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DIGNES LIGNES

J’aime écrire entre les lignes, remplir le vide de mon trop-plein.

Me lisez-vous ?

Mais pour me saisir, encore un peu plus subtil le vice caché, il faut rire entre les lettres.

J’aime écrire et ne pas dire grand chose. Ou dire pas grand chose, c’est selon, mais du pareil au même. Ou du pareil au meme désormais. Car on vit de plus en plus en meme qu’en profondeur de nos jours. On vit vite. On vit trop vite par peur de se faire attraper par le temps qui passe.

La preuve ?

La plupart ont suivi le conseil du meme et ont continué à faire ce qu’ils/elles étaient en train de faire. Alors que nous ici, toi et moi, moi et vous. Et encore, j’y étais quand j’écrivais entre les lignes mais je n’y suis déjà plus, alors que toi, que vous. Face à face avec soi-même. Sous le meme toit, toi et toi.

En fait, j’aime écrire et ne rien dire de plus que ce je j’écris, surtout l’extra dans l’entre lignes. Sinon je me ramasse dans la marge. De crédit. Par dépit.

Et même là, ben ici, car sinon on ne serait pas sur la même page, ni caché(e)s derrière nos différents écrans, je ne veux, ni ne peux, surtout pas vous dire ce que je cries. Pas fort ça ?

Car si j’écris en public, très relatif tout de même, que vous, quelques paires d’yeux qui lisez ces mots fous sans dessus dessous mais surtout sans sous car j’écris gratuitement, je cries surtout en silence, et en privé. Plus pratique, moins bruyant, mais tout aussi défoulant. Faut sortir son fou, et sa folle aussi d’ailleurs. Car si le fou rit, la folle lit et la folie lie.

J’écris non pas pour enseigner, mais pour me dévoiler, striptease littéraire. Me dévoiler à moi-même surtout. J’écris et tout à coup je vois ce qui vit en moi, ce qui git en moi qui jaillit de moi. Guilili. Comme ça, j’haïs rien de moi, j’écris tout ce qui jaillit, je sors le méchant de moi. Et je ris free de moi. Propos gratuits et sans conséquences.

J’écris pour dire aux milliardaires qui ne me liront pas de toute façon qu’ils peuvent bien continuer d’avidement et compulsivement gober et mettre les mains et les pieds sur tout ce qu’ils veulent, ils mourront vides néanmoins, cash en moins. Vides de cash comme de sens. Et déception probablement assurée. Mais courrez mes sieurs, courrez, nous allons tous y arriver. À la digne ligne d’arrivée.

J’écris pour dire aux coachs de vie, qui ne me liront pas non plus car trop occupé(e)s à prodiguer ailleurs leurs judicieux conseils à leurs ouailles à l’ail, qu’eux et elles aussi vont se coucher un jour, ou un soir, pour une dernière fois malgré les multiples leçons de vie partagées. Car si on peut donner son avis, on ne coache jamais la vie, bien trop sauvage pour ça la vie. Et quand elle donne son avis, on est mieux d’écouter sinon on risque d’y goûter.

Si l’ombre bouffe la lumière, car elle serait plus forte qu’elle (c’est pas moi mais de Vinci qui le dit plus bas), la mort gobe et englobe éventuellement toute vie, toute la vie et tous nos avis. Trou noir d’éternité. Tout est dans le trou. Et atiguydoux.

Voyez je ne dis rien qui vaille, ni rien en braille, mais faut quand même lire avec ses doigts. Faut toucher les mots jusqu’à l’entre lignes et se laisser toucher par la vie pour prendre et comprendre son sens unique. Com prendre = prendre avec. On se prend les un(e)s les autres. Mais ni à la légère, ni trop au sérieux. On se comprend ?

À l’or les ami(e)s c’est vendredi. Presque fou. Une semaine d’avance. Comme si la fin de était différente de coeur de la semaine. Pourtant la fin de semaine implique tout d’abord une fin, si ça me dit, puis un début, le démange, début d’une nouvelle semaine. Vous savez, ce fameux jour quand Dieu s’est reposé.

Dieu est sûrement une femme car athée est l’un des rares mots qui prend un «e» même au masculin. Enfin. Ben, enfine.

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Chacun de nous porte plusieurs êtres en lui.
Le fait que nous n’offrions qu’un seul visage, un seul corps, un seul nom donne lieu à un malentendu : à l’intérieur de cette unique enveloppe doit résider une seule personne.
Erreur !
Trop de tensions contradictoires nous constituent, trop d’événements divergents nous façonnent, trop de valeurs opposées et de désirs discordants nous habitent pour que nous nous réduisions au monolithique un.

– Eric-Emmanuel Schmitt, Soleil sombre

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L’ombre n’est pas l’absence de lumière, mais simplement l’obstruction des rayons lumineux par un corps opaque.
L’ombre est de la nature de l’obscurité. La lumière est de la nature d’un corps lumineux; l’une cache et l’autre révèle.
Elles sont toujours associées et inséparables de tous les objets.
Mais l’ombre est un agent plus puissant que la lumière, car elle peut gêner et priver entièrement les corps de leur lumière, tandis que la lumière ne peut jamais expulser entièrement l’ombre d’un corps, c’est-à-dire d’un corps opaque.
– Léonard de Vinci

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P.S. En effet, il manque un espace entre le point d’exclamation et le A majuscule dans le meme initial, mais aie, ce n’est même pas mon meme.

QU’À NAÎTRE ET N’ÊTRE ?

