LE TANGO DE LA LUMIÈRE ET DES TÉNÈBRES

Je crois que le monde est formidable. Et en effet, je crois à tout ce qui est évoqué plus haut.

Je crois en la bonté et la beauté humaines. Je veux y croire. J’ose y croire.

Et simultanément, le monde est fou. On peut le constater à chaque jour dans nos écrans, notamment dans les guerres. Car autour d’ici, la vie est plutôt douce.

En effet, tel que l’avance C.S. Lewis, les pires maux de ce monde ne sont pas portés par les hommes avec des fusils, mais par des hommes en habits assis derrière des bureaux. Des hommes qui n’iraient jamais se battre eux-mêmes, ni leur famille. Ils préfèrent envoyer les fils et les filles des autres.

Malgré la laideur, on doit continuer de croire à l’amour, à la beauté, à la résilience. On dirait que l’humanité doit passer à travers toutes ces horribles épreuves bestiales et inhumaines pour que se révèle son essence divine, sa divine humanité. Quite a process la nature humaine..

Et on dirait bien que l’une des grandes leçons à apprendre pour nous simples humain.e.s consiste à continuer de croire à la beauté du monde malgré la laideur, à garder la foi malgré le doute.

Et pendant que la guerre sévit, encore et partout, et toujours, depuis le début des temps, et dans une moindre mesure en chacun.e de nous dans nos conflits incarnés et par la dualité que nous portons, une nouvelle fréquence de gens émerge sur la terre. Des gens qui veulent la paix, la vérité, l’abondance pour tous et ils et elles.

Forte la vie. Malgré la guerre, malgré les guerres.

Cette guerre même qui, selon Howard Zinn, est l’ennemie même de la race humaine.

On dirait bien que la guerre a toujours fait partie intégrale de l’histoire de l’humanité. Peut-être qu’une des leçons consiste à dompter la guerre, à la transcender. Qui sait ?

Et peut-être que la guerre n’est que la dualité portée par nous les humain.e.s, la dualité portée à son extrême, à son paroxysme, manifestée et matérialisée. Ou instrumentalisée par certains qui y trouvent un certain intérêt, un intérêt certain,

Peut-être que la source de la guerre se trouve dans un refus d’une partie de nous qui se manifeste en dehors de soi. Le conflit fondamental entre la raison et le coeur, entre l’amour et la peur, entre la force et la vulnérabilité.

Tant qu’à faire dans les croyances ce matin, je crois sincèrement aussi que le contraire de l’amour n’est peut-être pas tant la haine que la peur.

La peur d’en manquer, la peur de mourir, la peur de disparaître, la peur de ne pas exister et, pour ce faire, on s’invente des nationalités, des différences avec les autres. Et on s’oppose, on se mesure au vide.

Pour les maîtres de la guerre, c’est peut-être la peur de ne pas être les plus puissants, les plus riches, les plus forts, les plus virils.

Qui sait vraiment ? Certainement pas moi.

Alors ce matin, petite danse avec les mots entre l’ombre et la lumière, entre l’espoir et le désespoir, entre le doute et la certitude que le monde est tel qu’il est, tel quel, as is, malgré notre incompréhension, et que tout existe pour une raison précise. Ou pour aucune raison.

La danse du doute entre le bien et le mal, entre Dieu et le néant, la confiance de la vie entre la naissance et la mort.

Et la confiance de la pertinence de notre incarnation sur terre, encore et en corps, à trouver dans la richesse des multiples épreuves humaines. En lien avec tous ceux et celles qui subissent les guerres. D’ici, en cette terre de paix.

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Tous les bruits qui nous entourent font beaucoup moins de tapage que nous-mêmes.
Le vrai bruit, c’est l’écho que les choses ont en nous.

Le silence est la place de la Parole de Dieu.
Que nous soyons n’importe où, Dieu y est aussi.
L’espace nécessaire pour le rejoindre, c’est la place de notre amour qui ne veut pas être séparé de Dieu, qui veut rencontrer Dieu.

– Madeleine Delbrêl via Cristina RJ

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