Vis chaque jour comme si c’était le dernier, laisse aller la douleur et pardonne le passé.
Notre temps est limité, et fuit si vite, que bientôt, notre dernière minute sera chose du passé.
– Jimmy Osborne
La traduction ne rend pas adéquatement les rimes de ce poème rédigé en anglais quoi que j’ai fait du mieux que j’ai pu pour tout de même lui donner une certaine twistrimique en français. Yes mes âmes et mes cieux.
Certains disent que le temps arrange les choses. Mais ce n’est pas toujours le cas et tout ne tourne pas toujours rose chose.
D’autres disent au contraire que le temps n’arrange pas les choses, qu’il ne fait que passer et c’est nous qui devons arranger les choses.
D’autres encore disent que le temps n’existe même pas.
Et quelqu’un(e)s ne disent rien du tout. Tandis que d’autres écrivent, ou pas.
Ce matin j’allais me partir la boîte à mots et les doigts avec cette affirmation de Richard Buckminster Fuller :
Il est tout à fait possible de prendre soin de tout le monde sur la Terre avec une qualité de vie supérieure à ce que l’on a jamais connu auparavant. Ça ne doit plus venir que de vous ou de moi. L’égoïsme est inutile. La guerre est désuète. Il nous faut convertir notre technologie de l’armement vers la vie.
Quoi que comme vous, je sois 100 % d’accord avec l’affirmation du concepteur de la grosse boule de l’Expo de notre enfance et pavillon des USA, on ne peut que constater que ses mots ne sont pas devenus réalité. Et soit s’en désoler, ou plus cyniquement se dire que of course…
J’avais même une citation de Gurdjieff (via Alain Nyala, merci) pour topper les ptits mots d’esprit que j’allais cracher et crasher sur mon écran en lien avec les mots de Mr Fuller :
Combien de fois m’avez-vous demandé s’il ne serait pas possible d’arrêter les guerres. Certainement, cela serait possible. Il suffirait que les gens s’éveillent. Cela semble bien peu de chose. Rien au contraire ne saurait être plus difficile, parce que le sommeil est maintenu par toute la vie ambiante.
Comment s’éveiller ? Comment échapper à ce sommeil ? Ces questions sont les plus importantes, les plus vitales qu’un homme (une personne, ndlr) ait à se poser. Mais, avant de se les poser, il (elle) devra se convaincre du fait même de son sommeil. Et il ne lui sera possible de s’en convaincre qu’en essayant de s’éveiller.
Good morning !
Mais plutôt que d’ouvrir avec, de Mr Fuller, les mots roses, j’ai choisi de poster en tête d’affiche, de Jimmy Osborne, la prose – c’est pour la rime.
Devant la folie du monde, devant la barbarie et la folie, l’avidité et l’égoïsme, face à la guerre et la haine, la poésie nous rafraîchit l’âme, nous allège le coeur, soulage notre esprit. Moindre bien mal de mieux.
Devant l’impuissance face à la bêtise humaine meurtrière, quelques mots doux peuvent apaiser nos tourments, nos tourmentés mentals, comme nos coeurs meurtris et nos esprits échevelés.
Puis je suis tombé – ou eux sur moi ? – sur ces mots de Nietzsche, encore une fois via Alain Nyala, re merci :
J’étais dans les ténèbres, mais j’ai fait trois pas et je me suis retrouvé au paradis. Le premier pas était une bonne pensée; le second, un bon mot; et le troisième, une bonne action.
Cha Cha Cha !
Puis je me suis dit que j’allais prendre cette journée avec légèreté, avec une teinte de rose comme le soleil qui se lève devant mes yeux. Que j’allais accepter mon impuissance à soulager le monde de ses tourments, tout en portant en mon coeur les gens qui souffrent et vivent des situations difficiles partout sur terre.
Et que j’allais faire le bien, et bien le faire.
Car quoi faire d’autre que:
Vis chaque jour comme si c’était le dernier, laisse aller la douleur et pardonne le passé. Notre temps est limité, et fuit si vite, que bientôt, notre dernière minute sera chose du passé. – Jimmy Osborne
Le travail sur soi-mêmecelui que l’on cultive dans le silence, aura des répercussions sur toutes les sphères de notre vie. – Michell Clark
De plus en plus, avec les années qui s’ajoutent au compteur et dans le corps, il me semble que tout ce que l’on puisse faire consiste à cultiver le silence et la paix intérieure. Pas la seule chose que l’on puisse faire, mais une part de plus en plus importante, qui occupe de plus en plus de temps et qui fait de plus en plus de sens.
Dans un monde aussi tumultueux, rapide et conflictuel que le nôtre de nos jours, on ne peut que chercher à trouver refuge en soi. Sans se couper du monde, car c’est notre monde à tous, le monde dans lequel on vit et duquel on doit prendre soin, ce que l’on ne peut faire qu’à petite échelle car grand grand le monde. En commençant par soi-même, et en élargissant.
Et dans un monde si plein de mots, on ne peut que tendre vers le silence. Du moins, vers de plus en plus de silence. Un silence reposant, calmant, sécurisant. Le genre de silence qui doit envelopper la mort quand on passe de l’autre bord. Cette mort si pleine de vie, qui va d’ici à partout, jusqu’à l’au-delà. Un silence supra humain, intra humain. Que l’on doit apprendre à cultiver de son vivant.
Je lisais récemment les superbes mots de François Cheng (Méditations sur la Mort), un philosophe et poète ami de Dany Laferrière à l’Académie Française), qui suggère d’aborder la vie à partir de la mort plutôt que le contraire. Cette perspective nous permet de relaxer, car la mort, certaine, sera l’ultime apothéose de notre vie, tout en nous faisant apprécier chaque nouveau moment de vie qui se présente à nous. D’ici là.
L’affirmation ci-haut parle de travail sur soi. Je ne sais pas si le terme travail dans le sens qu’on le conçoit habituellement s’applique quand on apprend à développer le silence en soi mais si c’est le cas, c’est sûrement une job de finition. Et qui a déjà bâti maison sait que c’est la partie du travail qui requiert le plus de temps, de soin et de patience. La partie la plus longue, et la plus délicate.
L’expression travail sur soi-même n’est pas juste à mes yeux. Si c’est un travail, ça ne peut être qu’un travail de déconstruction, une oeuvre de dénouage. De plus en plus, on observe le moi – du moins ce que l’on considère comme tel – se défaire, se détisser, se dénouer. On n’acquiert jamais rien qui vaille ni qui dure dans la vie, on apprend plutôt à laisser aller, à se laisser aller.
