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LE MONDE, MIROIR DE SOI

Ce qui vous déclenche représente votre défi. Ce qui vous enrage. Ce qui vous blesse de façon inattendue. Ce qui vous fait peur illogiquement. Tout cela n’est pas aléatoire, ni le fruit du hasard. C’est le travail que vous devez réaliser. La plupart des gens évitent les déclencheurs. Mais ces déclencheurs vous indiquent là où la guérison doit encore se faire. Arrêtez de les éviter. Étudiez-les.
– Scott D. Dary

Le monde peut nous déranger, nous enrager, nous déstabiliser, nous virer à l’envers. Et il le fait régulièrement. Je parle au Je mais j’imagine que Je et vous, ce n’est pas si dissemblable, right ? Vous devez bien avoir un Je vous aussi ? Un Toi je dirais même plus.

Le monde peut nous faire sentir comme de la marmalade lorsqu’on regarde tout ce qui se passe out there – et déjà on ne voit que les ptits bouts que les algorithmes veulent bien nous montrer. Imaginez si on voyait toute la confiture de taureau ce qui s’y passe.

Je n’ai pas besoin d’énumérer tout ce qui, du monde dans lequel on vit, nous fait nous r’virer dans nos shorts (expression très illustrative de mon ami Stéphane C.). Les sources d’irritation et d’exaspération sont multiples, variées et de plus en plus nombreuses et outrancières. Notamment south of the border. Et au Moyen-Orient. Mais pas que là. Haïti est aussi passablement désespérant.

Mais si, plutôt que de détourner notre regard sur ce qui, du monde, nous indispose et nous déclenche, on continuait de regarder – et de garder les deux yeux grands ouverts, peu importe leur couleur – et qu’on utilisait le monde comme un miroir ? Pour se voir.

Comme le suggère Scott ci-haut, le monde est maybe indeed un excellent miroir. Un miroir qui nous renvoie nos enjeux non réglés. Un miroir qui nous fait inconsciemment – et parfois contre notre propre gré – chercher les zones en nous qui ont encore besoin d’être regardées, raffinées, nettoyées.

Et plutôt que de chercher le repos à tout prix en ce monde de chaotique free for all, ce qui est un irréalisable défi, si on réalisait plutôt que c’est toujours soi que l’on voit en toute chose ?

Pas reposant, mais éclairant, décapant, stimulant, hautement révélateur. Comme disent certains anglos: as outside so inside.

Plutôt que de toujours faire porter le blâme hors de soi et la critique vers autrui quand quelque chose nous dérange, si on regardait pourquoi telle ou telle chose nous déclenche ? Car il y aura toujours quelque chose qui va finir par nous déclencher. Et c’est tant mieux qu’on soit déclenché.e.s par l’injustice et l’inhumanité sinon on serait mort.e. Ou complètement indifférent.e.

Justement, comme le disait ici hier Slava Polounin: Quand j’ai compris qu’il était impossible de refaire le monde, j’ai décidé de créer des oasis de bonheur de trois mètres autour de moi, puis élargir, élargir… Ainsi je me trouve toujours entouré d’amis, dans le centre de la joie, au milieu du bonheur.

Alors, laissons-nous être déclenché, et regardons ce qui est déclenché exactement, plus précisément, car la source du déclenchement est toujours en soi. Et faisons en sorte d’élargir l’oasis de bonheur de mètre en mètre.

Car si on utilise le monde comme miroir, il nous montrera également ce qui est apaisé et nourri, nous indiquant les sources de beauté à suivre. Ainsi, il ne faut surtout pas oublier d’être déclenché par le beau aussi.

Car si le monde nous renvoie à ce qui a besoin d’être guéri en soi, il nous reflète également notre propre beauté, notre grandeur et notre toujours perfectible humanité.

Le monde ? Toujours que soi, miroir de soi.

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La vérité est le commencement de tout bien, tant au ciel que sur terre ; et celui et celle qui veut être béni.e et heureux/se doit participer dès le début à la vérité, car alors on peut lui faire confiance.
~ Platon

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L’échec vous apprend ce que le succès ne peut pas…
Quand vous avez touché le fond, vous savez exactement ce que vous essayez d’éviter.

Cette faim est imparable.
– Auteur inconnu via Pierre Lemieux

3 MÈTRES À LA FOIS, 3 MAÎTRES À LA FOI

Et je pense que les mots que l’on fait tourner en boucle et qu’on se répète sans cesse et sans conscience deviennent notre chambre… d’égo.

Mots pensés créent la vie et maux pensées la vident. Car le verbe crée si on le croit.

J’aime les mots, et leurs jeux. J’aime les mots et leurs sens multiples et tordus. J’aime voir ce qui poppe up à l’extérieur de moi la plupart des matins. J’aime quand les mots me suspendent dans l’infini et me surprennent en catimini.

Toujours les mêmes mots, mais réarrangés, réorganisés, rebrassés, retwistés.

Le truc avec les mots c’est qu’il faut apprendre à les aimer, comme à lire entre les dignes lignes. Jamais on ne doit prendre les mots pour du ca$h car leurs multiples sens se cachent.

