Vous portez la Terre Mère en vous. Elle ne se trouve pas en dehors de vous. La Terre Mère n’est pas seulement votre environnement. Par cette vision d’interconnection, il devient possible d’entretenir une réelle communication avec la Terre, ce qui constitue la plus haute forme de prière. – Thich Nhat Hanh
Et Mamma Mia !
C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau. Les plus vieilles et les plus vieux d’entre nous connaissent – à peu près – la suite par coeur, relents de catholicisme de par coeur.
Enfin le mois de Mai, le mois de la Terre qui se remettra à fleurir de partout par ici bientôt. Déjà les pissenlits et autres crocus sont sortis de terre. De l’espoir re-naissant. La vie malgré tout, la vie malgré les fous.
Si l’humanité pouvait seulement se considérer elle-même comme faisant partie intégrale de la Terre, de notre Mère, on arrêterait de la traiter aussi durement, de la maltraiter autant. Quoi que certains sont abusent de leur propre corps je l’admets.
Nous ne vivons pas sur la Terre, nous vivons de la Terre. Nous sommes la Terre. Et la Terre est notre mère. elle nous nourrit, nous supporte et nous soutient, elle nous héberge. Et elle nous tolère. Encore du moins.
Les mères sont ainsi faites: patientes et tolérantes envers leurs enfants. Généreuses et abondantes.
Nous sommes faits de terre, de ses éléments, nous sommes des pousses de cette Terre, notre Terre Mère. Mais trop souvent nous oublions d’où nous venons, nous oublions où nous vivons. Nous sommes coupés de nos racines.
Mais peut-être que le chemin de l’évolution passe par l’oublie de ses racines tel que l’indique José Saramago : On mûrit lorsque la vie nous arrache de nos racines.
Ce matin, immense reconnaissance et gratitude infinie pour toute la féminité du monde entier.
En commençant par notre Terre Mère, mère de nous tous et toutes, celle qui ne rejette jamais aucun de ses enfants, celle qui nous accepte tous et toutes, celle qui n’a aucun préféré.e. Cette Mère sur laquelle on marche, danse, saute et grandit. Cette Terre qui nous nourrit. Merci à ceux et celles qui la cultivent, qui en prennent soin, qui la chérissent..
Pensées vers toutes les mères qui donnent vie, toutes les femmes qui prennent soin, comme les petites filles qui adoucissent leurs pères. Merci à toutes les Mères au Front qui n’abandonneront jamais car c’est de l’avenir de leurs enfants dont il est question, nos enfants.
Toute cette qualité féminine à laquelle les mâles du monde se sont attaqués au fil des ans, cette qualité de sagesse plus douce qu’ils ont tenté de réprimer, sans succès. Ils ont tenté de les enterrer mais les qualités féminines sont des graines de vie. Le masculin devrait écouter et laisser plus de place à cette sagesse plus douce qui chuchote au lieu de crier, qui inspire la vie et qui soupire que tout sera OK.
Nous en sommes probablement à un point où la Terre Mère exigera de plus en plus clairement davantage de soins, davantage de tendresse, davantage de douceur. Car le monde est dur, trop dur, trop mâle. Le monde a mal de trop de mâlitude.
Alors à notre Terre Mère, à Kali, à Marie, à Aparecida… à toutes les femmes du monde, à toute la féminité de l’univers, celui-ci et tous les autres, on invoque votre aide et votre sagesse.
Ah ce cher juste milieu. Cet endroit qu’on n’atteint jamais vraiment. En tous cas jamais pour bien longtemps. Ce fragile équilibre en constant déséquilibre sur le fil du sans fil. Parfois, une danse fine et sensible, parfois un gros rock pas drôle. D’autres fois ça nous twist les boyaux et parfois ça tangue en masse.
Un art jamais acquis ni maîtrisé, jamais complet ni parfait. Que la quête de ce milieu mouvant, une marche ou une danse en constante évolution, même si cela semble par moments dévoluer. Une disposition intérieure à raffiner sans cesse, à retrouver constamment car la vie bouge sans cesse elle aussi, avec nous dedans et elle en nous. Tout change et ce, en permanence. Le milieu aussi.
Entre s’en foutre et en crever…
Voir le monde pour ce qu’il est et être capable d’être touché.e, sans se laisser engloutir ni submerger. Nager sans caler, et parfois flotter sur le chaos quand trop de flots. Prendre acte de toute la misère du monde, ressentir compassion et empathie, sans la laisser ternir ou atténuer notre quotidien. Pas trop du moins. Garder une saine distance face aux événements du monde, sans s’en foutre ni s’en détacher complètement. Entre l’arbre et l’écorce la vie. Car il s’agit de notre propre humanité, celle que l’on porte en nous, comme dans le monde entier.
