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SENTIMENT HUMAIN

Rien n’importe plus que l’empathie envers la souffrance d’un autre être humain. Rien. Pas la carrière, ni la santé, ni l’intelligence et certainement pas le statut social. Nous devons nous sentir les un(e)s les autres si nous voulons survivre avec dignité.
– Audrey Hepburn

Premièrement, profond respect Mme Hepburn pour ces mots. Quelle humanité, quelle sensibilité, quelle bonté de coeur.

Beaucoup de souffrance sur la terre en ce moment. Souffrances pourrait-on les conjuguer. De toutes sortes, dans plusieurs endroits du globe. Pas besoin de préciser, vous voyez comme moi.

Mais aussi, beaucoup de souffrance, plus localement, plus près de nous. De la souffrance moins spectaculaire, plus ordinaire, de la souffrance invisible. De la souffrance que l’on côtoie, souvent sans même s’en rendre compte car les gens qui souffrent sont dignes. Chez nos proches, chez des gens que l’on croise au hasard de nos routes. Et un peu en soi car la souffrance du monde est aussi un peu la nôtre non ?

Alors comment on deal avec la souffrance ?

En ce sens, les mots de Mme Hepburn sont plus que significatifs, elle qui, si on se fie à ses mots, place l’empathie au-delà de tout. Et l’empathie consiste à partager la souffrance d’autrui, la sentir, la ressentir jusqu’en nous.

Mais veut-on vraiment faire sienne la souffrance du monde, de tout le monde ? Et même si on le voulait, le pourrait-on ? Des questions qui se posent.

Évidemment, l’idée n’est pas de se laisser submerger par la souffrance at large et de sombrer avec, mais de sentir que ce sont nos frères et nos soeurs qui ont mal, nos pères et nos mères, nos enfants.

Les Palestinien(ne)s qui vivent, survivent à peine, sous les bombes, en errance et avec trop peu à boire et à manger, en danger constant. Les Israélien(ne)s qui ont perdu des proches en Octobre, les familles des otages qui vivent en suspens depuis, et tout ce peuple qui vit sous extrême tension depuis longtemps, et encore plus aujourd’hui. Toute la région est sous tension.

Mais aussi les Ukrainien(ne)s, les Syriens, les Yéménites, et tous nos frères et soeurs de trop d’endroits pour tous les nommer, sur les routes et sans foyer, sans sécurité.

On peut se demander s’il y a toujours eu autant de souffrance dans le monde. Possiblement que si, possiblement que non, mais on la voit davantage désormais, on la sait, on nous la rapporte. Et on choisit de la voir et de la sentir, ou pas.

Car certain(e)s choisissent de fermer les yeux et de se détourner la tête devant tant de souffrance. Compréhensible, car à quelle somme de souffrance doit-on s’exposer ? Mais ce faisant, on se coupe d’une part de réalité. Et d’une partie de notre humanité.

Certains aiment dire qu’on n’a pas besoin de la voir. En effet, on a des limites. Mais toujours étrange de voir, sur les réseaux asociaux, nos vies super feutrées et douillettes se juxtaposer à tant de drames. Et malgré cela, de la souffrance ici aussi. Différente, moins visible.

Pendant qu’on s’inquiète des taux d’intérêt et de l’inflation, tant n’ont même pas de toit ni de quoi boire ni manger.

Pendant qu’on se plaint de nos gouvernement qu’on aime dire corrompus, d’autres vivent dans des dictatures peu portées sur l‘humanitude.

Pendant qu’on planifie nos retraites, d’autres ne sont même pas certains de survivre cette journée.

Tout cela co-existe. Malgré qu’on ait la chance de vivre ici, je suis curieux de voir comment chacun(e) de nous gère nos immenses privilèges en lien avec la situation de ceux et celles qui souffrent au milieu des conflits. Je suis persuadé que l’on doit tous et toutes ici refouler une certaine part de culpabilité.

Ligne mince aussi entre culpabilité et responsabilité.

Oh, bien sûr, on peut se faire croire et dire que nous ne sommes pas responsables de ce qui se passe ailleurs sur la terre, qu’on ne peut rien y changer, mais n’avons-nous pas tout de même une certaine part de responsabilité du simple fait que l’on vive ici en Occident et qu’on exploite la terre comme on le fait en consommant autant ?

On peut bien avancer que tout ce que l’on peut faire, à notre mesure, c’est de faire briller notre petite lumière personnelle afin d’éclairer le grand monde à notre humble mesure. Et c’est vrai. Mais en même temps, la ligne est mince entre se sentir concerné(e), responsable, voir et sentir la souffrance, et faire quelque chose pour contribuer un tant soit peu à améliorer le sort du monde.

Pas si simple tout ça.

Comme nous vivons principalement à échelle réduite ici autour de notre propre corps physique, que là que nous pouvons agir. Ici donc. Et possible de contribuer à la mesure de nos moyens à des campagnes de financement des plus nécessiteux, là-bas, et ici. La guignolée s’en vient justement.

