Archives de l’auteur : atisupino

PAIX QU’INTÉRIEURE

La paix n’a jamais été connue parce que la paix qu’elle doit être créée par chaque individu. La guerre est par contre créée par les nations, les politiciens, les idéologies, les religions. La paix ? chaque individu doit la créer.

.. Il vaudrait même mieux dire qu’on doit la découvrir, car elle ne doit pas être créée, elle est déjà là en vous. – Osho

Tant de sagesse dans cette affirmation, soit que la paix ne peut qu’être individuelle, alors que la guerre est un événement social, une inter action, entre des idéologies différentes, entre des perceptions divergentes.

Bien sûr on peut avancer qu’il est possible d’être en guerre avec soi-même. Mais je préférerais parler alors de conflits internes car tout se passe en soi. Et qui n’est pas habité par ces conflits à l’intérieur ? Par des forces contraires.

Non, la guerre, la vraie, celle qui blesse, heurte et tue, celle qui fait saigne corps, coeurs et âme, se déroule toujours entre et contre des gens, des peuples, des tribus, des clans différents, divergents. Toi contre moi, eux contre nous.

Si on pouvait seulement enseigner aux individus à s’assoir, à se fermer les yeux, à cultiver la paix chacun(e) en soi, on la re trouvait car elle a dû toujours être là, et on la retrouvait à l’extérieur de soi automatiquement, par défaut, naturellement. Car la vie doit vouloir reposer en paix en son coeur.

Dans la plus grande des guerres actuelles, la plus vieille, la plus insoluble, celle qui implique Israel et la Palestine, ici le point de vue de Gabor Maté…

et un rappel historique…

PAIX AUX GENS DE BONNE VOLONTÉ

english below…

Palestine-Israel. Russie-Ukraine. Haïti. Plusieurs régions d’Afrique dont l’Éthiopie, le Sahel, la république du Congo et des Grands Lacs. L’Afghanistan. Le Yémen. La Syrie. La Lybie. L’Irak. Le Liban. L’Arménie et l’Azerbaïjan. Le Pakistan. Taiwan. Les Ouighours.

Pour ne nommer que ceux-là.

La terre est en chamaille. Ça se bombarde, ça se tue, vieillards, enfants et hôpitaux compris. Ça se menace, ça s’invective, ça se méprise.

Et un peu partout ça brûle, ça sèche ou ça fond. Terres et mers se remplissent de plastique. Ça inonde. Ça brasse. L’air se détériore.

Et les croisières continuent de cruiser. Et les millionnaires, des affaires, des armes, du pétrole et du sport, continuent de piller, d’empiler et de briller. Pendant qu’une partie de plus en plus importante du peuple en arrache. Que les homes se font rares. Et que les prix des aliments montent. Comme les taux d’intérêt et les profits des banques. Pendant que les écarts et les inégalités s’élargissent.

Nous ici, nous sommes parmi les plus privilégié(e)s de ce monde. Nous avons la chance de regarder cette folle spirale de guerre à partir du confort de nos foyers. En respirant un air sain, dans un environnement paisible, entouré(e)s de forêts, de cours d’eau potable et de grands espaces. Ne l’oublions jamais.

Mais alors que faire devant cette haine et ces conflits armés qui nous dépassent largement ?

Il ne nous reste qu’à prier, qu’à implorer une force supérieure, qu’à demander une aide plus grande que nous. Que nous puissions trouver l’amour en nos coeurs. Que nous puissions contribuer à transformer la haine en amour, l’ignorance en conscience. À notre humble mesure.

Il ne nous reste qu’à sentir ce que peuvent vivre nos frères et soeurs impliqués, à réaliser que fondamentalement, personne ne veut la guerre, à part quelques individus qui en profitent souvent des deux côtés de la bouche et s’en mettent plein la poche.

Il nous reste aussi à essayer de ne pas juger à partir de notre simple petit point de vue car les situations sont toujours plus complexes que ce que l’on peut saisir.

Il nous faut aussi réaliser la chance que l’on a d’être épargnés par ces conflits.

Et aider financièrement ou autrement, le plus qu’il nous est possible de le faire, les organismes humanitaires qui viennent en aide aux plus nécessiteux.