Entre s’enfermer à double tour et laisser entrer le monde entier…
Parfois on aimerait se couper du monde, s’isoler pour ne plus sentir sentir ni ressentir autant, pour ne plus laisser le monde nous atteindre tant. Sauf qu’en ce monde on vit et on évolue. Grande scène partagée. Rester perméable sans s’y noyer. Laisser le monde nous toucher, et se laisser touché.e par le monde. Un pied dedans, un pied dehors. Et ça en prend même pas deux pour tanguer… Cha cha cha…
Ni se durcir, ni se laisser détruire…
Ni se faire une carapace, ni se laisser marcher dessus. Car même si la vie peut être dure, difficile, ingrate et injuste par moments, trouver un soft spot en soi, un safe space en soie. Se laisser pétrir par la vie, lui permettre de nous labourer comme un champs fertile, terre de toutes les possibilités, ouvert à toutes les expériences que la vie nous offre, ou place dans notre assiette selon une perspective gourmande. Menoum menoum.
Passer à-travers les défis – ou les laisser passer à-travers soi, ou glisser sur notre peau si on s’identifie à un.e canard.e – dans tous les coins coins – en gardant l’esprit et le coeur ouverts. Sentir la douleur lorsqu’elle se manifeste et continuer, continuer, continuer. Car que cela à faire, être ici maintenant, dealant complètement avec ce que la vie nous présente, et continuer sur cet élan de vie qu’on nous a prêté.
Accepter les pertes et les départs, plier pour ne pas casser. Hésiter en cas d’incertitude et malgré les doutes. Et dire oui à la Vie qui est plus grande que petit soi.
Mûrir quoi.
___ On ne mûrit pas grâce aux conseils, ni aux sermons, ni aux expériences des autres. On mûrit lorsque la perte arrache une partie de notre cœur. Lorsque notre dos se courbe sous le poids de la trahison de ceux qu’on aime. Lorsque les rides marquent notre visage à cause de la dureté des pensées. Lorsque notre énergie s’effondre et que nous devenons fragiles dans un corps affaibli par la course sur des chemins erronés. On mûrit lorsque la vie nous arrache de nos racines. – José Saramago via Christine Pilar Estirac
___ Que puis-je apprendre d’un conflit ? Voyez clairement qu’accepter ou rejeter vous conditionnent, car il n’y a rien à accepter ou rejeter. Dans une écoute totale, c’est-à-dire une attention hors de toute mémoire, il n’y a nul conflit. il n’y a que vision. Dans l’écoute silencieuse, ce qui est dit , ce qui est entendu et ce qui apparaît comme réponse et réaction, tout cela réside au cœur de votre nature. Cette perception de la totalité est réelle attention, et en elle, ne subsistent ni problèmes, ni conditionnements, il n’y a que liberté.
Le vieil homme, qui chantait en solo dans sa tente à Rafah, n’a rien laissé derrière lui, même pas la tente, même pas sa voix. – Mohammed Moussa
Ce matin, pas d’inspiration claire qui ne monte de soi, simplement un désir de donner parole à ceux et celles qui n’en ont pas. Ceux et celles qui n’ont pas le luxe d’écrire car écrire est un luxe de privilégié.e.s.
Écrire alors pour ce vieil homme de Rafah, pour qu’il sache, ou pas, qu’on ne l’oublie pas. Comme des milliers d’autres, des millions d’autres, hommes, femmes et enfants, plus ou moins jeunes. Comme il y en a tant aussi en Afrique, au Liban et en Syrie, à Haïti et en Libye. Nos frères et nos soeurs de chair, silencieux dans le malheur. Écrire pour eux et elles aussi car nos cris ne sont pas entendus de toute façon.
Alors les sortir de l’encrier de sa conscience. On vous voit, on vous entend.
Écrire c’est crier en soupirant, en chuchotant. C’est coucher des mots sur un écran, un écrin de mots. Tout doux les mots pour exprimer la rage devant l’injustice et la folie humaine.
Pas juste envie d’écrire pour écrire même si c’est toujours un peu ce que l’on fait au fond quand on écrit. On écrit pour écrire, pour se dire, pour exprimer. Car sinon on réprime, déprime en prime.
La mort encore fraîche d’un ami en mémoire donne une certaine relativité sur la réalité de ce dit monde. Ces mots dits monde. Trève de maux du corps pour notre ami. Un monde de petit mondes, une foule de sens.
Jung dit qu’il n’y pas de conscientisation sans douleur. Ah bon. On aimerait que ça soit autrement mais possiblement que c’en est ainsi. Car vivre en corps est parfois douloureux. Surtout avec le temps qui passe dans ces corps vieillissants. Mais en même temps, on dit que le temps arrange tout. Allez savoir.
Le temps est harangue si on tente de l’écrire ou de le décrire trop pompeusement.