En tous cas, moi j’apprends à écrire entre les lignes. Et à penser dans la marge. Vivre et penser en dehors de la boîte, à mots comme le chat dans le sac, à lettres. La vie est un grand jeu de Scrabble. Vive les gens de lettres à la parole digne.

On doit apprendre à bien connaître les mots car ils ne sont pas innocents. Comme ils ne sont pas coupables non plus. Les mots sont neutres, ça dépend ce que l’on veut en faire. Les mots ne suivent jamais de régles et ne se mesurent pas à leur nombre de lettres.

Les mots constituent le matériau avec lequel on construit la maison dans laquelle on choisit de vivre. On doit les manipuler, soit les manier avec soin, avec nos mains – manicure – avec nos reins – droiture. Les mots sont un couteau à double tranchant; ils peuvent blesser autrui mais c’est toujours principalement à soi qu’ils s’adressent.

On peut jouer à faire tourner les mots comme des ballons sur le nez du fuck de Beau Dommage. Ben dommage et excusez-là. Parfois, ils tombent par terre et roulent dans le vide, parfois ils tombent à plat. Pawk ! Et d’autres fois, ils nous montent à la tête et nous aident à comprendre la vie. Où certains nous réchauffent le coeur quand on a l’âme down.

Nous ne sommes pas les lettres de notre nom mais nous les portons. Nom n’est pas me, et non, me n’est pas we. Pis oui va mon pee-wee.

On doit découvrir tous les sens des mots car pas de sens unique dans la vie. Sens multiples à l’infini. Nous venons des mots, nous vivons avec, et dedans même. Nous sommes des êtres de mots. Et au creux de nos maux se cachent des mots non résolus, des mots traumas. Parfois les mots nous libèrent, parfois ils nous enferment et ils nous emprisonnent.

Les mots n’ont pas de genre. Une lettre, un mot, une phrase.

Même si on aime le silence, le silence n’est pas absent de mots. Le silence n’est que mots non dits, mots pensés, mots pensées, mots qui tournent dans le vide. Le silence est brodé d’espace entre les mots, comme entre les lignes.

Et même le vide n’est jamais vide, ni de mots, ni de sens. Le silence est une parenthèse entre les maux de l’âme, entre les mots des âmes.

Les mots sont de l’amour alphabétisé, de l’humanité mise en lettres. Et selon ceux que l’on se répète et avec lesquels on jongle, en soi comme en dehors, ils créent notre vie, ils bâtissent maison. On fait notre lit sur les mots doux.

Les mots sont la matériau avec lequel on érige sa vie mais ils sont aussi les clés avec lesquelles on ouvre la maison de son coeur à autrui. Ils sont l’interface entre soi et la vie à l’état brut, entre notre coeur et notre âme et la prétendue réalité. En fait, cette prétendue réalité n’est qu’un agencement de mots divers que nous seul.e.s pouvons agencer pour y injecter sens et empathie.

Les mots sont de précieuses clés, des modes de vie.

Quand j’ai compris qu’il était impossible de refaire le monde, j’ai décidé de créer des oasis de bonheur de trois mètres autour de moi, puis élargir, élargir…
Ainsi je me trouve toujours entouré d’amis, dans le centre de la joie, au milieu du bonheur.
– Slava Polounin

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Si au lieu de E = mc2, nous acceptons que l’énergie pour guérir le monde puisse être obtenue grâce à l’amour multiplié par la vitesse de la lumière au carré, nous arrivons à la conclusion que l’amour est la force la plus puissante qui soit, car elle n’a pas de limites.

Après l’échec de l’humanité dans l’utilisation et le contrôle des autres forces de l’univers qui se sont retournées contre nous, il est urgent que nous nous nourrissons avec un autre type d’énergie…

Si nous voulons que notre espèce survive, si nous voulons trouver un sens à la vie, si nous voulons sauver le monde et chaque être sensible qui l’habite, l’amour est la seule et unique réponse.

Peut-être ne sommes-nous pas encore prêts à fabriquer une bombe d’amour, un dispositif assez puissant pour détruire entièrement la haine, l’égoïsme et la cupidité qui dévastent la planète.

Cependant, chaque individu porte en lui un petit mais puissant générateur d’amour dont l’énergie attend d’être libérée.

– Albert Einstein, via Maka Koto via Manon Rousseau

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Les mots sont nos mains dans l’invisible

Je pense à tout l’amour qui existe dans le monde, à tous ceux qui choisissent de tendre la main quand rien ne les y oblige, ceux qui donnent sans rien attendre en retour, ceux qu’on oubliera, qui ne seront jamais dans les livres d’histoire, mais qui, chaque jour, à coups de gestes minuscules, sauvent un petit peu l’humanité.
– Marie Vareille via Béatrice Krieger

Sculpture: Anton Smit

ÇA ME DIT

Habituellement, le samedi matin je suis occupé. Mais pas celui-ci, pour la seule fois pour les cinq prochaines semaines. Alors j’en profite car samedi… de dire qu’en effet, comme l’affirme ci-haut Bruno Gröning, nous devons tous et toutes être bons et bonnes les un.e.s envers les autres.

