déchirants.
La vie n’est pas chose raisonnable.
On ne peut, sauf à se mentir, la disposer devant soi sur plusieurs années comme une chose calme, un dessin d’architecte.
La vie n’est rien de prévisible ni d’arrangeant.
Elle fond sur nous comme le fera plus tard la mort, elle est affaire de désir et le désir nous voue au déchirant et au contradictoire.
Ton génie est de t’accommoder une fois pour toute de tes contradictions, de ne rien gaspiller de tes forces à réduire ce qui ne peut l’être, ton génie est d’avancer dans la déchirure, ton génie c’est de traiter avec l’amour sans intermédiaire, d’égal à égal, et tant pis pour le reste. D’ailleurs quel reste ? »

– Christian Bobin : La plus que vive

JE PENSE DONC JE FUIS

Une des fonctions de la pensée est de nous garder occupé(e) avec quelque chose. La plupart d’entre nous voulons être occupé(e)s pour ne pas se voir tels que nous sommes. Nous avons peur d’être vide. Nous avons peur de voir nos peurs.
– Jiddu Krishnamurti

Je pense donc je suis disait l’ancêtre de Stéphane Rousseau, JJ. So français.

En fait, ça pense et nous on suit. Car il n’y a même pas de Je. Même les enfants savent ça.

D’ailleurs on confond souvent objet et sujet. Depuis l’enfance, dès nos premières années d’école, on confond l’objet de la recherche – la chose observée – et le sujet, la présence qui regarde. On doit se mettre soi-même sous le microscope.

Dit autrement, Je est le sujet et Moi est l’objet. Je Me Moi. On se fait soi-même. On se crée de toutes pièces. Et parfois on se croit.

Mais selon notre ptit gars ci-haut, comme plusieurs grands maîtres spirituels, ni l’un ni l’autre existe. Ni le Moi, ni le Je. Donc encore moins le Me. Non, rien de rien serions-nous.

Il n’y aurait que Ça, un grand Ça, et des milliards de petits ça, multipliés par chacun(e) d’entre nous. Des ptits ça sur 2 pattes. Parfois poules sans tête.

Un grand Ça distribué et éclaté dans le grand Tout. Que la même et unique matière qui anime tout, partout. Humaine, végétale, animale, minérale et éthérique même.

Quant à la pensée, on s’y perd souvent. On préfère regarder à l’extérieur de soi et penser à autre chose. On préfère penser et passer à autre chose. On choisit de se divertir car s’observer sans cesse est lassant, fatiguant. On s’investit ou on se divertit.

Si on pouvait seulement apprendre à ne pas tant s’associer au processus de la pensée car penser est demandant, confrontant, épeurant. On nous dit parfois de s’oublier, de ne pas se prendre pour quelqu’un. Pourtant, nous semblons toujours être quelqu’un(e). Jusqu’à preuve du contraire. Jusqu’à ce que mort s’en suive et on verra alors peut-être mieux ce que c’est que de flotter sans corps. D’avoir et d’être un no body. Comme avant notre incarnation. Ou il n’y aura peut-être absolument rien. On verra bien. Ou pas.

En attendant, on pense. Quand quelqu’un nous offre quelque chose dont nous ne sommes pas certain(e), on dit qu’on va y penser. Certains sentent ou ressentent plus qu’ils ou elles pensent.

Quand ça va mal, on nous dit de ne pas penser à ça. Avez-vous essayer vous de ne pas penser à quelque chose ? C’est quelque chose.

C’est pour cela que la méditation ne nous vient pas si facilement, pas si naturellement. Assis, à ne rien faire, à observer ses pensées qui vont et viennent er reviennent sans cesse. Boring. À peu près toujours les mêmes, à quelques variations près. Long, plate et ennuyant. Mais justement. Au lien de la nourrir la pensée, il faut la tarir, la laisser fader out, s’épuiser, ralentir. Et continuer à observer. En respirant.

Beaucoup plus sexy de se faire offrir des formules magiques pour améliorer sa vie en quelques étapes simples et faciles commanditées sur FB. Ou encore se divertir en observant le show business politique. Ou encourager l’industrie québécoise de l’humour.

Personnellement, le plus beau show prend place actuellement devant nos yeux. La forêt nous montre ce qu’est que de se dénuder, ce qu’elle fait en 1000 et une couleurs.

À force de tenter de fuir la pensée, de courir par en avant, on s’épuise, on devient chroniquement fatigué(e). Car lorsqu’on arrête, qu’on se pose et se dépose en soi, on se repose, enfin. Plutôt que de s’abandonner, quand nous sommes fatigués, possible d’apprendre à se reposer.

Non pas se poser des questions, pas plus de pensées, mais par de la légèreté et dans le silence.

Et so what si c’est le vide ?

PALINDRÔLE

Comme vous savez peut-être, ou pas, j’aime beaucoup écrire. Alors j’écris beaucoup.

J’écris souvent. J’écris pour tout, et surtout pour rien. J’écris sur tout, surtout le matin, et tout et rien. J’écris à l’endroit mais parfois aussi à l’envers du récord.