Et espérer. Tout en contribuant concrètement autour de soi à faire de ce monde un monde meilleur, plus juste, plus humain.

En acceptant notre impuissance devant ces drames qui nous bouleversent, sans verser dans la haine ni dans le blâme car cela n’apporte rien de mieux, de plus.

En réalisant que nous portons aussi en nous une part de toutes ces guerres et ces conflits, que nous portons une part de dualité. Avant d’éventuellement devenir un, uni(e), universel(le).

Humble devant la complexité de ce monde, tout simplement humain devant le sort de tant de nos frères et soeurs qui souffrent. Ne pas fermer les yeux sur leur sort.

Dieux et Déesses, êtres divins de toutes sources de croyances et de foi, Mère Universelle et Père Tout puissant, aidez-nous, soutenez-nous, aimez-nous. Comme nous avons le potentiel de nous aimer nous-même et les un(e)s les autres.

Et paix à tous les enfants du monde. Et aux femmes et hommes de bonne volonté.

___

english

Palestine-Israel. Russia-Ukraine. Haiti. Several regions of Africa including Ethiopia, the Sahel, the Republic of Congo and the Great Lakes. Yemen. Syria. Libya. Lebanon, Armenia and Azerbaijan. Pakistan. Taiwan. The Uighurs.

To name just a few.

The earth is in disarray. People are being bombed, people are being killed, old people, children and hospitals included. Some threaten each other, insult others, some despise the others.

And almost everywhere it burns, it dries or it melts. Lands and seas are filling with plastic. It floods. It’s brewing. The air is deteriorating.

And cruises continue to cruise around the seas. And the millionaires, from business, weapons, oil and sports, continue to plunder, pile and shine. While an increasingly large part of the people are struggling. That homes are becoming rare. And food prices are rising. Like interest rates and bank profits. While gaps and inequalities widen.

We here are among the most privileged in this world. We have the chance to watch this crazy spiral of war from the comfort of our homes. By breathing healthy air, in a peaceful environment, surrounded by forests, drinking waterways and wide open spaces. Let’s not forget it.

But then what can we do in the face of this hatred and these armed conflicts which are far beyond us ?

All we can do is pray, implore a superior force, ask for help greater than ourselves. May we find love in our hearts. May we help transform hatred into love, ignorance into conscience. To our humble extent.

All we have to do is feel what our brothers and sisters involved may be going through, and realize that fundamentally, no one wants war, apart from a few individuals who often profit from both sides of their mouths and get their fill of it. poached.

We also have to try not to judge from our simple little point of view because situations are always more complex than we can grasp.

We must also realize how lucky we are to be spared from these conflicts.

And help financially or otherwise, as much as we can, the humanitarian organizations that help those most in need.

And hope. While contributing concretely to those around you to make this world a better, fairer, more human world.

By accepting our helplessness in the face of these tragedies which upset us, without falling into hatred or blame because that brings nothing better, nothing more.

By realizing that we also carry within us a part of all these wars and conflicts, that we carry a part of duality. Before eventually becoming one, united, universal.

Humble in the face of the complexity of this world, simply human in the face of the fate of so many of our suffering brothers and sisters. Do not turn a blind eye to their fate.

Gods and Goddesses, divine beings from all sources of beliefs and faith, Universal Mother and Almighty Father, help us, support us, love us. As we have the potential to love ourselves and each other.

And peace to all the children of the world. And to women and men of good will.

PAS DE MOI SANS NOUS

Je suis souvent frappé(e) par le dangereux narcissisme nourri par la réthorique spirituelle qui porte autant d’attention sur la croissance personnelle et si peu sur la pratique de l’amour dans un contexte de communauté.
– bell hooks

english below

En cette ère de croissance trop personnelle et de petit bonheur individuel nourrie et relayée par les médias dits sociaux (mais à profits inversement très personnels), nous oublions trop souvent le contexte plus vaste dans lequel prend place notre tentative de petit bonheur individuel. Ou peut-être est-ce justement à cause de ce contexte anxiogène qui sévit autour que nous réfugions dans une tentative de bonheur à petite échelle, sans prendre conscience qu’un petit bonheur sans un Grand le nourrissant et le soutenant est futile et insignifiant.

