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L’EMPATHIE VIENT EN MARCHANT

Le concept qui veut tout se situe sur un spectre, et que rien n’est clairement défini, constitue une voie directe vers l’empathie.
– Dan Levy

Ben non, pas ce genre d’empathie.

Celle qui vient en marchant sa route avec intégrité, dignité, légèreté et humilité.

Pas l’empathie qui veut bouffer son prochain, l’empathie pour le bien-être de son prochain comme du sien. Et de sa prochaine.

Les temps sont durs, et mûrs, mur à mur sur la planète, pour qu’on allume, pour qu’on donne et aime, pour qu’on travaille ensemble.

Devant tant d’ombre, c’est le temps de flasher nos lumières, celles de notre conscience et de notre coeur.

Temps de regarder et de voir avec une certaine distance les dits événements qu’on nous rapporte dans les médias, qu’ils soient mainstream ou dits alternatifs, de gauche comme de droite. Car ni bien ni mal, ni gauche ni droite, qu’un long spectre d’un boutt à l’autre, de tous les bouts. Les médias, par lesquels on voit certaines affaires, ne sont pas la vie, qu’une grille de lecture qui formate notre regard. La vraie vie n’est ni à gauche ni à droite, ni bleue ni rouge, elle est right here right now dans notre coeur, dans notre corps, dans nos yeux.

C’est le temps de vivre, d’incarner nos espoirs, malgré les guerres et les vices, dans l’amour et le service.

C’est le temps de donner ce que l’on veut recevoir, car comme l’a dit St-François d’Assise :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. 

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Ce moment de l’humanité peut être considéré comme une porte ou un trou.
La décision de tomber dans le trou ou de passer par la porte vous appartient.
Si vous consommez des informations 24 heures sur 24, avec une énergie négative, constamment nerveux, avec pessimisme, vous tomberez dans ce trou.
Mais si vous en profitez pour vous regarder, pour repenser la vie et la mort, pour prendre soin de vous et des autres, vous passerez par la porte.
Prenez soin de votre maison, prenez soin de votre corps.

Connectez-vous à votre maison spirituelle.
Lorsque vous prenez soin de vous, vous prenez soin des autres en même temps.
Ne sous-estimez pas la dimension spirituelle de cette crise.

Adoptez la perspective d’un aigle qui voit tout d’en haut avec une vision plus large.
Il y a une demande sociale dans cette crise, mais aussi une demande spirituelle.

Les deux vont de pair.
Sans la dimension sociale, nous tombons dans le fanatisme.
Sans la dimension spirituelle, nous tombons dans le pessimisme et la futilité.
Vous êtes prêt à traverser cette crise.
Prenez votre boîte à outils et utilisez tous les outils à votre disposition.

Apprenez à résister à l’exemple des peuples amérindiens et africains : nous avons été et continuons d’être exterminés.
Prenez l’habitude de rencontrer le sacré chaque jour.
Faites preuve de résilience par l’art, la joie, la confiance et l’amour.

– Aigle Blanc

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C’est quand la terre tremble
Et que les fondations s’effondrent
Que notre lumière est appelée
À s’élever.
C’est quand tout s’effondre
Et nous secoue jusqu’au plus profond de nous-mêmes
Et réveille tous
De nos fantômes cachés
Que nous creusons plus profondément pour trouver
Une force autrefois inaccessible.
C’est dans les moments où la division est féroce
Que nous devons nous tendre les uns les autres
Et nous serrer les uns les autres beaucoup
Beaucoup plus fort.
Ne tombez pas maintenant.
C’est le moment de vous élever.
Votre lumière est invoquée.
Votre intégrité est mise à l’épreuve
Pour qu’elle puisse se tenir plus haute.
Quand tout s’effondre
Nous devons trouver en nous
Ce qui est indomptable.
Lève-toi et trouve la force dans ton cœur.
Lève-toi et trouve la force l’un dans l’autre
Brûle ta dévastation,
Fais-en ton carburant.
Fais ressortir ta lumière.
Ce n’est pas le moment
D’avoir peur de l’obscurité.

– anonyme

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L’ombre n’est pas l’absence de lumière, mais simplement l’obstruction des rayons lumineux par un corps opaque.
L’ombre est de la nature de l’obscurité.
La lumière est de la nature d’un corps lumineux ; l’une cache et l’autre révèle.
Elles sont toujours associées et inséparables de tous les objets.
Mais l’ombre est un agent plus puissant que la lumière, car elle peut gêner et priver entièrement les corps de leur lumière, tandis que la lumière ne peut jamais expulser entièrement l’ombre d’un corps, c’est-à-dire d’un corps opaque.
– Léonard de Vinci

RÉALITÉ RELATIVE

L’expérience est la seule réalité – pas les choses qui existent en elle.
– Bashar, via Kim

Nous sommes du monde mais nous ne sommes pas le monde. Nous sommes des joueurs et des joueuses dans ce grand Jeu de la vie, des danseurs et danseuses du Grand Leela, des témoins de cette grande illusion qui semble parfois si réelle.

