Tombe en amour avec ta vie. Lève-toi tôt, va marcher, mange de la nourriture saine, porte ce qui te rend confiant.e, et écoute ta musique préférée. Crée des petits moments qui te font tomber en amour avec ta vie.
Tomber ou monter, c’est selon. Mais bref, aimer sa vie. Le but ultime.
Faire tout ce que l’on fait avec amour, avec présence et attention, avec soin. Le faire lentement, soigneusement, délicatement. Créer de la beauté, semer de la joie autour de soi.
Avez-vous entendu Trump l’autre jour semer sa haine à tous vents ? Pauvre homme. Ça ne doit pas être jojo dans son appareil corporel et psychique à ce petit bonhomme très animé, craint, mais bien peu aimé. Ses cellules et les atomes de son corps doivent être amères et acides. On le voit à l’oeil nu d’ailleurs. On ne peut jamais tricher dans le vie.
Et ce n’est pas que lui qui distille sa haine. Tant de haine sur les réseaux, comme dans ce monde en général que certaines personnes doivent prendre le contrat de l’amour. Et ça a l’air que c’est vous et moi ça chers lecteurs/trices. Car nous sommes aussi très nombreux à vouloir aimer, à vouloir s’aimer, à vouloir semer la paix, en soi et dans le monde.
Oush oush petites graines d’amour à tous vents.
On n’a pas à haïr ni à aimer ces personnages débordants de haine. On peut juste les laisser faire car comme on dit, pas en haïssant la haine qu’on va créer de l’amour.
Au contraire, essayons de leur envoyer de l’amour et du menoum menoum tout le tour de la terre, de l’âme et du coeur. Car ils en ont bien besoin. Et on doit équilibrer – ou neutraliser, je ne sais pas exactement comment ça fonctionne la dynamique de l’amour – toute cette haine qui les gangrène à l’interne et qu’ils expulsent dès qu’ils parlent et respirent. Tout ce qu’ils veulent est d’attirer du monde, le monde, dans leur rang. Prenons un pas de côté.
Opposons-nous doucement et aimons. Embrassons – comme prendre dans nos bras – toute la haine du monde et utilisons la flamme de notre coeur pour transformer l’amour en haine, la guerre en paix, la peur en confiance.
À notre humble et petite mesure.
Pas qu’on soit meilleurs qu’eux. Non non. Juste qu’on a la chance de savoir cela, soit que l’amour engendre l’amour. Savoir que même si on n’a pas reçu tout l’amour dont on avait besoin quand on était tout ptit.e.s, on peut le cultiver et le donner maintenant, car on sait que c’est en donnant que l’on reçoit.
Ben oui, lecteur/trice, encore la prière de St-François car c’est exactement ce qu’il disait jadis, et c’est ce que l’on a besoin de lire encore et encore aujourd’hui. Encore plus que jamais auparavant peut-être. De toute façon, il n’y a que maintenant.
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix, Là où est la haine, que je mette l’amour. Là où est l’offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l’union. Là où est l’erreur, que je mette la vérité. Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l’espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.
___ Note à Donall et ses sbires
Quand vous haïssez, vous générez une haine réciproque. Quand des individus se haïssent, le mal est limité ; mais quand de grands groupes de nations se haïssent, le mal peut être infini et absolu. Ne vous laissez pas aller à l’idée que ceux que vous haïssez méritent d’être haïs. Je ne sais pas si quiconque mérite d’être haï, mais je sais que la haine de ceux que nous considérons comme mauvais n’est pas ce qui sauvera l’humanité. – Bertrand Russell
Comme ça, le monde serait séparé entre la gauche et la droite ?
Grosse job de recentrage à faire on dirait bien, job de patchage, de rapiéçage, d’unification.
Car, face aux événements, nous ne sommes pas que séparé.e.s entre la gauche et la droite, nous sommes confronté.e.s, opposé.e.s, divisé.e.s. Le chiard est pogné ben raide. Comme si le monde pouvait être séparé en deux.
Et même chacun.e en soi, nous sommes fragmenté.e.s, divisé.s.e, splittée.s.
Désormais, nous nous retrouvons, autant individuellement que collectivement dualisé.e.s. Full dualité.
D’ailleurs, pas qu’entre la gauche et la droite sommes-nous en tous nos états désunis.
Entre ça et ça
Alors que le travail à faire est
ou mieux
Quand on regarde Gaza et les autres injustices mondiales, nous balançons entre ça
et ça
Même que si on ne se retenait pas on irait jusque là
car tant d’innocents, tant d’enfants.
Mais comme l’indique la première image ci-haut, une seule aile serait bien seule et triste. ÇA risquerait de tourner en rond, ou carrément 😉 de ne pas voler du tout.
Nous sommes des êtres d’unité, pris dans un monde de dualité. On sait ce qu’il nous reste à faire. Mais personne n’a jamais dit que la job serait facile ni simple.
Et on ne nous a pas promis un jardin de
De toute façon, même la rose a ses épines qui servent à protéger sa beauté.
À nous de manoeuvrer pour sentir la douceur du monde.