J’écris surtout sur moi mais qui suis-je et que suis-je ? – du moins et tout au plus à partir de moi, à mon propre propos pas toujours clean, sur ce qui trotte dans ma ptite tête de pinotte. Hot ! Je partage les réflexions qui me trottinent dans la trottinette. Sur ce qui me passe par le cerebelum. Serai bel homme ? Oui madame. Je fais spinner mon hamster yes sir !

J’aime jouer avec les mots, mais je crois que ce sont surtout les mots qui aiment se jouer de moi. Car lorsqu’on joue avec les mots, on pense parfois avoir le dernier mais ce sont toujours eux qui se jouent de nous, ils nous flouent les filous. 1 à 0 pour les mots. Toujours.

Les mots sont plus forts que tout, plus forts que nous. Les mots sont des ptits bouts de vie. Pour ça que le silence, le vrai, est tellement difficile à trouver. Les mots se cachent en nous, tout partout, jusqu’au fond du trou, surtout celui, blanc, de la mémoire. Je me souviens mais de quoi ?

Ce matin, titillé par le truculent meme palindromé ci-haut emprunté à mon ami Purnam via FB, donc orphelin de lettre en ligne, yes memma, j’ai envie de m’amuser, j’ai envie de ma muse illettrée rature. Envie de rire de moi, de rire de vous, surtout ceux qui rient jaune et de travers, rire de mon clavier à mon écran avec le fou lire fendu bien large.

Car j’aime comment les mots sont fous de joie, fous de meme. J’aime les joueurs de tours de mots, plus que les tours de rien. Notamment les jeux démos de mon ami FB Toot qui distortionne souvent les mots et leurs sens jusqu’à les étirer hors de leurs étriers sur son cell. Ti-galop.

J’aime les jeux de mots gras, comme les fins. J’aime les dignes lignes, comme celles qui cachent le sens bi-genré des mots à sens tuniques. J’aime les jeux de mots que les gens ne comprennent pas et qui me font passer pour un sans dessein. Mais ils sont quelques-uns à les pogner, ou pas, et je suis alors le seul à dessiner.

Tant qu’à écrire pour pas une cenne, aussi bien écrire pour le simple plaisir sans en faire toute une scène, que ce soit la première ou la dernière. Tant qu’à vivre dans un monde un peu fou, aussi bien l’être encore plus que lui. Fou d’une folie légère, lunatique de pleine lune. Et tic et tac.

J’aime les fous et les folles des mots car ielles m’accompagnent. J’aime les nouveaux mots, les mots inventés, patentés, gossés à la main, les gros mots comme les ptits. Les mots salés, les sucrés mots, tout sweet. Les mots dits, comme ceux tus. Pow pow t’es mow.

Et si c’était une girlz qui avait inventé la marque Dior Homme ? Truculent.

LET’S ÉGO

Quand on nait, on n’en a pas. Nous sommes vierges d’égo.

Puis, avec les années, on grandit, on vieillit, on commence à marcher puis à comprendre un peu comment marche aussi le monde autour de soi.

On veut être aimé(e), de nos proches en premier lieu, alors on fait ce qu’on imagine va les rendre heureux, les rendre fiers de nous, et ce qui va nous rapporter ce que l’on commence à vouloir. On veut faire comme les grands.

Parfois, ça fonctionne, parfois pas. Parfois on se sent en sécurité, et parfois on a peur. On recherche le premier et on fuit le deuxième. Et on s’arrange pour fuir la peur. Qui, la coquine, va aller se cacher dans les recoins les plus sombres de notre coeur.

Mais la vie étant ce qu’elle, la peur finit toujours par nous rattraper. Peur de perdre, perdre de faire rire de soi, peur de mourir éventuellement. Peur d’avoir peur. Épeurant ça.

Et on finit par rester pris avec un ptit tas de peur au coeur, un ptit tas qui nous gruge, qui nous ronge, qui nous brûle, qui nous garde tout petit(e). Égo, et go et go. Petit tas deviendra gras.

Et vient au moment où ce ptit tas gras se mettra à parler de plus en plus fort, à crier même. Parfois il passe ses messages par notre corps. Il nous sert la gorge, nous comprime le coeur, nous le lève même.

Et quand on se met à l’écouter, on entend qu’il nous dit qu’il veut être libre, qu’il veut s’alléger, s’envoler, s’élever. Et il nous dit qu’on n’a pas besoin d’attendre la mort du corps pour se remettre à voler vers les cieux. On n’à qu’à ouvrir la cage. Thoracique. Et à laisser sortir le toxique.

On n’a qu’à écouter le ptit roi de coeur, la ptite reine du coeur, à les laisser se confier. Sincèrement, candidement, innocemment.

Et ce qu’il dit c’est let’s go ! Déploie tes ailes et vole.