De plus, le soi est un concept qui n’existe pas vraiment. Le soi n’est que ce que l’on pense être, la partie séparée du grand Tout, ce qui anime chaque corps. Une création humaine. Et temporaire. Qui s’évanouira dans le néant éventuellement.
Car nous naissons en tant que rien, et mourrons tout aussi rien, sinon encore plus rien car on devrait apprendre (au conditionnel) au cours de la vie que nous ne sommes rien. Nous naissons en tant que rien ignorant, puis vie en société nous y obligeant, nous nous développons en tant que quelque chose, ou quelqu’un au cours de la première moitié de notre vie, puis nous saisissons de plus en plus au fil du temps et à mesure que le corps faiblit, que nous retournerons poussière.
Alors la culture du silence s’avère l’art ultime d’après moi. Personnellement, je le fais seul, le plus souvent possible, mais j’aime aussi le faire avec mes ami(e)s du silence, en ligne, avec comme seul fil nous reliant celui de nos coeurs.
Et l’hiver s’avère la saison la plus propice pour le faire, pour se taire.
___ The ultimate ecstasy will come through being silent, centered in your own self, forgetting the whole world and disappearing into one’s own being….
Nous sommes ensevelis sous le poids de l’information, qu’on prend à tort pour de la connaissance; on mélange abondance et quantité comme richesse et bonheur. Nous sommes des singes avec de l’argent et des armes. – Tom Waits
Depuis que l’accès à l’information est grand ouvert, nous ne savons plus rien, nous nous noyons sous les mots et les images. Auxquels on peut faire dire n’importe quoi, mésinformation quand tu nous tiens. En fait, la prétendue information est encore plus superficielle que la dite connaissance. Elle est partielle, arbitraire et biaisée. Au moins la connaissance scientifique repose sur la confirmation ou l’information d’hypothèses. L’information d’aujourd’hui peut être vraiment n’importe quoi. Naturelle, artificielle ou encore plus, officielle.
Et je suis bien d’accord avec Tommy Boy, on pense savoir ce qui se passe dans le monde quand au fond on en n’a aucune connaissance directe. Car pour avoir une idée globale et complète de ce qui se passe, il faudrait tout lire, à droite comme à gauche, ou, comme le bon Dieu de notre enfance, être omniprésent et partout à la fois. Sauf que les humains ont créé tant de dieux divers à leurs images.
Osho soulignait la grande différence entre acquérir de la connaissance et connaître. Il disait que la connaissance peut parfois être tout au plus pratique mais la plupart du temps bien inutile, car toujours empruntée d’autrui, pas la nôtre, apprises par les mots des autres, ou dans les livres. Il insistait sur le fait que connaître soi-même importe le plus. Connaître signifie savoir d’expérience, apprendre en faisant l’expérience pour soi, de faire sienne une connaissance expérientielle.
Comme si la connaissance concerne surtout la tête, tandis que connaître implique tout le corps, tous nos sens. Et beaucoup d’efforts et d’expériences.
Après tant d’années à chercher la mot dite vérité, ou peu importe comment on nomme ce que l’on peut bien chercher, les mots des autres ne nous satisfont plus. Mon cas en tous cas. On ne veut plus se faire lire le menu ni décrire les mets par un autre chef, on veut goûter. Préparer et goûter le repas. Et faire la vaisselle même car ça fait partie du grand jeu de la vie. On ne veut plus se faire dire où l’on s’en va, on veut y aller. Le voyage est le but. En fait on veut y être dès maintenant. En fait, réaliser qu’on y est déjà, donc arrêter de vouloir aller ailleurs.
Abondance et quantité sont également un autre drôle de couple de faux-amis. On peut en avoir plus qu’assez avec très peu dans les faits. Et on peut en avoir des tonnes et se sentir vide et en manque. Apprendre à prioriser la qualité plutôt que la quantité nous rend instantanément riches. Comme postait mon amie Trishna l’autre jour, si on ne demandait rien, nous serions toujours comblés. Right on Trish !
En fait, rien de mal à demander, on peut toujours passer notre commande à l’existence, il faut seulement y aller mollo sur les attentes, comme sur la forme sous laquelle notre commande arrivera. Car on dit que l’univers ne nous envoie pas toujours ce que l’on veut, mais toujours ce que l’on a besoin. Mais sincèrement, je ne sais pas comment cela s’applique aux gens qui vivent la guerre et la misère.
Alors apprécions ce que nous avons, comme à se satisfaire de ce que nous n’avons même pas demander. Et automatiquement, nous recevons, nous avons déjà reçu. Et ainsi nous sommes déjà comblés si on le prend ainsi.
Richesse et bonheur constituent un autre étrange couple présenté dans l’affirmation de Tom.
Combien de gens riches et qui sont pourtant si malheureux ? Car souvent, quand on en a beaucoup, on en veut toujours plus, et quand on en possède beaucoup, on a tout autant à perdre. Et la perte éventuelle est certaine, comme la mort; en fait elle viendra par elle. Que ce soit nos relations comme nos possessions, nous perdrons tout. Alors apprécions maintenant.
Osho, encore lui, disait only losers can win this game (seuls les perdants peuvent gagner à ce jeu). En ce sens, apprenons à apprécier totalement ce que nous avons en ce moment, que ce soit des choses, des relations ou même la vie, avec la connaissance que ce n’est que temporaire, que tout change et changera. Mais pour vraiment connaître cela, il faut le vivre au long cours. Il faut vivre les deuils, les changements qui sont inévitables. Et être prêt(e)s à ce que tout perdre. Cela nous permet de mieux en jouir pendant que ça passe.
Des singes avec de l’argent et des armes. Indeed Tommy boy. Et malheureusement souvent eux qui agissent le plus. Mais gardons espoir car un coeur humain aussi au milieu de la poitrine.
Lorsque tu parles avec amour, tu guéris la personne qui écoute.
J’espère alors que lorsqu’on écrit par et avec amour, on réconforte au moins la personne qui lit.
Qui lit ? Qui lit.
Car j’écris par amour, et j’essaie aussi de la faire avec amour. Le plus possible, je tente d’émettre, par écrans interposés, de bons mots, bene dictions. Pour que les yeux qui se posent sur mes mots se reconnaissent, et s’apaisent.