Les cultures occidentales nous laissent croire que nous devons être vivant(e)s dans un but précis: travailler, produire, faire de l’argent. Les cultures autochtones au contraire avancent que nous sommes vivant(e)s simplement comme la nature l’est elle aussi : être ici, être belle et étrange. Nous ne devons pas absolument réaliser quoi que ce soit pour être valide dans notre humanité. – Melanie Italian Lau

Vivre juste pour vivre. On aime ça hein ? Mais malgré son apparente simplicité, une réalisation pas si simple à incarner, à rendre réelle et naturelle. Car de bien beaux mots bien sûr que de vivre juste pour vivre. Et si lucides et pleins d’évidence.

Mais comme l’expression «Où t’en vas-tu ? Je me rends à l’évidence», pas toujours si simple de s’y rendre à cette pourtant si simple évidence. Car l’évidence est un lieu mystique et mystérieux qui requiert temps, observation et attention, surtout quand ça concerne le sens de notre vie, comme notre place dans le monde.

On nait, on se fait et ensuite ? On se tait ? Juste pour la rime. Ou on se fraie, un chemin ?

Le reste reste à faire, ou plutôt reste à apprendre à ne pas faire. À ne rien faire d’autre qu’être. Qu’à naître et qu’à n’être. Naître et être tout simplement. Comme les arbres, comme les animaux, comme les jeunes enfants qui ne font qu’exister.

Nous sommes tous et toutes des visiteur(se)s en cette période et en ce lieu. Nous ne faisons que passer. Notre but ici consiste à observer, apprendre, grandir et aimer… et ensuite nous retournons à la maison.
– Proverbe Aborigène australien.

Récemment, je participais à une discussion publique sur la présence. Et je riais en moi-même car que les humains pour se poser des questions sur la présence. Le reste de la cération n’est que présent.

Plus facile à dire qu’à faire que de penser simplement être et ne rien faire. Difficile de ne rien faire car trop souvent on associe ce que l’on est à ce que l’on fait.

To be or to do ? Question doobedoobedoo.

On se définit tant par nos actions, par nos réalisations, ou par notre profession. Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? Certains poussent la chose même jusqu’à faire en sorte que l’on se souvienne d’eux après leur mort.

Je me souviens avoir déjà vu une usine d’épuration des eaux nommée en l’honneur d’un certain Monsieur, avec son nom gravé sur la façade. Parfois, juste être est déjà beaucoup 😉 Et mieux que de faire en sorte que les gens se souviennent de nous.

Faire tant pour finalement qu’être. Être humain, être soi-même et rien de spécial, être tout simple et tout simplement être. Être humble. Déjà en masse. Mais souvent beaucoup de pratique pour se rendre là. Ce là qui est toujours ici. De toute évidence.

Sainte Providence, pliez pour nous.

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Regardez-vous dans le miroir de temps en temps.
Il n’y a pas de Maharajji en dehors de vous.
Il n’y en a jamais eu.
La personne à côté de vous est dans un corps, mais son âme n’est pas différente de la vôtre.
Ce qui vous regarde dans ses yeux n’est pas différent de ce qui vous regarde dans vos yeux.
C’est la conscience, la connaissance.
L’Être pur.
C’est ce qu’Il ​​est.
Cela semblait habiter un corps à un moment donné, mais ce n’est pas la réalité.
Il est tout autant ici qu’Il ​​l’était alors, qu’Il ​​était ici alors.
Parce qu’Il ​​n’est allé nulle part.
Le corps est tombé mais qui Il était n’a jamais été identifié au corps, donc chaque fois que vous pensez à Lui, Il pense en fait à vous.
C’est pourquoi vous pensiez à Lui.
– Krishna Das

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L’Humain Doit Savoir quel est le Sens de la Vie.
Ce Sens est de loin Supérieur à ce qu’on S’imagine.
Le Sens de la Vie Réside dans le Perfectionnement de l’Âme Humaine.
Dans l’Univers, il y a plus de Cent Millions de Soleils.
Autour de chaque Soleil, il y a Douze Planètes.
L’Humain doit faire le tour de tous ces Soleils et Planètes et Habiter dans Chaque de ces Soleils avec ses Planètes à raison de Cent Millions D’années.
Ce n’est Qu’après qu’il Apprendra quel est le Sens de la Vie dans sa Profondeur.
À partir du Manque D’Amour vers L’Amour, de la Mort vers la Vie, du Mal vers le Bien, à partir du Manque de Foi vers la Foi et la Confiance.
C’est en cela que Réside le Sens de la Vie.

– Peter Deunov

QUESTIONS DE PARADIS

Et si après votre mort, Dieu vous demandait: et alors comment ce fut le paradis ?

Et s’il n’y avait pas de mort ?

Et s’il n’y avait pas de Dieu qui parle ? Français en plus. Car peut-être que si Dieu existe comme on l’imagine tous et toutes différemment et à notre façon, peut-être ne parle-t-il que le langage des signes ? Et des signes, on en a à tous les jours.

Et s’il n’y avait pas de paradis autre que celui qu’on peut imaginer ? À chaque jour !

Si certaines personnes vivent clairement l’enfer sur la même terre que nous, nous avons la chance de vivre dans des conditions paradisiaques. Logé(e)s, nourri(e)s, chauffé(e)s, vêtu(e)s.

Et vivement aimé(e)s pour la plupart. En tous cas, on peut le faire soi-même pour commencer car parait que c’est toujours par là que ça commence.

Malgré nos conditions de vie paradisiaques, certains trouvent le moyen de se plaindre. Grand bien leur fasse.

Mais si quand on se compare on se console, quand on se regarde on ne peut que constater notre grande chance, que dis-je, notre immense chance.