Bien qu’aucun mot ne puisse dire ce qui veut vraiment se dire, ce qui doit se dire, écrire quand même. Écrire dans le beurre, écrire dans le vide. Décrire le vide en le bourrant de mots. Et bla bla bla la vie, par-dessus le silence de la mort.
Écrire alors que tout un peuple se meurt de faim et de soif devant nos yeux, bien qu’on ne veuille trop nous le montrer car nous sommes tous complices de ce génocide moderne. Peut-être pas coupables mais sûrement complices. Et impuissant.e.s. Et continuer nos petites vinaigrettes douillettes. Quelle salade.
Écrire alors que le soleil se lève encore ce matin, avec tant de beauté et de vie qui côtoie la face cashée de l’ombre.
Écrire alors que dimanche c’était la tempête et, qu’hier, l’été fut. heureux d’un printemps que la moitié du monde ne connait pas ni ne peut même imaginer.
Écrire même si one sait pas ou plus pas quoi dire. Écrire l’indescriptible. Et pas. À pas. Ou pas.
Écrire sa frustration devant un monde inégal, superficiel et égoïste. Un monde en mode auto-destruction. Et l’aimer quand même car ce monde est composé de gens, de personnes, d’humain.e.s. Des gens de coeur même si la tête, la colère et les peurs ont pris le dessus et le dedans de certain.e.s.
Tenter d’écrire alors que Minn ne veut que se faire flatter elle. Chacun.e ses priorités. Miow. Sur mes cuisses.
Écrire pour tenter d’infuser un peu de sens dans sa propre existence, ce qui se traduira peut-être – ou pas – par un peu de sens aussi chez ceux et celles qui tombent sur ces mots. Ou pas. Alors ils tomberont dans le vide, là où tout existe aussi.
Écrire pour éclairer un peu ce monde obscur même si ensolleillé, un monde où se côtoie beauté et laideur, bonté et méchanceté, vie et mort dans un grand Tango qui requiert plus d’eux, et d’elle et de nous, qui exige que tout danse ensemble même si maladroitement.
Écrire et constater sa propre impuissance sale devant les drames humains, et réaliser que l’humilité est réellement le symbole de la noblesse comme le dit sit si bien Mestre-Conselheiro Luiz Mendes.
Écrire pour voir jusqu’où nos mots veulent, ou peuvent, nous mener au-delà notre propre nez. Au bout de soi, au bout du monde. Au bout des mots.
Toi, vieil homme à Rafah, quelqu’un pense encore à toi ici, d’ici, et t’entends.
___ Écrire, c’est comme craquer une allumette au cœur de la nuit en plein milieu d’un bois. Ce que vous comprenez alors, c’est combien il y a d’obscurité partout. Écrire ne sert pas à mieux voir. Chaque mot sert seulement à mieux mesurer l’épaisseur de l’ombre.
Le désir d’être aimé.e constitue la dernière illusion. Laisse-là aller et tu seras libre. – Margaret Atwood
On court beaucoup après l’amour nous les humain.e.s.
On fait toutes sortes d’affaires pour se faire aimer.
On veut tous et toutes être aimé.e.s, apprécié.e.s, désiré.e.s même parfois.
On aime être reconnu.e, vanté.e, remarquée.e, flatté.e.
Mais tout ça part de l’extérieur, d’en dehors de soi.
On veut recevoir de l’amour, de la reconnaissance, de l’appréciation de la part d’autrui.
Et on pense que lorsqu’on en aura assez reçu, lorsque notre tank à moinoum moinoum sera ben pleine, on pourra enfin en donner, en redonner, sans avoir peur d’en manquer. On pense que seulement lorsque ça va déborder de nous tout cet amour reçu, quand ça va nous sortir par la peau, par les yeux et par le coeur, là on va pouvoir aimer les autres.
Mais c’est peut-être pas comme ça que ça marche. En fait, c’est peut-être exactement le contraire de ça.
Peut-être qu’on doit commencer à s’aimer soi-même, aimer nos faiblesses, accepter nos ptits et/ou gros défauts de manufacture, nos crochitudes et nos mauvaises habitudes.
Si on arrêtait tout simplement de vouloir être aimé.e à tout prix, on arrêterait de faire toutes sortes d’affaires qui ne sont pas alignées avec notre coeur, avec nos aptitudes naturelles pour recevoir un amour qui est toujours conditionnel.
On dit tous qu’on se fout de ce que les autres disent ou pensent de nous. Mon oeil. Si on est honnête, on se rend compte que nos actions sont encore en bonne partie déterminées par la réaction potentielle des autres, qui nous sommes considéré.e.s socialement.
Pas si simple de vouloir juste arrêter d’être aimé.e. Toute notre valeur repose là-dessus. On a appris à fonder et à bâtir notre amour propre à partir de l’extérieur de soi, à établir qui nous sommes par et dans le regard des autres.