Souvent on se fait prendre dans ce qui se passe dans LE monde. Celui que l’on voit et qu’on touche du moins. Ce qui semble d’y passer. Car ce qui s’y passe réellement n’est que ce que l’on perçoit qui s’y passe.

Pour les un(e)s, ce qui s’est passé mardi chez nos voisins d’en bas est une catastrophe, pas très loin de la fin du monde. Pour d’autres c’est une épiphanie, praise the Lord. Pour certain(e)s, la lumière, pour d’autres les ténèbres.

Le même personnage dans ce grand Jeu d’ombres chinoises est un prophète dans leur pays, pour les autres, un clown misogyne. Oui, le même petit bonhomme animé. C’est ben pour dire hein ?

On doit apprendre à prendre une saine distance face à ce qui se passe devant nos yeux, comme ce qui s’y passe derrière, derrière nos paupières et dans notre esprit un peu malade du mental quand on se colle tellement aux événements qu’ils troublent notre propre paix personnelle.

Comme on dit souvent, le monde est monde, et en même temps, une grande illusion.

Tout ce qui s’y passe finit par passer et nous sommes de petits grains de sable dans le grand Sablier de l’Histoire. Notre petite histoire personnelle nous emplit les yeux et les oreilles, et pourtant, qu’un petit morceau dans le grand casse-tête d’une certaine réalité très incertaine, une réalité dans la Réalité.

Alors respirons, prenons notre gaz égal, et prenons note de ce que le monde dans lequel on vit nous fait vivre. Vivons au deuxième degré, les pieds bien à terre mais l’âme en l’air et le coeur grand ouvert. Restons en contact avec ce qui se passe au plus près de soi, puis élargissons graduellement notre point de vue et notre portée d’action pour que nos gestes soient en accord avec notre coeur. Plus que ça, c’est de l’extra.

N’oublions pas nos multiples privilèges, la chance qu’on a de vivre dans cette réalité-ci, et gardons bien vivantes notre empathie et notre compassion pour ceux et celles qui souffrent dans une autre réalité près et loin de chez-nous car un peu de nous en eux et elles aussi. Nous aussi on pourrait se trouver en cette réalité éventuellement. Alors enjoy while it lasts.

Nous sommes autant les victimes que les bourreaux, autant l’ombre que la lumière. Nous sommes la présence qui voit tout, entend tout, ressent tout. Cette grande présence incarnée dans chacun de nos petites corps apparemment séparés et pourtant…

Alors ne nous en faisons pas trop pour rien du tout car peut-être plus rien que tout. Et vice et versa.

Aho. Et en bas.

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La sagesse, c’est la compréhension
que la nature du sujet et de l’objet que je suis,

le sujet ultime,
donc le corps, les sens et l’esprit,
et donc le monde,
sont mes objets.
Ainsi on doit toujours fouiller plus loin
pour voir que le sujet apparent, comme l’objet apparent,
ne font qu’un

– Billy Doyle, Le Mirage de la séparation

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et pour ceux et celles qui ont encore de la difficulté avec ce qui s’est passé down south mardi soir…

Ce n’est pas la fin du monde.
Juste la fin d’un rêve.
Laissez votre cœur se briser aujourd’hui.
Ressentez vos sentiments.
Votre déception, votre colère, votre peur.
Laissez toutes les pensées, les images dans l’esprit, les voix dans la tête, avoir leur mot à dire, et sachez qu’elles ne sont que de nouveaux rêves qui essaient de prendre racine.
Et sentez vos pieds sur terre.
Ramenez votre attention sur l’ici et maintenant.
Sur vous-même.
Sentez le soleil du matin sur votre visage.
Le souffle qui monte et descend.
Entendez les sons tout autour de vous.
Le chant des oiseaux.
La télévision qui hurle.
La circulation, le bavardage des enfants.
Tant de choses ici restent inchangées.
Tant de choses ici sont familières.
La vie continue.
Le sentiment d’être vivant.
Le battement et le pouls de l’être.
Votre capacité à aimer, à vous maintenir en présence.
À vous connecter avec les autres, les amis et les étrangers.
À accepter les sensations difficiles.
Ne vous abandonnez pas à un monde chaotique.
Réengagez-vous sur votre chemin aujourd’hui avec encore plus de férocité.
Rien n’est si mal quand vous restez proche de l’endroit où vous êtes.
Rien n’est si mal quand on touche à son propre pouvoir.
La présence elle-même.

– Jeff Foster

3 MOTS

En 3 mots, je peux résumer tout ce que j’ai appris à-propos de la la vie:

Plusieurs se réveillent ce matin avec le moral à terre. Full novembre out there, et pluvieux de surcroit ce matin pour ajouter au drame, pour la moitié du monde.

Mais la joie pour des millions d’autres, quoi que peu parmi nos ami(e)s.

Et toujours la guerre, les bombes et la misère pour plusieurs autres aussi ailleurs sur la terre ne l’oublions pas. Quand on se compare, c’est gênant de chiâler. Et ça relativise.