Ça fait une douzaine d’années que, plusieurs matins par semaine, au lever du soleil que j’ai dans le visage à sa sortie du lit, je dépose sur mon écran, via mon clavier, des mots de vie, bribes d’espoir et d’introspection. Je me sais lu par vous en ce moment, par quelques-un(e)s parmi vous en d’autres temps.
Certain(e)s sont abonné(e)s et me lisent plus régulièrement, d’autres ne font que liker mes memes de départ sur FB sans savoir ce que j’ai à dire. Tout bon. Mais de toute façon, je vous sais ici, ou là. Toujours qu’ici anyway, seulement qu’ici, car là est aussi ici. Ici est là, et vice-versa.
Je ne sais pas si mes mots sont perçus comme des mots d’amour, mais je peux affirmer et clamer que j’aime écrire.
J’aime me dévoiler, j’aime voir ce qui poppe hors de moi à chaque coup de doigt qui se fait souvent malgré moi. Je ne me censure pas, ou peu du moins, car il m’importe que mes écrits coulent fluidement. Floush floush.
J’écris pour le fun, j’écris pour faire contact dans le grand pas de fil, dans le petit astral de nos rencontres hasardeuses. J’écris pour partager ce qui se passe de ce côté-ci de mes doigts et de mon écran. Pour faire contact avec l’autre côté de votre médaille, le côté sombre de nos lunes.
Comme vous, j’observe le monde et je me pose des questions. Comme certain(e)s d’entre vous, je ne cherche pas à obtenir des réponses, surtout ne pas les forcer, les imposer.
Je préfère soumettre mes questions et attendre que la vie réponde. Ou pas. Car
La patience est la plus grande des prières. – Bouddha, via Pierre Lemieux
J’écris par plaisir et non par principe, ni par morale. Pas le moral pour ça de toute façon.
Je ne tente pas de convaincre quiconque, même pas moi-même car pas besoin d’être convaincu de quoi que ce soit. Je tente seulement de chercher un peu de sens dans ce grand chaos mystérieux. Mystère rieur. Mister Dieu. Et Madame des Yes.
J’aime jouer avec les mots, j’aime les twister et les tordre de sorte que parfois seulement quelques-un(e)s parmi vous avez une idée de ce que je veux dire. Mais c’est OK, car moi-même parfois je ne sais pas tout à fait what I mean.
Et de toute façon, souvent on lit bien ce que l’on veut lire, ou ce que l’on peut. Comme ce que l’on dit.
J’écris pour chercher la grâce, pour l’inviter. J’écris pour chuchoter ce qui me chicote. Et parfois je radote aussi. Redis Redis le gros. Gros mots, mots jos, lis.
J’écris discrètement et subtilement pour ne pas choquer. Parfois aussi je choke sur mes mots, mes mots m’étouffent. Je ne cherche toutefois pas à ne pas choquer, sinon que moi-même car d’ailleurs, j’aime m’entre-choquer. J’aime entre en contact avec certaines de mes propres idées périmées qui ne peuvent se révéler ainsi qu’une fois sorties de mes doigts. Car les grandes leçons de la vie viennent souvent de choc. Chic choc. Et clique et cloque.
J’écris d’amour et par amour dans la grande toile du cyberespace pour tenter de contre-balancer un peu les mots de haine qui se font de plus en plus nombreux dans les désétoiles des réseaux. Mais souvenons-nous qu’au fond, les mots de haine ne sont souvent sinon toujours que mots de peur et d’ignorance. Gros mots qui tremblent.
Alors voilà chers amoureux des mots, quelques petits mots gorgés d’amour. En espérant que vous les recevrez tout le tour du coeur car ils sont envoyés tout le tour du mien, relayés par le bout de mes doigts de guitariste. Dring dring wow wow. Tissés avec soin soin.
Beaucoup de liberté vient avec le fait de ne rien prendre personnellement.
Beau principe ! Mais merde de taureau si vous voulez mon humble avis. L’humilité est ma résolution annuelle remember ?
Comme on dit, en Théorie, un bien bel objectif de ne rien prendre personnel. Mais la Théorie est un pays imaginaire où l’on peut s’égarer longtemps ou se perdre pour toujours à tout jamais. Bienvenue sur la planète Terre, dans un corps humain. Avec des besoins, des sens, des perceptions, du ressenti, de l’affect. Et un peu de conscience, et plus ou moins d’inconscience.
Car le seul fait d’être une personne, une vraie, une personne authentique, intègre, complète, habitant son corps totalement avec passion, avec toute son âme, son esprit et chacune de ses trippes, est un art que bien peu de personnes ont maîtrisé il me semble.
Alors avant de prétendre ne rien prendre personnel, essayons donc d’être davantage une vraie personne, une vraie personne de coeur, de conviction, de passion et d’engagement.
Avant de désirer ne rien prendre personnel, si on le faisait totalement ? Prendre la vie totalement personnelle je veux dire. En s’impliquant, s’engageant, sautant dedans à pieds joints. Car on peut la regarder défiler dans nos écrans et la commenter à distance, mais un moment donné, faut sauter dedans ! Alors sploush gang !
Mais bien sûr, je vois la séduction dans l’argument de ne rien prendre personnel.
J’ai moi-même prétendu longtemps et si souvent ne pas prendre certaines choses personnelles, mais je n’essaie même plus de me croire. Prétendu j’ai dit. Car pas là du tout, ni envie anymore. Et je l’ai entendu aussi très souvent de la part d’autres personnes : Moi je ne ne prends rien de personnel, ou, Aie chose, prends-le pas personnel.
On comprend le principe mais entre vous et moi, on n’est pas rendus là et j’espère qu’on ne s’y rendra jamais. Car la vie est full personnelle. Ou devrait l’être du moins. Tant que nous sommes ici, incarnés, dans le monde humain.
Nous sommes encore des personnes à ce qu’il me semble, jusqu’à ce que l’IA prenne le contrôle si cela doit arriver comme l’avancent certains.
En fait, nous sommes souvent des personnes wishy-washy, peu engagées, même pas encore totalement incarnées. Alors devenons des personnes à part entière avant de prétendre ne pas prendre les choses personnel. Prenons-nous, soi-même, 100 % personnel, soi, comme les autres.
Peut-être que si on la prenait plus personnelle la vie, on se soucierait davantage du bien-être général du monde, comme de celui des autres personnes avec lesquelles on partage ce monde.