Car au fond, nous sommes tous et toutes des étudiant.es. de la grande vie et touts et toutes un peu gauches et maladroit.e.s. ___ Qu’est-ce que l’amour ? L’absence totale de peur, dit le Maître. De quoi avons-nous peur ? L’amour, dit le Maître. ♥️ – Anthony de Mello
___ J’ai pleuré aujourd’hui… Et ce n’était pas une simple larme. C’était un effondrement total, les épaules tremblantes, les sanglots. Mais plutôt que de me juger (comme je le faisais avant), maintenant je regardais simplement ce qui se passait… Je voyais l’histoire surgir, et je ressentais la tristesse et la colère monter en moi. Mon esprit faisait vraiment du bon travail pour m’entraîner dans un drame. Voilà ce que j’ai compris : regarder cela n’anesthésie pas le cœur ni sa douleur. La conscience ne vous épargne pas la souffrance. Cela signifie simplement que vous savez ce qui se passe lorsque la douleur vous traverse. L’école de pensée humaine (psychologie, travail sur le système nerveux) dit que nos larmes sont une décharge naturelle. Une vieille énergie qui s’en va, ou le corps qui se réorganise. Et c’est vrai. Mais si vous voulez vous libérer de la douleur émotionnelle, vous devez aller plus en profondeur (et je sais que beaucoup d’entre vous le font, car je lis tous vos messages). Il faut se tourner à nouveau vers celui/celle qui pleure. Et la meilleure façon d’y parvenir, et la méthode que j’utilise toujours quand je suis embourbée dans mes conneries (oui, je pleure encore), c’est la suivante : Qui est le JE qui ressent cette vague de tristesse? Puis je m’en tiens à la question. Je ne cours pas après l’histoire (car ce n’est qu’une histoire, même si elle est atroce). Je n’essaie pas de réparer le sentiment ou de le faire disparaître. Je laisse la conscience qui perçoit les larmes se révéler intacte – et c’est toujours le cas. Il y a quelque chose de vraiment magique à poser cette question dans le feu de l’émotion ♥ – Samantha Spiro
___ Tout au long de votre vie, quelle que soit l’action que vous ayez accomplie avec votre corps, votre parole ou votre esprit, si elle n’avait pas été imprégnée d’amour et de compassion, vous ne vous seriez probablement jamais senti pleinement épanoui.e. Au contraire, vous auriez probablement ressenti un profond sentiment d’absence. Avant toute action, efforcez-vous donc d’éveiller l’amour et la compassion pour tous les êtres sans exception. Cela signifie ne pas vous ignorer. Chaque être, sans exception, vous inclut. Puis laissez cette belle énergie imprégner tout ce que vous faites. Plus votre amour et votre compassion sont grands, plus cette belle énergie qui inonde votre esprit et votre corps est grande, et plus elle imprègne votre environnement. Plus votre épanouissement est grand, et plus vous et les autres serez heureux. ~ Chamtrul Rinpoché
On ne peut pas créer en étant totalement isolé; on a besoin du monde, car le monde est la matière première, le matériau. Si l’on veut accomplir un travail sérieux, il faut se salir les mains, c’est-à-dire toucher le monde, se mêler à la matière. – C. G. Jung
Chaque ère de mensonges appelle un combat pour la vérité. Chaque période de grande injustice révèle des militant.e.s pour la justice. Chaque période de deuil en est une de prières pour la paix. Et chaque période emplie de monstres est aussi un temps pour les héros. – Nikita Gill
Durs temps pour les rêveurs. Et pour la vérité. Pour les idéalistes.
Mais peut-être que la vie nous met au défi et qu’elle nous botte le derrière.
Saurons-nous nous tenir debout et travailler activement pour la paix et la justice ?
Saurons-nous travailler ensemble pour rendre sa dignité à l’humanité ?
Autant individuellement que collectivement.
Qui vivra verra. Mais si ça se fait, ça se fera un geste à la fois, petit geste par petit geste. Avec humilité, respect, humanité et solidarité. Ce sont peut-être les valeurs que l’on doit découvrir en soi, ou simplement les retrouver.
Ce que je désire, c’est la force de supporter sereinement les injustices, les malheurs, la tristesse, les erreurs et les malentendus. – Haruki Murakami
Supporter sereinement les injustices ou les combattre ? La question se pose.
Car on dit qu’on ne peut vaincre l’ombre par plus d’ombre, que par la lumière, ni faire la paix en haïssant la guerre, qu’en répandant l’amour et la compassion.
Gardons espoir que l’amour viendra à bout de la haine, et de la peur.
___ Beaucoup de naïfs croient que les forces obscures n’opèrent que dans le mal, la dépravation et le crime. Comme ils peuvent être égarés ! C’est ainsi que seules les forces grossières et à faible degré opèrent. Bien plus dangereux sont ceux qui viennent sous couvert de la Lumière de la Doctrine. Le Prince de ce monde a beaucoup d’assistants talentueux, conscients et inconscients, et il est naïf de penser qu’ils ne savent pas agir subtilement. Ils sont très sophistiqués et inventifs et agissent sur la conscience de leurs victimes. Mais tous sont privés de tolérance et de chaleur du cœur. C’est ainsi que l’obscurité et la lumière s’entremêlent sur Terre. – Elena Ivanovna Roerich,, via Jean Bouchard d’Orval
___ La création est le seul système digestif assez grand pour le désespoir du monde. On ne crée pas malgré le poids. On crée à cause de lui. Si ça ne faisait pas si mal, le poème ne mordrait pas aussi fort. On vous dit de recycler les bouteilles en plastique. Je dis de recycler votre rage. Foncez-la en fresques. Transformez-la en chansons. Transformez votre chagrin en la seule source d’énergie renouvelable à laquelle nous ayons jamais fait confiance. On essaie sans cesse de soigner le monde avec des politiques. Mais aucune loi ne peut légiférer sur l’amour dans le sang. C’est une œuvre d’art. C’est votre œuvre. C’est pourquoi vous êtes toujours là. J’ai cessé de croire aux nations. Je ne crois qu’aux systèmes nerveux. La guerre n’est pas « là-bas ». La guerre est un enfant en vous, les poings serrés, qui implore qu’on le prenne dans ses bras. Chaque crise que le monde nomme : politique, économique, environnementale, n’est qu’un autre mot pour un amour négligé. On peut interdire les armes à feu, réglementer les émissions, augmenter le salaire minimum ; mais tant que nous n’aurons pas nourri l’enfant qui est en nous, la maladie se renommera à jamais. Les enfants mal-aimés deviendront des adultes qui légifèrent sur la solitude. L’art est la dernière chance pour l’orphelin d’avoir sa place. L’art est l’agence d’adoption des cœurs abandonnés. L’art nous permet de cesser de nous faire manipuler. C’est ainsi que nous murmurons à l’enfant blessé intérieur : ta voix compte, ton imagination est un remède, tu as le droit de répandre des couleurs là où le monde ne voit que le noir et blanc. On parle de « crise de santé mentale ». On parle de « réchauffement climatique ». On parle de « polarisation ». Mais tout ce que j’entends, c’est l’écho d’un enfant qui supplie : « Regarde-moi. Laisse-moi construire. Laisse-moi créer. » Un enfant oublié devient un politicien, un tyran, une bombe. Qu’est-ce qui le guérit ? Pas une politique. Un poème. – Christopher Sexton
Même un avant-goût ou un simple aperçu d’interconnexion apporte une expérience directe d’appartenance, un sens d’être une partie intime de toute chose, d’être à la maison peu importe où vous êtes. – John Kabat-Zinn
Ce matin, une chronique pot-pourri, avec seulement des mots des autres, des sages, des gens qui ont vécu avant, qui y ont cru et qui l’ont vécu. Pour que leur parole survive, que leurs mots continuent de tracer le chemin de la paix et de l’amour. Des mots d’amour, des mots de paix, des mots d’espoir. Des graines de paix et d’amour semées à tous vents.
Car trop de conflits, trop de guerres, trop de division et trop de morts à tenter de défendre ce fichu mot de 3-4 lettres qui nous dresse les un.e.s contre les autres..
J’envoies ces mots à Netanyahou, Putin, Trump et sa gang de sbires made in USA, comme à tous les autres petits grands gros ptits gars du monde de la guerre, de la politique professionnelle et de toutes sortes d’affaires armées, en espérant qu’ils réalisent ces prophéties et qu’ils les incarnent un jour. Plus tôt que tard si possible.