Mieux que des phoques, nous vivons dans la grosse ouate. Du 220 de chance et une centrale de privilèges. Apprécions-le totalement, apprécions-le à chaque jour. Et partageons-le un peu aussi car comme on dit tout ce qui est gardé est perdu à jamais alors que tout ce qui est partagé restera pour toujours. Et permettra à du nouveau de venir et de revenir.

On vit au paradis alors que d’autres vivent l’enfer. L’idée n’est pas de se sentir coupable de cet état de faits. Mais de faire en sorte de travailler pour que l’équité et l’égalité se répande. Car seulement apprécier notre chance sans faire en sorte que le monde n’en bénéficie pas autant que nous ne fait pas de sens.

Même si ce ne sont que de petites actions, même si ce ne sont que des intentions pour le moment. Il ne fait pas sens de vivre pour que le monde entier ne devienne un paradis. Même si nos actions sont limitées, comme la portée de nos actions.

Car est-il possible d’être pleinement comblé(e) et satisfait tant que le monde entier ne l’est pas ? Ne dit-on pas que Bouddha a promis de ne pas entrer au paradis tant que la dernière personne n’y était entrée avant lui ? Ou quelque chose comme ça.

Et si on ne trouve pas que l’on vit déjà au paradis, arrangeons-nous pour en améliorer des ptits bouts. Car le paradis ne peut que se construire ptits bouts par ptits bouts right here right now 😉

Et avant de penser à un hypothétique paradis après la mort, pensons-y justement right here right now.

Et comme disait JP: Le paradis c’est ici, Y a pas d’autres vies… pour le moment du moins…

Une chance qu’on s’a hein ? chers ptits oiseaux du paradis…

MOTS DITS MOTS DOUX

Parfois, quand on regarde le monde dans lequel on vit vous et moi, on se demande: Comment aider ? Que faire pour faire ma part ?

Et on se rend compte qu’on n’a que nos quelques petits mots pour agir. Car les mots sont aussi des actions. Actions passives, actions invisibles parfois même, mais actions quand même.

Parfois, quand on a de la difficulté à accepter le sort du monde tel qu’il est, tel qu’on le perçoit du moins, on voudrait devenir une sorte de Dieu Tout Puissant pour arranger les choses, pour adoucir le sort des plus démuni(e)s, les enfants en particulier. On voudrait pouvoir régler le sort du monde comme on s’imagine qu’il devrait l’être.

Et d’autres fois on regarde les choses aller en sachant fort bien qu’on peut faire très peu face au Grand Tout. Rien d’autre que d’ajouter notre petite goutte d’humanité. Tenter de comprendre que tout est parfait tel que c’est c’est. Car on a beau vouloir affirmer que Tout est parfait et ainsi soit-il, le monde est parfois questionnant en terme de sens. Tant de guerres, de violence, de dualité, d’égoïsme, d’injustice dans ce bas monde. Injustice apparente du moins car il parait aussi qu’au-delà de la justice humaine, il y aurait une justice divine. Gardons la foi, faisons du mieux que l’on peut avec les moyens du bord, éclairons notre petit bout d’existence et qui vivra verra.

Parfois, on voudrait être fort(e)s, être un roc, pour prendre le poids du monde sur nos épaules. Un peu prétentieux quand même non ? Car nous ne sommes qu’un brin d’herbe parmi d’autres. Mais peut-être qu’au fond être doux, c’est être fort(e) ? Tant qu’on garde son coeur tout vert.

Bonne journée mes ptits lapons, et ptits Samis. (1)

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… la seule manière de rendre le monde meilleur est de s’attacher à être bon en soi et autour de soi.
– Sylvain Tesson

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Ce monde est un état d’esprit avant d’être un lieu.
Le monde n’est pas ce qu’il semble être.
Ce n’est pas un endroit où les choses peuvent nous arriver contre notre volonté.
C’est un état d’esprit fondamentalement dédié à la croyance qu’il y a quelque chose de mauvais en nous, et avec l’expérience d’être séparé et différent de toutes les façons.
« Voir c’est croire » est notre devise, alors que c’est tout le contraire qui est vrai.
Il n’est pas possible de changer ce que nous sommes véritablement.
Mais il est possible de croire ce que nous choisissons et d’expérimenter les effets de ces croyances.
– Tom Carpenter

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Peut-être que la vraie fin heureuse consiste à tomber amoureux des choses les plus simples de la vie.
C’est savourer cette première gorgée de café le matin, ou se perdre dans l’odeur du pain fraîchement cuit.
C’est conduire sur des routes familières avec les fenêtres baissées, laisser l’air vous décoiffer pendant que votre chanson préférée remplit la voiture.
C’est s’attarder sur un après-midi tranquille, lire les pages d’un livre que vous avez repoussé depuis trop longtemps, laisser chaque mot vous envelopper comme un vieil ami.
Ces moments – ceux qui semblent si ordinaires – recèlent une sorte de magie qui comble les fissures dont nous oublions parfois l’existence.
Et peut-être, juste peut-être, c’est trouver un peu de joie dans les petites choses que nous tenons souvent pour acquises.
Comme le rire qui surgit de nulle part, partagé avec un inconnu dans l’allée d’une épicerie.
Ou le confort d’une nuit douillette à la maison, emmitouflé dans une couverture, en regardant une émission que vous avez vue cent fois mais qui vous fait toujours sourire.
Ce sont ces petites choses qui nous ramènent à la vie, qui nous rappellent à quel point nous sommes bénis, non pas parce que tout est parfait, mais parce que nous trouvons de la beauté dans ce que nous avons déjà.
– Writer’s Blossoms via Le Monde Littéraire