Nous devons tous et toutes être bons et bonnes envers soi tout d’abord car nous ne pouvons être avec les autres que comme nous sommes avec nous-même.

Devons comme dans devoir.

Devoir comme dans obligation morale, considérée sous sa forme la plus générale, comme dans avoir le sens du devoir. Où le ressentir au plus profond de son être.

Devoir comme dans obligation particulière imposée par la morale, la loi, un règlement, les conventions sociales, etc. ; tâche à accomplir ; responsabilité, charge : Remplir son devoir de citoyen, ses devoirs religieux, son devoir humain. Honorer le vivre ensemble.

Comme dans devoir de mémoire, et ne pas oublier ceux et celles qui souffrent, ceux et celles qui manquent de tant, ceux et celles qui ont moins que nous.

Gaza, les femmes en Afghanistan en Iran et dans tant d’autres pays où les hommes les briment et les abusent. Les citoyen.ne.s d’Haïti et de tant d’autres pays où l’on survit à peine et avec peine.

Nous devons tous et toutes être bons et bonnes les un.e.s envers les autres parce que les autres ce ne sont pas du tout les autres, les autres ne sont que nous-même, mais dans des corps différents, dans des sociétés différentes et moins nanties que les nôtres.

Nous devons tous et toutes être bons et bonnes les un.e.s envers les autres car c’est la seule façon que nous pourrons survivre en tant qu’humanité, la seule façon que nous pourrons vivre vraiment humainement.

Nous devons tous et toutes être bons et bonnes les un.e.s envers les autres car c’est dans notre nature humaine de s’aider et de s’entraider, de penser aux autres, de travailler pour le bien du plus grand nombre.

Nous devons tous et toutes être bons et bonnes les un.e.s envers les autres car même si nous ne les voyons pas ces autres qui souffrent tant, nous les sentons et les ressentons dans chacune et toutes nos cellules. Un seul corps social. On dit que ce que l’on ne sait pas ne nous fait pas mal. Mais désormais, on sait et on sent, du moins on peut savoir et sentir si on s’en donne la peine… et la joie.

Certain.e,s préfèrent ne pas regarder ailleurs, ne pas voir, ni savoir. Mais même si on préfère ne pas regarder, ni voir ni savoir, tout ça se passe tout de même, tout ça se passe quand même, et dépasse l’entendement. Et la misère se passe de commentaires et d’opinions, tout ça se passe en dépit de nos commentaires et de nos opinions.

Devoir comme dette. Dette d’honneur, dette d’humanité partagée. Capital humain.

Nous devons toutes et tous être bons et bonnes car bon, c’est tout simplement meilleur, et plus juste, plus humain.

Et finalement, nous devons continuer à souhaiter la paix, le retour à la solidarité, à l’humanité, à la collaboration et au mieux-être de tous et toutes.

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CLÉ DE L’HARMONIE 

Je souhaite l’Harmonie, l’Amour, la Vérité et la Justice à tous mes soeurs et frères. 

Avec les forces réunies des vibrations silencieuses de nos pensées, nous sommes forts, sains et heureux, constituant ainsi un lien de fraternité universelle. 

Je suis satisfait et en paix avec l’Univers entier, et je souhaite que tous les êtres réalisent leurs aspirations les plus intimes. 

Je rends grâce au Père invisible d’avoir établi l’Harmonie, l’Amour, la Vérité et la Justice entre tous ses enfants. 

Ainsi soit-il. 

BLA BLA DIVERS ET BLUES D’AUTOMNE

Ce que vous êtes, le monde l’est aussi. Alors sans votre propre transformation, il n’y aura aucune transformation dans le monde.

Ce matin, envie de jouer avec les mots des autres, de les faire se rencontrer, se frotter les uns aux autres, tantra littéraire, de les laisser se parler entre eux, pour nous, pour vous.

Comme ça, nous sommes le monde ? Mais Krishnamurti nous dit aussi de n’être rien, et que le monde deviendra extraordinairement simple et beau.

Alors, transformation ou pas ? Faites vos jeux.

Steve, ci-bas, le frère de Mike chez Rona ? – poète à souhait, nous rappelle quant à lui

que nous sommes le souhait que la vie continue de nous accorder, la prière qui se manifeste comme un oui vivant, le cadeau Divin enveloppé dans le souffle et le tonnerre. Que nous sommes le rêve qui transforme les pièces en sanctuaires, l’amour que les âmes passent leur vie à trouver, l’abondance qui marche, des vergers dans nos pas, les marées dans nos veines.

Que nous sommes une lumière dorée qui ne demande aucune permission à la noirceur pour briller, un phare solide qui enseigne les limites aux tempêtes. Que nous traçons la beauté en ce monde tel le printemps fait exploser le vert de l’hiver, et que notre présence est une évidence démontrant que la bonté choisit de porter un visage humain.

Il nous recommande aussi de ne pas laisser ce qui n’est pas guéri en soi continuer à nous recréer, que les distorsions des traumas du passé ne sont qu’un brouillard et que nous sommes le soleil qu’il ne peut contenir.

Il nous dit aussi de se tenir debout dans notre savoir, vaste et sans gêne, d’être le souffle qui stabilise, le regard qui bénit, le «oui» qui continue de devenir.