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Raconte ton histoire.
Crie-la. Écris-la.
Chuchote-la s’il le faut.
Mais dis-la.
Certain(e)s ne la comprendront pas.
Certain(e)s la rejetteront catégoriquement.
Mais beaucoup te remercierons de le faire.
Et puis, quelque chose de magique va se produire.
Une à une, les voix commenceront chuchotant: « Moi aussi. »
Et ta tribu se rassemblera.
Et tu ne te sentiras jamais seul(e).
– L.R. Knost

PRENDRE SON SÉRIEUX À LA LÉGÈRE

Merci de ne pas avoir écouter le signe.
Ça vous permet d’être ici.
Pour rien, juste comme ça.
Pas ailleurs, juste ici.
Vous, votre corps, et vos deux yeux.

On cherche souvent des signes et des indices dans la vie, on vient d’en trouver un.
Comme moi, vous aussi vous avez l’esprit de contradiction, alors nous nous croisons ici.
Pas là-bas, ici.
Sans but, sans raison.
Juste parce que .
Parce que c’est lundi.
Parce que le signe vous a attiré, vous et votre attention.
Je devrais dire toi car tu me lis très probablement en solo en ce moment.
Toi pis tes deux yeux.

Ce signe est un peu comme la vie, comme ta vie, notre vie.
On ne peut pas ne pas le lire si on veut savoir ce qu’il dit.
Comme la vie.
On ne peut pas ne pas la vivre pour savoir ce qu’il y a à apprendre, comme ce qu’il y a au bout.
On peut penser à la mort tout au bout du voyage mais entre ici et ce bout, il y a un autre bout.
Un bout à vivre.
À faire du reste de notre vie ce que l’on voudra ou pourra bien en faire.
Un peu des deux.

On nous a prêté un ptit bout de vie pour en faire quelque chose d’unique.
Ou bien on a décidé de venir re-vivre une expérience humaine mais on a oublié de s’en rappeler.
Alors on est ici, dans le grand vide cosmique avec un ptit bout de matière humaine.
Va donc savoir toi, car moi je ne sais pas.

Mais je sais que je suis ici, que j’aime écrire non sense.
Certains(e) sont non-genrés, moi je suis non censé.
J’écris pour le fun, et parfois pour les puns.
J’écris pour rire, j’écris pour rien, et pour dire.
Tout et rien.
Comme rien qui ne vaille.
J’écris pour écrire, pas tant pour être lu, quoi tu es quand même ici, toi pis tes deux yeux.
Alors je me garderai un petit gêne.
Et partagerai avec toi quelques mots doux, sages et fous d’autrui ci-bas.

Des mots doux en ce si beau septembre de toutes les couleurs.
Juste comme ça.
Et surtout ne lis pas plus bas.

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Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d’excuses : ils garderont leur équilibre.
Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes : ils n’ont pas fini de s’amuser.
Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d’une taupinière : ils s’épargnent bien des tracas.
Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter : ils en apprendront des choses nouvelles.
Bienheureux ceux qui savent admirer un sourire et oublier une grimace : leur route sera
ensoleillée.
Bienheureux ceux qui pensent avant d’agir et prient avant de penser : ils éviteront bien des bêtises.
Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre trop au sérieux : ils seront appréciés de leur entourage.
Bienheureux êtes-vous si vous êtes capables de toujours interpréter avec bienveillance les attitudes d’autrui, même si les apparences sont contraires : vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix.
Bienheureux surtout si vous savez reconnaître le Seigneur en tous ceux que vous rencontrez : vous avez trouvé la sagesse.
~ Joseph Folliet via Rikki

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Tu peux te croire guéri et complet parce que tu as pris le temps de t’aimer toi-même et de t’isoler mais c’est faux.
Qu’il est facile dans ta solitude de te sentir zen, tranquille, aimant et accompli.
Ceci n’est qu’une illusion.
L’autre viendra un jour ou l’autre te montrer que tu avais tort.

Il appuiera exactement là où il doit appuyer, il appuiera sur tout ce que tu as encore à laisser tomber, à transformer, il appuiera sur les reliques du passé que tu pensais terminées, il appuiera sur tout ce que tu n’as pas voulu changer jusqu’à maintenant et ça va swinguer.
Tu risques fort de te retrouver face à tout ce que tu avais voulu enfuir et cacher.
Ce n’est qu’en nous confrontant à l’autre que nous grandissons.
Certainement pas en fuyant et en se terrant.
Seul l’amour a cette capacité infinie de nous faire bouger, de sortir de notre zone de confort, de quitter nos ombres et de nous motiver à ouvrir enfin nos cœurs.
L’amour de soi-même, soit, mais aussi et surtout l’amour que nous pouvons éprouver pour quelqu’un et que celui-ci peut éprouver pour nous.
Sans l’autre, je suis un ramassis d’illusions figé dans mes croyances erronées.

– Diana Becker

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Que se passe-t-il quand on vieillit ?
On perd l’ouïe, on perd la vue, on ne peut plus beaucoup bouger.
C’est le moment idéal pour faire un travail intérieur.
Le vieillissement a sa propre beauté.
C’est une belle étape pour faire un travail intérieur.
On a la chance de ne plus dépendre autant de l’approbation sociale.
On peut être un peu plus excentrique.
On peut être plus seul.
Et on peut examiner la solitude et l’ennui au lieu d’en avoir peur.
Il y a un tel art et une telle possibilité de vieillir.

~ Ram Dass