Je nous et leur souhaite la paix.
___ En ce monde, la haine n’a jamais dissipé la haine. Seul l’amour dissipe la haine. Telle est la loi, ancienne et inépuisable. ~ Le Bouddha
___ La paix n’est pas seulement un objectif lointain que nous recherchons, mais un moyen d’y parvenir. – Martin Luther King Jr
___ Voici la voie de la paix : vaincre le mal par le bien, le mensonge par la vérité et la haine par l’amour. ~ Pèlerin de la paix (1908-1981)
___ L’amour est la force la plus puissante de l’univers. Nous devons continuer à marcher dans la direction de l’amour, quoi que nous entendions et voyions autour de nous. Quels que soient nos échecs humains. Quoi qu’il arrive, ou semble arriver. Et si nous sommes reconnaissants pour cet amour, sa puissance s’amplifie. L’amour n’est pas limité par la religion, les croyances ou les lois humaines. Notre esprit humain ne peut en saisir l’immensité. Nous sommes illuminés par lui, sinon nous ne serions pas là. Nous sommes tous dans le même bateau. ~Joy Harjo
___ Si vous voulez la paix, ne parlez pas à vos amis. Parlez à vos ennemis. – Desmond Tutu
___ Si nous voulons récolter les fruits de la paix et de la justice à l’avenir, nous devons semer les graines de la non-violence ici et maintenant, dans le présent. – Mairead Maguire.
___ Ce qui est haïssable pour vous-même, ne le faites pas aux autres. C’est toute la Torah ; le reste n’est que commentaire. – Rabbi Hillel
___ Qu’une nouvelle terre s’élève. Qu’un autre monde naisse. – Margaret Walker
___ Il ne suffit pas de parler de paix. Il faut y croire. Et il ne suffit pas d’y croire. Il faut y travailler. – Eleanor Roosevelt
___ L’obscurité ne peut chasser l’obscurité : seule la lumière le peut. La haine ne peut chasser la haine : seul l’amour le peut. – Martin Luther King, Jr.
___ Seul l’amour conduit à l’action juste. Ce qui met de l’ordre dans le monde, c’est d’aimer et de laisser l’amour faire ce qu’il veut. ~Jiddu Krishnamurti
___ Je suis lasse de ceux qui haïssent la paix. – Jemima Wilkinson (1752-1819)
___ Nous pourrions avoir la paix en un an si les femmes s’organisaient. – Jeannette Rankin (1880-1973), femme politique américaine, suffragiste et pacifiste.
___ Le véritable amour est sans limites comme l’océan et, se gonflant en chacun, s’étend et, franchissant toutes les frontières, enveloppe le monde entier. ~ Mahatma Gandhi
___ Je le sais. J’y crois de tout mon cœur. Si nous voulons un monde libre et pacifique, si nous voulons que les déserts fleurissent et que l’homme accède à une plus grande dignité humaine, nous pouvons y parvenir ! – Eleanor Roosevelt, Demain, c’est maintenant (1963).
___ L’écoute est une pratique très profonde. Il faut laisser de l’espace pour écouter, surtout ceux que l’on considère comme nos ennemis. Lorsque nous avons démontré notre capacité d’écoute et de compréhension, l’autre personne commence à nous écouter. C’est la pratique de la paix. ~ Thich Nhat Hanh
___ La paix dans le monde ne peut naître que de la prise de conscience que tous les êtres humains sont comme les membres d’une même famille. ~ Dalaï-Lama
___ L’humanité est encore loin du stade de maturité nécessaire à la réalisation de ses aspirations, à la construction d’une société harmonieuse et pacifique et à l’élimination des guerres. Les hommes ne sont pas encore prêts à façonner leur propre destin, à contrôler et à diriger les événements mondiaux, dont ils deviennent au contraire les victimes. – Maria Montessori (1870-1952)
___ Il n’existe qu’un seul moyen radical de sanctifier la vie humaine. Ni les blindages, ni les chars, ni les avions, ni les fortifications en béton. La seule solution radicale est la paix. ~Yitzhak Rabin
La civilisation est comme une mince couche de glace recouvrant un profond océan de chaos et de noirceur. – Werner Herzog
À voir la situation mondiale actuelle, on pourrait être porté à constater que davantage de chaos que de paix agite le monde, notre monde. Que ce soit, entre autres et non seulement, à Gaza, en Ukraine ou aux USA avec la polarisation de cette violence de moins en moins gênée et retenue, on sent un certain bouillonnement, si ce n’est un bouillonnement certain. Ça gronde, et ça chauffe, sous l’apparente glace sociale et sociétale.
Et on ne parle même pas des intelligences mécanisées qui sont en train de nous rattraper.
Alors apprécions pleinement la chance et le privilège que nous avons de vivre la paix ici et maintenant. Jamais permanent, jamais acquis.
J’ai davantage habitude à porter mon regard et mes réflexions matinales sur le monde intérieur, sur les choses de l’âme. Peut-être par évitement devant un monde incompréhensible et trop générateur de stress, par bonasserie, ou par écoeurement de la chose humaine chez ceux qui tentent d’imposer leurs solutions aux problèmes du monde, ou de leurs intérêts plutôt.
Mais l’âme de notre monde est inquiétante. Et si on se considère soi-même l’un des sujets de ce monde, on ne peut détourner son regard. L’évitement spirituel n’apportera rien à notre société. Il me semble que l’on doive tenter de comprendre un tant soit peu cet étrange et un peu fou monde dans lequel on vit. Car c’est du sort de nos enfants dont il est question, le sort du monde se joue maintenant comme peut-être jamais auparavant.
Évidemment que les actions que l’on peut poser sont limitées, les gestes à poser incertains. Que faire devant tant de folie ?
J’ai toujours aimé croire qu’il y a une justice en ce bas monde. Que les gens vivent avec les conséquences de leurs actions. Mais ces mots de Jodie Foster (oui oui l’actrice) me ramènent à l’ordre, comme au désordre :
Non, mes amis, ne vous bercez pas d’illusions. Ceux qui font le mal ne reçoivent pas toujours leur juste retour. Beaucoup s’en tirent très bien. Vous les verrez réussir, vous les verrez s’approprier la meilleure part de tout. C’est ainsi que fonctionne le monde. Mais si cela peut apaiser vos cœurs, sachez ceci : j’ai vu de nombreux méchants atteindre le sommet… mais jamais goûter à la paix.
En effet, des gains divers mais guère de paix pour les hommes de mauvaise volonté. La voilà la part de justice.
Mais ça n’apaise pas mon coeur. Ça ne fait que démontrer que peu importe combien ni comment on abuse le monde et les gens autour de soi, on finit toujours au coeur de soi.