Et finalement, que nous ne sommes pas un point d’interrogation mais le souffle de la création elle-même et que nous sommes irrévocablement et éternellement, l’amour divin.

Tout un contrat non ?

Conservons ces mots en coeur pour les inévitables petits downs d’âmes de novembre qui arriveront – possiblement – maintenant que les arbres sont tous nus. Car aussi ça la vie dans le now au mois des mows.

Avant le blanc, le gris, et ses multiples nuances d’âmes, up and down.

Encore un peu de pep talk lecteur/trice ?

Parfait, allons-y pour Bashar qui nous dit, un peu comme Krishnamurti l’a fait ci-haut,

qu’il est très important de se souvenir que notre civilisation ne fait rien de plus que nous faisons. Que nous créons notre propre réalité, que «tu crées ta propre réalité». La seule différence étant que nous savons que c’est ce que nous faisons. Plus nous sommes conscient.e.s de qui nous sommes, et comment nous créons notre réalité grâce à notre système de croyances, et plus nous réaliserons que nous sommes toujours en contrôle de ce que nous expérimentons dans la vie.

Être rien, être tout, être rien du tout, être tout ce que nous croyons. Do be do be do… chantait Sinatra, et les Doobie brodeurs. Slowmo, slow Bro.

Un ptit il était une fois par Rumi maintenant ?

Peu importe ce qui vous arrive, ne tombez pas dans le désespoir. Même si toutes les portes semblent fermées, un passage secret inconnu des autres s’ouvrira pour vous (en vous ?). Vous ne pouvez pas les voir encore mais tant de paradis se trouvent au bout de ce chemin… Soyez reconnaissant.e car il est facile de remercier après avoir reçu ce que nous désirions mais remerciez avant de l’avoir reçu.

Remercier avant d’avoir reçu ? Intéressant. On va essayer ça right ? Car parait que tout n’est que question de délai quand on le veut vraiment. Et question d’acceptation de ce que la vie nous offre et nous donne plutôt que de ce que l’on désire. Let see. Ou pas.

Car parfois, on désespère en pensant que c’est la fin du monde qui nous pend au bout du nez, mais ce n’est peut-être que la fin de l’illusion. Qui sait ?

Et si la conscience était la seule réalité ?

On a la fin de semaine pour penser à ça.

Ou pas.

Du moins, pas trop.

Bon oui Ken !

SLOWMOÏTUDE

J’ai entendu quelqu’un dire : peut-être que tu n’as pas besoin de plus de temps pour guérir, peut-être que tu as seulement besoin de plus d’expériences qui indiquent à ton système nerveux une autre réalité.
En effet… Auteur/trice inconnu.e (de moi du moins)

Et moi, j’ai lu quelque part, il y a quelque temps, qu’on devait apprendre à diriger notre vie de moins en moins à partir du mental et migrer vers le système nerveux (1). Le grand déménagement. Et on dirait que le poids des années aide à faire ça et que ça se fait un peu tout seul.

C’est que le mental cherche toujours à vivre sul le gros nerf, l’excitation dans le tapis, à rouler sur une constante et perpétuelle nouvelle vague… de pensées et d’idées qui se bousculent sans cesse, même quand on dort.

En fait, même s’il ne le cherche pas, le mental s’active constamment, c’est simplement sa job. Le hamster dans la cage. Les idées spinnent sans cesse up there, et le pire c’est que nous ne pouvons même pas les choisir ces foutues idées, elles poppent up and down à notre insu et se foutent de nous, de notre tête comme de nos intentions.

Ça roule comme une autoroute là-haut et, comme des saucisses Hygrade intellectuelles, plus ça roule, plus ça veut rouler, et plus c’est full plus elles s’enfollent.

Si on ne veut pas virer fou, ou folle, vient un moment où l’on doit se brancher ailleurs que sur notre ptite tête, on doit déménager en la demeure.

Quand on naît, c’est relativement tabula rasa dans la cabeza.

Puis avec cette chère éducation, vient une à une les sons, les lettres et les mots, les idées, les croyances, les pensées, les valeurs. Et une certaine structure trop certaine d’elle-même s’élabore et se construit.

Tout d’abord par une différenciation entre moi et les autres, ceux/celles que j’aime et ceux/celles que je n’aime pas, ceux/celles qui peuvent m’apporter quelque chose et les autres qui peuvent me le prendre. Puis vient la scission, la dichotomie et la dualité entre le bien et le mal – qui varient selon les contextes micro et macro – et les je veux / je veux pas, j’aime / j’aime pas, eux et nous, et tutti quanti.

La vie, qui était miche, devient pain tranché.

Puis avant qu’on s’en rende compte s’est élaborée une structure intellectuelle et morale qui nous enferme, et qui finit par nous contrôler. Jusqu’au point où ce cher système nerveux justement nous intime l’ordre de ralentir. Soit par un choc, du corps ou de l’esprit malsain, soit par répétition et lassitude et boucle tautologique advitam eternam.

