
Pourquoi regarder dans toutes les directions ? Fermez les yeux et regardez en vous.
Merci Rumi. Si elle est de toi, de vous devrais-je dire, désolé de te tutoyer comme ça petit impertinent que je suis.
Se perdre pour se trouver, ou se retrouver plutôt. Car on s’est perdu.e.s. Disons qu’on s’est égaré.e.s.
Fermer les yeux pour découvrir le monde. La vie semble parfois contradictoire, mais elle ne l’est peut-être pas tant finalement. Sûrement pas en fait, qu’en surface.
À trop chercher en dehors de soi, on s’éparpille, on s’écartille. À Paris comme ailleurs.
Car trop à chercher en dehors de soi, trop à tenter de découvrir. Trop à tenter de contrôler aussi en ce monde totalement hors de contrôle. Deux yeux pour tout ça, trop peu. Il faut user du bon oeil.
Car si on pouvait contrôler quoi que ce soit, on arrêterait les guerres, on nourrirait et soignerait les enfants, on protègerait la Terre. Right ? Mais hors de nos mains. Alors on doit prend note, prendre acte, et agir à notre minuscule échelle personnelle.
On perd parfois la foi et espoir en l’humanité et on pense que si on laisse aller, si on lâche prise – expression galvaudée s’il en est une pour nous control freaks – le monde va se perdre et partir en déroute.
Mais peut-être, comme l’affirme Sogyal Rinpoche, que même si on croit qu’on on va finir avec rien si on laisse aller, la vie nous révèle le contraire, soit que de laisser aller constitue la voie de la liberté.

La vie nous le montre peut-être, mais pour le voir, et surtout le réaliser – comme dans rendre réel – il faut le mettre en pratique. Apparente contradiction s’il en est une: faire un effort pour ne plus rien faire.
Comme ouvrir les mains quand on a peur. Comme ré-ouvrir son coeur quand on a été blessé.e. Pas simple ni évident. Mais indispensable, inexorable, inévitable.
Se perdre en Dieu pour le trouver en soi ? Peu importe ce qui monte quand on entend le mot Dieu. Car toute la vie vit en soi, suffit de l’écouter pour l’entendre, la goûter pour la déguster, fermer ses yeux pour la voir.
La seule façon est en effet probablement de regarder par en dedans car le monde est trop vaste, trop complexe, trop fou. Trop à voir et ce monde fou rend notre regard flou.
L’infiniment petit comme représentation de l’infiniment grand.
Bonne intro. Spection.
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Note sur la chronique d’hier
https://atisupino.com/2025/09/08/avec-la-tete-ou-dans-le-coeur/
Je faisais hier l’apologie du coeur aux dépends de la tête.
Un de mes plus assidus lecteur et ami me disait avec raison que le coeur et la tête faisaient tous les deux parties du corps et que l’on devait cesser les séparations et vivre dans l’entièreté de notre corps. Tout à fait vrai.
Mais, si je ne l’ai pas dit assez clairement hier, je reste persuadé qu’on doit choisir le pôle qui guidera notre vie, où logera notre boussole, qui sera le pilote, et qui sera le co-pilote sur le siège d’à côté. Car évidemment que les deux peuvent et doivent absolument collaborer, mais on doit choisir qui mènera la barque.
Vroum vroum, floush à floush et vive l’amour !
L’amour à mort !

