Serons-nous capables de faire en sorte que nos paroles s’accordent avec nos actions ?Nous qui passons une bonne partie de notre temps à regarder le sort du monde dans nos écrans, plus ou moins déconnecté(e)s de l’immense souffrance qui se vit actuellement dans le monde.

Question ouverte. Je vous laisse y réfléchir. Et je fais de même.

LE MOU DE LA VIE

Si nous voulons que la paix règne en ce monde, nous devons être assez braves pour adoucir ce qui est rigide en nos coeurs, pour trouver le centre mou et y rester. Nous devons trouver cette qualité de courage et prendre cette responsabilité. C’est l’authentique pratique de la paix. – Pema Chödrön

Ce sont les bullies qui mènent le monde. Et sans surprise, plusieurs sont des hommes de petite taille. Un lien là ? On va laisser la réponse à Sigmund, mais ça ne regarde pas bien pour nos ptits bonhommes. Ils auraient pu s’acheter une grosse Corvette plutôt que de bombarder leurs frères et soeurs, et malheureusement, leurs enfants inclus. Ils auraient dû faire dans l’humanitaire, car avec le pouvoir de leurs convictions, ils auraient eu beaucoup de succès, pour le bien du plus grand nombre. Même énergie, seulement mise à contribution créatrice.

Je suis persuadé que la plupart des humain(e)s veulent la paix, que la plupart des humain(e)s sont des êtres bons et bonnes, des gens de coeur, des personnes de bonne volonté. Des gens de mou existentiel.

Mais pour des raisons stratégiques, économiques, ambitieuses et autres qui puisent dans l’avidité personnelle, le vicieux du cercle, dans l’en vouloir toujours plus et dans la peur d’en manquer, ils sont relativement peu nombreux mais très motivés à soutenir la guerre et la vente d’armes, l’exploitation des humaines et les conflits armés. Comme les pushers de guns aux USA.

Souvent j’imagine, ce sont les mêmes marchands d’armes qui approvisionnent les camps opposés. Intelligente mais tordue stratégie de mise en marché. Ils vendent de la mort pour des profit$. De bien petites personnes en effet. Avec du dur au coeur et dans la tête. Comme on dit, follow the money.

Quand on ose aller dans le mou de son coeur, comme celui de son âme, bien difficile de considérer combattre le feu par le feu. Certain(e)s doivent s’y soumettre pour sauver leur vie, et celles de leurs proches. Et chapeau à eux et elles. Ici, nous avons la chance de ne pas vivre cette situation. Quoi que certain(e)s se rabattent sur les réseaux sociaux pour mener une guerre de mots, souvent sans idées très claires, ni grand intérêt de bien commun.

Mais malgré tout, on doit faire confiance qu’au final, c’est le mou qui gagnera.

Oh, peut-être pas tout de suite, peut-être pas dans les apparences. Mais éventuellement, on sait bien que toute matière dure et rigide finira bien par ramollir, ou par exploser, car tout ce qui est forcé finit par rendre l’âme et lâcher prise. Car on ne peut tricher toute sa vie durant, on ne peut vaincre la vie. Le drapeau blanc nous attend tous et toutes au bout de notre chemin individuelle.

Et même les coeurs durs, sur leur lit de mort ou avant, finiront bien par se rendre compte qu’on ne peut tirer la vie, on ne peut tirer sur la vie, ni la pousser d’ailleurs, on ne peut tout forcer indéfiniment. Un moment donné, on doit se rendre, à l’évidence.

On doit déposer les armes, s’abandonner et revenir à la source, on doit retourner au berceau de notre propre humanité. Bien sûr, des trajectoires de vie spécifiques d’histoires personnelles expliquent probablement l’ambition et l’avidité de certains. Et ils existent et occupent beaucoup de place, et de conséquences. Complexe réalité avec et dans laquelle on doit apprendre à vivre.

Mais le mou de la vie finira bien par reprendre ses droits. Car on peut présumer qu’au centre de tout corps dur, il doit bien se trouver un peu de mou.

FOCUS COEUR

Peu importe ce qui arrive actuellement dans le monde, ça arrive directement aussi à chacun(e) de nous. Peu importe si la cruauté prend place ailleurs sans qu’on la voit, peu importe la distance des cris de douleur et de terreur, nous vivons dans le seul et même monde. – Alice Walker

Exactement Mme Walker. Elle le dit avec clarté et précision. Comme la plupart d’entre vous, je suis persuadé que tout ce qui se passe en ce moment dans le monde a des répercussions directes et très concrètes pour chacun(e) de nous aussi.

Toutes ces barbaries dans nos écrans, et récemment, plus particulièrement, ces images de bébés prématurés pris dans les décombres qu’on doit déménager d’urgence au milieu des explosions. Les plus vulnérable des vulnérables. Trop d’enfants et trop de sang.