Pourtant, comme on dit, c’est la vie. Ou une facette de celle-ci. Celle qui se passe et qui passe dans et par nos écrans, notamment celle au Sud d’ici. Nuage sombre au-dessus de nos têtes.

Nous aimons – nous – répéter que l’important dans la vie vient de l’intérieur, qu’on doit vivre le moment présent, ou un jour à la fois pour ceux qui voient plus loin, ou encore qu’on doit apprécier nos privilèges. Car nous sommes des privilégié(e)s ne l’oublions pas. Encore ce matin.

Mais tout à coup, le plus gros show médiatique du monde tourne du mauvais bord et ça sent la fin du monde. On imagine le pire, la catastrophe à venir, l’apocalypse. On se fait des accroires très très noirs, plus sombres que l’ombre.

Mais comme on dit, qui vivra verra.

Oh bien sûr, ça aurait formidable qu’une femme – noire de surcroit – prenne les commandes en bas de chez-nous. Que des mesures plus sociales soient mises en place. Que l’optimisme ait le dessus sur le pessimisme.

Mais qu’est-ce qui nous empêche ce matin de continuer à vouloir créer un monde meilleur ? Notre babounage et notre défaitisme pré-programmé for sure.

Car rien encore, jusqu’à maintenant, n’a changé et so far so good non ?

Rien n’a vraiment changé depuis hier. Du moins, pas encore. Que le vent qui semble avoir tourné. Alors attention à ce que nous projetons, attention à ce que nous craignons car on pourrait bien le faire se réaliser. La pensée crée comme on dit.

Ce matin, moment opportun pour aller en dedans, respirer tranquillement, peser sur la clutch de nos peurs, anyway l’Halloween est passé et on a déjà changé l’heure.

Et ce matin, rien n’a changé, qu’un gros titre et quelques points de pourcentage et notre prétendue paix prend le bord. Pas forte forte cette paix. Rouge ou bleu, que deux couleurs qu’on ne doit pas automatiquement laisser tout nous faire voir en noir. Que deux couleurs d’une certaine réalité, d’une certaine dualité, d’une dualité certaine. Comme le blanc – toutes les couleurs – et le noir – leur absence – qui ne sont même pas des couleurs anyway.

Occasion en or pour revenir à soi car rien n’a – encore – changé depuis hier. La pièce de monnaie n’a peut-être pas tombé du côté qu’on aurait aimé, la peur a peut-être gagné mais il ne s’est encore rien passé de concret en ce sens. Wo les moteurs et stand-by pour la panique et le pire à venir. Qui vivra verra.

Alors on continue de vivre notre vinaigrette, on se brasse la salade, on respire et on verra bien comment le fric show va se déployer.

3 fois 3 mots car tout est toujours neuf.

C’est la vie.

La vie continue.

Que sera sera.

La vie continue.

Et ce matin, plus que jamais:

Puissions-nous trouver
la Sérénité d’accepter les choses que l’on ne peut changer,
le Courage de changer les choses que l’on peut,
et la Sagesse d’en connaître la Différence.

Aho !

Et pour rire un peu

SOIN SOIN

C’est simple :
Prends soin de toi-même en ne faisant pas de mal aux autres
et prends soin des autres en ne te faisant pas de mal à toi-même.
– Mark Manson

Simple non ? Pas toujours.

En effet, l’équilibre n’est pas toujours évident à trouver. S’occuper de soi puis des autres comme s’occuper des autres puis de soi. ET si on prenait soin de soi en prenant soin des autres ?

On dit que tout commence par soi. Vrai. En partie, mais pas complètement. Car parfois c’est le simple fait de prendre soin des autres qui nous fait du bien, qui nous fair prendre soin de soi. Le simple fait de prendre soin des autres nous remplit, nous fait nous sentir utile, pertinent, à notre place.

Car au fond, soi ou les autres, pas si différent. Oh bien sûr, on doit tout d’abord satisfaire la base de ses propres besoins, mais cette base est variable. Avec un toit, de la chaleur, assez à manger et à boire, de la chaleur humaine et un sens d’appartenance dans tout ce qui vit, le gros est là. Le reste est du luxe, de l’extra, du bonus.

Prendre soin, de soi comme des autres.

Prendre soin de la vie.

Prendre soin. C’est le redonner.

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Pour ma part, je suis animé par deux philosophies principales : en savoir plus aujourd’hui qu’hier sur le monde et atténuer la souffrance des autres.
Vous seriez surpris de voir jusqu’où cela peut vous mener.
– Neil deGrasse Tyson

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Être humaniste, c’est ressentir au plus profond de soi que chacun d’entre nous est un moment éphémère d’une extraordinaire aventure, l’aventure de la vie qui a donné naissance à l’aventure humaine, et souhaiter qu’elle continue vers une métamorphose, d’où naîtrait un devenir nouveau.
– Edgar Morin, Leçons d’un siècle de vie.