Car comment être heureux et comblée dans un monde qui tourne carré ? Dans un monde en guerre ? Comment se satisfaire de son petit nombril insignifiant si le grand corps social autour de l’est pas ? Signifiant je veux dire.

Moi moi moi tentent de nous enfoncer dans la gorge et le coeur les bonzes des agences de publicité et de marketing. Mais moi sans nous ne peut être pleinement heureux, et ne pourra jamais l’être vraiment. Le Moi est totalement insignifiant s’il ne fait pas un effort pour améliorer le Nous partout autour, en commençant par le Nous autour de Lui. Et en élargissant sans cesse.

Vouloir son propre petit bien personnel est naturel mais insuffisant s’il ne tend pas à devenir un bien du Grand Nous, si le Moi ne tend pas vers le Nous.

Là à mons humble avis réside le noeud du problème de notre société. En se pensant séparée du Grand Tout, la petite partie que nous pensons être tente de créer son petit monde surprotégé pour se prémunir contre la barbarie du méchant monde out there. Mais nous vivons en ce monde, c’est Notre monde, le seul qui existe, même si on le pense loin et séparé. Les guerres sont nos guerres, même si elles ne prennent pas place juste ici autour. Elles agissent en nous.

Souvent, on se considère chanceux/ses parce que la guerre frappe, blesse et tue ailleurs. Mais nous portons tous et toutes une culpabilité commune justement parce qu’elle ne prend pas place ici. On ne peut comparer notre propre petit bonheur à la lumière du malheur d’autrui. Ce que l’on est souvent réduits à faire. Quand on se compare, on se console. Mais le centre demeure vide car notre humanité souffre.

On doit voir et considérer ce que l’on peut faire pour aider notre monde, celui autour de soi. Car notre petit bonheur dépend du Grand.
___
english

In this era of overly personal growth and small individual happiness nourished and relayed by so-called social media, we forget the bigger context in which our attempt at this small happiness takes place. Or perhaps it is precisely because of this anxiety-provoking context that is rife around us that we take refuge in an attempt at happiness on a small scale, without realizing that a small happiness without a Big one nourishing and supporting it is futile and insignificant.

Because how can you be happy and fulfilled in a world that is fucked up ? In a world at war ? How can we be satisfied with our little insignificant navel if the large social body around it is not ? Meaningful I mean.

Me me me are trying to force down our throats and hearts the popes of advertising and marketing agencies. But I without Us cannot be fully happy, and can never truly be. The Self is totally insignificant if it does not make an effort to improve the We everywhere around it, starting with the We around It. And constantly expanding.

Wanting one’s own little personal happiness is natural but insufficient if it does not tend to become a good of the Greater Us, if the Self does not tend towards the We.

Therein, in my humble opinion, lies the crux of the problem in our society. By thinking of itself as separate from the Great Whole, the small part that we think we are tries to create its own little overprotected world to protect itself against the barbarity of the evil world out there. But we live in this world, it is Our world, the only one that exists, even if we think it is far away and separate. Wars are our wars, even if they don’t take place right here around. They act in us.

Often, we consider ourselves lucky because war strikes, injures and kills elsewhere. But we all carry a common guilt precisely because it does not take place here. We cannot compare our own little happiness in the light of the misfortune of others. What we are often reduced to doing. When we compare ourselves, we console ourselves. But the center remains empty because our humanity suffers.

We must see and consider what we can do to help our world, the world around us. Because our little well being depends on the Great One.

RIEN À DIRE DE TOUT COEUR

Ce matin je n’ai rien à dire, alors je vais le dire avec beaucoup de délicatesse, d’humilité, à doigts bas.

Dire mon petit rien, avec des gants de velours devant le grand gala de boxe qui prend place à trop d’endroits en cette Terre, comme dans le coeur des Femmes et des Hommes.

Pendant que l’humanité chavire, les marchands d’armes jubilent. Pendant que nos soeurs et nos frères subissent, eux encaissent.

Pendant que la mort sévit, la vie se cherche une fente d’espoir, une toute petite craque de foi.