Et tant d’arguments durs et intransigeants des deux côtés, trop de côtés anyway, alors que nous ne sommes qu’une seule et même humanité. Notre humanité a mal en ce moment.

Tant d’incompréhension, tant de tensions, tant de vies perdues et arrachées, tant d’attention sur les drames et le malheur. Parfois, on en a trop et on décroche, et on décide de se fermer le yeux devant tant de misère humaine. On a cette chance nous. Pas eux là-bas. Ils et elles vivent dedans, elle leur passe au-travers. Gardons-les dans nos coeurs, tout ce que l’on peut faire d’ici. Et en pensées aussi. Mais surtout dans nos coeurs.

On dirait bien que le chemin vers la lumière pour notre humanité passe inévitablement par le chaos et un gros tas d’ombres. Du moins, quand on regarde l’Histoire avec un grand H depuis aussi longtemps qu’on peut la voir et la connaître, on voit beaucoup plus de rouge sang que de rose bonbon. Malgré nos évitements spirituels de privilégié(e)s.

Et en même temps, malgré tant de scènes de drames quasi généralisés, on ne doit pas se laisser submerger par les drames et le malheur. On doit continuer à maintenir l’emphase sur la beauté, sur la vie, sur l’espoir et la lumière, sur la résolution des multiples conflits actuels. Focus sur nos ressemblances plutôt que nos différences. Même si plus facile à dire qu’à faire. Mais on doit le dire, le penser, le vouloir et le faire quand même. À nos petites échelles respectives.

Quel autre choix avons-nous ?

Il est très important de maintenir l’emphase vers ce que l’on tend, plutôt que de simplement se concentrer sur ce que l’on est contre. Car ce vers quoi nous faisons porter notre énergie, nous le nourrissons et ce que nous nourrissons, nous le faisons croître. – via Keren-Or Atari

CHAOS TIQUE ET TAC

Dans tout chaos, il y a une part de cosmos et dans tout désordre, un ordre secret. – Jung

Pas mal de chaos ces temps-ci non ? J’y cherche toujours des ptits bouts de cosmos. Pas mal de désordre aussi dans notre monde, alors on va continuer de chercher l’ordre secret. Bien caché en tous cas. Car pas toujours évident de réussir à le voir ni le percevoir. Même pas toujours certain de vouloir y croire. Mais oui, encore et toujours, on doit continuer à le vouloir. Car tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Et faut bien continuer à le vouloir.

On dit que l’ordre naît du chaos, je veux bien y croire. Mais parfois on se retrouve enseveli sous des tas de chaos. Certains plus que d’autres d’ailleurs. Certains vivent actuellement sous les bombes, alors pour eux et elles, le chaos est plus que réel, il est bel et bien et concret, et encore plus secret que pour nous ici.

Mais on dirait que le chaos est un tique chez l’humain. Le chaos nous attaque. Notre histoire est constituée de tant de périodes de chaos, de drames, de douleur et de conflits. Et pourtant, on doit continuer à vivre et à espérer. Tout en restant ouvert(e) à la beauté, à la bonté, à l’humanité.

Ces temps-ci, une des choses qui fait sens dans ma vie sont les moments de méditation partagés avec mes ami(e)s silencieux du CLUB MÉDitation. Cinq fois par semaine, on se voit, en ligne. Parfois en silence complet, parfois avec de la musique entrecoupée de silence, nous communions. Pas de mots, que des namastés. Que des coeurs en présence.

Et même si on est là, ensemble, et ce via nos écrans, on ferme nos yeux et on ouvre nos coeurs pour se voir, se sentir, communier. Et on fait simplement rien, ensemble. Uni(e)s. Pour quelques minutes, on observe le monde tourner. Oh bien sûr, nos mentaux divers continuent de spinner, mais la chaleur de nos coeurs et de nos silences prend le dessus, réconforte et fait sens. Ce silence partagé nourrit la paix, la mienne du moins. Que cela que nous pouvons faire à notre petite échelle pour le moment. En espérant que ça fasse des vagues.

Ces moments avec ma gang de silencieux/ses aident à s’élever jusqu’aux cieux. Car c’est toujours silence aux cieux. Toujours la paix au-delà des nuages. Le soleil y luit toujours. Parfois, essentiel de s’élever de notre monde concret et incarné et de s’en abstaire temporairement pour s’émerger de silence, dans la simple présence de ne rien faire. Car il y a d’autre niveaux d’existence up there. Et à trop suivre l’état du monde, on finit par y crouler. La simple loi de la gravité.

Alors compassion et empathie pour garder contact avec ceux et celles qui souffrent. Notamment les enfants.