Évidemment aussi qu’il faille travailler sur soi et bâtir son propre petit bonheur, et le partager autour de soi. Quoi d’autre peut-on faire ?
Mais parfois, je me demande, et je le demande aussi à la présence nommée Dieu, ou à l’un.e de ses allié.e.s., comment nous faire comprendre, nous gens de toutes les volontés, que la paix peut aussi passer par de bonnes actions, et des bons mots, bene dictions.
Et ne le sait-on pas déjà ?
Mais on dirait bien que l’on doive passer par là où nous passons en ce moment. Car on dit que l’ombre cherche la lumière.
Eh oui, on en revient encore à la prière de la sérénité: Mon Dieu, accordez-moi le courage de changer les choses que je peux changer, La sérénité d’accepter celles que je ne peux changer Et la sagesse d’en connaître la différence Et, mon Dieu, accordez-moi le courage de ne pas renier ce que je crois être bien, même si je pense que c’est sans espoir.
Et viva le Shaking ! Et le Santo Daime !
___ Ex chaos ordo », disaient les romains. Un ordre né du désordre. Aujourd’hui, il faut demander : « Quod ordo ? » – Quel ordre ? Réponse : celui des autocrates, jamais le nôtre.
Notre boussole morale est dans la tolérance, l’empathie, la fraternité et la construction d’un monde de progrès pour l’humanité. Un monde arpenté en liberté. Éclairé par la raison. En recherche du bien commun. Jamais la haine. Jamais. – Rudy Dermotte
___ Entourez-vous de vos amis et de votre famille, et si ce n’est pas votre lot, que la bénédiction vous trouve dans votre solitude. ~ Leonard Cohen
___ La mort physique est un phénomène éternel et au fond extrêmement banal. Mais il y a une autre mort, qui quelquefois est encore pire. L’abandon de la personnalité, le mimétisme par habitude, la capitulation devant le milieu, le renoncement à soi-même… Mais regarde un peu autour de toi. Mais parle avec les gens. Mais ne te rends-tu pas compte qu’au moins soixante pour cent d’entre eux sont morts ? Et le nombre augmente chaque année. Éteints, nivelés, asservis. Ils désirent tous la même chose, il font le même discours, ils pensent tous la même chose, exactement la même. Ignoble civilisation de masse. » – Dino Buzzati, Les nuits difficiles
___ J’ai vécu dans un isolement profond, un désert intérieur, Et peu à peu, j’en ai aimé la douce horreur. Dans cette solitude où l’esprit s’égare, Je plongeais en moi, scrutant chaque miroir. Ma vie entière, je l’ai revue en silence, Détail par détail, sous l’éclat d’une immense Lumière implacable, où moi-même, sévère, Je me jugeais sans détour, d’un regard austère. Parfois, je bénissais le sort qui m’avait donné Cette solitude, ce vide abandonné, Car sans elle, jamais je n’aurais pu comprendre, Ni réviser ma vie, ni vraiment m’éprendre. – Fiodor Dostoïevski, Mémoires de la maison morte
___ Un enfant naît avec sept dons naturels
Le premier est l’innocence, le second est l’ouverture d’esprit. Le troisième est l’imagination. Le quatrième est la confiance, le cinquième est une passion pour la vie, le sixième est la compassion pour la vie, le septième est le courage. Voilà les dons que le monde tente de dérober à chaque enfant, en les remplaçant par sept traits inférieurs comme la culpabilité, l’étroitesse d’esprit, le conformisme, le doute, l’apathie, l’insensibilité et la peur.
J’ai découvert la face sombre de l’humanité quand j’étais encore enfant, lorsque j’ai vu assommer un bébé phoque pour la première fois. Mais j’ai aussi eu la joie de voir les baleines et de nager au milieu des castors, des dauphins, des phoques et des poissons.
Mon enfance m’a donné pour toute ma vie l’amour des autres créatures et de la nature, et pour toute ma vie aussi la passion de défendre et protéger.
Elle m’a aussi fait entrevoir les choses auxquelles je ne voulais pas prendre part. Lorsque j’étais enfant, je me disais que je ferais cesser le massacre des phoques et que je protégerais les animaux sauvages.
Mes expériences enfantines ont modelé mon évolution en tant qu’adulte, et je n’ai jamais perdu cette innocence, j’ai gardé un esprit ouvert, nourri mon imagination et conservé ma confiance, ma passion et ma compassion, et renforcé mon courage.
Les livres que j’ai lus, les oiseaux dont le chant m’a émerveillé, les animaux que j’ai vus, les grands professeurs que j’ai écoutés et l’amour qui emplissait constamment mon cœur m’ont gardé sur la voie de la compassion.
Chaque enfant a le potentiel pour la grandeur, et cette grandeur peut être nourrie simplement en ne renonçant pas aux sept vertus positives pour les remplacer par les sept traits négatifs.
Les rêves d’un enfant peuvent se réaliser s’il ne perd pas les sept dons naturels qu’il reçoit à la naissance.
Le secret est simple : suivez votre cœur, et souvenez-vous que votre cœur n’a jamais tort.
– Capitaine Paul Watson
___ J’ai appris que l’amour peut surgir par surprise… ou s’éteindre en une seule nuit. Que les plus grands amis peuvent devenir de parfaits inconnus, et qu’un inconnu peut parfois devenir un ami pour la vie. J’ai appris que le “jamais plus” finit toujours par revenir, et que le “pour toujours” a souvent une fin. Que celui qui veut, peut… et réussit. Que celui qui ose ne perd jamais rien, et que celui qui n’ose pas ne gagne jamais. J’ai appris que si l’on veut voir quelqu’un, il faut aller le trouver — car après, il est trop tard. Que la douleur est inévitable, mais que la souffrance est un choix. Et surtout… j’ai appris que nier l’évidence ne sert absolument à rien. — Elif Shafak
Je pense que l’une des raisons pour laquelle les gens s’accrochent aussi férocement à leur haine est qu’ils pressentent qu’une fois cette haine partie, ils seront bien obligés de sentir leur douleur. – James Baldwin
Obligés de sentir leur douleur, ou de faire face à leurs peurs.
On dit qu’il existe deux émotions fondamentales: la peur et la colère. En ce sens, on peut associer haine et colère.
En fait, on dit que la peur est une colère passive, tandis que la colère serait une peur extériorisée sur le monde extérieur, et préventive, et manifestée parfois.
La douleur, et/ou la souffrance, me semblent davantage être des ressentis, des impressions corporelles, des appréhensions face à un avenir incertain, ou en réaction à un passé traumatisant.