Pendant que l’ombre frappe, la lumière vacille, mais la flamme ne meurt pas.

Ce matin, le coeur dans la flotte à l’intérieur avec tout ce qui se passe de folie à l’extérieur, la tête chercheuse de sens, je sens et ressens la peine et la douleur de tant de gens. La peur, la colère, l’impuissance et l’espoir, toujours en toile de fond.

Alors au-delà et entre les mots, c’est un silence chronique que j’envoies par ici.

ENCORE NEILLE

Quelle belle stretch de beau temps on vient d’avoir non ? Pas tout à fait normal, en fait même un peu inquiétant de briser des records de chaleur ainsi, mais au fond, on va quand même le prendre car lorsque la vie nous envoie des citrons, on fait de la limonade comme veut le dicton. Et celle-ci en fut une délicieuse. Avant que l’automne arrive pour de vrai.

Mais n’allons pas trop au fond des choses ce matin car

Alors on va surfer sur l’air du temps, chaud time. On va couler avec la vie, on va dire oui à ce qui est et que sera sera.

Bien qu’on en ait profité ces derniers temps de ce temps qui fut beau, car l’automne arrive pour de vrai aujourd’hui. Juste à temps pour l’Action de grâce, la nôtre pas celle des Américain(e)s qui arrive plus tard. Eux ont la chance de se farcir la grosse dinde rousse toute l’année durant.

Quand on observe la situation, locale comme planétaire, il y a quand même de quoi s’inquiéter. Plusieurs de nos frères et soeurs humains n’ont même pas le strict minimum. Ni toit, ni nourriture suffisante, ni conditions de vie adéquates. Même ici, dans un pays dit riche. Et on ne parle pas de tant d’autres dans des pays en guerre comme en errance.

En ce week-end de l’Action de grâce, souhaitons-nous de pouvoir nous éveiller à une plus grande humanité, pour soi comme pour autrui. Car il n’y a pas vraiment de différences entre moi et toi, entre nous et eux et elles, entre nous et vous.

Nous avons à peu près tous et toutes les mêmes besoins fondamentaux – grosso modo respirer, boire, manger, être au chaud et protégé(e), aimer et être aimé(e) – et sentir qu’on a une place dans ce monde, notre monde. Ce qui revient à la dignité.

Mais tant de différences ces temps-ci qui s’expriment partout en ce monde, tant d’hostilité, d’outrage, d’opinions divergentes. Alors comment garder le moral et l’espoir en ces temps plus que questionnants, en ces temps troubles ?

Évidemment, chacun(e) doit trouver pour soi-même. Mais probablement en débutant par cultiver la paix en soi, en gardant ça simple, en appréciant ce que l’on a, en restant humain. Pas besoin de vouloir devenir des Dieux ou des Déesses, simplement devenir 100 % humain(e) serait un bon début.

En gardant au coeur de soi l’essentiel, la simplicité, en pensant aux autres, en faisant le bien à notre humble et petite mesure. En partageant, en prenant soin, de soi mais aussi et tout autant des autres, de nos proches, des gens autour de soi. Car qu’à cette échelle que l’on peut avoir un impact. Pour le moment du moins. En espérant que les effets de nos bonnes actions fassent des vagues, qu’elles ondulent de par le vaste monde.

Actions de grâce, telles nos pensées, et l’espace entre elles. Avec foi au coeur.

Trouvons la grâce d’honorer la parcelle de vie que l’on nous a prêtée, confiée. Et faisons-en quelque chose de gracieux, de beau, de doux et de bon pour soi et pour autrui.

Car même en automne, il fait en corbeau.

Et restons vrai(e)s et sincères car je me fais plus d’injure en mentant que je n’en fais à celui à qui je mens. – Montaigne

DIRE QUE DALLE

Quand tu as quelque chose à dire, le silence est un mensonge.
– Jordan Peterson

J’entretiens une appréciation mitigée face à ce monsieur. Il dit des choses très justes parfois, et d’autres fois, il m’apparait rétrograde et tendancieux.

Cette boutade de sa part me laisse en ce sens un peu perplexe. Car premièrement elle est trop générale. Trop de ça dépend en cause.