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Le silence a cette vertu de laisser parler le regard, miroir de l’âme. On entend mieux les profondeurs quand on se tait.
– Agnès Ledig (Juste avant le bonheur) via Sol Ange

DE JUGER À (TENTER DE) COMPRENDRE

Je ne comprends pas ce qui se passe dans le monde et j’essaie de ne pas juger.

Je ne comprends pas comment on peut en arriver à tuer des enfants, d’un côté comme de l’autre. De toute façon, nous sommes tous et toutes du même côté, celui de la vie, de l’amour, du côté du plus grand que soi.

Mais la vie est si complexe. Et nous sommes des êtres relativement simples. Des êtres simples, d’émotions et de pensées. Et souvent ces pensées, qui se contractent en croyances, entrent en conflit les unes avec les autres. EN soi comme avec les autres. Et les conflits d’idéologies dégénèrent parfois en guerre, en guerres. Comme en ce moment. À plusieurs endroits sur terre, comme en plusieurs personnes.

On dirait que la plupart des guerres émanent de notre intention humaine de vouloir posséder la terre, la faire nôtre, la déclarer home, au détriment des autres. Ce fut le cas ici partout dans les Amériques, comme en Australie, mais aussi partout sur des bases locales au fil des âges. Et c’est encore particulièrement le cas en ce moment au Moyen-Orient, en Russie et en Ukraine, comme en Afrique, entre autres.

Tant de guerres et de douleur au fil de l’évolution de l’humanité. Très difficile à comprendre, et encore plus à ne pas juger. Nous avons le privilège de ne pas vivre en territoires troubles. Et ceci nous rend incapables de saisir toutes les nuances des divers conflits, toute les couches d’émotions et de traumatismes que portent les gens qui vivent ces conflits.

On dit qu’un des buts de la vie est de tenter de faire sens de tout ce qui arrive. Gros défi en ce moment. Quasi impossible. Comment faire sens de certaines choses desquelles nous sommes témoins ?

Personnellement, afin de mieux comprendre, de moins en moins me méprendre, je m’informe auprès d’intervenants qui connaissent mieux la situation que moi. Des deux côtés. Puisqu’il y en a encore au moins deux, côtés. Dualité quand tu voiles notre regard.

Je tente d’entendre, d’écouter et de saisir les divers points de vue. Notamment Gabor Maté, Yuval Harari et autres penseurs de traditions juives et arabes. Je tente de m’informer au sujet de la situation passée car le présent découle de ce passé. Ou devrais-je dire de ces passés. Car il existe pas une seule Histoire, il existe toujours de nombreuses histoires. Souvent celles des gagnants des guerres.

On a beau penser comprendre une situation, la réalité est toujours plus complexe qu’on la conçoit. On ne voit que la partie émergente du iceberg. Et en ces temps de réchauffement climatique, les icebergs fondent rapidement pendant que les réseaux sociaux se polarisent et nous divisent.

Plus facile de juger que de tenter de comprendre. Mais inefficace. Insuffisant. Méprisant, car toujours des humains que l’on juge.

On doit s’informer, approfondir notre pensée et retrouver notre humanité, notre compassion, notre empathie. Et remettre l’humain(e), les humain(e)s, au centre de notre coeur et notre âme d’être humains.

Et comprendre que l’on ne comprend rien, ou, sinon rien, du moins très peu.

Alors minimalement ne pas juger, mais s’informer et tenter de comprendre avec son coeur, et par-dessus tout, aimer. Et apprécier notre privilège de vivre en paix.

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Notre unique obligation morale, c’est de défricher en nous-même de vastes clairières de paix et de les étendre de proche en proche, jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres.
Et plus il y a de paix dans les êtres, plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition.

– Etty Hillesum

DIEU N’EST QU’UN MOT (PARMI TANT D’AUTRES)

Nous prions tous le même Dieu, nous le servons seulement de différentes façons. Les rivières, les lacs, les étangs, les sources et les océans contiennent tous de l’eau. Ainsi, les religions portent différentes noms, et contiennent toutes une part de vérité, exprimée sous des formes et des temps différents. Ça n’a pas d’importance que vous soyez Musulman, Chrétien ou Juif. Quand vous croyez en Dieu, vous devez croire que tous les gens font partie de la même famille. Si vous aimez Dieu, vous ne pouvez aimer que quelques-uns de ses enfants.
– Muhammad Ali

Croire ou ne pas croire, telle est l’une des nombreuses questions.

Dieu ou pas Dieu en est une autre.

Pour moi, le mot Dieu ne désigne pas une figure d’autorité masculine, ni une religion spécifique ou une série de croyances, non plus un jugement face à ceux et celles qui ne croient pas la même chose, ni quelque chose qui existe à l’extérieur de soi, mais plutôt une source infinie d’énergie créative, un script non-écrit qui régit l’univers, une génératrice d’amour et d’abondance (que nous l’acceptions ou pas) et une toile unifiée qui intègre toute la ou les consciences.