Car on dit que ce que le système nerveux cherche le plus plus, le parasympathique du moins, c’est de ralentir, relaxer et se calmer le ponpon,

Ainsi, quand on vit surtout dans le mental, ça spinne et ça kick dans les ruelles intellectuelles, plus labyrinthes que ruelles en fait, alors que dans le SNC, ça cherche à chiller com calma dans la carne.

Pas spécialiste de la biologie humaine le chroniqueur mais on dirait bien que l’avenir passe par le système nerveux. Lise Bourbeau nous disait d’ailleurs jadis d’écouter son corps. Pas si folle la madame. Allo Mme Bourbeau ?

Alors descendre de la tête au coeur, du coeur au ventre, passer de la tête au reste du corps pendant qu’il en reste. Et downsizer, du mental au système nerveux. Par la respiration, l’observation, la contemplation. Par un rythme moins rapide, plus lent Slowmoïtude.

Ça tombe bien, c’est jeudredi.

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Après avoir connu Eckhart Tolle pendant un moment et étudié ses livres, je me suis réveillé et soudainement, je l’ai eu.
J’ai soudainement compris à quel point la pensée est illusoire, et que cette pensée est responsable de la plupart, sinon de toutes les souffrances que nous vivons.
Et puis j’ai soudainement eu l’impression de regarder des pensées d’un autre point de vue, et je me suis demandé, qui est-ce qui est conscient que « je » pense ?
Et soudainement, j’ai été jeté dans ce sentiment étonnant de liberté – de moi-même, de mes problèmes. J’ai vu que je suis plus grand que ce que je fais, plus grand que mon corps.
Je suis tout et tout le monde.
Je ne suis plus un fragment de l’univers.
Je suis l’univers.

Jim Carrey cité par François Gourd, billet FB du 16 octobre

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(1) Le système nerveux central (SNC) est la partie du système nerveux qui inclut l’encéphale (cerveau, cervelet, tronc cérébral) et la moelle épinière. Il est responsable du contrôle et de la régulation de toutes les fonctions corporelles, de la pensée, des émotions, et de l’interprétation des informations sensorielles comme la vue ou l’ouïe. Il est composé de neurones, qui transmettent des informations via des influx nerveux électriques, et de cellules gliales, qui les soutiennent. 

Il est subdivisé en deux branches :
le système sympathique, qui prépare le corps à l’action (« combat ou fuite ») en augmentant le rythme cardiaque et la pression artérielle, et le système parasympathique, qui favorise le repos et la restauration de l’organisme en ralentissant le rythme cardiaque et en stimulant la digestion. 

Le système nerveux parasympathique, souvent appelé système du repos, est une partie du système nerveux autonome qui calme le corps et conserve l’énergie. Il est responsable de fonctions comme la digestion, le sommeil et la régénération, et il s’oppose à l’action du système nerveux sympathique en diminuant la fréquence cardiaque, la respiration et la tension artérielle. 

DEVENIR LUMIÈRE

Pendant des années j’ai cherché l’endroit idéal.
Et je suis arrivé à la conclusion que la seule façon de le trouver était de l’être.
– Alan Watts

Avec un tel nom, pas le choix d’allumer. Et Alan a bel et bien allumé, il l’a vu la lumière.

Adyashanti aussi :
Votre vie, toute votre vie, est votre chemin vers l’éveil.
En résistant ou en ne relevant pas ses défis, vous restez endormi face à la Réalité.
Soyez attentif à ce que la vie essaie de vous révéler.
Acceptez sa grâce féroce, impitoyable et aimante.

Accepter sa vie complètement donc, avec sa grâce féroce, impitoyable et aimante car c’est peut-être justement cette lumière qu’elle tente de nous révéler. Et pour découvrir la lumière, rien comme chercher dans l’ombre, dans le noir, dans les recoins les plus sombres.

Souvent on veut les éviter ces recoins, ces racoins, on voudrait se procurer une lumière déjà toute faite, déjà toute allumée, une lumière qui viendrait d’ailleurs, de dehors. Mais la lumière se trouve aussi autant au ptit coin qu’ailleurs. 😉

Mais peut-être que la seule et vraie lumière ne se trouve qu’en la devenant soi-même, en passant à travers les craques du fin fond des tréfonds des trous noirs de l’existence, au plus profond de soi. Et pour ça, rien comme la vie brute pour nous y mener avec sa grâce féroce, impitoyable et aimante. Chère vie va.

Viva !

Et probablement que nous sommes en train de la découvrir cette dite lumière en arrêtant de la chercher et en la laissant briller en nous, en lui permettant d’irradier notre coeur, en la laissant remplir nos yeux. Et en la devenant soi-même. Mais pour ça, on ne doit pas craindre la noirceur.

Lumière lumière… laissons-nous l’être et laissons-la briller.

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La stabilité signifie rester avec soi-même, dans les hauts comme dans les bas.
Que tout aille bien ou mal, que le cœur soit léger ou brisé, on s’assoit chaque jour… simplement fidèle à soi-même, à travers les ouragans et les ciels bleus.

