
– Bashar
L’avenir est incertain. Et avouons-le, aussi, un peu inquiétant, si on s’intéresse le moindrement au sort de la planète et des êtres qui y vivent. Le climat devrait être une réelle préoccupation car les signes avant-coureurs d’un grand déséquilibre semblent évidents.
Mais comme on dit, so far so good. Et ici maintenant. Et peu qu’on puisse y faire, à parti notre minime part.
Je le dis souvent ici, nous sommes parmi les grands privilégiés de la planète. Nous vivons sans guerre, en sécurité, nous mangeons et nous jouissons d’un système de santé minimal. Bien sûr que même ici certain.e.s souffrent et manquent du strict minimum essentiel. Mais en général, gras durs nous sommes.
Pourtant, on trouve souvent le moyen de se plaindre, de voir ce qui manque, d’en souhaiter plus. Drôles de bibittes les zumain.e.s.
La gratitude et l’appréciation constituent une pratique, une discipline à développer, un muscle à endurcir. Comme un choix. Car décider d’observer la moitié pleine du verre d’eau relève d’un choix constant, d’une décision à renouveller, encore et toujours. En effet, l’esprit humain a développé la mauvaise habitude de se concentrer sur ce qui nous manque, ce qui pourrait aller mieux plutôt que de réaliser que la seule façon que la vie peut se déployer est telle qu’elle le fait, telle qu’elle est, telles que les choses sont.
Avec ce qui tout ce cloche, avec ce qui reste à améliorer, avec encore des injustices et des inégalités. La vie est pleine de défis mais tout ce que l’on peut faire est de compter nos bénédictions, et de faire quelques petits pas vers une amélioration globale pour toutes et tous.
Car mon seul bonheur est incomplet s’il n’inclut le bien de tous et toutes. Et comme le bien de tous et toutes est et sera toujours incomplet, on ne peut que souhait4er le bien, le mieux et le meilleur pour le monde entier, en agissant en conséquences à notre petite et humble échelle.
Je sais, je sais, ça sonne un peu vague et bien pensant tout cela. Très bienveillant comme circule cette chère expression, un peu trop rose bonbon.
Mais quoi d’autre à faire que d’apprécier à sa juste valeur tout ce qui nous est déjà offert si généreusement par la vie, tout en travaillant à améliorer le sort de ceux et celles qui en ont besoin ?
Il y a un dicton qui avance que l’on perd à jamais tout ce que l’on garde pour soi, et qu’on possède pour toujours ce que l’on donne.
À méditer en ce petit lundi de mars.
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Il restera de toi ce que tu as donné.
– Michel Scouarnec
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Gratidao