On voit, et on sent, avec tout ce qui se passe de par le monde, que le monde est dans tous ses états émotionnels. Colère, haine, tristesse et peur sont au rendez-vous.
Quand on regarde au sud de la frontière, avec un nombre d’armes à feu supérieur au nombre d’habitants, on ne peut qu’imaginer avec inquiétude ce qui risque d’arriver – ou ce qui arrivera possiblement – quand cette charge émotive et émotionnelle frappera le ventilateur de la panique sociale.
Les gens sont inquiets, insécures face à l’avenir. Les gens ont peur et projettent ces peurs sur le monde. Et parfois, quand on sent que l’on ne peut rien faire, on accumule et certains agissent, passent aux actes. Pour faire baisser le niveau de peur et d’insécurité, pour extérioriser le malaise, la mal-être. Avec les conséquences que l’on connait.
Toujours plus aisé de projeter à l’extérieur de soi, sur les autres, les étranges, son propre malaise, que ça soit de la douleur, de la peur ou de la colère. Mais ce n’est jamais vraiment satisfaisant car le malaise, on le porte en soi.
Si on peut apprendre à observer son monde intérieur, à assumer ce qui monte en soi et de soi, et ensuite à faire avec, notre vie serait bien plus productive. Pas dans le sens d’accomplir quoi que ce soit, plutôt dans le sens de pouvoir devenir maître de son monde intérieur. Ce qui a comme conséquence d’arrêter de vouloir changer le monde à l’extérieur comme une réaction, mais davantage comme une réponse.
Quand on assume ses peurs, sa colère comme sa douleur et sa souffrance, on devient maître de sa vie. On devient l’ingénieur et l’architecte de sa propre existence. On devient capable de reconnaître ce qui se passe pour vrai en soi. Et on arrête de vouloir que le monde extérieur soit différent, on arrête de vouloir changer le monde.
Le monde change tout seul car
___ Ne résistez pas à la douleur. Laissez-la être là. Abandonnez-vous au chagrin, au désespoir, à la peur, à la solitude, ou à toute autre forme de souffrance. Soyez-en témoin sans la cataloguer mentalement. Accueillez-la. Voyez alors comment le miracle de l’abandon transforme la souffrance profonde en paix profonde. ~ Eckhart Tolle
___ Se lier d’amitié avec soi-même, c’est la révolution silencieuse. C’est apprendre à s’asseoir dans les moments de vide et à trouver non pas l’exil, mais un foyer. Écouter les mauvaises herbes des sentiments – chagrin, colère, joie – qui poussent à travers les fissures, nous demandant de revenir au réel. Le corps, comme la terre, cherche constamment à se régénérer. Les sentiments surgissent comme des orties et des pissenlits, insistants et vivants, non pour nous détruire, mais pour nous régénérer. Et lorsque nous commençons à faire confiance à notre propre compagnie, l’arrivée de l’automne et de l’hiver n’est plus une crainte. L’attrait pour l’intérieur devient un retour aux sources. Le silence devient parenté. L’obscurité devient une porte. – Brigit Anna McNeill
___ Seule la paix intérieure est véritablement utile à la vie des hommes et des femmes sur notre planète. Il est clair que la violence qui sévit dans le monde est la projection par l’humain à l’extérieur de lui-même, des pulsions violentes qui agitent son psychisme. – Stanislas Grof via Jean Gagliardi
___ La solitude n’est pas seulement l’absence des gens. C’est l’absence de but, l’absence de sens. Quand vous vous retrouvez dans un monde où tout semble extraterrestre et distant, où chaque connexion est superficielle et où chaque tentative de compréhension est rencontrée avec indifférence, vous réalisez que la vraie solitude n’est pas d’être seul, mais de se sentir seul dans un monde qui n’a plus de sens. – Haruki Murakami
Prenons tout l’argent que nous dépensons chaque année pour l’armement et la défense et investissons-le plutôt pour procurer de la nourriture, des vêtements et de l’éducation pour les plus démuni.e.s de ce monde, sommes qui couvriraient amplement tous ces besoins, sans exclure une seule personne, et nous pourrions explorer l’espace ensemble, autant l’espace intérieur qu’extérieur, pour toujours, en paix. – Bill Hicks
Ce matin, en tombant sur cette citation, je découvre Bill Hicks. Je vous laisse le googler si vous êtes aussi curieux/se que moi. Intéressant personnage, né la même année que moi, mais mort – beaucoup trop – jeune.
Mais ce sont surtout ses mots, ces mots de lui, que l’on se dit intérieurement probablement vous et moi, qui m’intéressent ce matin.
En effet, pourquoi, nous, humains trop inhumains, investissons-nous autant dans la guerre, dans la mort et la destruction, dans le mépris et la méchanceté ?
Pourquoi le capitalisme, qui profite surtout sinon seulement à ces quelques choosen few du top de la pyramide corporative, vise toujours plus, à en avoir plus, à gagner plus, à exploiter plus ?
Quand plus est-il assez ? Car plus est toujours too much. Et never enough. Jamais assez.
Pourquoi tant d’avidité ? Avidité qui ne réussit jamais à assouvir notre soif, à remplir le trou du beigne de nos désirs. Car c’est bien du désir de vivre dont nous parlons. Mais c’est sur les moyens que nous errons.
Nous pensons qu’en se remplissant la panse, qu’en investissant sans cesse dans plus de dépenses, que nous arriverons à boucher les trous insatiables de notre insatisfaction et de nos compulsions abusives.
On se demande vous et moi, sûrement vous aussi right ? – comment des hommes de toutes sortes d’affaires puissent être autant motivés par les profits à tout prix, au plus haut prix surtout, aux dépens de la plus simple dignité humaine ?
Hommes de beaucoup de volonté peut-être, mais de bonne volonté ? Pas certain.
Comment après des milliers d’années de vie en prétendue société, on en est encore à démanteler des campements de sans abris ? Pour les envoyer où ? Ils sont déjà dans la rue, dans le nulle part public, dans le nowhere inhumain.
Comment peuvent vivre des gens avec plus d’argent qu’ils ne pourront jamais en dépenser devant tant de pauvreté, tant d’inégalités, tant d’injustice ? Comment rationnalisent-ils ce non sens ? Autre réalité probablement, autre minding.
En effet, une partie de l’humanité possède plus que nécessaire pour combler les besoins de tous les humains de la terre. Ils possèdent les ressources, les moyens, les infrastructures et tutti quanti.
Mais on préfère s’opposer, s’affronter, se comparer et s’entre-tuer. Mamma mia que le monde est désespérant.
Comme vous probablement aussi, je me demande souvent comment nous vivons aussi inhumainement que nous le faisons. Et en ce moment même, Gaza, le Yémen, Haïti, la Syrie, et tutti quanti d’autres pays.