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Il est naturel de s’inquiéter de la situation actuelle de ce monde, mais plus on s’inquiète, plus il devient impossible de réfléchir.
L’inquiétude et la réflexion sont des pôles opposés.
Si l’on garde l’esprit silencieux, alors peu à peu des idées commenceront à surgir sur ce qui vaut la peine d’être fait.
Un esprit paisible s’occupe spontanément de la bonne manière.
Alors l’être intérieur devient à la fois le chemin et la lumière sur le chemin.
Je ne vous donnerai aucun conseil sur ce que vous devriez faire.
Mon conseil est de devenir absolument paisible.
Une fois que cela est arrivé, votre propre être commencera à vous dire quoi faire.
Ce sera toujours juste ; il n’y aura pas d’alternative possible et vous n’aurez aucun doute ou appréhension.
Mon conseil est de vivre par la perspicacité, pas par les pensées.
Si vous ne pouvez pas, pour des raisons de santé, rester assis pendant une longue période en méditant, faites-le allongé.
La question n’est pas de savoir s’asseoir ou s’allonger.
La vraie question est l’état de votre esprit.
Votre voyage concerne fondamentalement l’esprit, pas le corps.
Voyons quand je peux vous être utile en étant proche.
Ressentez toujours mon amour pour vous.
Transmettez mes respectueux souvenirs à tous ceux et celles qui sont là.
Osho – Lettres d’amour à la vie # 12

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(1) 🙂

PTITS BOUTS D’HUMANITÉ INCARNÉS

Ce matin, quelques ptits bouts d’humanité, par écrit, et cris doux.

De la mienne, de la vôtre, de la nôtre. De la seule qui existe. Celle qui nous lie, et nous unit.

Car on semble en perdre des bouts ces temps-ci. Des pas mal gros à part de ça parfois je trouve. Comme la foi aussi ma foi.

On se tire dessus, on se mitraille, on s’attaque, on se divise et on se sépare. On s’accapare, on se barre et on se bagarre.

On s’obstine, on s’estine, on argumente, on joue dur dur sur les mots, on se tire les vers du nez et les cheveux par touffes et par milliards, alors que le reste du corps et de l’âme suivent.

Parlant milliards, certains collectionnent les dollars dans ces sphères, alors que d’autres manquent du strict essentiel et n’ont même pas de home. On dépense des milliards pour bombarder des gens qui n’ont ni à boire ou manger, ni à se loger ou se soigner au nom de nos différences. Certains qui n’ont même nulle part où aller, et on leur dit de se déplacer ailleurs. Ils et elles tournent en rond. Sous les bombes.

On invente de l’intelligence qui pense toute seul, et qui décide ce que l’on va aimer, des machines qui nous connaissent mieux que nous-mêmes, alors que nous on ne pense même plus, ni à l’essence de la vie, ni à nos frères et soeur. On place nos parents dans des RPA, nos enfants dans des CPE, pendant qu’on va faire du fric pour ces placement$ intergénérationnels. Et se réaliser. Peut-être d’autre chose qu’il nous faudrait réaliser.

Ce matin, quelques petits éclairs de remise en question humanitaire chez le chroniqueur. Que voulez-vous, c’est chronique.

Que faisons-nous ici, où allons-nous à partir d’ici, et qui sommes-nous après tout. Un point c’est tout. Tourlou.

Et ci-bas, des ptits bouts d’humanité d’autres humain(e).

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La bonté n’existe pas à l’extérieur de l’humain(e), aucun système politique n’instaurera le règne du Bien et la seule manière de rendre le monde meilleur est de s’attacher à être bon en soi et autour de soi.
– Sylvain Tesson, Géographie de l’instant

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J’ai goûté comme par mégarde à la saveur d’être, et tout est changé.
Quelque chose, en moi, n’est pas né avec moi et ne mourra pas avec moi.
Par cette certitude, tout est changé. Il n’y a plus personne à qui reprocher quoi que ce soit, plus personne à convaincre de quoi que ce soit.
À l’instant où cesse en moi toute représentation, toute idée sur les choses, les voilà qui apparaissent dans leur vide lumineux.
Désormais tout est changé.
– Christiane Singer via Jean

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On ne peut pas dire :

Voilà, maintenant, j’ai planté un arbre, il a grandi et je vais m’asseoir contre son tronc.
C’est impossible, car alors une bourrasque survient, quand ce n’est pas une tempête, pour nous faire comprendre que le Souffle veut nous pousser toujours plus loin.
C’est ainsi, il y a sans cesse des terres intérieures qui demeurent à défricher.
– LE DON DU SOUFFLE

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Si vous n’aviez pas souffert comme vous l’avez fait, vous n’auriez aucune profondeur en tant qu’être humain, aucune humilité, aucune compassion.

– Eckhart Tolle

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Même après tout ce temps le soleil ne dit jamais à la terre : Tu me dois bien ça !
Regarde ce qui arrive avec un amour comme ça…
Il Illumine le ciel …

– Hafiz

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Si une opinion contraire à la vôtre vous met en colère, c’est le signe que vous êtes inconscient(e) de n’avoir aucune bonne raison de penser comme vous le faites.
Si quelqu’un soutient que deux et deux font cinq, ou que l’Islande est sur l’équateur, vous devriez éprouver de la pitié plutôt que de la colère, à moins que vous ne sachiez si peu d’arithmétique ou de géographie que son opinion ébranle votre propre conviction contraire.
Les controverses les plus féroces sont celles qui portent sur des questions pour lesquelles il n’existe aucune preuve solide dans un sens ou dans l’autre. La persécution est utilisée en théologie, pas en arithmétique, car en arithmétique il y a de la connaissance, mais en théologie il n’y a que des opinions.
Ainsi, chaque fois que vous vous mettez en colère à cause d’une différence d’opinion, soyez sur vos gardes ; vous découvrirez probablement, après examen, que votre croyance va au-delà de ce que les preuves justifient.
– Bertrand Russell (1943)

UN ART L’AMOUR ?