Mais comme nous fonctionnons avec des mots, avec des agencements limités de lettres pour imager et imaginer le monde, en tant de différents langages de surcroît, il nous faut aller au-delà des mots, au-delà des concepts.

Que l’on utilise les termes Dieu, l’Univers, le Divin, l’Intelligence Suprême, le Grand Esprit, le Grand Mystère, la Vie, l’Existence, qu’on l’écrive en minuscules ou en MAJUSCULES, éventuellement et ultimement, nous référons tous et toutes à la même grande force d’amour liante génératrice de toute vie qui nous relie, qui nous unit. Au-delà de nos différences, de nos distinctions. En fait toutes ces différence et distinctions toutes réunies composent ÇA, nous. Chaque ingrédient est essentiel à la recette divine.

Le concept d’Omnisme pourrait s’avérer un mot utile pour nous rassembler et nous mettre d’accord, soit la croyance qu’aucune religion n’est la vérité mais qu’une part de vérité se trouve en chacune d’elle.

Bien sûr, certains préfèrent penser qu’aucune religion ne devrait exister, comme le fait que le mot Dieu ne devrait pas exister. Mais les deux existent, et ce, depuis des milliers d’années. alors il nous faire avec.

Au début on vénérait la nature et ses éléments et au fil de l’évolution humaine, on leur a imposé des noms et ériger des concepts théoriques pour tenter d’expliquer la mystère. Et différents peuples ont trouvé différents noms et diverses façons de voir cette vie qui nous passe dedans et qu’on observe en dehors.

On a coupé la même et unique réalité en différentes explications et systèmes théoriques. On a distingué, puis on a opposé. De manière généralement toujours très masculine. Alors que la source de vie universelle prend forme surtout dans la féminité. Depuis toujours, ce sont les hommes qui font la guerre et qui mènent les mouvements religieux, alors que ce sont les femmes qui prennent soin des enfants, du home et de la vie. Vivement le retour du féminin.

Et depuis qu’on a tranché la vie en concepts, depuis qu’on catégorisé, on – les hommes surtout – s’obstinent, argumentent, se pilent dessus, se bombardent et se trucident, imposent leurs croyances aux autres, et s’entretuent.

Nous sommes menés par la dualité du bout de notre nez, et celle de nos concepts théo(cra)tiques qui ont bien de la difficulté à s’intégrer, à se respecter et à chercher les ressemblances plutôt que les différences.

L’humanité, dans ses manifestations antérieures comme actuelles, est décourageante. Quand nous en sommes rendus à tuer nos enfants et des civils sans défense ni responsabilité pour imposer ses croyances au détriment des idées des autres groupes, il y a de quoi se questionner, Car nous sommes tous et toutes du même moule, tous et toutes enfants de chair de la même pâte divine. Mais pourtant, on se tire à bout portant.

Si une force supérieure existe, on doit reconnaître que c’est d’elle qu’émane aussi tous les conflits antérieures et actuels de l’humanité car de là que nous sommes issus, sur cette intelligence suprême que nous sommes modelé(e)s. Bien difficile à saisir tout ça par moments.

Mais a-t-on le choix de ne pas espérer ? A-t-on le luxe de perdre espoir ? Peut-on ne pas continuer d’essayer de comprendre et de sentir et de demeurer humain ?

Poser les questions c’est un peu y répondre. Malgré quelques visites dans le désespoir, prions pour que l’humanité s’éveille à notre unicité et souhaitons que l’on réussisse à prendre conscience de ce qui nous dépasse et nous unit.

Aho tous les Dieux et Déesses, et autres appellations incontrôlées !

LE SENS DE L’AMOUR

Le sens de la vie est simplement d’être en vie. C’est simplement cela, tellement simple et évident. Mais pourtant, tout le monde court en panique comme s’il était nécessaire d’atteindre quelque chose au-delà de soi.

Si simple, et pourtant. On aime ça se la compliquer la vie non ?

Genre :

Q: Et qu’est-ce qu’est votre problème ?
R: je sais que je suis une conscience impersonnelle mais je m’identifie en tant que personne

Car il y a ce que l’on sait, et ce que l’on pense savoir. Ce que l’on pense être en théorie, et ce que nous sommes ici dans cette réalité, en tant que personne.

On aimerait tellement être déjà ce que l’on pense qui devrait constituer un état de paix permanente et omniprésente, être illuminé(e), et pourtant.

Nous sommes simplement qui nous sommes, une simple personne, avec les mêmes besoins de base: respirer, boire, manger, dormir, avoir chaud au corps et au coeur, se sentir utile et signifiant(e), se réaliser, aider le monde. Grosso modo.

Certain(e)s veulent faire du cash, beaucoup de cash, mais au fond, ils et elles ne veulent probablement que la liberté. D’autres veulent être fameux, mais au fond ils et elles ne veulent probablement que se sentir reconnus, sentir leur juste valeur.