Peut-être que si on prenait les autres plus personnellement, on se soucierait davantage des gens qui ont besoin, qui souffrent ou qui n’ont rien à manger, ni toit, ni leurs besoins de base comblés. Et peut-être qu’on s’appliquerait alors davantage à trouver des solutions concrètes pour régler nos problèmes sociaux. Peut-être qu’on s’occuperait davantage du sort de notre planète.
Comme l’impression qu’on se désincarne lentement mais graduellement face à l’ampleur des défis auxquels on fait face alors qu’on ne s’est même pas encore incarnés totalement. Un de nos deux pieds cherche la porte de sortie. Comme si on se faisait accroire que la vie est une illusion. À force de lire les grands sages qui affirment que la vie sur terre est une illusion, on pense qu’on l’a réalisé. Alors que le concept ne nous reste que tout le tour de la tête, sans descendre dans tout notre corps.
Un peu comme l’égo ça, l’idée de ne pas prendre ça personnel. On aime bien clamer que nous ne sommes pas notre égo. Si cette affirmation prend un certain sens, c’est que nous ne sommes même pas encore assez totalement incarné(e)s, pas encore assez unifié(e) en nous-même.
Comme Osho aimait dire, l’égo est comme un fruit et il ne pourra être savoureux qu’une fois complètement mûr. Alors osons maturer totalement et prenons le monde plus personnel. Car on a bien besoin de personnes complètes, totales, full incarnées dans les épreuves actuelles.
Prenons tout personnel pendant que nous sommes une personne. On verra bien plus tard. Évidemment que chacune projette sur les autres ses propres histoires. Mais pas une raison pour prétendre n’être pas du monde.
Laisse tomber l’arrogance de vouloir réveiller les autres. Tu n’es pas ici pour réveiller personne d’autre que toi-même.
english follows…
Cette année, ma seule et unique résolution consiste à devenir de plus en plus humble. Pas le plus humble, juste humble pour de vrai. Avec toute l’innocence que cela requiert. Et une dose de maladroitesse même, comme de gêne et d’inconfort.
Parce qu’avec l’humilité vient l’innocence justement, et tombe l’illusion de penser savoir quoi que ce soit. Et cette prédisposition d’ignorance face à l’inconnu de la vie relaxe la tête et ouvre le coeur.
Quant au réveil, on verra bien. Les yeux s’ouvrent tranquillement et à leur rythme de toute façon, on ne peut les forcer à ouvrir, on ne peut que le permettre. Mais au fond c’est peut-être Gerry qui savait lui où étaient nos vrais yeux ?
Apprendre l’humilité et aussi respecter l’ordre des choses, même si je ne comprends rien dans le grand désordre actuel qui prend place dans notre monde.
Et aussi accepter que la guerre a toujours fait partie de l’histoire de l’humanité, et que je ne sais pas jusqu’à quand sera le cas. Malgré la souffrance intenable qu’elle cause. Probablement le pire de la dualité présente en ce monde, comme en nous.
Et aussi prendre conscience et regarder comment je dois probablement porter en moi-même l’injustice et les fautes d’autrui que je constate en dehors de moi. Si je le vois, c’est que ça doit être que je le porte aussi. Car on dit qu’on ne voit dans le monde que ce qui est aussi en soi.
Et aussi laisser tomber ma prétendue certitude de savoir comment le monde devrait être pris en charge et penser que je ferais mieux que les gens responsables en ce moment. Car je ne ferais probablement que la même chose qu’eux et elles à leur place, et peut-être pire, car si complexe et compliquée la gestion de notre monde multi tout.
Et aussi simplement prendre chaque journée pour ce qu’elle est, une seule journée, ordinaire et ouverte, une seule journée à la fois et si possible, dans la foi. La foi et la confiance que ce qui est doit être puisque c’est c’est ce qui est. Ou changer ma perception de ce qui est. Et laisser tomber mes grands plans à long terme car l’avenir est si incertain. Et que si je dois planifier, du moins, le faire mais sans jamais tenir pour acquis que mes plans sont aussi ceux de l’existence. Plans flexibles et grand ouverts, et moi prêt à tout, comme rien.
Et aussi simplement – tenter de – me rappeler de voir chaque personne, en particulier celles qui me déclenchent le plus, comme des êtres humains simplement comme moi, avec les mêmes besoins, même si leurs moyens diffèrent. Les voir comme des miroirs, et, ainsi, tels qu’ils et elles sont. Regard d’empathie.
Et finalement, arrêter de vouloir changer le monde, la boule comme chaque personne qui la peuple, et prendre tout ce qui vit pour ce que c’est : une grande comédie dramatique, peuplée de défis et de possibles, avec humanité et sincérité. Et un fond d’humour.
Comme continuer de porter en mon coeur les gens qui souffrent, sans me sentir coupable de ne pas souffrir pour eux et avec eux, mais tout de même responsable, perméable à la souffrance qui sévit, et voir ce que je peux faire à ma petite échelle pour améliorer le sort de mon petit monde, en espérant que chacun(e) fera de même, du moins du mieux qu’il/elle peut et que nos petits mondes tricotent un grand monde meilleur et plus juste. Comme dans justice mais aussi comme dans justesse.
Et me souvenir de ne pas perdre de vue la beauté du monde malgré l’horreur. Car tout ce qui existe co-existe. Et tout passe et passera.
Aho !
___ L’humilité est le symbole de la noblesse. – Mestre Conselheiro Luiz Mendes
___ 𝗦𝗔𝗨𝗩𝗘𝗥 𝗟𝗘 𝗠𝗢𝗡𝗗𝗘 ?
Si nous parvenons à rendre un plus grand nombre de personnes aimantes, festives et spontanées, la crise mondiale pourra être évitée. Mais ne prenez pas cela au sérieux, soyez ludique.
Si l’existence veut que cette planète n’existe pas, qui sommes-nous pour l’en empêcher ?
Chaque jour, des étoiles disparaissent dans des trous noirs et chaque jour, de nouvelles étoiles naissent de trous blancs. Il faut se souvenir d’une chose : tout ce qui naît meurt.
Cette planète existe depuis environ quatre mille millions d’années. Peut-être est-elle devenue vieille, peut-être ne peut-on rien faire pour la sauver. Elle a besoin de repos, et la mort est un repos. Mais je ne dis pas qu’il faut la détruire, je dis que, tant que les choses sont vivantes, il faut en profiter, danser, chanter, aimer. Peut-être que même l’ancienne existence peut avoir envie de laisser la planète vivre un peu plus.