Je ressens qu’il n’y a rien de plus artistique que d’aimer les gens. – Vincent Van Gogh

Comme tout est question d’équilibre dans la vie, toute cette haine et cette division qui flotte autour nous forcent à appeler l’amour et la réunification. Que faire d’autre ?

Ne pas se fermer les yeux, reconnaître nos différences, et les accepter autant que possible, et continuer à vivre sa vinaigrette.

Tant de choses qui se passent, tant de choses à savoir et à connaître mais au final, son propre coeur à écouter et à suivre comme boussole, comme un GPS.

Faire le bien, et le faire du mieux que l’on peut, avec ce que la vie nous a mis entre les mains et les oreilles, mais surtout dans le coeur.

Bien sûr que de nombreuses choses du monde nous dérangent et nous forcent à pratiquer l’acceptation, cet art qui s’apparente de près ce à ce que peut ressembler l’amour en action.

Apprendre à devenir un(e) artiste de la vie constitue tout un défi. Qu’on ne maîtrisera jamais complètement. Un art vivant.

Vivre son ptit bout de vie avec grâce et générosité, avec aisance et fluidité, voilà un grand et riche défi. Le seul auquel on peut réellement et totalement se consacrer dans l’immédiat. En incluant de plus en plus les gens et la nature autour de soi, et en laissant cet art humain prendre de l’ampleur, en laissant cette fragrance s’épandre et se répandre.

On ne peut qu’affiner son regard sur la vie, le garder toujours près de son coeur, considérant chacun et chacune comme sa soeur et son frère, son enfant, son père ou sa mère. Car c’est ce que nous sommes au fond, une grande famille.

Même ceux et celles qui nous déclenchent, surtout ceux et celles qui nous déclenchent. Car aimer nos semblables, par nature aimables, est simple et facile, mais aimer ceux et celles qui nous dissemblent le plus, là le vrai test de l’École des Beaux-Arts.

Et parfois, aimer c’est aussi confronter, mettre ses limites, s’affirmer. Avec respect, droiture et dignité. Se tenir debout pour ses valeurs.

Bienvenue à l’École des Beaux-Arts.

Crash course en Amour 101 la vie. Le seul cours. Pour débutant(e)s et expert(e)s. À reprendre à chaque jour.

Have fun. Et bonne fin de semaine.

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J’aime la simplicité qui s’accompagne avec l’humilité.
J’aime les gens qui savent sentir le vent sur leurs propres peaux, sentir les arômes des choses, en capturer l’âme.
Ceux qui ont la chair en contact avec la chair du monde.
Car là il y a la vérité, là il y a la douceur, là il y a la sensibilité, là il y a encore l’amour.
– Alda Merini

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Le courage d’être heureux englobe aussi le courage de déplaire. Lorsque tu auras atteint ce courage, tes relations interpersonnelles s’en trouveront instantanément allégées.

Il est indéniablement pénible de ne pas être aimé.
Si c’était possible, on aimerait vivre sans jamais déplaire.
On veut assouvir ce besoin de reconnaissance.
Mais se conduire de façon à toujours être aimé, c’est vivre en se privant de liberté, et en plus c’est impossible.
Il y a un prix associé au fait de vouloir exercer sa liberté.
Et le prix à payer pour avoir la liberté dans nos relations interpersonnelles, c’est de ne pas toujours être aimé.
– Ichira Kishimi et Fumitaxe Koga, Avoir le courage de ne pas être aimé

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Allez tranquillement au milieu du bruit et de la hâte, et rappelez-vous quelle paix il peut y avoir dans le silence.
Autant que possible, sans capituler, soyez en bons termes avec tout le monde.
Dites votre vérité calmement et clairement ; et écoutez les autres, même les stupides et les ignorants ; eux aussi ont leur histoire.
Évitez les personnes bruyantes et agressives, elles sont des vexations pour l’esprit.
Si vous vous comparez aux autres, vous risquez de devenir vaniteux et amer ;
car il y aura toujours des personnes plus grandes et plus petites que vous.
Appréciez vos réalisations ainsi que vos projets.
Continuez à vous intéresser à votre carrière, aussi humble soit-elle ; c’est un véritable atout dans les fortunes changeantes du temps.
Faites preuve de prudence dans vos affaires, car le monde est plein de tromperies.
Mais que cela ne vous aveugle pas sur la vertu qui existe ; de nombreuses personnes s’efforcent d’atteindre de hauts idéaux ;
et partout la vie est pleine d’héroïsme.
Soyez vous-même.
En particulier, ne faites pas semblant d’être affectueux.
Ne soyez pas non plus critique à l’égard de l’amour ; car face à toute sécheresse et à tout désenchantement, il est aussi vivace que l’herbe.
Acceptez avec bienveillance les conseils des années, abandonnez avec grâce les choses de la jeunesse.
Entraînez la force de l’esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous affligez pas d’imaginations.
Beaucoup de peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d’une saine discipline, soyez doux avec vous-même.
Vous êtes un enfant de l’univers, tout comme les arbres et les étoiles ;
vous avez le droit d’être ici.
Et que cela soit clair ou non pour vous, il ne fait aucun doute que l’univers se déroule comme il le devrait.
Soyez donc en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de Lui,
et quels que soient vos travaux et vos aspirations, dans la confusion bruyante de la vie, gardez la paix avec votre âme.
Avec toute sa fausseté, ses corvées et ses rêves brisés, c’est toujours un monde magnifique. Soyez prudent. Efforcez-vous d’être heureux.
© Max Ehrmann 1927

PAZ PEACE PAIX

Le monde autour de toi ne peut être beau que lorsque tu es en paix avec le monde en toi.