PROPOS GRAS TINÉS

Je parcourais ma banque de memes pour voir comment je me partirais la boîte à mots ce matin. Maudit.

J’ai hésité un peu…

Il y avait celui-ci que j’aimais bien, mais qui était un peu trop mordant, surtout pour mes ami(e)s véganes et autres défenseurs des droits humains.

Celui-ci aussi, à-propos de ce qui est Dieu, et/ou pas, mais trop sérieux pour un lundi matin encore auroré foncé.

Alors j’ai choisi le jeu de mots de Mozart ci-haut car c’est exactement ce genre de jus de mots que j’apprécie particulièrement. Les jeux de mots nonos, mais avec un twist. Des mots de tête fromagée qui font Cheese ! Des jokes genrées, ni mâle, ni fermette.

Parfois, quand je me prends – trop – au sérieux quand j’écris, j’écris nono. Car parfois je cries de bonté quand j’écris. Je cries ma sagesse qui est pourtant si relative et dérivative. Quand j’écris trop songé, je n’ai plus de plaisir. J’essaie trop. Alors dans ce temps-là, j’écris nono.

J’écris pour le fun, et j’écris bilingue, j’écris for the pun of it. J’écris la langue dans le vinaigre. j’écris pas sûr. Je joues avec les mots pour qu’ils se jouent de moi, je me joue de leur sens et ils me le rendent bien car ils me jouent des tours et se déjouent de moi. J’écris bien mal parfois aussi parfois. Je ris de moi, et de un peu de vous aussi car si vous êtes encore ici à lire mes ptites nounouneries, c’est que vous êtes aussi nonos – ou nounounes – que moi. Oui, un nono une nounoune, un cercle nono. Nounounerings.

Mais mal et bien heureusement, vous êtes peu nombreux. Et comme on dit : plus on est de fous furieux, plus on est nombreux, et plus on est niaiseux. Niais eux ? Elles aussi.

Écrire tout le tour de sa tête comme dire dire n’importe quoi et crier à tue-tête quand on parle à-travers son chapeau et qu’on est nue-tête. Écrire pour faire prendre de l’air frais à son mental, qu’on nomme aussi esprit pour faire plus spirituel. Mais là on risque de tomber dans un égo trappe.

Nous sommes des êtres spirituels dit-on. À regarder l’état de la terre et de ses habitants, le doute s’installe et demeure. Malades tantôt.

Novembre est arrivé, on a changé l’heure, c’est le boutt rough de l’année qui arrive à nos portes, et de l’autre côté. Dedans et de wow. Ici dans le grand now. C’est l’heure normale de leste, faut l’être.

On dit aussi qu’on a reculé l’heure, c’est donc l’heure d’être retardé. Un peu. C’est selon, et c’est bidon, car il a beau faire noir à 4 heure et quelque, au moins il fait clair plus tôt, et pour les lève-tôt, cocorico, c’est du pareil au même. Car ce n’est pas le cadran qui mène, c’est le soleil le boss. Lui et Bruce adolescent du printemps. Born in the USA. Grosse journée demain, gros 4 ans sûrement. Quand j’étais petit, et que je faisais des moins bons coups, ma mère me disait: toé j’vas t’arranger le cadran. C’est fait m’man. Heure anormale de leste majesté. Et maintenant les cadrans s’arrangent tout seul.

Petit chronique nounoune pour mon ami Edgy qui m’avait passé une commande chronique. Mais quand j’essaie d’être sérieux, je fige, je gèle, je jamme. Alors au lieu de jammer tout court, j’ai jammé avec mes mots, j’ai slammé la porte ouverte et lui ai dé con cocté une déconfiture de mots, une dégelée déloyale, directement de ma tête de pinotte. Jamming.

Et en prime, non pas celui d’Amazon, direct du Tube Vous, pour toi, pour lui et pour nous. quelques classiques de notre gourou, non pas celui de la Lune, notre gars roux des mots. De mots et de veaux. Et de chevaux. Gratinés, bien sûrs, et sucrés.

VIEILLIR JEUNE

Le secret du génie est d’instiller notre coeur d’enfant quand on vieillit ce qui dire en fait de ne jamais perdre son enthousiasme. – Aldous Huxley

Enthousiasme, curiosité, ouverture d’esprit, et de coeur. Quelques qualités à non seulement ne pas perdre, mais à nourrir de plus en plus. Autant que laisser faire se peut. Et que la santé le permette. Car on a beau avoir de belles intentions, la réalité de chacun(e) et les conditions de vie qui viennent avec sont plus ou moins confrontantes. Mais comme principe général, on achète right ?

J’ai traduit plus haut spirit of the child par coeur d’enfant plutôt que par l’esprit de l’enfant. Car l’esprit c’est un peu vague. On traduit souvent spirit par esprit mais en fait, souvent on utilise le terme esprit pour désigner le mental, tsé la patente qui pense sans arrêt et plus rapide qu’un TGV, située et protégée dans et par notre crâne. La boîte à idées, le hamster, le moteur à combustion dans notre tête, qui est juge et partie et qui parfois réussit à prendre une distance d’elle même et à s’observer penser.