Difficile de comprendre le monde tel qu’il est, et d’en faire sens. Impossible presque.
Difficile de tenter d’extraire du sens et de la significativité de nos guerres, de nos conflits armés si désarmants, de nos génocides et de nos apartheids.
Difficile de comprendre comment nos différences peuvent nous diviser autant, alors que nous avons tellement plus en commun qu’en différences, comment nos différends nous rendent tellement méchants les uns envers les autres.
Si on pouvait seulement se mettre à la place de l’autre, à la place des autres. Si on pouvait seulement marcher quelques minutes dans les souliers d’autrui ? Ou nus pieds est probablement plus réaliste.
Comment nos prières au même Dieu au fond, qui se présente seulement sous des noms différents, nous font nous détester autant et nous faire vivre les uns contre les autres ?
Le monde est fou, le monde est stoned.
Il serait temps de revenir à jeûn, et à genoux. Pour prier pour le bien du plus grand nombre, pour le bien de tous et de toutes, de partout.
La réponse se trouve peut-être dans le silence ?
Nous, les autochtones, connaissons le silence. Nous n’en avons pas peur. En fait, pour nous, le silence est plus puissant que les mots. Nos aînés ont été formés au silence et nous ont transmis ce savoir. Observer, écouter, puis agir, nous disaient-ils. C’était la manière de vivre. Chez vous, c’est tout le contraire. On apprend en parlant. On récompense les enfants qui parlent le plus à l’école. Dans vos fêtes, vous essayez tous de parler en même temps. Au travail, vous avez toujours des réunions où tout le monde s’interrompt et parle cinq, dix ou cent fois. Et vous appelez ça « résoudre un problème ». Quand vous êtes dans une pièce et que le silence règne, vous devenez nerveux. Vous devez remplir l’espace de sons. Alors vous parlez de manière forcée, avant même de savoir ce que vous allez dire. Les Blancs adorent discuter. Ils ne laissent même pas l’autre personne finir une phrase. Ils interrompent toujours. Pour nous, les autochtones, cela ressemble à de l’impolitesse, voire à de la stupidité. Si vous commencez à parler, je ne vous interromprai pas. Je t’écouterai. Je cesserai peut-être de t’écouter si je n’aime pas ce que tu dis, mais je ne t’interromprai pas. Quand tu auras fini, je me ferai une opinion sur ce que tu as dit, mais je ne te dirai pas que je ne suis pas d’accord, sauf si c’est important. Sinon, je me tairai et je m’en irai. Tu m’as dit tout ce que j’avais besoin de savoir. Il n’y a plus rien à dire. Mais ce n’est pas suffisant pour la majorité des Blancs. Les gens devraient considérer leurs paroles comme des graines. Ils devraient les semer, puis les laisser pousser en silence. Nos aînés nous ont appris que la terre nous parle toujours, mais que nous devons nous taire pour l’entendre. Il y a bien d’autres voix que la nôtre. Bien d’autres… – source inconnue
___ CLÉ DE L’HARMONIE
Je souhaite l’Harmonie, l’Amour, la Vérité et la Justice à tous mes soeurs et frères.
Avec les forces réunies des vibrations silencieuses de nos pensées, nous sommes forts, sains et heureux, constituant ainsi un lien de fraternité universelle.
Je suis satisfait et en paix avec l’Univers entier, et je souhaite que tous les êtres réalisent leurs aspirations les plus intimes.
Je rends grâce au Père invisible d’avoir établi l’Harmonie, l’Amour, la Vérité et la Justice entre tous ses enfants.
En effet, toute bonne chose, comme toute vie, a une fin, du moins elle en aura une.
Et comme on dit, la fin justifie les moyens. Oui, oui, certain.e.s le disent. Les plus fins j’imagine. Ou elle les multiplie aussi, mais ce sont les mathématicien.ne.s. Pour les plus affamé.e.s, c’est la faim qui les justifie.
Comme l’impression que plusieurs ambitieuxde devenir quelqu’un et autres autres adeptes de la gloire personnelle vont éprouver des regrets sur leur lit de mort, du moins quelques déceptions. Drôle d’expression que celle de lit de mort car pas certain du tout que tout le monde meurt dans son lit. Certains le font dans leurs chars, sur la route, d’autres dans la rue, sur le trottoir, d’autres dans un lit d’hôpital, mais une chose est certaine, tout le monde meurt quelque part. Tout le monde meurt de son corps. Et de ce qui vient avec.
Parait d’ailleurs que lorsqu’on meurt, notre mémoire vive s’envole, comme les sentiments et pensées ancrées dans notre corps, mais que nos regrets liés à nos derniers rêves non réalisés déterminent notre prochaine incarnation. Qui mourra verra. Faut donc mourir consciemment si on a le choix.
On dit que l’on meurt comme on a vécu. Ça fait du sens non ?
Surtout que la mort fait partie intégrale de la vie. Mais comme nous ne sommes pas encore mort.e.s vous et moi, même si parfois on aime dire qu’on l’est à moitié, qui mourra verra là aussi. Mais moitié mort, c’est déjà ça de fait, et c’est au moins à moitié vivant. Un bon début. Pour l’instant.
Pour le moment ? Présent ! En tout, et en parties.
Et comme le demandait en chantant feu Boule Noire (Georges Thurston) dans son hit des années 70 : Aimes-tu la vie comme moi ?
Comme moi, comme ci, comme ça.
Je crois sincèrement et candidement qu’on devrait – esssayer de – vivre en se rappelant constamment que l’on va mourir. Qu’on est en train de mourir à petit feu en fait. D’ailleurs, dans certains pays d’Asie, la culture populaire encourage les gens à prendre au moins 5 moments spécifiques par jour, à tous les jours, pour se rappeler leur propre mort à venir. Parait que ça aide à mieux apprécier la vie. Pas fous ces asiatiques.
Ici, au Québec ça serait d’ailleurs très facile à mettre en pratique, on pourrait utiliser nos plaques d’immatriculation pour ça. Contrairement à l’ancienne ministre des Transports (voir le pathétique clip viral qui a circulé). Au moins on saurait de quoi se souvenir.
Si on gardait davantage notre mort à l’esprit – mort à venir et en devenir à chaque expiration – si on intégrait davantage notre mort à et dans notre vie, le monde serait plus fin, plus doux, plus lent, plus humble, plus chaleureux et plus aidant, plus près des choses qui comptent pour de vrai dans cette vie. On vivrait les mains, la tête et le coeur plus ouverts, plus légers, on pourrait enfin appliquer le fameux lâcher prise dont tout le monde se réclame car on va tout devoir laisser aller anyway.
Toute vie prépare à la mort. Amor amor amor.
Et on s’inquiéterait sûrement moins pour l’avenir.