Même si je cultives la paix en moi, il y a et aura encore la guerre en dehors de moi.

Même si je pacifies mon corps et mon esprit, de tous temps le monde extérieur demeure trouble par endroits.

En fait, où commence et fini le monde extérieur ?

Comme moi-même d’ailleurs ?

Est-ce seulement ma peau qui me sépare du monde ? Ou mon aura ? Ou l’idée que je me fais de ce monde ?

Quand on va en soi, on ne peut qu’aller davantage vers l’extérieur.

D’ici, d’où nous regardons la guerre, protégé(e)s par nos écrans et nos opinions, relativement facile de faire la paix. Et encore là.

Alors imaginons pour ceux et celles qui vivent sous les bombes.

Notre devoir d’humanité consiste minimalement à ne pas les oublier, de penser à eux et elles. Comme de réaliser qu’en dépit des liens directs de sang, ce sont nos soeurs et nos frères, nos fils et nos filles, nos pères et nos mères. Une seule et même grande famille humaine. Un seul et même battement de coeur.

La paix en soi constitue le premier pas vers la paix du monde. C’est la paix en notre petit monde pour éventuellement la laisser déborder de soi et se répandre.

Alors continuons à cultiver et à chercher cette sacrée paix en soi pour tous les hommes et les femmes de bonne volonté.

Pour les autres, ils découvriront peut-être un jour qu’on ne peut fuir nos actions.

Et que s’il y a une justice des hommes, il y a surtout celle du Créateur/trice.

Aho, comme en bas.

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Ce que vous cherchez, c’est vous !
Vous, en paix avec vous-même, dans votre simplicité première.
Parce que c’est de la libération de votre âme dont il est question.
Savez-vous vous aimer ?
L’amour de soi c’est l’amour de la Vie qui vous a été confiée, de l’itinéraire hérité en venant parmi les humains.
À l’instant de votre naissance.
Vous êtes Son réceptacle.
L’avez-vous oublié ?
Avant de tout reconstruire et de réinventer l’Amour, il faut souvent tout ébranler.
Tout !
Les jalousies, les arrogances, les besoins maladifs de contrôler, de retenir, de posséder
, jusqu’aux motifs parfois fallacieux des peines exprimées et de leurs si subtils chantages.
Tout ce qui flétrit nos vies et nous épuise.
Tout autant de petites plaies qui doivent se dire pour ensuite accepter d’être pansées.
Aussi vrai que l’on soit dans ses aspirations et dans les masques que l’on porte, il faut accepter de mourir pour espérer se multiplier.
Ce qui arrive au grain de blé survient à l’humain(e) qui se laisse traverser par la Vie.
La Paix n’est pas un refuge, cette « paix froide » est la fille d’un résidu d’égoïsme, de repli sur soi; quoique bienveillante, elle trahit l’ombre d’une dernière peur.
Celui et elle qui se tient au plus près du Vivant – et donc de soi-même – ne peut rester indifférent aux difficultés d’une terre, d’un pays, d’un monde.
Il ne s’agit pas de semer une vérité toute faite ni d’inventer un nouveau credo.
Mais donner l’envie, susciter le besoin de découvrir l’Amour, d’être « contagieux de Sa Présence.
– Jeshua

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Ne sois pas amer mon ami
tu le regretteras bientôt
tiens-toi à ton unité
ou tu te disperseras sûrement
ne pars pas triste
de ce jardin
tu finiras comme un hibou
habitant dans de vieilles ruines
affronte la guerre et
sois un guerrier comme un lion
ou tu finiras comme un animal de compagnie
caché dans une étable
une fois que tu auras conquis
ton moi égoïste
toute ton obscurité
se changera en lumière.

– Rumi

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Savoir qu’un être a respiré plus aisément parce que tu as vécu.
C’est cela réussir sa vie.

– Emerson

LA VIE PAR TOUS LES BOUTS

On vit simultanément au sein de deux mondes : la chute de Rome et une nouvelle Renaissance. Nous devons être des doulas des deux bouts de la vie, aidant autant la mort d’un système en fin de règne que la naissance d’un monde complètement différent.
– Marianne Williamson

Quand on contemple le monde dans lequel on évolue – façon de parler 😉 il y a autant matière à espoir qu’à désespoir. Car le monde est en transformation. Comme il l’a toujours été, comme il l’est actuellement, et comme il le sera toujours. Car la vie n’est que mouvement, transformation, transmutation.

Probablement que tous les peuples du monde ont considéré leur époque comme la plus déterminante. Ce qui est le cas. Car si on prend une certaine distance, une distance certaine, et qu’on regarde notre trajectoire, chaque moment est toujours déterminant.

Oh bien sûr, l’état de l’environnement est inquiétant, l’intelligence artificielle constitue un réel défi à l’humanité, mais la stupidité naturelle tout autant. Le statut de la masculinité inquiète ces jours-ci autour de nous mais en même temps, les hommes n’ont jamais autant été présents en tant que pères. Tout et son contraire, ou son complément ?

On retrouve de tout, et son contraire/complément, mais de plus en plus prononcé dirait-on.

Les sociétés sont polarisées plus qu’elles ne semblent ne jamais l’avoir été auparavant. Homme alphas et drag queens, démocrates et républicains, dictateurs et droits humains, énergies vertes et exploitations pétrolières co-existent avec parfois une certaine difficulté, leurs multiples expressions et manifestations étant relayées par les médias de plus en plus nombreux, tranchés et asociaux.