Car le mental n’est pas que négatif, il ne faut seulement pas le laisser devenir le boss, c’est un parfait serviteur mais un toujours trop tyrannique patron.

Mais revenons à nos boutons : enthousiasme, curiosité, ouverture d’esprit et de coeur.

Et ajoutons-y merveille dans le regard, une capacité de s’émerveiller soi-même et du monde, de l’intérêt réel et sincère pour nos proches, ami(e)s et voisin(e)s mais surtout pour le reste du monde entier, pour l’étrange. En particulier ceux et celles qui voient la vie autrement que nous, ceux et celles qui votent pour Trump, comme pour lui-même car je crois qu’il en a bien besoin.

Car facile d’aimer ceux et celles qu’on aime déjà, mais plus difficile d’aimer ceux et celles qu’on déteste 😉 Et de toute façon, dans la vie, c’est souvent aime un jour et déteste le lendemain. L’amour tel qu’on l’imagine est si variable et volatile. Visons le vrai amour, le sans date d’expiration, le sans conditions écrites en tout ptit dans le bas de la page. Aimons la vie !

Compassion pour les peuples et développons notre capacité de distinguer entre les peuples et leurs gouvernements, qu’ils soient Israéliens ou Palestiniens, Ukrainiens ou Russiens – c’est pour la rime. Car la plupart des gens sont bons, et contrairement à ce que l’on aime chiâler, plusieurs politicien(ne)s veulent servir le bien public et non pas nécessairement tous ni toutes se servir dans le bien public. Tout le monde fait partie de la famille d’autrui, père ou mère, fils ou fille, et même la plupart des soldat(e)s défendent leur patrie par amour, même si c’est difficile à saisir d’ici dans nos écrans. une seule grande famille anyway, tous des frères et de soeurs de couleurs différentes mais de coeur unique.

Compassion aussi pour les gros business men qui abusent la planète, les pushers de dope et de guns, les fraudeurs de personnes âgées et tutti quanti, pardonnons-leur leurs offenses comme on voudrait qu’on nous pardonne les nôtres, car probablement qu’il ne savent pas ce qu’ils font, pas complètement en tous cas car sinon ils ne le feraient probablement pas. Pas comme ça anyway. Car de toute façon, c’est à eux-même qu’ils font ce que l’on juge et considère comme le mal. Mais chacun a son rôle à jouer dans cette grande comédie et qui nous sommes pour penser savoir ?

Alors vieillir en tentant de cultiver la joie et le feu au coeur, l’esprit blanc, ou vert, et grand ouvert, et multicolore. En gardant l’espoir même quand on dirait qu’on dirait qu’on fonce dans un mur. Même quand le corps nous lâche, car inévitable. Même quand le monde semble un peu complètement fou.

Car en effet, folle et fofolle la vie.

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Grandir, mûrir, vieillir, mourir, le temps passe, c’est prédestiné, inévitable.
Il n’y a qu’une solution pour que la vieillesse ne soit pas une parodie absurde de notre vie antérieure, c’est de continuer à poursuivre des fins qui donnent un sens à notre existence :

le dévouement à des individus, à des groupes ou à des causes et le travail social, politique, intellectuel ou créatif.
Dans la vieillesse, nous devons souhaiter avoir encore des passions assez fortes pour nous empêcher de nous replier sur nous-mêmes.
La vie a de la valeur tant que nous en attribuons à la vie des autres, par l’amour, l’amitié, l’indignation, la compassion.

– Simone de Beauvoir

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Les belles âmes arrivent difficilement à croire au mal, à l’ingratitude, il leur faut de rudes leçons avant de reconnaître l’étendue de la corruption humaine.
– Honoré de Balzac

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On n’a pas encore pris la mesure du mensonge qui est à la base de tout le développement moderne : se détourner du ciel sous prétexte de conquérir la terre ne peut, en fin de compte, qu’aboutir à voir la terre elle-même se dérober sous nos pieds, car la terre n’existe que dans le ciel.

– Seul avec le monde entier

STRIPTEASE EXISTENTIEL

C’est surtout la perte qui nous indique la réelle valeur des choses.
– Arthur Schopenhauer

Souvent il faut perdre quelque chose, ou s’ennuyer de quelqu’un, pour réaliser leur pleine valeur dans notre vie. Car on dirait que c’est dans la nature humaine de tenir pour acquis. De penser qu’on aura pour toujours, que les choses demeureront telles quelles à jamais.

Pourtant.

Dès que quelque chose ou quelqu’un arrive dans notre vie, on le fait sien, on met le grappin dessus, on s’y attache. On s’en pense propriétaire. On pense que ça, ou lui ou elle, nous appartient et qu’il/elle sera à jamais à nos côtés.

Quand c’est bon on veut que ça reste pour toujours, et quand ce ne l’est pas, on veut que ça parte tout de suite et à tout jamais.