– Pema Chödrön

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Dès que vous pénétrez l’instant présent avec votre attention, vous réalisez que la vie est sacrée. Tout ce que vous percevez en étant présent possède un caractère sacré.
– Eckhart Tolle

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L’attention est la forme la plus fondamentale de l’amour.
— John Tarrant

NI DEDANS NI DEHORS

Aller vers l’intérieur vous mènera vers l’extérieur. – Bashar

On sépare habituellement le monde en un petit dedans et un immense dehors.

Tout ce qui se retrouve contenu à l’intérieur de notre peau et de notre psyché constitue le moi, le je, petit moi.

Alors que tout ce qui se trouve hors peau et hors psyché, soit le reste de la création comme tous les autres êtres humains, serait étranger à soi-même. Le grand Tout.

Et un des buts du grand jeu humain serait d’améliorer le petit moi et, si possible, éventuellement, de le relier au grand tout, de se recadrer dedans pour redevenir plus grand que petit moi. Grosse job de finition infinie.

Si souvent, on pense que ce que l’on veut trouver va arriver vers nous de l’extérieur, pour ça qu’on cherche par là-bas. Mais si vaste est le monde. Et si nombreux les détours. Comme les possibilités de se perdre.

On pense que la porte vers ce que l’on recherche tant dans la vie ouvre par en dehors. Alors on ouvre les yeux, on regarde dehors, on pousse, on sort de soi – extasie – on court partout, on s’éparpille, et, souvent, on se perd.

Alors qu’en fait, pour entamer le vrai travail de recherche, on n’a qu’à fermer les yeux, respirer et être patient.e. Très patient.e.

Et ça va finir par nous trouver. Éventuellement.

Car on dit aussi que ce que l’on cherche nous cherche aussi. Que c’est toujours ici. Maintenant.

Mais nous sommes si occupé.e.s à courir comme une poule pas de tête que ce qui nous cherche ne peut jamais nous trouver, car on est toujours parti.e. ailleurs, un peu plus loin, un peu plus tard. Toujours un pas en avant de nous-même. Alors la course folle se poursuit. Jusqu’à la mort, qui, elle aussi, se poursuit, maintenant, jusqu’ici.

Entre-temps, on se prend pour quelqu’un qui pense s’en aller quelque part.

Certain.e.s veulent connecter avec l’au-delà, l’Astral, poussant la porte et se mettant à chercher vers l’extérieur, s’ouvrant à tous vents, attendant le visiteur venu d’ailleurs qui apportera la bonne nouvelle, la lumière venue d’ailleurs, ou le prophète.

D’autres tirent la porte vers l’intérieur et deviennent l’hôte de cet invité qui se cachait dejà chez-soi, en soi.

On dit que Dieu, sachant que les humain.e.s chercheraient par en dehors pour la clé du grand secret, il l’aurait caché en notre coeur.

Bonne chasse au trésor.

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Travail sur un personnage absent
Le dilemme le plus courant que les gens me confient est celui de se sentir « coupé » de l’infini.
Ils trouvent cela particulièrement douloureux s’ils ont eu des expériences claires de l’immensité, puis qu’ils ont l’impression que celle-ci a disparu.
Ils cherchent à savoir comment rester en contact permanent avec l’infini.
Cette question même repose sur deux hypothèses implicites qui se font passer pour la vérité :
1- qu’il existe un « je » coupé de l’infini qui pourrait « s’appliquer » à se reconnecter s’il possédait la technique adéquate
2- que l’infini est parti quelque part.

Ce sont d’excellents exemples de la façon dont les idées se font passer pour la vérité.
En réalité, aucun « je » individuel ne peut trouver comment retrouver l’infini.
Plus important encore, où irait l’infini ?
Je veux dire, il ne s’agit pas de quelque chose qui pourrait se cacher sous un tapis.
Si vous pouviez voir les choses telles qu’elles sont, vous verriez que le « vous » qui voit est l’immensité elle-même.
Le « travail sur le caractère » prescrit par la psychothérapie, ainsi que par certaines traditions spirituelles, dont le bouddhisme, conduit à un piège similaire, celui de ne pas voir les choses telles qu’elles sont.
Une détente de l’être s’installe naturellement si l’on ne se laisse pas séduire par l’idée qu’il existe une vérité.
Cette détente est contraire au « travail sur le caractère », avec sa position claire sur ce que nous serions si l’on travaillait sur nos caractères.
Lorsque nous frappons à la porte du « travail sur le caractère », nous sommes invités dans le labyrinthe du futur.
Il est intrinsèquement impossible d’atteindre un objectif fondé sur un « je » qui nous y mènerait.
Le travail sur le caractère repose sur la même croyance erronée selon laquelle il existe un individu qui mène la vie et peut s’entraîner à devenir un meilleur « moi ».

La confusion humaine naît de l’identification aux limites d’une prétendue personnalité – une entité apparente que nous appelons « moi ».
Comme les murs d’une pièce, ces limites semblent solides et déterminantes.
Pourtant, nous avons tendance à négliger l’évidence : l’existence même de la pièce dépend du vide entre les murs.
Sans ce vide, il n’y aurait pas d’espace pour vivre, bouger, ni même être.
Un jour, ces murs – les formes, les histoires, les définitions de soi – s’effondreront.