D’autre part, on dit qu’on ne peut pas donner ce que l’on n’a pas reçu. Mais peut-être que justement, au contraire, il nous faut donner ce que l’on aurait aimé le plus recevoir et qu’on a pas eu, ou pas assez, et, en le donnant à autrui; du coup, on se le donne à soi-même. Pas fou.
Veeresh qui nous a appris ça: Give what you need the most to receiveand by giving it, you get it right away.
On doit peut-être apprendre à donner ce qui nous manque le plus, comme ça en le donnant, on s’en approche, on crée de l’espace en soi pour ça, on l’invite à venie et ensuite ça se met à venir de plus en plus.
Comme un aimant. Rien à faire, ça se met à arriver à soi.
C’est peut-être pas in and out, c’est peut-être out and in.
Alors donnons. Donnons ce que l’on veut recevoir dans nos vies.
Que ce soit de l’amour, de l’abondance, du sens, de la générosité en général, de la paix, du bon, du beau et du doux.
Comme on dit parfois, donnez et vous recevez.
Comme un aimant, on ne fait que laisser venir la vie à soi. Ce qui est juste est attiré, ce qui ne l’est pas est repoussé. Et ainsi va la vie.
Et by the way, le terme aimant n’est pas seulement un nom, c’est surtout un verbe.
Je retarde la mort en vivant, en souffrant, en apprenant grâce aux erreurs, en risquant, en donnant et en perdant. – Anais Nin
L’autre jour, nous nous sommes réuni.e.s en ligne, quelques ami.e.s d’un ami commun qui a quitté son corps vendredi sur l’heure du midi grâce à l’aide médicale à mourir. Libération d’un corps de douleur et de souffrances depuis si longtemps.
Étrange comment le corps peut être autant un véhicule de liberté qu’une prison de chair de laquelle on en vient à vouloir s’évader.
Comme c’était prévu pour midi, mais que la vie est toujours une suite de petits ou plus grands délais d’innatendus, nous nous sommes recueilli.e.s de 11 h 45 à 12 h 35 en musique, en silence, avec quelques citations autour de la mort. Touchant moment.
Puis j’ai reçu ce message :
Touchant moment que cette veille à distance et en silence, et en même temps, moment questionnant, moment bouleversant, nowhere existentiel. Moment d’éternité vécu en totale synchronicité, avec une intention claire de connexion, de reliance mais sans contact direct aucun. Sans contact direct du moins, subtile connexion désincarnante mais liante par l’âme et le coeur. Vol ultime au-delà du dernier coucou.
De savoir qu’au même moment, en ce moment même, à distance mais en même temps sans temps ni distance aucune, le coeur de notre ami de battre s’est arrêté.
Et son âme ? Retournée à la source. Celle-ci qui ne quitte jamais mais qu’on oublie parfois.
La vie tient à tellement peu de choses, même pas à un fil finalement. Surtout en avril. Surtout depuis l’invention du wifi. La vie est totallyfree. Elle coule et d’elle tout découle. Même la mort.
En fait, la vie ne tient à rien et elle emporte tout. La grande job de la vie c’est justement d’apprendre à ne plus tenir à rien, et surtout rien pour acquis, et à embrasser tout. Jusqu’à ce que tout s’embrase et ne parte en fumée. Message enfumé.
Dire oui à Tout, tout ce qu’elle nous offre, apporte, prend et redonne. Ou pas. Oui à ce que l’on aime, et, surtout, apprendre à aimer tout ce que l’on n’aime pas à première vue. Transmutation, transformation.
D’être assis.e, en lien avec quelqu’un qui meurt, que ce soit en corps ou à plus grande distance, nous dévoile notre impuissance, comme notre impossibilité d’arrêter le cours de la vie, ce long flot fleuve plus ou moins tranquille. Qui finit toujours tranquillement pour ces petits corps, ou subitement et Pouf !
À l’usure, de guerre lasse, ou en résistant ardemment, on finit toujours par se rendre, à l’évidence, se rendre à la vie, et peut-être qu’on finit par comprendre, ou pas. Certain.e.s résistent jusqu’au bout les deux poings fermés, de peur ou de rage, le bout du rouleau ou du sablier, d’autres abandonnent, se donnent ou s’adonnent à autre chose.
Et comme Mme Nin, avant le sans fil d’arrivée, on retarde la mort en vivant, en souffrant, en apprenant grâce aux erreurs, en risquant, en donnant et en perdant.
En n’oubliant surtout pas de créer autant de beauté et de bonté qu’il est possible d’inviter car la vie c’est aussi simple que ça peut-être.
En se rappelant de ne pas oublier de prendre soin les un.e.s des autres, de s’aimer les un.e.s. les autres, surtout nos ami.e.s et nos proches de vie car la vie nous a déposés ensemble pour cette raison précise.