Le monde est séparé en tranches de plus nombreuses, et de plus en plus fines. Quoi que parfois leur démonstration soit grossière. La communication sociétale est amplifiée et déjantée, éclatée, multipliée. Même la vérité, comme la réalité, sont devenues multiples et relatives. Le monde qu’on a déjà connu vole en éclats.

Yuval Noha Harari, l’auteur de Sapiens, qui a pondu un nouveau bouquin intitulé Nexus, dit que les réseaux d’information carburent à la peur, la colère et l’avidité. On peut facilement constater que c’est le cas. Pas pour rien que les nouvelles sont surtout mauvaises.

Mais tout ce que l’on peut faire pour contrer la sombritude de notre monde dit moderne consiste à garder son coeur, comme son esprit, ouverts, comme un parachute. Car justement, c’est cette ouverture du coeur comme de l’esprit qui nous empêchera de tomber, de sombrer et de crouler sous la peur ou se laisser consumer par la colère.

Et globalement comme individuellement, on doit commencer et continuer à réaliser de plus en plus que nous ne sommes pas séparés du reste du monde, que les identités sont toutes artificielles et que nous sommes tous et toutes soeurs et frères, que nous vivons tous et toutes sur la même mère, sur la même Terre. Mais peut-être que nous devons nous rendre encore plus près de notre extinction pour que cette réalisation se concrétise encore davantage.

Oui je sais, je suis un rêveur, mais nous ne sommes pas seul(e)s right John ?

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CLÉ DE L’HARMONIE 

Je souhaite l’Harmonie, l’Amour, la Vérité et la Justice à tous mes soeurs et frères. 
Avec les forces réunies des vibrations silencieuses de nos pensées, nous sommes forts, sains et heureux, constituant ainsi un lien de fraternité universelle. 
Je suis satisfait(e) et en paix avec l’Univers entier, et je souhaite que tous les êtres réalisent leurs aspirations les plus intimes. 
Je rends grâce au Père invisible d’avoir établi l’Harmonie, l’Amour, la Vérité et la Justice entre tous ses enfants. 
Ainsi soit-il. 

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Parce qu’on les a déçues, on leur a fait du mal, combien de personnes décident de fermer définitivement leur cœur aux autres !
Voilà une mauvaise décision !
Quoi que vous ayez à souffrir, ne cessez jamais d’aimer.
L’amour en vous est une source, et si vous décidez de l’empêcher de couler, c’est d’abord vous qui allez vous dessécher.
Personne alors ne pourra plus vous abuser, vous décevoir, mais l’eau de votre source spirituelle ne coulera plus et c’est la vie que vous perdrez.
Lorsque vous laissez votre source se tarir, le monde divin se ferme à vous et vous devenez pauvre et vide.
D’un point de vue éducatif, il est parfois utile de se fermer pour un temps envers quelqu’un, mais il est très nuisible de se fermer envers les humains en général.
Laissez couler en vous la source de l’amour.
Ne vous préoccupez pas de ce qui est juste ou injuste, pratiquez l’amour, sinon vous deviendrez un désert !

– Omraam Mikhaël Aïvanhov via Brun Guertin

LUMIÈRE ET L’OMBRE DU DOUTE

L’ombre comme la lumière forment la danse de l’amour. – Rumi

On aimerait bien voir l’ombre disparaître pour toujours ne jouir que de la lumière non ?

Non, car probablement que nous ne sommes pas fait pour full lumière. Trop de lumière nous aveuglerait, du moins dans notre forme humaine. Et aucune lumière sans ombre, comme le vice du versa.

La lumière a besoin de repos parfois, de pause, besoin de se tapir dans son ombre, dans l’ombre du doute. Comme nous, sous cuisant le soleil d’été, qui cherchons l’ombre pour nous rafraîchir.

Comme la graine qui passe l’hiver sous le sol à se terrer, à se reposer, pour éclater de vie dès le printemps et les rayons du soleil venus.

Comme l’ours qui se trouve un trou douillet pour dormir son hiver à venir.

Novembre nous invite à rentrer, en soi comme au home, pour reprendre des forces, et cultiver l’ombre de nos doutes.

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Comment pouvez-vous identifiez un doute…. avec certitude ?
À son ombre !

L’ombre d’un doute, c’est bien connu… !
Si le doute fait de l’ombre, c’est que le doute existe!

Il n’y a pas l’ombre d’un doute !
Et l’on sait le nombre de doutes au nombre d’ombres !
S’il y a cent ombres, il y a cent doutes.

– Raymond Devos, un Ange passe

Et que l’ombre éclaire nos doutes.

Ces doutes si sains et essentiels car ils nous permettent de souffler un peu, de laisser tomber dos prétendues certitudes, de demeurer humain(e).

Car de quoi pouvons-nous vraiment être certain(e)s de ? Du doute peut-être. Et encore. Et encore.

Alors que vive l’incertitude du doute qui nous garde en suspension dans la danse du vide intersidéral de notre humanité sombre et lumineuse qui alterne sans cesse, comme la nuit et le jour, le soleil et la lune.

Vive l’ombre et vivre le doute. Car les deux co-existent en nous. Sans aucun doute. Ni certitude.