Mais si on y pense bien, nous sommes nés vierge, les mains vides, et nous mourrons probablement de la même façon. Alors c’est le coeur qu’il faut remplir. Et garder ouvert. Comme notre curiosité que l’on doit conserver et cultiver, surtout au fil des années qui passent.

Quand Schopenhauer parle de perte, je crois qu’il réfère surtout aux illusions liées au fait de posséder, à nos certitudes, comme à ce quoi on s’imagine être, nos fantasmes et nos idées figées à propos de nous-même ou du monde.

Ou, en d’autres mots: alors que la vie nous dépouille de nos voiles d’illusion, nous reconnaissons l’être sacré en soi. – Marion Woodman

La vie est un grand striptease existentiel, un dépouillement, un effeuillage. Au début, on apprend, on accumule, on acquiert et on bâtit. Puis on utilise et apprécie, pour un bout. Et commence la troisième saison de la vie où l’on commence à trier, à délester, à laisser aller pour ne conserver que l’essentiel. Le diamant poli., tout petit tout petit. Tellement petit et poli qu’il inclut la vie toute entière.

Et cet essentiel de la vie c’est l’amour, ses petites choses et ses petits détails, les subtils cadeaux cachés dans les ptits racoins du quotidien.

Un processus de dépouillement que la mort nous révélera possiblement dans notre totale nudité, au dernier souffle, dans ce grand retour à l’essentiel que nous portons en nous toute notre vie et que nous purifions au fil des jours.

Vivre totalement et tout donner pour qu’au fil d’arrivée, nous ayons brûlé tout le gaz, utiliser toute l’essence divine qui fut déposée dans notre réservoir à notre naissance et sans cesse et constamment tout au long de notre existence.

Pour qu’au moment de rendre les larmes, on puisse faire face à notre source de création et lui dire: Voilà, merci, j’ai tout donné, j’ai fait tout ce que j’ai pu. J’ai donné tout ce que j’ai été, j’ai passé, j’ai aidé du mieux que j’ai pu.

Et que la vie continue.
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L’objet principal pour lequel a été créé la personne, son grand but, sa grande fonction, c’est d’aimer.
Comprendre ne vient qu’après.
La personne qui n’aime pas est au-dessous de celle qui ne pense pas.
En d’autres termes, l’égoïste est inférieur à l’imbécile, le méchant est plus bas dans l’échelle humaine que l’idiot.

– Victor Hugo, En voyage

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À partir de maintenant tu devras t’habituer à penser que ton regard purifie.
En général les gens regardent pour salir l’autre, car ils sont critiques.
J’ai vu très peu de personnes qui regardent l’autre pour le purifier, pour voir son Dieu-Déesse intérieur.e et lui transmettre la flamme divine.
Et c’est ce que nous avons besoin de faire et de sentir.
Tu peux purifier.
Quand tu m’entendras avec tes oreilles, ne critique pas ma voix, de façon que, quand je parlerai tu puisses entendre un son pur, parce que tu le purifies.
Nous devons apprendre à purifier le bruit, la musique que nous entendons, et tout ce que nous disons parce que en général les mots sont impurs.
Tu peux purifier tout ce que tu vois, tout ce que tu respires, toutes les intentions des autres, qu’elles soient mentales, émotionnelles, sexuelles.
Tu purifies grâce à la flamme qui entoure ton temple.
Si tu n’aimes pas les autres, tu ne te purifies pas.
Aimer est s’unir, communiquer, donner.
La purification vient par l’amour.
Quand tu aimes le monde, quand tu aimes quelqu’un, tu le purifies.
C’est un geste d’amour.
Essaye de faire un geste de don.
Et laisse venir ceux que tu aimes.
Fais venir les plantes, les animaux, les êtres aimés, et tu verras, qu’au fur et à mesure que ces êtres se présentent, tu élimines les critiques et tu les purifies.
Si tu n’aimes personne, laisse-toi venir à toi-même.
Aime enfin ce cœur qui t’aime tant.

– Las Enseñanzas de Dona Magdalena.

RAVE MATÉRIEL

Le plus profondément vous allez en vous-même, le plus profondément vous irez au coeur de la réalité qui semble être autour de vous, mais que vous savez être à l’intérieur en fait.
– Willa Hillicrissing

Le monde n’existe pas, il n’y a que nos perceptions de ce monde qui existent.

Oui je sais, le monde semble exister. Mais seulement quand on se réveillera du Grand Rave, on pourra s’en rendre compte pour de vrai. Avant on se fait une idée du monde, et un moment donné, on réalise l’illusion. Pas moi qui le dit.

C’est du moins ce que plusieurs personnes qui sont passées de l’autre bord et qui en sont revenues disent ou ont dit. On verra bien.

Que ce soit la guerre à Gaza, au Liban ou les troubles sociaux en Haïti, que des ouies-dire pour nous, que quelques photos ou reportages tout au plus. On ne sait pas vraiment ce qui s’y passe pour vrai, dans la réelle réalité si une telle chose existe.