Au bout du conte, histoire d’amour, on disparaîtra, tout simplement. Le vie en nous s’éteindra et peut-être que notre mère divine nous étreindra alors dans ses bras d’or. Ou peut-être que ce sera ceux de Morphée qui nous accueilleront. Les bras doux du grand sommeil. Mystère.
Mais avant que la mort s’occupe de nous, avant qu’elle ne s’intéresse plus sérieusement de nous, petit moi en quête de quoi que ce soit, aimons de tout coeur et vivons de tout corps. Avec tous nos sens car là que se cache le sens de la vie, par là qu’elle passe.
Et contrairement aux smarties rouges, ne gardons rien pour la fin car très possible que ça ne finisse jamais, très possible que ça ne fasse que changer de forme. Et de couleur.
Keep the flame alive.
___ Les murs des hôpitaux ont entendu plus de prières sincères que les églises… Ils ont été témoins de bien plus de baisers sincères que ceux des aéroports… C’est à l’hôpital que l’on voit un homophobe sauvé par un médecin gay. Un médecin privilégié sauvant la vie d’un mendiant… En soins intensifs, on voit un Juif prendre soin d’un raciste… Un policier et un prisonnier dans la même chambre recevant les mêmes soins… Un patient riche en attente d’une greffe de foie, prêt à recevoir l’organe d’un donneur pauvre… C’est dans ces moments, lorsque l’hôpital touche les blessures des gens, que des mondes différents se croisent selon un dessein divin. Et dans cette communion des destins, nous réalisons que seuls, nous ne sommes rien. La vérité absolue des gens, la plupart du temps, ne se révèle que dans les moments de douleur ou sous la menace réelle d’une perte irréversible. Un hôpital est un lieu où les êtres humains retirent leurs masques et se révèlent tels qu’ils sont vraiment, dans leur essence la plus pure. Cette vie passera vite, alors ne la gaspillez pas à vous battre avec les gens. Ne critiquez pas trop votre corps. Ne vous plaignez pas excessivement. Ne perdez pas le sommeil à cause des factures. N’oubliez pas de serrer vos proches dans vos bras. Ne vous souciez pas trop de garder la maison impeccable. Les biens matériels doivent être gagnés par chacun ; ne vous consacrez pas à accumuler un héritage. Vous attendez trop : Noël, vendredi, l’année prochaine, quand vous aurez de l’argent, quand l’amour arrivera, quand tout sera parfait… Écoutez, la perfection n’existe pas. Un être humain ne peut l’atteindre, car nous ne sommes tout simplement pas faits pour nous épanouir ici-bas. Ici, nous avons l’occasion d’apprendre. Alors, profitez au maximum de cette épreuve de la vie, et faites-le maintenant. Respectez-vous, respectez les autres. Suivez votre propre chemin et abandonnez celui que les autres ont choisi pour vous. Respect : ne commentez pas, ne jugez pas, n’intervenez pas. Aimez davantage, pardonnez davantage, accueillez davantage, vivez plus intensément ! Et laissez le reste entre les mains du Créateur. — Pape François
Notre ami VM va changer de forme aujourd’hui. Après des années de contraintes physiques, il sera libéré des douleurs et des souffrances en corps. Aujourd’hui il va flyer.
À midi, il va transitionner, changer de forme, s’alléger. Il se prépare depuis un bout déjà. Il attendait le bon moment. Aujourd’hui, on dirait bien que c’est LE moment.
Même si on se voyait moins depuis quelque temps à cause de la maladie notamment, nous avons passer de bons temps ensemble. Nous avons chanté ici pendant de nombreuses nuits, nous avons été au Brésil ensemble aussi, et hier, nous étions une vingtaine de vieux ami.e.s à méditer ensemble à distance avec lui en tête, avec lui en coeur.
Et aujourd’hui, une quinzaine de minutes avant midi, nous nous retrouvons de nouveau en digne ligne et en silence alors que de son côté, ses plus proches se prépareront à vivre son passage ensemble à la maison. Passage obligé pour nous tous et toutes. Passage obligé mais parfois aussi planifié pour certain.e.s.
Pour avoir vécu une expérience semblable de grand départ annoncé avec un proche il y a quelques années, je peux dire que ce sont des moments bénis, des instants de grâce que ceux-là.
Comme dans une autre dimension. Comme dans une autre sphère, un monde différent. Un pied encore ici bas, un autre déjà dans l’au-delà. Et des ailes qui poussent vite vite vite. Et la tête comme l’âme et le coeur dans un entre-deux existentiel.
Et puis vient le moment du grand passage. La grande libération. Le grand take-off.
Si vous voyez ces mots et que le coeur vous chuchote de vous joindre à nous, en silence et en révérence, on sera ensemble de 11 h 45 à 12 h 30.