Chacun chacune nos buts et nos désirs. Et même qu’en terme de désirs, Osho disait qu’il n’y a rien de mal à en avoir, suffit d’avoir les bons objets de désir, et que si on pousse à l’extrême le concept de désir, le désir ultime consiste ultimement à sentir toute la vie qui passe en soi.

Alors le sens de la vie ? Naître, grandir, vivre, se réaliser à degrés variables, et mourir. En apprenant à surmonter les obstacles, à faire face à ce que la vie nous offre.

Mais peut-être que la plus grande réalisation de toute notre vie sera apprendre à aimer et à se laisser être aimé(e). À développer le sens de l’amour. et de l’humour aussi.

Oser se permettre d’aimer et d’être aimé(e). Risquer de s’attacher aux gens qui croisent notre route, nos proches, nos ami(e)s, nos amour(e)s. Et risquer de les perdre aussi quand ils et elles quitteront le navire. Soit avant nous, alors apprendre à vivre avec la peine et la tristesse de leur départ, ou quitter avant et apprendre à les laisser aller. Ou peut-être à les apporter avec nous, dans le coeur. Parait que c’est la seule chose qu’on peut ramener avec nous à notre mort, l’amour.

Pas compliquée mais pas si simple la vie non plus. Quelque part entre les deux. Un long détour qui passe par le coeur.

Alors peut-être que le plus grand défi est justement d’apprendre à se la simplifier la vie. À garder les valeurs de base au cour de notre quotidien. Un pas à la foi, continuant à vivre dans la foi, même quand on la perd. Car la foi, c’est comme le Nord, ça se perd, mais ça se retrouve. À la boussole du coeur.

BLABLANONYME

Pas traduisable celle-ci. 😉

Depuis des années, j’écris. First thing in the morning, la plupart des mornings, je choisis une image et je fais bla bla. Je livre mes quelques humbles réflexions sur des sujets divers, surtout des choses de l’intérieur. Parfois, je trouve que j’écris trop.

Surtout ces temps-ci, avec l’état du monde, je trouve mes mots et mes réflexions plutôt inutiles. Dans le chemin de mon coeur. Je ne sais plus quoi dire.

Quand des enfants sont pris pour cibles et meurent au quotidien, que peut-on dire ?

Quand des milliers de personnes sont tuées et violées bestialement par des fanatiques religieux, que dire ?

Quand une population de quelques millions de personnes est prisonnière, qu’on leur coupe l’énergie, l’eau et la nourriture et qu’on les bombarde, que pourrais-je écrire qui fasse sens ?

Nous, ici, dans le confort de nos foyers, nous, qui nous prononçons au sujet d’une situation que nous connaissons si peu et si mal.

Alors ces jours-ci je préfère me taire et me renseigner plutôt que de juger et de penser comprendre.

Depuis toujours, je considère que le conflit qui vient d’être réactivé au Moyen-Orient le mois dernier constitue le noeud du problème des relations internationales. Mais je ne sais pas vraiment rien de ce conflit.

À première vue, il semble opposer des religions mais il y a de nombreuses couches d’intérêts en jeu, soit des enjeux économiques, diplomatiques, militaires, stratégiques et énergétiques. Entre autres. Il y a des traditions ancestrales qui s’opposent depuis des milliers d’années. Il y une terre qui est revendiquée depuis toujours par divers groupes qui la considèrent leur.

Alors pour tenter d’y voir un peu plus clair, je m’informe à différentes sources, et surtout pas uniquement dans ce que rapportent les médias, qui sont tous instrumentalisés d’un côté ou de l’autre. Car oui, encore une fois, à première vue, une situation est tranchée en deux camps et chacun tente de nous attirer de son côté. Dualité quand tu nous tiens.

Mais la réalité est tellement plus complexe qu’elle n’y parait. Et chaque côté la présente à son avantage stratégique. Car la guerre se joue aussi beaucoup dans les médias. Pour nous du moins de notre confort ici, c’est notre seule lanterne sur une situation.

Le plus marquant sont les corps d’enfants qu’on voit, les hôpitaux bombardés, les cadavres de civils repêchés des décombres. Et cette réalité ne peut que nous bouleverser. Car c’est de notre humanité à tous dont il est question, ce sont nos enfants qui meurent et que l’on tue, nos frères et nos soeurs.

Et souvent, pour ne pas être trop touché(e)s, on a le réflexe de se réfugier dans le sarcasme et le cynisme. Et de se cacher derrière les mots et les théories.

Mais dans ce cas-ci, on ne peut que rester humain(e)s. On ne peut qu’espérer que le bon sens prédominera bientôt. Et que nous arrêterons de nous entretuer.

Et pour cela, les mots ne servent pas à grand chose. C’est le coeur qui doit veiller sur notre humanité.