Rendez-la aussi belle que possible, afin que l’existence elle-même ait le sentiment qu’elle doit être protégée. Vous ne pouvez pas la protéger, mais vous pouvez créer les conditions dans lesquelles l’existence se sentira triste de détruire ces belles fleurs, ces belles personnes, ces beaux arbres, ces grandes hauteurs de conscience.
Une seule chose est possible : Rendez cet univers de plus en plus beau, si beau que l’existence devient absolument incapable de penser à le détruire. Et tant que l’existence laisse cette planète perdurer, profitez-en, rendez-la plus truculente… à chaque acte de votre vie. Selon moi, c’est la seule façon d’éviter un suicide global. Le silence et la méditation suffisent ; ce sont des forces bien plus grandes que votre petite activité. Et de votre silence naîtra peut-être une action qui contribuera à rendre la planète plus glorieuse, plus splendide.
Ce que j’essaie de dire, c’est de prouver à l’existence que cette planète est si précieuse qu’il serait absurde de permettre sa destruction.
Rendez-la si précieuse que l’existence détruit tout ce qui se prépare pour un suicide global. Méditez, soyez silencieux, aimant, remplissez le monde entier de rires. Je vous le dis, le rire est bien plus puissant que n’importe quelle arme nucléaire. Remplissez l’univers entier d’amour. Et je vous le dis, un monde rempli d’amour ne décidera jamais de faire la guerre.
– Osho, via Delphine
___ english
This year, my one and only resolution is to become more and more humble. Not the most humbleone, only sincerely humble. With all the innocence that it requires. And even a dose of clumsiness, like embarrassment and discomfort.
Because with humility comes innocence, and the illusion of thinking you know anything disappears. And this predisposition of ignorance in the face of the unknown in life relaxes the head and opens the heart.
As for waking up, we’ll see. The eyes open quietly and at their own pace anyway, we cannot force them to open, we can only allow it. And maybe the eyes are in the heart ?
Learning humility and also respect the order of things, even if I understand nothing in the current great disorder taking place in our world.
And also accept that war has always been part of the history of humanity, and that I don’t know for how long that will be the case, even if it will ever stop. Despite the unbearable suffering it causes. Probably the worst of the duality present in this world, as in us.
And also becoming aware and look at how I probably have to carry within myself the injustice and faults of others that I see outside of myself. If I see it, it must be because it in me too. Because as we say, we can only see in the world what is also in ourselves.
And also letting go of my supposed certainty of how the world should be taken care of and thinking that I would do better than the people in charge right now. Because I would probably only do the same thing as them and they in their place, and perhaps even worse, because the management of our multi-everything world is so complex and complicated.
And also simply taking each day for what it is, a single day, ordinary and open, a single day at a time and if possible, in faith. Faith and trust that what is must be because that is what is. Or change my perception of what is. And letting go of my big long-term plans because the future is so uncertain. And if I have to plan, at least do it but without ever taking for granted that my plans are also those of existence. Flexible, wide open plans, and me ready for anything, like nothing.
And also simply – trying to – remind myself to see each person, especially those who trigger me the most, as human beings just like me, with the same needs, even if their means differ. See them as mirrors, and thus, as they are. A look of empathy.
And finally, stop wanting to change the world, the ball like each person who populates it, and take everything that lives for what it is: a great dramatic comedy, full of challenges and possibilities, with humanity and sincerity. And a touch of humor.
How to continue to carry in my heart the people who suffer, without feeling guilty for not suffering for them and with them, but all the same responsible, permeable to the suffering that is rampant, and see what I can do on my own small scale to improve the fate of my little world, hoping that everyone will do the same, at least as best they can and that our little worlds will knit a big, better and fairer world. As in justice but also as in accuracy.
And remember not to lose sight of the beauty of the world despite the horror. Because everything that exists co-exists. And everything passes and will pass.
Aho !
Humility is the symbol of nobility. – Mestre Conselheiro Luiz Mendes
___ Saving the world ?
If we can make more people loving, festive and spontaneous, the global crisis can be avoided. But don’t take it seriously, be playful.
If existence wants this planet not to exist, who are we to stop it?
Every day, stars disappear into black holes and every day, new stars are born from white holes. We must remember one thing: everything that is born dies.
This planet has existed for approximately four thousand million years. Perhaps she has become old, perhaps there is nothing we can do to save her. She needs rest, and death is rest. But I am not saying that we must destroy it, I am saying that, as long as things are alive, we must enjoy it, dance, sing, love. Perhaps even the old existence may want to let the planet live a little more.
Make it as beautiful as possible, so that existence itself feels like it needs to be protected. You cannot protect it, but you can create the conditions in which existence will feel sad to destroy these beautiful flowers, these beautiful people, these beautiful trees, these great heights of consciousness.
Only one thing is possible: Make this universe more and more beautiful, so beautiful that existence becomes absolutely incapable of thinking about destroying it. And as long as existence allows this planet to persist, take advantage of it, make it more colorful… with every act of your life. In my opinion, this is the only way to avoid global suicide. Silence and meditation are enough; these are forces much greater than your little activity. And from your silence perhaps an action will be born which will contribute to making the planet more glorious, more splendid.
What I’m trying to say is to prove to existence that this planet is so precious that it would be absurd to allow its destruction.
Make it so precious that existence destroys everything preparing for global suicide. Meditate, be silent, loving, fill the whole world with laughter. I tell you, laughter is more powerful than any nuclear weapon. Fill the entire universe with love. And I tell you, a world filled with love will never decide to go to war.
La générosité est une puissante pratique quand c’est toi qui ressens un besoin. – Allan Loko
Il y a un dicton qui dit: donne ce que tu as besoin de recevoir.
Alors si on a besoin d’amour, aimons.
Si on a besoin d’attention, intéressons-nous aux autres.
Si on veut le respect, respectons autrui.
Si on veut la paix sur terre, soyons tout d’abord en paix avec soi-même et propageons-là ensuite autour de soi. Devenons des instruments de paix. Incarnons-là car la souhaiter est essentiel mais insuffisant. Mais on doit aussi la faire me semble. Un peu du moins.
Et nous sommes nombreux à souhaiter la paix pour le monde entier tout en portant en soi divers conflits non résolus, de nombreuses petites guerres en soi-même.