Un dernier grand woush woush cosmique avec notre ami.
___ Sans caméra ni micro, mais tout en coeur et toutes en choeur.
Un autre tour autour du soleil, une autre année de vie terrestre et astrale dans ce grand carré aux dates battant de ce petit bout de vie qu’on nous prête.
64 tours déjà et on en commence une 65ème. Here we go. Again and again. Para sempre. On va se battre la retraite.
Quoi d’autre se souhaiter que de l’amour ?
Car au fond, comme en surface, il n’ya que l’amour. L’amour dedans, l’amour dehors, l’amour à-travers, l’amour partout.
Le monde est fou mais l’amour est doux.
L’amour, dans tous les coeurs et les corps, comme dans toutes les bouches et dans toutes les langues. Car l’amour se dit, l’amour se fait et l’amour se chante. L’amour s’échange.
Merci de partager le silence sacré, de donner vie à ces mots par votre regard, de faire résonner cette musique dans vos coeurs, merci de penser à moi, à nous, à tous. Tous, toutes, toujours ensemble.
Merci et enwève à maison. La maison de l’amour.
Au-delà toutes pensées, au-delà les émotions et la forme physique, dans la quiétude du silence, nous découvrons qui nous sommes… la vie est une cérémonie et la façon dont nous la vivons est le rituel sacré. wind hughes
english Another turn of the sun, another year of earthly and astral life in this great flowing sandglass with the bits of life we’re given.
64 turns already, and we’re starting a 65th one. Here we go. Again and again. Para sempre.
What else can we wish for to each other but love?
Because deep down, as on the surface, there is only love. Love within, love without, love throughout, love everywhere.
The world is a bit crazy, but love is so sweet.
Love, in all hearts and bodies, as in all mouths and in all languages. Because love is spoken, love is made, and love is sung. Love is exchanged.
Thank you for bringing these words to life with your gaze, for making this music resonate in your hearts, thank you for thinking of me, of us, of all of us. All of us, always together.
Thank you and welcome home. In this house of love.
portuguese Mais uma volta do sol, mais um ano de vida terrestre e astral neste grande existenso com as dias pulsantes deste pequeno pedaço de vida que nos é dado.
Já são 64 voltas e estamos começando na 65ª. Aqui vamos nós. Novamente e novamente. Para sempre.
O que mais podemos desejar além de amor?
Porque no fundo, assim como na superfície, só existe amor. Amor interior, amor exterior, amor através, amor em todo lugar.
O mundo é louco, mas o amor é doce.
Amor, em todos os corações e corpos, como em todas as bocas e em todas as línguas. Porque o amor é falado, o amor é feito e o amor é cantado. O amor é trocado.
Obrigado por trazer essas palavras à vida com seus olhos, por fazer essa música ressoar em seus corações, obrigado por pensar em mim, em nós, em todos nós. Todos nós, todos nós, sempre juntos.
Obrigado e leve-me para casa. A casa do amor.
Além de todos os pensamentos, além das emoções e da forma física, na quietude do silêncio, descobrimos quem somos… a vida é uma cerimônia e a maneira como a vivemos é o ritual sagrado.
C’est ta fête aujourd’hui il parait. On t’en souhaite une douce, une belle, une calme partout sur ta boule.
Pendant que le monde pleure le petit prince cathodique d’une certaine l’église au passé date qu’il a tenté de réformer avec un succès limité, pendant qu’on s’offusque des frasques du gros Narcisse teint, petit gars qui veut impressionner son popa, et sûrement manipulé par une clique invisible qui a ses propres intérêts en très haut taux d’intérêt, on t’oublie toujours toi mom, on t’oublie trop, et on te néglige tant. Pourtant.
Si certain.e.s d’entre nous sommes inquiets de ton avenir, c’est surtout du nôtre à propos duquel on devrait s’en faire. Car toi tu en as vu d’autre et tu vas passer sûrement à-travers celles-ci aussi, toutes nos folies inhumaines qu’on fait sur ton dos, tous les abus qu’on te fait subir. C’est plutôt de nous qu’il faudrait s’occuper nous dis-tu. Et des un.s.s des autres. Surtout les plus faibles, les plus ptit.e.s, les plus vieux, les plus lent.e.s, les plus affamé.e.s.
Alors en ce jour de ta fête, pourrais-tu nous conseiller, nous inspirer, nous transmettre tes besoins SVP ? Eh oui, on t’en demande encore même le jour de ton anniversaire.
Car nous sommes dur.e.s d’oreilles et de coeur, mais surtout de tête. Nous sommes tous yeux devant, désirs déployés, mental allant droit devant sans se soucier de toi qui vit sous nos pieds.