Car on s’inquiète beaucoup – trop ? – vous et moi.
Et comme le dit Bashar, s’inquiéter est semblable à prier pour quelque chose que vous ne voulez pas. Pourquoi investir de l’énergie sur une réalité dont vous ne voulez pas ?
Vu de même. Vue de meme.
Mais peut-être que le fait de s’inquiéter prévient les malheurs. En tous cas pour elle, ça semble fonctionner en bonne partie 😉
On va essayer OK ?
Ça ou chanter don’t worry, be happy. C’est selon.
Sur ce, chers lecteurs/trices et lecteurs tristes, peu importe comment on vit, on vit, et éventuellement, on va tous et toutes retourner à la maison.
Alors enwèye à maison.
COMING HOME
We are coming home / safely coming home We are coming home sweet home again
As we are approaching, getting closer and closer We all have to leave our luggage behind As we’re getting nearer, getting lighter and lighter We’re finding our way back home again
Para sempre home again para sempre home again
___ et en lien avec l’actualité, la mort et la sagesse autochtone
Nîtisânak, j’apprends aujourd’hui que Charlie Kirk a poursuivi son chemin. Le coup de feu qui l’a atteint a réduit son corps au silence, mais son esprit est retourné au kîsikohk (le monde céleste). La mort, quelle qu’elle soit, est une lourde vérité. Que nous ayons soutenu ou contesté ses idées, nous devons nous rappeler que chaque souffle est un don du Créateur et que chaque vie est sacrée.
À notre manière, nous disons que pimâtisiwin (la vie) est un cercle, et que lorsqu’on le quitte, le cercle tremble. Aux mots avec lesquels nous ne sommes pas d’accord, il faut répondre par des paroles plus fortes, par des enseignements, par un défi respectueux, et non par une balle. Lorsqu’une voix est étouffée par la violence, elle brise tipahamatowin (la loi naturelle, l’équilibre sacré). Elle blesse non seulement la famille, non seulement la communauté, mais toute la terre (askiy). Ce moment nous appelle à nous souvenir : la liberté ne se trouve pas dans le silence, mais dans le chemin difficile du dialogue, dans le kwayask-achimo (dire la vérité), dans la force sans haine. La violence n’est pas une force, c’est une faiblesse enveloppée de feu.
Nous prions donc pour la famille de Charlie Kirk, pour les jeunes témoins, pour tous ceux qui portent aujourd’hui le choc et le chagrin dans leur cœur. Nous prions également pour celui qui a appuyé sur la gâchette, afin qu’il puisse prendre conscience de la noirceur de son acte et chercher une autre voie.
Kisê-manitow (Grand Esprit), tiens-nous près de toi en ces moments difficiles. Rappelle-nous encore une fois que la vie est fragile et que nos voix doivent être utilisées comme maskihkiy (médicament), et non comme armes. Le tambour de la vie résonne pour nous tous, et lorsque l’un d’eux tombe, le rythme s’essouffle. Il est désormais de notre responsabilité de le maintenir stable, de marcher en équilibre et d’enseigner aux générations futures que la guérison, et non la haine, est la voie à suivre. —Kanipawit Maskwa (John Gonzalez)
La façon alchimique de transformer un monde sans âme en un monde sacré est de traiter tout le monde comme s’ils sont sacré.e.s jusqu’à ce que la partie sacrée en eux/elles s’en souviennent. – L’amour
On aime croire que le monde est sacré, que le monde est amour. Il l’est.
Mais pas mal de haine aussi on the side, comme pas mal de guerres et de conflits en ce bas monde.
Sweet and sour le monde.Sweet, but sour itou.
Plein de gens autour du monde qui poussent sur nos pitons de l’irritation, de la réaction, du grand dérangement personnel.
Pas si simple, ni facile, de se rappeler que le monde est sacré, du moins qu’une partie du monde est sacrée. Mais dans un monde de dualité, comme toute médaille, tout possède deux côtés, au moins deux côtés; tout phénomène a son penchant, toute lumière fait de l’ombre, toute vie inclut sa propre mort.
On voudrait vivre dans un monde uniquement positif, aimant, protégé. Mais il est clair, contrairement à un certain penchant câlinoursien et licornesque, que là où il y a de l’amour, il y a de la haine aussi. Et de l’indifférence, qui serait le réel contraire de l’amour. Au moins deux côtés.
Où il y a du blanc, il y a inévitablement du noir. Et une infinie quantité de teintes de gris.
Là où il y de l’homme, il y a de l’hommerie. Ça doit s’appliquer à la femmerie aussi. Bref, de l’humainerie, faute d’humanité partout.
Dans l’absolu, indispensable de réaliser que tout n’est pas qu’amour, que le monde n’est pas que rose, il est noir aussi.
Mais si on ne doit pas s’attarder uniquement qu’au noir, ni qu’au blanc comme au rose d’ailleurs, on peut infuser nos relations d’amour, ou du moins d’acceptation de leur existence, de leur différence et ce, jusqu’au respect.
On n’a pas à aimer tout le monde tout le temps, car comme on dit, de toute façon on ne peut aimer le monde plus qu’on ne s’aime soi-même. Mais on doit au moins voir le monde tel qu’il est, imparfait, noir, blanc et rose, avec une multitude de nuances aussi grandes qu’une boutique de peinture en contient. Et de sources de différences.
Comme on n’a pas à aimer tout le monde tout le temps, on peut toujours tenter d’y percevoir l’amour et la beauté. Y poser et déposer de l’amour et du sacré autant que nous en sommes capables, autant que notre coeur le puisse et que notre tête le veuille. On en revient encore à la co-existence entre tête et le coeur.
Voir clair avec sa tête, soutenir et bénir avec son coeur.
Et agir en fonction de ses valeurs, en fonction des valeurs de son coeur. Tout comme garder vivant l’espoir que nous avons été placé.e.s ici au coeur de cette grande comédie humaine et dramatique, empathique et fantastique, terrifique et cyclique, pour y apprendre à demeurer humain.e et pour y voir le sacré en tout. Particulièrement lorsque nous ne sommes pas d’accord, lorsque les choses nous dérangent.
Car si le monde est une création divine, tout est divin.
Malgré les folies et les tourments du monde, continuer d’apprendre à faire confiance, à garder la foi, à semer du beau et du bon, et à ne pas vivre pour se faire aimer à tout prix. Apprendre à vivre en trouvant un sens à son existence, à vivre pour redonner une place au sacré en ce bas monde. Et ce sens du sacré prend racine en notre coeur, et s’exprime dans et par notre regard.
On ne peut changer le monde qu’à petite échelle, un barreau à la fois, chaque barreau dans la foi. Comme à glisser et descendre avec les serpents. Et apprendre à vivre avec le doute, car ce monde impose inévitablement un doute sur nos sacrées petites existences respectives.