Ces temps-ci, avec autant de chaos, de tensions, d’instabilité et de guerres qui sévissent un peu partout autour de nous sur la terre, notre terre, je trouve qu’il est bien difficile d’être simplement et complètement en paix avec soi-même, considérant l’état de la planète. Il est à tout le moins compréhensible d’être troublé(e) par l’état du monde, notre monde. Le contraire serait insensible et déconnecté.
Alors quasiment indécent d’en demander encore plus pour soi quand nous sommes déjà parmi les plus privilégié(e)s du monde et que tant de misère sévit. Alors que même autour de nous, ici, juste là, il y a de nombreuses personnes qui n’ont même pas le strict minimum. Comme d’autres qui en ont plus qu’assez sur le plan matériel mais qui se sentent vides en soi, tourmenté(e)s par en-dedans. Pas si simple de trouver l’équilibre.
Alors, en ce tournant d’année, en ce temps de résolutions et de réjouissances, que souhaiter d’autre que la paix sur terre et être de bonne volonté ?
Quand même un peu malaisant de souhaiter la paix dans le monde quand on vit dans une région où règne une telle paix alors qu’on ne peut rien faire pour empêcher la guerre, les guerres. Trop facile, trop simpliste et jovialiste de simplement souhaiter la paix je trouve, comme ça, penser la semer à tous vents, à tout le monde.
Et en même temps, quoi souhaiter d’autre ? Et surtout que faire ? Comment y contribuer autrement qu’en la souhaitant ? Les questions se posent.
Bien sûr, on peut répondre : en la faisant en soi tout d’abord, et en la partageant autour par la suite. Mais est-ce qu’on peut vraiment partager la paix dans le monde ? À date, ça ne semble pas être suffisant.
Et peu importe ce que l’on peut bien se souhaiter à soi, ou souhaiter au monde, la vie nous donnera toujours ce qu’elle veut bien nous envoyer de toute façon. Les épreuves sont inévitables et les passages plus difficiles sont souvent sources de grandes leçons.
Alors que souhaiter ?
Je nous souhaite de cesser de toujours en vouloir davantage, ou autre chose que ce que la vie nous donne.
Je nous souhaite d’arrêter de souhaiter un peu, et de faire un peu plus et un peu mieux, et d’apprécier davantage ce qui est.
Je nous souhaite de cesser de toujours vouloir plus de bonheur, plus de ceci ou moins de cela, et d’accepter ce que la vie nous offre et continuera de nous offrir au gré du temps.
Je nous souhaite de trouver un bonheur simple et ordinaire dans les petites choses du quotidien, dans le peu, dans le moins.
Je nous souhaite d’apprécier ce que l’on a déjà, car c’est déjà beaucoup.
Je nous souhaite de prendre soin de nos proches avec amour et respect, comme on aimerait qu’ils et elles prennent soin de nous. Et si nous sommes seul(e)s, qu’on puisse l’apprécier aussi car c’est ainsi pour le moment. Au fond, nous sommes tous et toutes seules.
Je nous souhaite de développer le réflexe de considérer comment aider notre prochain(e) quand on croise quelqu’un qui a besoin. De pouvoir se mettre à sa place, et développer l’empathie et la compassion. Et non pas de donner sans demander, mais d’offrir et la personne acceptera si elle le veut. Je nous souhaite d’apprendre à donner dans l’ombre aussi, sans que personne ne sache.
Je nous souhaite d’apprendre à chaque jour à vivre totalement satisfait(e) avec ce que l’on a déjà, et à désirer de moins en moins seulement pour soi et de plus en plus pour le bien du plus grand nombre, du grand monde.
Je nous souhaite une infinitude de moments présents parfaits tels qu’ils sont toujours, si on le conçoit et décide ainsi.
Je nous souhaite de passer et de penser de plus en plus du je au nous, d’élargir sans cesse notre regard et notre perception pour être de plus en plus capable de tenir compte du point de vue de chacun(e) et de se pratiquer à ouvrir son coeur de plus en plus.
Je nous souhaite que nos souhaits tendent de plus en plus vers la grande famille humaine que vers notre seul petit nombril. Et que l’on puisse mettre en action nos multiples souhaits afin de tendre vers le bien du plus grand nombre.
Je nous souhaite un parfait maintenant, pour toujours et à tout jamais.
___ Arrête de chercher la vérité, sois vrai(e). Arrête de chercher l’amour, aime. Arrête de chercher la conscience, sois conscient(e). Arrête de chercher l’éveil, sois vigilant(e). Arrête de chercher la vie, sois vivant(e). Arrête de chercher la lumière, ouvre les yeux. Arrête de chercher Dieu, ouvre ton cœur Ce que nous cherchons nous le sommes déjà.
Évidemment, nous sommes toujours seul(e) quand on médite. En quelque sorte. En fait, on essaie d’être le plus présent possible avec toutes les parties de soi-même, pour ne pas se sentir seul(e), ou déconnecté(e) de l’entièreté du monde dans lequel on vit. On pourrait même dire les mondes. Le but est éventuellement d’en arriver à se sentir en lien avec tout ce qui vit, avec l’ensemble de la création. Une simple maille dans la grande courte-pointe humaine.
Peut-être êtes-vous assez discipliné(e) pour prendre le temps et l’espace suffisants pour méditer par vous-même. Si c’est le cas, heureux pour vous. Mais moi, personnellement, la présence d’un groupe et d’un horaire régulier m’aide à maintenir ma pratique. Car la méditation est une pratique régulière. J’ai beau médité plutôt régulièrement depuis le début des années 1980, souvent lorsque seul et sans horaire, je space out au lieu de spacer in.
C’est justement pour cela que j’ai mis sur pied un groupe de méditation il y a quelques années. En ligne. À distance. Mais connecté(e)s par le coeur. Dans le silence de nos coeurs.
Ainsi, depuis presque 3 ans, j’ai le privilège de m’assoir en agréable compagnie pour ne rien faire en bonne compagnie. Jusqu’à 5 fois par semaine, entre 3 et 15 d’entre nous à la fois, on fait silence ensemble. On s’assoit, chacun dans nos homes respectifs, dans la foi, connecté avec pas de fil.
On ne communique pas, on communie. Avec nos visages qui apparaissent à l’écran, ou pas, pas un mot n’est échangé. Qu’un Namasté et une brève salutation de la main ou de la tête au début et à la fin de nos rencontres, that’i it that’s all. L’essentiel est transmis. Le reste n’est que silence. Un rien paisible. Un lien full wifi de coeur.