On te drill drill drill, on te perce, on te piétine, on ta laboure, on te court sur la tête et foule ton coeur, on te marche dessus aux quatre coins et dans les tous les cercles en courant après le bonheur, toujours par en avant, vite vite vite, avec nos gros sabots et nos pieds bots, en oubliant trop souvent de te sentir, juste ici, juste là, nue et brute sous nos pieds arqués. En négligeant de t’apprécier à ta juste valeur, dans toute ta valeur.
Car nous sommes fait.e.s. de toi, nous sommes des êtres de terre, des enfants de la mer, des ailé.e.s du ciel, des zélé.e.s organiques qui négligent leur propre mère, la bédaine terrestre de laquelle nous sommes issu.e.s et qui continue de nous nourrir malgré nos grossières indélicatesses. Toi comme nous, on tourne en rond et ensemble.
On te perce, on te plastifie, on t’asphyxie, on te brûle, on te foule et se défoule sur toi, on t’arrache tes fruits et on marche sur tes fleurs. On s’approprie des ptits bouts de toi en mettant nos noms sur des contrats d’avocats en pensant te posséder, mais c’est nous qu’on dépossède ce faisant.
On oublie trop souvent nos mères, les tenant pour acquises, les larguant vers les banquises. Mais sans elles, et sans toi mère de toutes les mères, nous ne serions rien, que des graines stériles sans sol, que des ptits riens débiles et un peu fofolles.
Alors en ce jour d’anniversaire – bien que ce soit tous les jours ta fête Mom Suprême – petite pensée vers toi qui revient tout doucement à la vie après un hiver de repos forcé ici en ces terres du Grand Now.
Bientôt tes boutures réapparaitront, les bourgeons sortiront prendre l’air, tes multiples teints et tons de verts nous regaillardiront, et les insectes se réjouiront. Déjà les oiseaux annoncent ta renaissance et piaillent d’excitation, ils acclament ta future sortie de terre, ta sortie de toi-même qui se redonne naissance sans cesse. Car oui, toi seule peut renaître à elle-même again and again…
Alors en ce jour censé te rappeler à nous, c’est nous qui te disons merci pour tout, toi qui fait tout comme si de rien n’était, avec plus de 8 milliards d’enfants fous qui jouent à la guerre sur toutes tes terres, qui te consomment et te transforment, te difforment et te déforment. Et toi, tu te donnes quand même et toujours à nous.
Alors merci de nous sustenter, merci de nous soutenir, merci de nous supporter la plupart du temps et puissions-nous écouter et entendre tes messages issus de tes entrailles.
Thanks Mom.
Et merci à toutes les mères au front qui, elles, ne lâchent jamais.
Et parole de Spock : détruire l’écosystème de notre planète pour une richesse imaginaire est hautement illogique.
Même un monde blessé nous nourrit, même un monde blessé nous porte, nous offrant des moments de joie et d’émerveillement. Je choisis la joie plutôt que le désespoir, non pas parce que j’ai la tête dans le sable, mais parce que la joie est ce que la terre me donne à chaque jour et je me dois redonner ce cadeau. – Robin Wal1 Kimmerer
Derniers mots chroniques avant le congé pascal, toujours un moment spécial autour d’ici.
4 jours pour tout d’abord préparer le sanctuaire, l’espace sacré, et, ensuite, chanter et prier avec mes frères et soeurs, avec mes ami.e.s., d’âmes et de coeur. Invoquer les esprits protecteurs, les forces du bien et du beau tout là-haut. Je ne connais pas leur forme précise à ces esprits protecteurs mais je les sens descendre sur nous quand nous les invoquons.
Ces temps-ci, je crois que c’est l’ensemble de l’humanité qui aurait bien besoin d’implorer l’aide des êtres d’en haut. Comme de ceux et celles d’en bas d’ailleurs, du coeur de la terre. Alors d’ici, ce week-end, on fera notre humble part dans cette grande symphonie humaine harmonieusement chaotique.
Au coeur d’un monde passablement brassé de toutes parts, un monde aux valeurs bouleversées, un monde pucké dans le coeur des humain.e.s qui le peuplent, nous choisissons la joie, la beauté, le partage, l’allégresse.
Car même un monde blessé nous nourrit, même un monde blessé nous porte, nous offrant des moments de joie et d’émerveillement.
À nous de les saisir, de les créer, de les provoquer s’il le faut ces moments de joie et d’émerveillement. À nous de les inviter du moins. À nous de mettre la table. Et de garder un coeur et un esprit ouvert pour les recevoir et les reconnaître au milieu du chaos et de la grande brassée actuelle. Et pour les partager par la suite.
Je choisis la joie plutôt que le désespoir, non pas parce que j’ai la tête dans le sable, mais parce que la joie est ce que la terre me donne à chaque jour et je dois redonner ce cadeau.