Et aussi simple que cela sonne, vivre un moment à la fois, chaque moment dans la foi.
Peu importe ce qu’est le sacré.
___ La joie de ne pas être aimé.e Nous passons inconsciemment une grande partie de notre vie à essayer de contrôler ce que les autres pensent de nous : soigner notre image, cacher nos défauts, éviter les conflits, dire des choses que nous ne pensons pas et faire des choses que nous ne voulons pas faire… juste pour être appréciés. C’est épuisant. Et ça ne marche jamais. Les gens penseront ce qu’ils pensent de vous, quoi que vous fassiez ou disiez. Le rejet est une blessure ancestrale que nous portons tous. Peu importe votre gentillesse, votre générosité ou votre intelligence, quelqu’un vous détestera. Quelqu’un vous jugera. Quelqu’un rejettera votre vérité. Et vous ne pouvez rien y faire. C’est là que commence votre liberté ! Abandonnez le contrôle. Acceptez la blessure. Acceptez le rejet. Cela peut paraître injuste, mais c’est universel. Laissez les autres vous détester. Laissez-les mal comprendre. Laissez-les porter des jugements sévères. Laissez-les dire du mal de vous. Leurs pensées ne sont pas votre responsabilité. Et pourtant, vivez. Dites votre vérité. Aimez pleinement. Soyez désordonné, maladroit, colérique, joyeux, anxieux. Soyez pleinement présent. Soyez présent à tout. Vous n’avez pas besoin d’être calme. Vous n’avez pas besoin d’être agréable. Vous n’avez pas besoin d’être apprécié. Chaque fois que vous permettez à quelqu’un de ne pas vous apprécier et que vous continuez à être présent, vous vous apprenez quelque chose d’essentiel : je suis en sécurité. Je suis incarné. Je suis réel. Je suis suffisant. Le rejet peut être douloureux. Il peut sembler injuste. Mais chaque fois que vous persévérez malgré le jugement des autres, vous guérissez de plusieurs vies d’auto-suppression. Vous n’êtes pas là pour être acceptable. Vous êtes là pour être authentique. – Jeff Foster
___ Le passé est une interprétation. L’avenir est une illusion. Le monde ne se déplace pas dans le temps comme une ligne droite, allant du passé au futur. Au contraire, le temps circule en nous, en spirales infinies. L’éternité ne signifie pas un temps infini, mais simplement l’intemporalité. Si vous souhaitez vivre l’illumination éternelle, oubliez le passé et l’avenir et restez dans l’instant présent. ~ Shams Tabrizi
Petite excursion de votre côté de l’écran. Ça va ? Comme ci, ou comme ça ? Tant que ça va. Comme disait mon père – était-ce vraiment lui ? – pour aller ça va, c’est pour revenir que c’est plus difficile.
Avec mes ptits mots quasi quotidiens et chroniques, je vous scrute, je vous watch, je vous tends le mot. Même si c’est moi qui écris, je viens prendre de vos nouvelles. Avec mes ptits mots sortis tout droit de nulle part, je fais contact avec vous dans le néant virtuel, dans le cyberespaces spaced in.
Invitation virtuelle que quelques-un.e.s d’entre vous choisissez de lire, et à laquelle encore de moins nombreux quelques-un.e.s choisissez de répondre et de commenter. Et tout est parfait. J’écris par plaisir, et par habitude. Je vous avoues même que certains matins de fin de semaine, quand je n’écris pas, quand je me force presque de ne pas écrire, je m’ennuies des mots, et du rituel du tape tape et café aux aurores. Êtres d’habitudes dit-on.
Oui je pourrais écrire davantage. Mais je ne le fais pas. Je me prive un peu pour continuer d’apprécier autant. Car parfois il faut s’ennuyer de quelque chose pour continuer de l’apprécier.
Oh j’ai bien commencé un projet de livre il y a quelques années. Qui est pas mal avancé. Mais c’est comme si le projet d’écrire à mon propos me semblait futile et inutile – c’est pour la rime. J’aimerais écrire mon histoire comme héritage pour mes 2 filles. Qu’elles sachent ce qui git en moi. À venir.
J’écris pour m’amuser, ni pour gagner ma vie, ni pour perdre mon temps. J’écris pour voir ce qui m’habite. Les mots, les idées mais surtout tout ce que j’ignore qui vit en moi et qui vit de l’autre côté de mes yeux. De ce côté-ci je veux dire, sous mes paupières. Prières sous nos paupières.
Car on ne se connait pas tant qu’on ne s’est pas vus d’en dehors de soi, comme en dedans de soie. J’écris tout doux. J’écris pour réaliser le travail du coeur. Pour moi, l’écriture est le travail du coeur.
Car comme l’écrit Rilke, le travail des yeux est complété, réalisez désormais le travail du coeur avec les images emprisonnées en vous.
En effet, ça ne m’intéresse pas d’écrire au sujet des choses du monde. Je n’écris ni pour commenter le monde, ni pour le critiquer. Trop de folies passagères out there – encore pour la rime, mais en bilingue cette fois.
J’écris pour me surprendre, pour me comprendre et un peu pour me méprendre, pour me prendre pour quelqu’un d’autre, et pour m’étendre sur mes états d’ambre. Ni en septembre, encore moins en novembre, mais peut-être le ferais-je un peu en décembre. Quant à octobre, on verra.
J’écris pour jouer avec les mots, je cries en silence pour que les mots me déjouent. Des tours, tout le tour de la terre, des tours tout le tour de ma tête. Je déjoue ma tête pour descendre dans mon coeur. Car le seul travail qui reste à faire, celui du coeur, et la tête à défaire.
J’écris pour rien, en tout et pour tout. Rien dire qui vaille, et dire tout ce qu’il faut, comme il faut. Car il le faut.
Dire le vrai comme le faux, le laid comme le beau. Car nous sommes l’un et l’autre, le laid et le beau, nous sommes tous laid.e.s et bel.le.s. Et beaux, et petits bobos. Car on écrit pour se décrire, pour se guérir, pour se soulager du poids des mots. Pour retrouver nos ailes, celles avec juste un l, comme celles avec deux ailes.
Écrire allège sous le soleil, écrire soulage sous les nuages.
Et bla bla bla…
À demain, si Dieu le veut, ou le diable pas. Les deux dansent ensemble, maintenant, toujours. Car it takes two to tango, ça prend tout pour tanguer. Le noir comme le blanc, et toute leur marmaille d’infinies teintes de gris.
Ok enough for today car La sagesse, c’est savoir quand parler, et l’intelligence, c’est savoir quand se taire. – Socrate