UN/I(E)S DANS L’ADVERSITÉ

J’aimerais que vous soyez reconnaissant(e) de passer à-travers ces moments tristes avec toutes ces autres personnes. Car je vous le dis, s’il y a une chose pire que d’être triste, c’est être triste et seul(e). Il n’y a personne dans cette pièce – dans cette vie – qui ne soit seul(e). Ted Lasso

Full novembre dehors comme dedans pour plusieurs ces temps-ci. Full novembre dans et sur le monde.

Le gris, la guerre, l’environnement, la dualité grandissante sur les réseaux asociaux, l’inflation et la crise du logement, sans compter tant d’autres dures et confrontantes réalités si concrètes et terre à terre. Pas OK, mais pas encore tout à fait KO, notre civilisation titube, notre humanité chancèle, notre perception de la réalité s’assombrit en ce triste novembre.

Pas facile de ne pas se sentir seul(e) quand notre moral souffre du syndrome de la gravité, que nous sommes plus près de la terre que des nuages. On passe tous et toutes par là à certains moments; c’est notre réalité d’êtres incarnés, l’inévitable loi de la gravité humaine.

Quand on souffre, le monde entier rapetisse à l’échelle de notre misère personnelle, et notre nombril, douloureux et criant, prend toute la place. Le monde a beau souffrir autour de nous, et il y a toujours pire que soi même si la comparaison est inutile, quand on a mal, la douleur prend beaucoup de place, obstrue notre vision et occupe toute l’avant-scène. Notre misère personnelle devient la misère du monde, en même temps qu’on ait tendance à verdir notre regard sur l’herbe des voisins/voisines.

Pour avoir connu des moments de souffrance à différents moments de ma vie, je sais que lorsque notre moral est lourd et gris, il est à peu près impossible de forcer une porte de sortie. L’épreuve requiert acceptation, patience, intégration. Pas de la résignation, mais pas loin. On doit parfois abdiquer devant les limites de notre humanité incarnée. Tout en gardant la foi et l’espoir, ce qui n’est pas toujours facile et parfois, même presqu’impossible à maintenir.

Car quand on s’enfonce en soi, quand on est amené à visiter nos méandres et marais personnels, avec parfois l’impression de presque se noyer dans la tristesse et le désespoir, on ne peut à peu près rien faire pour contrer la tendance du mouvement de la spirale vers le bas. Certains disent qu’on doit atteindre le fond du baril. Mais on dirait que certains barils ont plusieurs fonds.

Peut-être comme jamais auparavant, pour plusieurs d’entre nous du moins, jamais le monde entier n’a connu autant de désespoir généralisé. Ceci se reflète dans nos regards sur le monde et pèse sur nos réalités personnelles jusque dans les moindres racoins de nos âmes.

Quand on ne se sent vraiment pas en forme, les mots d’encouragements en provenance de nos proches peuvent même être perçus comme agressants. Car si on le pouvait, on irait mieux. On n’a pas besoin de se le faire dire. Mais ça veut pas, ça peut pas.

Mais malgré la douleur invisible que certain(e)s portent en leur corps et âme, ce qui la rend difficile à percevoir pour les autres, on doit continuer à vivre, pas comme si de rien n’était mais presque, sans trop la laisser paraître. Pas ça que l’on préfère partager. On doit porter son petit baluchon de misère tout en continuant à vivre, en attendant que ça passe.

Et c’est toujours plus long que prévu, toujours plus long qu’on le voudrait du moins. Souvent, quand ça s’allège le moindrement, on n’ose pas trop espérer, de peur que ça revienne. À force d’avoir mal, on finit par avoir le bonheur fragile et hésitant. Et les attentes prudentes.

Ces temps-ci, dans certains endroits du monde, des milliers de personnes vivent des épreuves inimaginables, des traumatismes écorchant l’âme humaine. Certaines en provenance de l’extérieur, et qui fraient leur chemin à l’intérieur pour y laisser des traces indélébiles, d’autres qui sont déclenchées sans qu’on sache trop pourquoi, ni comment, sans raison apparente. De soi du moins. Mais la souffrance n’est pas belle mais bien réelle.

À ces gens qui traversent des passages difficiles en ce moment, que vos yeux voeint ces mots ou pas, sachez que nous sommes tous et toutes avec vous, tous et toutes ensemble, car personne n’est à l’abri de l’épreuve. Nous sommes tout et toutes vulnérables devant la souffrance, qu’on l’ait réalisé ou pas encore. C’est ce que le fait de vieillir nous apprend. La mort et la souffrance font partie du lot de note humanité.

En espérant que le fait de se rappeler que nous ne sommes pas seul(e)s puisse contribuer à alléger un peu le poids du passage actuel dans votre vie.

Je te vois, te sens et je suis avec toi.
Nous vous voyons, vous sentons et nous sommes avec vous.

En toute notre humanité partagée.

PRIER, MAIS ENCORE ?