Dire quoi ? À qui ? Quand ? Pourquoi ? Comment ? aussi.

Avoir quelque chose à dire ne veut rien dire en fait. On dit d’ailleurs que la parole est d’or, et déjà un peu surutilisée. Alors qu’on pourrait tous et toutes se la fermer un peu plus et plus souvent, faire preuve de plus de silence plutôt que de réagir à tout et n’importe quoi.

Avec les réseaux sociaux, on ne s’est jamais autant exprimé et en même temps, il n’y a jamais eu autant d’incompréhension et d’insultes publiques, jusqu’au bullying et aux menaces de mort. Trop de paroles c’est comme pas assez.

C’est Bernard Werber qui disait : entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d’entendre, ce que vous entendez, ce que vous comprenez, il y a 10 possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer, mais essayong quand même.

Alors pour ce qui est d’avoir quelque chose à dire, on ainsi pourrait préciser et apporter plein de nuances.

Premièrement qu’a-t-on de si important à dire ? Qu’est-ce qui veut se dire de si primordial ?

Qu’on veut exister ? Qu’on veut la paix ? Qu’on aime le monde ?

Il y a des choses qu’on veut dire à certaines personnes, d’autres au monde entier. Et souvent plus facile d’aimer le monde entier que les gens qui le composent.

Je trouve toujours un peu drôle et étrange l’expression : se dire.

Car que peut-on dire dire d’autre que soi-même ? Tout ce que l’on perçoit du monde extérieur nous ramène toujours à nous-même. Comme disait Ramana : il n’y a personne d’autre.

Et d’ailleurs, on dit qu’à chaque fois que l’on juge autrui, c’est une partie non guérie (ou non assumée, non acceptée) de soi que l’on voit en dehors de soi, pour ça qu’on la voit justement. Sinon elle passerait sous notre radar probablement.

Alors qu’est-ce que j’ai tant envie et/ou besoin de dire au monde ? À vous en fait, les quelques personnes abonnées à mon blogue.

Que je peux vivre seul, par moi-même, avec ma voisine d’amour juste à mes côtés, en cette flabbergasting nature automnale, mais et que j’ai aussi besoin de vous savoir ici, présent(e)s, avec moi, de l’autre côté de mon écran. De maintenir un contact.

Que j’ai plus besoin d’écrire que de dire. Mes réflexions, mes questionnements, partage mon point de vue.

D’être lu ? Oui un peu, mais pas autant que de ramasser mes idées sur divers thèmes et de les exprimer.

Pour le moment, pas mal que cela qui vient.

We stay in touch lecteurs/trices.

L’ANGE GARDIEN(NE)

Vendredi, c’était le jour de Sao Miguel, samedi celui de la réconciliation avec les peuples autochtones, et aujourd’hui, c’est le jour des Anges Gardiens. Décidémment, y a d’la fête dans les Cieux. Et je souhaite aux peuples autochtones l’aide de l’un et de l’autre.

On dit que Sao Miguel est le boss des Anges, donc il doit y avoir un lien entre les deux anniversaires. D’autre part, si les anges n’ont pas de sexe, je crois sincèrement qu’elles ont des ailes. Et qu’elles sont des ailes. On peut bien faire jouer à Mikael le rôle de ptit boss des bécosses divines si on le veut, mais à voir les mères aller ici sur terre en ce bas monde, la plupart des Anges doivent être des ailes. Et comme le masculin règne sur terre, on pourrait laisser les airs aux féminin, aux hordes aidantes ailées.

J’aime l’idée de demander l’aide de notre ou nos Anges gardienne(s) avec des ailes et des elles. J’aime l’idée de demander de l’aide tout simplement. Que ce soit aux anges, ou aux humain(e)s. Ou à la vie en générale. On dit qu’on doit demander alors demandons. Et offrons notre aide aussi. Car on dit aussi que l’on reçoit ce que l’on donne.

Alors à tous les anges, up there et ici en bas, en sandales ou va nu pieds, hommes ou femmes, petits ou grands, ailées ou zélées, aidez-nous nous terrien(ne)s de la grosse boule bleue car on en a et aura bien besoin pour ré-apprendre à puiser l’entraide et l’empathie dans notre coeur.