Ce qui reste n’est pas une perte, mais ce qui n’a jamais été perdu : le vide ouvert, infini et vivant qui souffle à travers tout.
De ce point de vue, toutes les divisions entre « intérieur » et « extérieur », « moi » et « pas moi » se dissolvent comme des inventions de la pensée.
Déconnecter son sentiment d’identité de ces murs personnifiés d’un soi fantomatique n’est pas l’annihilation, mais la liberté – un retour à ce qui est toujours : une Présence altruiste, insaisissable et sans nom.


– Suzanne Segal. Collision avec l’infini : une vie au-delà du Soi personnel. New Sarum Press.

SILENCE DE GRÂCE

L’enseignement le plus précieux du monde est le silence.

La sagesse, c’est savoir quand parler, et l’intelligence, c’est savoir quand se taire.  
– Socrate

Voilà.

Bonne inaction, de grâce.

ÊTRES D’AVOIRS ET DE FAIRE : DO BE DOUX

Nous avons tendance à penser en termes de faire plutôt que d’être. On pense généralement que si nous ne faisons rien, nous perdons notre temps. Mais ce n’est pas le cas. Notre temps libre consiste tout d’abord à être. Être quoi ? Être vivant, être en paix, être joyeux, être aimant. Et c’est ce dont le monde a le plus besoin.
– Thich Nhat Hanh

Et même perdre du temps, c’est déjà faire quelque chose.

Être, avoir et faire. Les trois verbes fondamentaux. Avec naître, vivre et mourir bien sûr comme méta verbes. Début, milieu, fin.

Évidemment qu’être prime pour nous communs mortels: être vivant, soit être en vie, comme être bien, être en amour, être en paix et être de ce monde.

Même morts nous sommes et nous serons, une fois, mais pour de bon, et pour toujours.

Car nous mourrons en un instant mais nous sommes morts pour longtemps. Ce corps du moins, que nous considérons nôtre bien sûr.

Mourir n’est pas vraiment un verbe d’action, plutôt le contraire en fait. Mourir est davantage un verbe d’état. Quand nous mourrons, nous ne faisons rien en fait, rien d’autre qu’observer la fin de la vie en corps, soit notre coeur et/ou notre respiration qui cessera de fonctionner, puis notre âme qui quittera le corps. J’imagine. Qui mourra verra verrat.

OK maintenant que nous avons évacué l’acte de mourir et l’état incertain qui s’en suit, occupons-nous de vivre. Ce vivre qui inclut nos trois verbes primordiaux: être, avoir et faire.

Nous n’avons rien à faire pour venir au monde, sinon peut-être le désirer fortement ? – ça se fait pas mal tout seul. Ben, relativement. Avec un peu d’aide de nos parents, et surtout de notre mère. Comme pour le reste.

Ensuite on nous apprend à faire, mais pas toujours à être.

D’où le conseil de Mr Hahn ci-haut.

Pour les besoins de la cause chose, si on veut continuer à jouer avec nos verbes d’action, on peut dire qu’être est souvent défini par ce que l’on fait. Surtout dans la vie, comme travail, comme réalisation professionnelle. Question qui constitue souvent une entrée fondamentale en matière quand on rencontre quelqu’un pour la première fois.

Décidément, faire et être sont dans l’air ces jours-ci pour le ptit chroniqueur wannabe.

Hier, je postais justement ces quelques mots de Melanie Lau :
La culture occidentale nous fait croire que nous sommes vivant.e.s dans un but précis, pour travailler, pour produire, pour faire de l’argent.
Certaines cultures autochtones avancent plutôt que nous sommes vivant.e.s simplement telle qu’est vivante la nature : que pour être ici, pour être beau et belle et un peu étrange.
Nous n’avons pas besoin d’accomplir quoi que ce soit pour mériter notre humanité.

Alors, je suis ce que je fais ? Ou je suis tout court ?

Un peu des deux et pas vraiment, mais en partie.

Mais peut-être que dans la vie, nous sommes surtout comment l’on fait ce que nous avons à faire, ce qui nous offert à faire. Qu’on le choisisse ou pas.

En effet, quelle qualité de présence apporte-t-on aux choses que l’on doit faire ?

Être ou ne pas être. Est-ce même une question ? Car on ne fait pas d’Hamlet sans casser des jeux… de mots.

Parlant de nos verbes fondamentaux, être et avoir entretiennent également une drôle de relation dans leur passage du français à l’anglais et vice et versa. Les anglais semblent davantage être alors que les français versent plutôt dans l’avoir.

En français on a faim, en anglais we are hungry.
En français on a froid, en anglais we are cold.
En français on a soif, en anglais we are thirsty.

Il y en a d’autres, et des exceptions, mais vous comprenez l’idée. Si pas, ne vous en faites pas. Don’t worry, be… happy.

De toute façon, nous sommes tous et toutes des êtres d’avoirs.

J’ai donc je suis ?

Peut-être que si on a acheté ça, on s’est fait avoir ? Allez savoir.

Et en terminant, une classique un peu galvaudée.