Quand des drames tels que ceux qui sévissent en ce moment prennent place un peu partout sur notre boule perdue, que peut-on faire ? Prier, bien sûr. Se relier, par le coeur.

Mais est-ce que la prière peut venir à bout de la folie humaine, de l’inégalité et de l’injustice ? La question se pose mais malheureusement, la réponse semble trop évidente.

Car nous sommes nombreux à prier, et malgré tout, nous voyons le résultat se dérouler via les lentilles des médias que nos yeux perçoivent.

De toute façon, les hommes d’églises sont nombreux à prier pour leurs armées respectives qui vont se battre les unes contres les autres au nom du Bien contre le Mal. Et on dirait qu’au moins la moitié prie pour le mauvais Dieu. Et malheureusement, ce sont toujours les innocent(e)s qui paient le prix des paris perdus.

Quand il y a eu (une autre) tuerie de masse au Maine le mois dernier, le nouveau président de la chambre des représentants aux USA a offert ses prières et ses pensées aux familles endeuillées. Sans nullement remettre en question l’accès aux armes car évidemment que ce ne sont pas les armes qui tuent, ce sont les gens. Prières de pacotilles suscitant cynisme et sarcasme. Ce sont nos actes qui comptent, pas nos mots vides.

Genre :

Je questionne l’efficacité réelle de la prière ces temps-ci, encore plus que jamais. Car la prière ne semble clairement pas fonctionner considérant l’état du monde, de notre monde. Est-ce qu’on ne prie pas correctement ? N’y a-t-il personne pour entendre nos demandes ? Ou doit-on revoir notre conception de la prière ? Car clairement, somethings’s not working.

Je crois que l’on prie davantage pour se donner bonne conscience que pour concrètement aider le monde. Car de toute façon, comment aider ce monde ? Comment contrer les bombes et la barbarie ? En manifestant ? Malheureusement, ces manifestions pro et anti ne font que reprendre trop souvent encore une fois la même dualité du Eux contre Nous, et du Bien contre le Mal.

Ou encore, pour le dire crûment, prier peut nous donner l’impression d’aider quand au fond on ne veut pas aider, car on ne sait tout simplement pas quoi faire pour aider dans la plupart des cas. En effet, quoi faire pour aider ?

Personnellement, je préfère le simple silence à la prière à mots. Cultiver une paix simple en son coeur, en lien avec la vie dans toute son entièreté, l’ombre comme la lumière. En acceptant et en ressentant toute la douleur du monde. Tout en gardant la foi et l’espoir vivants. Et en faisant du mieux que l’on peut à notre échelle humaine.

Car par la prière, on ne sait plus à quels Saints se vouer de toute façon. Chacun prie son propre Dieu et le pauvre est tout mêlé, s’il existe. Tant de Dieux différents, tant de langages, tant de demandes trop souvent contradictoires les unes aux autres.

Malgré ce scepticisme, on ne peut que continuer de cultiver la paix dans son coeur, et de poser des petits gestes de bonté autour de soi. Comme ces moines Bouddhistes.

Et osons sentir et ressentir la tristesse sans cultiver une pensée rosée et déconnectée de la situation actuelle de notre monde, et non plus en l’intellectualisant. Car notre monde a mal en ce moment, des millions de personnes souffrent en de nombreux endroits. Gardons-les en notre coeur, pensons à eux et elles, car on nous offre ce devoir, et ce grand privilège de vivre en paix. Et si notre petit bonheur est bien confortable et douillet ici, prière de ne pas déranger, et tant mieux, but there is a world out there.

Ouvrons nos yeux et nos coeurs. Et restons humbles. Et réalistes.

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Il y avait une jardin qu’on appelait la Terre
~ Georges Moustaki

C’est une chanson pour les enfants qui naissent et qui vivent.
Entre l’acier et le bitume, entre le béton et l’asphalte,
Et qui ne sauront peut-être jamais
Que la terre était un jardin.

Il y avait un jardin qu’on appelait la terre.
Il brillait au soleil comme un fruit défendu.
Non, ce n’était pas le paradis ou l’enfer
Ni rien de déjà vu ou déjà entendu.

Il y avait un jardin, une maison des arbres,
Avec un lit de mousse pour y faire l’amour
Et un petit ruisseau roulant sans une vague
Venait le rafraichir et poursuivait son cours.

Il y avait un jardin grand comme une vallée.
On pouvait s’y nourrir toutes les saisons.
Sur la terre brulante ou sur l’herbe gelée
Et découvrir des fleurs qui n’avaient pas de nom.

Il y avait un jardin qu’on appelait la terre.
Il était assez grand pour des milliers d’enfants.
Il était habit jadis par nos grands-pères
Qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents.

Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître ?
Où nous aurions pu vivre insouciants et nus ?
Où est-elle cette maison toutes portes ouvertes ?
Que je cherche encore mais que je ne trouve plus.