Parfois on ne fait que silence, et d’autres fois le silence est entrecoupé de musique. La musique nous relie. Comme si chacun(e) se vautre dans son propre silence alors que tout le monde écoute la même musique. Parfois on s’assoit ensemble pour 20-25 minutes, qu’en silence, et parfois pour 40 minutes, alternent musique et silence. Comme si la musique teintait le silence. Certain(e)s gardent leurs écrans ouverts, d’autres se cachent le face, tout bon, car de toute façon on ferme nos yeux, alors pas mal du pareil au même. Mais on garde tous et toutes le coeur, et les oreilles, ouverts.
En cette période de fin d’année, on fait souvent des bilans. Ce qui me reste de plus précieux de ma dernière année, avec mes rencontres en chair et en âme dans le cadre des travaux de notre petite église dans la forêt, sont ces moments de précieux silence avec mes ami(e)s du Club MÉDitation. Ami(e)s du silence nous sommes et devenons de plus en plus.
Comme si, avec les années, je réalise que ce que je cherche ne peut se trouver que dans le silence. Ce même silence qui sous-tend nos hymnes lorsque l’on chante en choeur, comme le silence pur, celui d’entre les mots. Faire silence pour simplement arrêter, ce silence qui prend une place de plus en plus significative ponctuant le quotidien, qui le rythme et le guide.
D’ailleurs ces mots de notre beloved que je fais miens : Je veux que mes sannyasins se souviennent de laisser la méditation être leur histoire d’amour. Sans y penser, ni philosopher. Plongez ! Tout comme on tombe amoureux, tombez dans la méditation. Ensuite, tous les mystères sont à votre portée. Perdus dans vos pensées, vous en êtes à des milliers de kilomètres. Sans pensées, Euréka ! – Osho
En ce temps de l’entre-deux, ce temps hors du temps, entre Noël, déjà passé, en plein coeur de ce temps hors temps, avec le grand tournant du carré aux dates à venir dans quelques jours, on flotte hors du temps. En ce temps qui n’existe pas, ce temps que l’on crée et auquel on croit, qu’on voit seulement nous passer sur le corps. Ce temps dans lequel on se perd et sur lequel on compte, certain(e)s font du temps, font leur temps, en attendant de reprendre un rythme plus effréné.
Cette année, en ce temps qu’on dit des fêtes, il me semble que l’ambiance n’est pas à la fête justement, ni aux grandes réjouissances. Car comment célébrer quand une bonne part de l’humanité est sous les bombes ou sur les routes, comment se régaler et se bourrer la fraise quand tant manquent de tout. Les guerres qui pullulent un peu partout, et que nous observons à distance et en sécurité, sur un fond d’impuissance et d’incrédulité, assombrissent ce temps de réjouissances.
Personnellement, j’essaie d’inclure tous ceux et celles qui souffrent dans mes prières et méditations. De les porter dans la flamme qui brûle au coeur de mon coeur, et de purifier mes comme leurs souffrances, comme mon impuissance et mon désarroi devant tant d’absurdité et de cruauté. Que les deux s’emmêlent en moi et que l’on s’y rejoigne tous et toutes. Au coeur du monde.
La paix ne peut se faire ailleurs que dans notre propre coeur dans un premier temps. Et pour la cultiver, il me semble essentiel de prendre le temps d’arrêter et de faire silence, le temps d’y plonger. Éventuellement, quand la petite flamme y jaillit et prend de la vigueur, elle peut s’étendre et s’épandre.
Peace and love comme disaient les hippies… et keep the flame alive comme disait Paule Lebrun…
___ Le silence est la plus haute forme de la pensée, et c’est en développant en nous cette attention muette au jour, que nous trouverons notre place dans l’absolu qui nous entoure. ~ Christian Bobin
___ Méditation d´Atisha (982-1054) – traduit des directives offertes par Osho
Cette technique aide à ouvrir et ré-ouvrir le coeur et à ressentir la paix intérieure.
La douleur est naturelle, il faut la comprendre et elle doit être acceptée. Naturellement nous avons peur de la douleur, naturellement nous l´’évitons, de ce fait de nombreuses personnes évitent le coeur et se réfugient dans la tête.
Le coeur provoque de la douleur, c´est vrai, mais seulement parce qu´il procure aussi du plaisir; c´’est pour cela qu’´il donne de la douleur. La douleur est le chemin qui mène au plaisir; l´’angoisse, la porte par laquelle entre l´’extase.
Si l’on est conscient de cela, l´on accepte la douleur comme une bénédiction et soudainement la nature de la douleur commence à se transformer.
Vous n´’êtes plus en opposition avec elle et parce que vous n´’êtes plus en opposition avec elle, ce n´’est plus une douleur, elle devient une amie.
C’est un feu qui peut vous purifier, une transmutation, un processus par lequel l´’ancien disparaîtra et le nouveau émergera, un processus par lequel le mental disparaîtra et le coeur se mettra à fonctionner dans sa totalité. Alors, la vie devient une bénédiction.
Lorsque vous inspirez – écoutez attentivement, c´’est une des méthodes les plus extraordinaires – lorsque vous inspirez, pensez que vous inspirez tous les malheurs de l’humanité, toute l’obscurité, toute la négativité, tout l’enfer qui existe en ce monde, inspirez-les et laissez-les être absorbés dans votre coeur.
Vous avez peut-être lu ou entendu parler des soi-disant « penseurs positifs » en Occident. Ils disent exactement le contraire mais ils ne savent pas ce qu’ils font. «Lorsque vous expirez» disent-ils « rejetez tout votre malheur et votre négativité et lorsque vous inspirez, absorbez la joie, la positivité, le bonheur, la gaieté ».
La méthode d’Atisha se situe à l’exact opposé ; lorsque vous inspirez, inspirez tout le malheur et la souffrance de toute l´’humanité, passée, présente et future. Lorsque vous expirez, expirez toute la joie que vous êtes et ressentez ; lorsque vous expirez, expirez tout le bonheur que vous êtes, toute la bénédiction qui vous emplit.
Expirez, déversez-vous dans l’existence.
C’est la méthode de la compassion ; buvez toute la souffrance et répandez la bénédiction.
Et si vous le faites, vous serez surpris ; au moment où vous absorbez en vous les souffrances du monde, elles ne sont plus souffrances.