Car si les formules être et faire one été attribuées autant à Socrate, Platon, Nietzche qu’à Kant – tous des hommes bien sûr car les femmes étaient probablement occupées à tout faire pendant que les boys péroraient, plus ça change… – avec Sartre qui a réussi à être mentionné dans la liste, ou à y faire sa place c’est selon, c’est Sinatra qui a eu le dernier mot.

Soyons doux avec nous, avec tout.

Tourlou.

Sioux.

QU’ÊTRE HUMAIN

La culture occidentale nous fait croire que nous sommes vivant.e.s dans un but précis, pour travailler, pour produire, pour faire de l’argent. Certaines cultures autochtones avancent plutôt que nous sommes vivant.e.s simplement telle qu’est vivante la nature : que pour être ici, pour être beau et belle et un peu étrange. Nous n’avons pas besoin d’accomplir quoi que ce soit pour mériter notre humanité.
– Melanie Lau

Je fais donc je suis. Faire pour être. Mais que fuis-je ?

Et si je ne fais rien ? Qui suis-je ? Que suis-je ? Qu’en sais-je ?

Hier, avec quelques ami.e.s virtuels bien réels, nous n’avons rien fait de la journée. Ensemble, en ligne, nous n’avons qu’été. En cette réelle journée d’automne. Viva la pluie.

Nous n’avons rien fait pour la paix dans le monde. Tout ça, et rien de plus.

Oh, on a bien écouté un peu de musique pour mettre le silence en valeur. On a aussi écouté quelques mots sages ici et là, mais surtout ici. On s’est assis, on a respiré, on a observé la vie. En silence. En cachette presque. Et en pensées, qu’on observait comme le reste de ce qui passait. Nous n’avons qu’été.

Pour commémorer l’attaque meurtrière du Hamas sur Israël il y a 2 ans, comme pour porter en nos coeurs l’horrible sort des gens de Gaza en nos coeur et nos pensées, nous n’avons rien fait qui vaille, rien fait du tout. On a fait ce que certains appellent méditer.

Mais méditer n’est pas faire quelque chose. Au contraire même. Méditer c’est ne rien faire d’autre que de se laisser vivre, se sentir vivre. Vivre pour rien, vivre pour et dans tout. Juste vivre. Ce qui inclut survivre et exister.

Se tasser du chemin pour simplement être vivant, être humain, être rien et le faire totalement, complètement. Comme les plantes, les animaux et le reste de la création.

Un grand luxe en effet que de simplement se laisser faire, se laisser vivre.

Parfois il est primordial de prendre un pas de recul sur la vie. Physiquement, ou métaphoriquement. Une pratique simple et surprenante. On voit des choses qu’on ne peut pas voir quand on se tient au milieu de la mêlée. (Simon SInek)

Arrêter et apprécier sa propre présence.

Car parfois, quand on est trop dedans, la vie va trop vite pour qu’on puisse la voir et la regarder. Parfois, la vie nous entraîne.

Alors, parfois, on doit se tasser du chemin et observer la parade. On arrête, on pèse sur la clutch. Le moteur continue de rouler mais on n’est plus embrayé.e., on se désengage. Désengagez-vous qu’ils disaient les Romains. Ou le contraire.

On observe les pensées passer et on les laisse aller. On observe sa respiration, in and out, on and on. Ça se fait tout seul. On observe le trafic des sensations, et on ne fait rien. On laisse faire la job à la vie qui se fait toute seule. On ne fait que dire oui à tout ce qui passe, monte et descend. Comme à rien parfois.

Parfois on se perd dans nos pensées, et on revient. J’en reviens pas mais on finit toujours par en revenir. On finit toujours par revenir à soi. À maintenant, un vrai présent celui-là, on finit toujours par revenir à là où l’on est. Et tout finit par passer. La vie, les pensées, émotions, ressentis, comme nous dedans. Tout passe. Par ici. Et tout passe par là. Passe-partout.

Et avec le temps qui passe, on finit par laisser la vie nous rendre humble. On arrête de chasser les grandes affaires et on apprécie davantage les toutes petites. Du temps pour soi, de la bonne nourriture (quel luxe quand on y pense et qu’on regarde le monde aller), de longues marches, et du temps de qualité avec des êtres chers. La simplicité devient le but ultime.

Oui, simple la vie quand on la laisse être telle. Quand on a la chance, ou la sagesse, ou le courage, ou pris la décision de la laisser être telle.

Parfois, essentiel de sacrer la paix au monde.

Sacrée, la paix.

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Tout être humain a besoin de créer.
Mais s’il n’a pas développé les facultés qui lui permettent d’entrer en contact avec les mondes supérieurs, ses œuvres ne seront que des copies, des reproductions, et non de véritables créations.
Exactement comme lorsque les pères et les mères reproduisent leurs propres faiblesses et déficiences chez leurs enfants : ils appellent cela une création, en réalité ce n’est qu’une reproduction.
La vraie création fait appel à des éléments de nature spirituelle.
L’artiste qui veut créer doit se dépasser, se surpasser, c’est-à-dire que par la prière, par la méditation, la contemplation, il doit aller capter des éléments dans les régions célestes.
C’est à cette condition que ses œuvres posséderont des éléments susceptibles de dépasser le niveau de conscience ordinaire et mériteront le nom de «création».

– de source inconnue de moi