Quel numéro la sortie de l’autoroute des Cantons de l’est que celle de l’Ange Gardien(ne) ?

APPEL À SAO MIGUEL

Comme plusieurs d’entre nous, enfants de la religion catholique, j’ai longtemps été en réaction à tout ce qui émanait de l’église. Et pour de bonnes raisons. Car la religion catholique, l’une de celles que l’on connait le plus, a fait de nombreux dégâts, notamment face aux premières nations qui célèbrent justement la journée de la réconciliation demain.

Mais à mes yeux, il y a toujours eu un personnage qui se distinguait des autres dans cette lignée dominante et dominatrice, et c’est l’archange St-Michel, le boss de la gang d’anges.

Peut-être parce qu’il jouait de l’épée. Peut-être parce qu’il était un peu bad ass sur les bords, comme dans le coeur.

L’archange St-Michel, a comme mission de nous protéger du mal. Il peut tenir tête à Satan et à sa gang de méchant(e)s, le bad boy du mal en chef.

Sans trop savoir pourquoi, récemment je me suis procuré une image sculptée de St-Michel, ou Sao Miguel pour les latinos, pour notre petite église dans la forêt. Je l’ai placé sur le mur au-dessus de ma tête, pour veiller sur moi, pour veiller sur nous, nous et justement pour nous protéger du mal.

Et sincèrement, j’aime bien le feeling. Comme l’intuition qu’il répond à mes attentes et mes besoins de protection. Car peut-être que cette protection vient justement, surtout et tout d’abord de mon ouverture à être protégé, à recevoir une protection divine. Car évidemment que si on ne veut pas y croire, les chances que l’on soit protégé sont minimes.

C’est comme avoir la foi ça. Si on veut l’avoir, on a de meilleures chances de la cultiver et de la recevoir que si l’on y croit pas du tout. Et malgré les drôles de tournures que prennent la vie sociale ces jours-ci, garder la foi est une décision saine et indispensable à mes yeux.

Sans nier que la vie de certaines personnes est éminemment injuste, et cruelle même, du moins très difficilement acceptable, comme certaines décisions censées être prises pour le bien du plus grand nombre, on ne peut que garder la foi en la justice divine, du moins une certaine justice divine. Car celle des hommes est pas mal difficile à suivre.

Mais je crois sincèrement que si l’on demande protection à plus grand que soi, par cette demande même, on la recevra. Du moins on recevra quelque chose. Et cela requiert une grande dose de confiance et de lâcher prise car on n’a jamais de certitude. On ne peut que demander. Et espérer.

Demandez et vous recevrez dit-on. Peut-être. Peut-être pas. Ou peut-être seulement ce que nous avons besoin de recevoir que l’on reçoit. Et si on peut accepter tout ce que la vie nous offre, le menoum comme le beurk, et bien nous sommes et serons toujours béni(e)s.

Alors amène la vie, donne-moi ce que j’ai besoin. Mes deux mains et mon coeur sont tout verts.
___
Je m’appelle Miguel, Michael, Micael… et d’autres formes de graphiques, originaires de l’hébreu מ os י ra א fi ל (Mikha’el), formé par la jonction des éléments mikhayáh et El et signifiant « Qui est comme Dieu ?  » .

Sa signification donne sens à une question rhétorique. La question : « Qui est comme Dieu ?  » présumez la réponse  » Personne n’est comme Dieu ! « . Pour cette raison, ce nom reflète l’humilité.

L’archange Michael représente l’intelligence cosmique, qui donne aux humains leur capacité de penser et de réfléchir sur leurs propres pensées. Il accompagne et apporte la force au bon développement de l’humanité sur les principes de l’éthique et de la morale.

Cette force intérieure est la conscience que nous devons chercher dans notre vie quotidienne pour maîtriser les dragons autour de nous : vanité, égoïsme, peur, ignorance, cupidité, orgueil, corruption, consumérisme et tant d’autres.

Les dragons sont tout ce qui nous lie au monde matériel, entraînant une inquiétude exagérée et nous fait oublier notre essence, notre « moi intérieur », qui est éternel en nous.