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L’ombre n’est pas l’absence de lumière, mais simplement l’obstruction des rayons lumineux par un corps opaque.
L’ombre est de la nature de l’obscurité. La lumière est de la nature d’un corps lumineux; l’une cache et l’autre révèle.
Elles sont toujours associées et inséparables de tous les objets.
Mais l’ombre est un agent plus puissant que la lumière, car elle peut gêner et priver entièrement les corps de leur lumière, tandis que la lumière ne peut jamais expulser entièrement l’ombre d’un corps, c’est-à-dire d’un corps opaque.
– Léonard de Vinci

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Nous devons être conscients du chaos, mais nous ne devrions pas nous concentrer uniquement sur ça.
Il est facile de s’appesantir sur le négatif.
Mais il y a tellement de belles choses qui nous entourent, tant de choses positives qui se passent.
Nous devrions nous inciter à nous pencher sur ce qui est bon et beau, à nous laisser attirer vers tout ça et à l’amener dans le monde.
Ce n’est pas facile, parce que nous vivons dans un monde de plus en plus difficile et destructif.
Mais c’est précisément ce qui nous pousse à nous connecter d’autant plus fermement à la vérité et à une vision plus profonde.
Nous devons avoir le courage de choisir l’illumination, de prendre la responsabilité de notre propre évolution et du progrès de l’humanité.
Nous vivons la plus intéressante des époques. Nous sommes la dernière génération qui aura pleinement l’expérience de l’ancien monde et de la nouvelle ère.
Nous en sommes trop près pour vraiment le voir, mais nous sommes à une belle position charnière, différente de toute génération passée ou à venir.
Nous sommes la génération de la transformation.
C’est à la fois beau et bouleversant.
Nous devrions être joyeux et émerveillés par l’époque extraordinaire dans laquelle nous sommes et par les opportunités inégalées que nous avons.
Les efforts dépensés dans la difficulté de cette époque à cette fin pour l’établissement de la paix universelle seront honorés et commémorés pendant des milliers d’années.
Si nous saisissons cette occasion, nous fournirons un service à l’humanité qu’aucune autre génération ne pourrait fournir et c’est pourquoi nous sommes là.

~ Dr Steven Greer

LE MONDE EST MONDES

Le monde est trop grand alors il est plus simple de se concentrer sur le particulier.
– olga tokarczuck

Il y a du monde à la messe humaine, et souvent ça crée un méchant mess. Messy beaucoup le monde. Mais en général, aussi un miracle que la terre continue de tourner avec 8 milliards et quelques de personnes qui marchent, travaillent, dansent et se battent sur elle. Merci mamma Mia !

Il y a du monde en masse sur la planète, chacun(e) avec nos visions différentes et distinctes. Chacun(e) avec nos multiples réalités.

Trop de monde ou trop de mondes ?

Ou peut-être qu’il y en a juste assez car c’est ça qui est ça. Sinon ça serait autrement. ET justement ça peut être autrement.

Trop ou pas assez sont des concepts abstraits, tels que toujours et jamais, des absolus. Mais comme on dit, never too much, just enough. On doit faire avec ce qui est. Comme on fait ce qu’on veut et peut avec ce qui est.

Et la vie c’est toujours du particulier, du cas à cas. Maintenant, ici.

Aujourd’hui, c’est le jour du Souvenir ici au Canada. Nous sommes plusieurs à nous souvenir de différentes choses. Et à tenter d’en oublier d’autres. Les vétérans en particulier, de leur expériences personnelles des différentes guerres vécues. Leurs familles aussi, chacun(e) à sa manière. Compassion et pensées vers vous.

Au Québec, on a même le Je Me souviens inscrit sur la plaque.

Alors on se souvient de quoi ?

De ce que l’on veut ? De ce que l’on peut ?

Et avec l’alzheimer, on se souvient de moins en moins. Du moins du passé récent car pour plusieurs, il semble que le passé ancien émerge plus clairement au détriment du plus récent. Souvenirs de souvenirs.

Pour en revenir au monde, et aux mondes, faisons dans les particulier du coeur, restons dans le cadeau du présent. Et changeons le monde à partir d’ici, à partir de soi, à partir du coeur.

Dans le respect des souvenirs de chacun(e), ancrés dans ce qui est, le seul présent qui soit, maintenant, sans oublier le passé contenu dans nos cellules, le nôtre comme celui de toute l’humanité, car ce passé est partie intégrale du présent. Sans trop l’oublier en tous cas car la mémoire est une faculté qui se plie, et se déploie.

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Il existe un concept selon lequel une personne peut créer sa propre réalité.
Ce concept n’est que partiellement correct car il est généralement abordé de manière unidirectionnelle, c’est-à-dire qu’une personne envoie un message au champ avec une demande/intention/prière désirant un résultat.
Ce n’est que la moitié de la boucle.
L’onde que vous envoyez est la partie de la boucle qui renvoie la rétroaction, c’est-à-dire que le reste de l’univers crée sa réalité et vous répond.
L’univers (le champ de Planck ou « le Divin ») interagit avec le reste de l’humanité et votre création et l’univers vous donne un résultat qui est une combinaison des ondes de rétroaction de chacun.
Si une personne pouvait créer une réalité exactement comme elle le souhaite, plusieurs choses se produiraient :

1) vous seriez le seul à y participer car tout le monde créerait la sienne. Ce serait très solitaire.
2) vous vous ennuieriez également en quelques secondes puisque vous avez tout ce que vous voulez.
Ce qui se passe, c’est que vous mettez votre intention sur le terrain et vous restez ouvert à ce qui revient, en réalisant qu’elle va être modifiée pour la plus haute évolution de l’ensemble.
Ce retour d’information inattendu vous donne de l’empathie pour vous-même et pour les autres.
Vous n’obtiendrez peut-être pas exactement ce que vous attendiez, mais vous apprenez maintenant de l’expérience.
La totalité de l’apprentissage de chacun est la façon dont l’univers apprend sur lui-même.
– Nassim Haramein