L’Histoire avec un grand H ?

Même chose, que des racontages, des rumeurs, des histoires. Oh il s’est sûrement passé quelque chose, mais pour nous, on doit y croire ou pas, et se les reconstruire dans nos ptites têtes de peanut car on y était pas.

Et les autres ?

Encore la même chose, on ne peut que se les imaginer. Même ceux et celles qu’on connait, on ne les connait pas vraiment. On les connait de l’extérieur, nous sommes en lien avec eux/elles, mais on ne sait pas ce qu’ils et elles vivent en eux et elles, ni comment ça se vit.

On projette nos idées sur le monde, les gens comme les choses et on pense connaître le monde mais, principalement, on s’en fait seulement des idées. On joue avec, on se fait du sang de boeuf – ou de tofu pour les véganes – on fabule le monde sans cesse. Pour ce qui est en vraiment, qui en sait quoi ?

Les pensées tournent en rond et sans cesse – et parfois pas très carré – dans notre tête. Avec quelques effluves émotives et émotionnelles ressenties dans le reste du corps à partir du quartier général cerebelum. C’est ça le monde en fait. Chacun(e) le sien, chacun(e) crée le sien, et ne croit pas nécessairement celui des autres.

On ne peut partir à la découverte du Grand Monde qu’en soi. Et plus on se connait, plus on connaitra le monde. Car le monde c’est nous, nous c’est le monde, et un point c’est tout. Le point que nous sommes contient le monde entier.

Bon voyage, et, surtout, bon visionnement.

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Comprenez que toutes les pensées, bonnes ou mauvaises, ne sont que des bulles vides.
Ce ne sont que des impulsions dans le cerveau.
Elles ne sont pas réelles.
Elles ne sont pas solides.
Alors s’il vous plaît, apprenez à vous asseoir et à observer les pensées sans aucun jugement, en les considérant simplement comme des pensées.
C’est tout ce qu’elles sont.
Elles ne sont pas vraies, ni moi, ni miennes.
Alors regardez vos pensées à nu, sans jugement.
Si vous le souhaitez, vous pouvez les nommer, puis les libérer.
Laissez-les partir et dites : Au revoir. D’accord, pensée de colère. D’accord, pensée de luxure. D’accord, pensée de jalousie. Je t’ai vu. Je te connais. Au revoir.

– Jetsunma Tenzin Palmo

MAINS VIDES COEUR PLEIN

Chez les premières Nations, la richesse se calcule par le fait d’avoir assez à donner.
– Robin Wall Kimmerer, Braiding Sweetgrass

On traduit le terme anglais Gift par cadeau, mais aussi par don.

Je me souviens avoir été hautement impressionné par le documentaire intitulé Gift réalisé par Robin McKenna dans lequel on raconte le parcours de différentes personnes qui partagent leur don, qui font preuve de générosité. Voir la bande annonce ci-bas et possible de louer le film. Je vous le recommande grandement car ça a eu une telle influence dans ma vie.

J’avais été assez impressionné par ces parcours pour avoir contribuer au visionnement public de ce documentaire au Couvent à Val-Morin. Dans cet élan de générosité, les gens du Couvent avaient prêté leur lieu gratuitement pour l’événement. Manifestation concrète de la générosité qui engendre la générosité.

Dans ce documentaire, j’ai été particulièrement touché par le parcours d’un jeune chef autochtone qui prépare une grande célébration dans laquelle il offrira à sa communauté tout ce qu’il possède. C’est ainsi qu’il deviendra chef.

D’ailleurs chez plusieurs peuples traditionnels, les chefs ne possèdent souvent plus rien car ils et elles ont tout donné. C’est ce don total qui leur permet de prendre soin du clan. Belle image.

Il y a quelques années, j’ai eu la chance et le privilège de recevoir la direction d’une petite église Santo Daime. Je n’ai pas choisi cette voie. Le nom comme la source sacrée du breuvage me sont arrivés comme par magie. J’aurais pu refuser mais j’ai dit oui car tout s’est placé si naturellement.

Et depuis, j’apprends à offrir, à organiser, à passer, à donner, à prendre soin, ce qui me permet de recevoir encore beaucoup plus que le peu que je peux penser donner. Ce matin d’ailleurs, je viens de recevoir un témoignage d’appréciation de la part d’un ami qui vient prendre part à nos rituels depuis quelques temps. Appréciation réciproque. Et naturelle car lorsqu’on fait ce que l’on aime et que les gens apprécient, ça incite à continuer, ça nourrit encore plus.

Oh bien sûr, quand on trouve une cause, une mission, un projet, appelez ça comme vous voulez, ça demande beaucoup d’investissement de temps, de soin, d’énergie à consacrer. Mais comme j’ai la chance d’être en pré retraite, cela m’est possible.

Et souvent je me dis que si je ne faisais pas ça, que pourrais-je bien faire de plus valorisant ?