Célébré le *29 septembre*, date marquée au 9ème siècle. Il est traditionnellement le défenseur du bien contre le mal. Représenté comme une figure d’une gentillesse rayonnante mais aussi d’une force infinie. Dans de nombreuses figures, on peut voir le dragon sous ses pieds, être dominé par Lui.

Comme Michael, nous ne devrions pas tuer le dragon, mais l’affronter avec contrôle et équilibre (d’intelligence et de cœur, une pensée aimante) et ainsi dominer les forces ennemies qui habitent en nous. La grande bataille actuelle et pour rester ferme et serein dans le grand swing que traverse le monde. Micael est présent plus que jamais pour nous aider dans cette grande bataille intérieure. Il faut l’aide du monde spirituel pour observer les ténèbres elle-même et l’illumination avec le bon acte.

Michael vient nous apporter l’élan du courage de grandir et de mûrir, cherchant des réponses aux faits et aux situations de notre vie.

Micael fait ressortir le sabre de feu, un élément transformateur pour l’essence même de son Alchimie. L’Épée représente aussi la Parole édifiante qui communique notre pensée sur le monde. Rappelons-nous l’importance de la Parole respectueuse. Michael apporte aussi un bouclier de lumière qui met en évidence la Vérité qui donne l’action et le courage au-delà des liens matériels. Dans certaines figures, nous pouvons aussi voir la Balance représentant l’exécuteur de la Justice Divine de la Volonté et de l’Ordre cos

*Je salue Saint Michel l’Archange* 🙌🏽

*sauve l’épée de feu* 🔥

*sauve le bouclier lumineux* ☀️

*Saluez la balance de la justice divine* ⚖️

* »Qui est comme Dieu ? « *

* « Personne ! « *

LE RETOUR DE TITOUGH

via Samano

Première chronique pas postée sur FB. Donc que quelques rares paires d’yeux qui porteront regard sur ces mots, dont les vôtres. Nice to meet you.

Le fait de ne plus laisser savoir à la foule FB que j’ai couvé puis pondu une chronique change un peu la donne car peu de gens sont abonnés à mon blogue et reçoivent des notifications. Alors j’écris dans le vide. J’écris un peu pour toi, pour vous quelques abonné(e)s de ce blogue frôlant la blague, mais surtout pour moi. Je dis blogue frôlant la blague car j’ai toujours voulu être écrivain et avec ce blogue, j’y joue.

Car comme le dit si bien Beigbeder, on lit pour s’enfuir, mais on écrit pour revenir.

Quand on lit, on entre dans le monde de quelqu’un(e) d’autre, on découvre un autre univers, un monde en dehors de soi, un pays autre, imaginaire.

Alors que lorsqu’on écrit, par contre, c’est comme si on ramassait tous les petits bouts de soi-même, qu’on les enlignait et qu’on les tapait sur l’écran. Jadis on les gravait sur papier, on les stylisait, on les calligraphait, on les gravait à la main. Maintenant on les tape. La forme est semblable, que le fond qui change.

Quand on écrit, on est parfois – souvent plutôt – surpris par ce qui sort. Comme si on découvrait des parties de soi qu’on ne soupçonnait même pas. On se révèle à soi. Parfois on pèse sur enter, et on choisit de faire lire, de se faire lire, et parfois on delete tout simplement. Trop privé.

Écrire me permet vraiment de ramasser tous mes petits morceaux et de me découvrir, de m’assumer, de me ramasser. Centré, aligné, je refais le focus. Souvent avant de faire quoi que ce soit d’autre le matin. Tout touffu de retour de la nuit, de retour du pays des rêves et de l’inconscient, mes doigts me tapent la réalité au visage, me révèlent des pans d’inconscient qui m’habitent, des zones d’ombre qui demandent à venir se baigner dans la lumière.

Alors chers lecteurs/trices, me demandant si les s sont nécessaires, voici mon titoeuf du matin. Vous connaissez titoeuf ? Pas mal à lui que je ressemble au fond comme écriveux. Moi c’est titough. À la peau douce.

Maintenant que j’écris en privé, je peux vous faire des confidences et vous révéler mon vrai timoi 😉