En effet, on voit ce qui se passe, au sud de la frontière et partout ailleurs autour. Bien de l’hypocrisie et de l’avidité, du sombre et du décourageant. Nous ne pouvons nous enfouir la tête dans le sable bien longtemps. Life is a beach so let’s go with the flow !
Alors quel autre choix avons-nous que d’y injecter de la joie et de la beauté, du coeur et de l’empathie, de la fraternité et de la sororité ?
Si pas nous, qui ? Si pas moi, qui ?
Et si pas maintenant, quand ?
Et si pas ici, où ?
Oh bien sûr, on doit rester humbles et réalistes quant aux effets réels de nos tentatives d’enjoyeusement et d’émerveillement collectifs. Mais comme on dit, si chacun.e s’occupe de son ptit bout de jardin, on devrait y arriver.
Alors chers lecteurs/trices, en ces temps portant sur le gris, en attente de verdure, je vous envoies d’ici quelques touches de couleurs, quelques notes de musique, quelques harmoniques et quelques splashs de joie.
On fera de notre mieux, ensemble, et chacun.e de notre côté, dans la joie et l’émerveillement.
Joyeuse renaissance et merveilleuses Pâques.
___ Si vous supposez qu’il n’y a aucun espoir, vous garantissez qu’il n’y aura aucun espoir. Si vous supposez qu’il existe un instinct de liberté, que des opportunités existent pour changer les choses, alors il y a une possibilité que vous puissiez contribuer à créer un monde meilleur. – Noam Chomsky
Le monde a besoin d’un peu d’humanité ces temps-ci car il y pas mal de conneries qui prennent place dans l’espace public, surtout au sud de chez-nous, ici Aho Canada !
Comprenons-nous bien, moi non plus je ne dis pas ça méchamment. Qu’une simple évidence car rien qu’à voir on voit tout et on ne comprend rien.
Mais
On a beau constater – sans approuver et encore moins comprendre – tout ce qui se passe à Gaza, en Ukraine, à Haïti, au Soudan, aux States et name it, il devient de plus en plus difficile de supporter et de soutenir toutes ces inhumanités, notamment celles made in USA et accomplies par la gang à Trump.
Alors continuer à regarder, et à décrier, ou éteindre ?
Car on beau comprendre, ou pas, et voir ce qui se passe, mais vient en effet un temps où on a de plus en plus de difficulté à le supporter. N’en jetez plus, la cour – à scrap – est pleine.
Nous sommes nombreux à être des faibles d’esprit aux yeux de certains. Nombreux à être très et trop sensibles en étant témoins de tant de grossièretés criardes et criantes d’inhumanité sans être affecté.e.s dans notre plus sincère humanité.
Les bullies ont pris le contrôle, ils showent-off leur force brute, leur force de brutes, fausse force qui cache bien mal une grande insécurité, une réelle inhumanité, une stupidité crasse et une encore plus grande soif de pouvoir et de contrôle.
Un peu partout sur la terre, les grands et gros ptits gars mâles alphas semblent avoir pris le contrôle politique, économique et militaire et ont le champs et les mains libres, par la force, l’indélicatesse et une primaire stupidité, du moins un manque flagrant d’humanité fondamentale.
They are running the game. A certain game anyway.
Game que nous sommes nombreux à ne pas vouloir ni pouvoir jouer car pas nos valeurs at all. Nombreux à vouloir et devoir s’organiser éventuellement pour contrer ces forces du mal…heur. Car rien de bienveillant dans ces actions.
Quand les mauvaises nouvelles en viennent à affecter notre moral, on doit se protéger et tirer la plug pour un bout. Ce que je ferai dans et pour les prochains jours.
Besoin de mettre mon écran en veille un peu pour aller jouer dehors et faire du ménage, en attendant qu’on puisse faire du jardinage et refaire pousser la vie.
Je vais donc aller retrouver la nature – notre vraie nature – et nourrirma gentillesse pour quelques jours, revitaliser mon innocence etjouer – de la musique – avec mes ami.e.s. Et chanter, et prier, et nous recueillir ensemble pour le temps de quelques cérémonies sacrées en ce week-end de Pâques.
Comme le Christ, mourir un peu à toute cette folie ambiante pour renaître à cette innocence et à cette gentillesse qui sont plus fortes que toute connerie humaine j’en suis certain, du moins, j’ose continuer à l’espérer.
Inspirons-nous de l’Esprit Christique pour se ressourcer, revigorer notre capacité d’espérance en l’humanité et pour retrouver notre esprit sain.
Et pour s’aimer les un.e.s les autres.
___ Si vous supposez qu’il n’y a aucun espoir, vous garantissez qu’il n’y aura aucun espoir. Si vous supposez qu’il existe un instinct de liberté, que des opportunités existent pour changer les choses, alors il y a une possibilité que vous puissiez contribuer à créer un monde meilleur. – Noam Chomsky