Quel privilège quand la vie nous offre un canal pour apprendre à s’investir sans compter, pour apprendre à apprendre, et partager et offrir son don. En toute simplicité, en toute humilité car lorsque c’est le coeur qui dicte le chemin, les choses se font d’elles-mêmes.

Je ne suis pas encore au point où le don coule toujours de soi, de source. Parfois, j’accroche, je tique, je compte et je calcule, sentant que je donne plus que je reçois. Parfois j’ai peur de me faire avoir par la vie. Parfois ma tête pense pour mon coeur.

Mais toujours revient ce moment où je réalise la chance et le privilège que j’ai de pouvoir partager qui je suis, de faire ce que je fais avec mon coeur, en compagnie de gens qui finissent par devenir des ami(e)s, des compagnes et compagnons de route. De porter un projet qui, tout en étant relativement petit, est nettement plus grand que petit moi.

Et souvent, plus on donne, plus on a envie de donner car on réalise qu’au fond on ne donne rien du tout, on ne fait que passer de la vie, et on reçoit toujours, toujours on reçoit davantage que le peu qu’on peut pense donner. En fait on ne donne rien, on ne peut qu’offrir. Car donner force un peu les gens à prendre. À partir, du coeur, on offre et les gens seront libres de prendre ce qu’ils et elles veulent et ont besoin. Et la vie décidera du cours des choses.

Car nous sommes né(e)s les mains vides, avec rien d’autre que le souffle et tout ce que l’on pense avoir nous a été donné par la vie, par le Grand Mystère.

Et de toute façon, tout le monde, même ceux qui semblent les plus matériellement muni(e)s, va mourir les mains vides. En fait ce sont eux et elles qui ont le plus qui ont le plus à perdre.

L’idée consiste à vivre et à mourir le coeur plein.

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C’est la vraie joie de vivre que de servir un but que vous reconnaissez comme signifiant.
Être une force de la nature au lieu d’être un petit tas fiévreux et égoïste de maux et de griefs, se plaignant que le monde ne se consacre pas à vous rendre heureux.
Je suis d’avis que ma vie appartient à toute la communauté et tant que je vivrai, j’ai le privilège de faire pour elle tout ce que je peux.
Je veux être complètement épuisé quand je mourrai, car plus je travaille dur, plus je vis. Je me réjouis de la vie pour elle-même.
La vie n’est pas une bougie de courte durée pour moi.
C’est une sorte de torche splendide que j’ai en main pour le moment et je veux la faire brûler aussi fort que possible avant de la transmettre aux générations futures.
~ George Bernard Shaw

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Votre but est d’être le Soleil de ceux que vous aimez.
Cela résume toutes les quêtes.
Parmi le désordre de tout ce qui nous envahit, ces questions :
Je me suis souvent demandé ce que signifie ma vie, ce que je suis venu faire en ce monde…
Je n’ai pas de capacités particulières et je n’adhère pas spécialement à une philosophie ou à une foi qui donnerait un vrai sens à mon existence.
J’aimerais cependant au moins savoir si j’ai une mission qui justifierait ma vie.
La réponse est pourtant toute simple :
Elle se résume à tout faire pour rendre heureux ou plus heureux ceux que nous côtoyons.
Ainsi, il n’est pas nécessaire de développer une grande sagesse pour se rendre au Centre de toutes les sagesses.
Il suffit de cultiver la volonté de notre cœur à soutenir autrui et à l’aimer de notre mieux.

– Daniel Meurois

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Il n’y a rien à garder.
Nous pouvons laisser les portes ouvertes ou les clefs dans les serrures.
Nous pouvons partir les mains vides.
Sans penser à ce qui est à emporter ou à ce qui est à laisser.
Il nous suffit des regards qui ne peuvent pas se garder.
Face au dénuement prévu depuis longtemps ce qui est impossible à garder est la seule chose qui compte.

– R. Juarroz

TASSE FULL VIDE

L’utilité de la tasse réside dans sa vacuité. – Lao Tzu

À chaque instant, vider la tasse. Ou plutôt la laisser se vider.

Pour que chaque moment puisse se remplir de lui-même de vie nouvelle.

Et se remplir, et se vider, encore et encore.

Floush et floush.

La vie passe, passe, revient et repart. Flot incessant.

Ce corps, véhicule mû par une effluve de mystère, habité par une présence qui observe.

Notre temps, ici sur terre, défile. Le sablier coule et s’écoule.

Ne sachant ni d’où nous venons, ni où nous allons.

La vie passe et nous dépasse, et tout trépasse.

Ici, pour le moment, en ce moment.

À laisser la vie remplir la tasse jusqu’à parfois déborder.

Et parfois se tarir.

Sans attache, ni à l’eau, ni aux feuilles, ni à la tasse et sa anse, ni même au vide.

Pour laisser la vacuité faire son travail.

Elle, qui contient tout, le Rien du Tout.

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Le soi est comme ce poing serré.
Relâchez le poing et il n’y a plus rien à l’intérieur.
– Adi Da, via Joan Tollifson