Le coeur transforme immédiatement l’énergie. Le coeur contient une force transformatrice, absorbez le malheur et il se transforme en félicité, et déversez-le alors autour de vous.
Lorsque vous aurez expérimenté que votre coeur est capable de cette magie, de ce miracle, vous souhaiterez l’expérimenter encore et encore. Essayez, c’est une méthode des plus pratique, simple et elle donne des résultats immédiats.
Pratiquez-la aujourd´’hui et constatez.Essayez cette méthode de la compassion: absorbez tout le malheur, transformez-le et déversez toute votre joie dans le monde.
Ne déteste personne, peu importe combien ils t’ont blessé. Vis humblement, peu importe la richesse que tu as accumulée. Pense positivement, peu importe la dureté de la vie. Donne beaucoup, même si tu as peu reçu. Pardonne tout, toi en particulier. Et n’arrête jamais de prier pour le mieux de toutes et tous. – Ali Abi Talib via Nesse Gomes
Dernière chronique avant une petite pause. Ces quelques mots livrent le fond de ma pensée, l’essentiel de mes pensées pour moi, toi et pour le monde.
En ces temps troubles, ces temps de guerre sur la terre, de chaos et de conflits, que cette période en soit une de paix intérieure qui pourra s’étendre de plus en plus large et tout guérir.
Puissions-nous apprécier l’immense chance que nous avons, ici, de vivre en paix et dans l’abondance, pour en partager une partie avec les gens autour, et ceux et celles plus loin. Ne jamais oublier ceux et celles qui souffrent pour les garder en notre coeur.
Donnons ce que nous avons à donner, et même plus, que ce soit des mots, de la musique, de la nourriture, des gestes de bonté, de l’aide aux plus démuni(e) que soi, du partage et de l’acceptation.
Voilà ce que je nous souhaite à tous et toutes: Pardon, humilité, positivité, don de soi, pardon et prière.
Ne déteste personne, peu importe combien ils t’ont blessé.
Vis humblement, peu importe la richesse que tu as accumulée.
Pense positivement, peu importe la dureté de la vie.
Donne beaucoup, même si tu as peu reçu.
Pardonne tout, toi en particulier.
Et n’arrête jamais de prier pour le mieux de toutes et tous.
Ange, dis-moi, est-ce que j’ai perdu mon temps à poster des memes ? Des milliers de gens lisent tes memes, tu as fait perdre du temps à des milliers de personnes.
L’histoire de ma vie. Et peut-être un peu de la vôtre.
La drôle vie qui scrolle désormais. Celle qui scrolle à l’écran. La vie qui file et qui défile, et nous avec, nous dedans, et derrière parfois.
Certains d’entre vous aiment perdre leur temps avec ces mots. Et moi j’adore me perdre dans mes mots avec vous. Même si je ne sais pas qui lit. Qui lit ? Qui lit ?
Je débute toujours mes chroniques par un meme. Une image ou des mots, avec lesquels je suis d’accord, ou pas. Juste un pré texte. Pour donner le ton, pour enligner la conversation. Pour me starter, pour allumer ma flamme chronique. Le flot de mon bla bla à sens unique. Auquel certains répondent parfois en commentaire.
Des memes, quand même. Même si les memes sont trop simplistes, trop généralistes. Drôle qu’on en soit devenu à penser en memes. On pense et on parle de meme désormais, on parle en meme. Certains memes sont des perles, d’autres déparlent même.
Même si les mots sont parfois de trop, on dirait bien qu’on en a encore besoin. Jusqu’à preuve du contraire, jusqu’à ce que l’on fasse silence radio un jour. Jour qui n’arrivera probablement jamais.
Car nous sommes des êtres de mots, des êtres de mals-être comme de biens-être, maux qu’on tente parfois de résoudre par les mots. Mots dits avec justesse parfois, mais avec sans d’autres fois.
Quoi que je pense sincèrement que le silence soit plus résolutif de nos maux que nos mots. Oui, en effet, j’aime parfois inventer des mots, comme on invente probablement la plupart de nos maux. Ça doit nous donner l’impression d’exister. J’ai mal donc je suis.
J’invente des mots pour le phone, pour faire suer les puristes, pour faire râler les critiques, pour faire frire le rictus et rire le lecteur/trice. Mais surtout pour me divertir la colonne verte et drabe, pour me traiter le canal. Pour me jouer d’eux, ces fichus mots, jouer avec eux un tsipeu car eux nous roulent si souvent dans la narine – je parle du nez – et nous chatouillent sur le bout de la langue. Et vlan dans le nez les mots.
J’aime parfois écrire pour le fun. En fait toujours. Mais parfois j’aime écrire drôlement. Me donner la permission de dire n’importe quoi, même des zâneries. Hi han hi han les mots. Pim pom. Ben bon. Pour vous faire rire et vous les faire lire sous la table car ça prend un(e) âne qui lit pour en reconnaître un(e) autre. Âne Âne Gyan. J’en suis ravi.
En cette grosse fin d’année pour le monde entier, et pour la plupart d’entre nous, envie de vous souhaiter d’être doux et douce avec vous, comme je me le sweat moi-même. Prenons soin. De soi. De nos proches. De nos parents s’ils sont encore vivants. De nos enfant si nous en avons. Ou de ceux des autres car tous nos enfants de partout le monde. Prenons en soin.
Et de nos âmi(e)s for sure – Hallé Trishna – car ça on devrait tous et toutes en avoir. Bons pour le coeur les âmi(e)s de coeur. Pas nécessairement beaucoup, mais de qualité avant de quantité. Car notre temps est si limité. De plus en plus on dirait.
Oui, on dirait que lorsqu’on vieillit, le temps file et défile de plus en plus vite et on aime de plus en plus la solitude. Je sais pas pour vous mais autour d’ici, c’est comme ça.
Alors je vous pitche ces mots en plein écran dans le cyberespace pour tisser un lien vers vous, pour vous dire que nous sommes encore ici, encore ensemble même si on sort moins de la maison qu’avant et qu’on vive à distance. Car les coeurs ne connaissent pas la distance. Toujours ici, qu’ici.
Prenez du temps, prenez le temps. Et quand on fait ça, nous sommes toujours ensemble. Toujours ici.
De mon côté, ici-bas, une de mes activités préférées qu’on fait avec les âmi(e)s, ne rien faire et écouter silence et/ou musique, ou se shaker le sac à memes, et le bootie.