
Et que voulons-nous ? Des problèmes !
Pourquoi ? Pour être des victimes !
Et y trouvons-nous du plaisir ? Oui !
Ce matin, je laisse toute la place à mon cher et unique égo, mon ptit égo juste à moi, celui qui se voudrait plus gros que le taureau. Bien sûr, différent du vôtre, et en même temps, same same. Nous sommes tous et toutes égaux.
Pas que mon égo ne m’accompagne pas d’habitude quand j’écris par ici car bien difficile de s’en séparer complètement, encore plus de s’en débarasser. L’égo on aime bien l’embrasser. Mais ce matin, je le reconnais, je le célèbre, je l’honore. Je vous l’offre sur un écran d’argent. Et je ris de lui. Un peu. Juste un peu. Car un égo pucké ça peut kicker back pas à peu près.
Fragile un égo right ? Mais toujours right en effet. Comme papa, c’est Legault qui a toujours raison.
On critique trop souvent notre égo, ce pauvre petit égo de rien du tout. Ce petit égo fragile et susceptible qui n’était même pas encore présent à notre naissance, et qui se doute bien qu’il s’évaporera lorsque cessera notre coeur de battre, et de souffler notre souffle. Pas beau ça ? Full mon égo ça msieur dame.
Pfff ! Out the door flyera l’égo à notre mort pour se re-fondre au reste de la création. Et il le sait le coquin. Pour ça qu’il se démène tant pendant qu’il le peut. L’égo se tue à prouver qu’il existe.
Certains disent de l’égo que c’est le sujet pensant. Pour ça que ça fait aussi mal. Car ça pense tout le temps l’égo. Ça se pense séparé du tout, du reste de ce qui vit. Alors que ça n’existe même pas. Pas vraiment en fait. Un peu gonflé l’égo.
On dit aussi de l’égo que c’est le Moi. Qui ça ?
Moi je pense que c’est surtout le Ça l’égo, un ptit ça de rien du tout qui se prend pour un gros moi du tout. L’égo se prend souvent pour un nombril. Celui du monde. Un gros moi dur et pas mou du tout. Car ça se pense dur un égo, mais au fond, c’est mou mou, tout mou. Au fond de l’égo, c’est tout mou, tout doux. Mais tel a prick, ça aime se penser dur un égo. Probablement pour ça que les égos mâles disent tant d’alpha bêtises. Surtout à la surface que ça ne veut surtout pas perdre la face un égo. Ni la A, ni la B. Et surtout pas devant les autres. Car en privé, l’égo se révèle bien pâle.
L’égo c’est un peu comme le jeu de ptits blocs. Ça se bâtit une pièce après l’autre dès notre plus tendre enfance. Au début, comme le film de cow-boy, mon nom est personne. Puis un ptit morceau de robot à la fois, on devient quelqu’un. De plus en plus. Jusqu’à preuve du contraire. À force de contrariétés. Et de chocs. Car ça a besoin d’un gros bumper un égo.
Certains égos, un peu plus sophistiqués, comme dans la philosophie, disent que l’égo est la conscience et la représentation que nous avons de nous-mêmes en tant que personne. SI au début, mon nom est personne, l’égo devient en fait une personne à part entière, et séparée du tout.
Et c’est ici que les excréments se mettent à rencontrer le divin ventilateur. Car pas mal venteux dans la vie qu’on nous offre à vivre. Et le vent pogne parfois dans les voiles de notre personnalité. Et cet égo, si fragile est-il, devra apprendre à manoeuvrer dans les dédales d’une société pas toujours amicale. Parfois, l’égo plie les genoux et devient même personne alitée. Jusqu’à retomber sur ses pieds. L’égo veut devenir maître.
Plus l’égo est reconnu et adulé par autrui, plus l’égo se met à enfler, à se gonfler, à pavoiser. Regarde-moi dit-il. J’existe, je suis unique, le seul, le meilleur.
L’égo ne veut que l’or; il veut briller, shiner, être le meilleur, le plus fort, le plus dur. Ça nous rappelle quelqu’un non ? Number one ! L’égo ne se trump jamais.

En fait, si ce n’était des conséquences de ses actes pour tant de civils, on pourrait remercier le gros POTUS infaillible tout d’or chevelu de Marre à Légo car il nous offre l’occasion de voir l’égo à l’oeuvre dans toute sa splendeur. Case study parfait en égo 101. Euh, non, sorry, en égo # 1.
L’égo ne se satisfait que de la plus haute marche, du top of the top, the best of the best. D’ailleurs, avez-vous remarqué pendant les récents Mc jeux Ozempic, comment l’argent a déçu ? Même ceux et celles qui gagnent le bronze sont plus heureux que ceux qui remportent l’argent. De là vient l’expression l’argent ne fait pas le bonheur ? Ça doit remonter à l’âge de bronze. D’ors et déjà.
Tellement drôle l’égo quand il veut être sérieux.
Chacun.e a son propre égo, à ne pas confondre avec son amour propre. La ligne est mince en nuance dans la dentelle entre les deux. Et la vie consiste à trouver la ligne de démarcation. Car qu’on le veuille ou pas, on ne peut vivre sans son égo. Tous cons damnés à l’égo. Si on ne développait pas d’égo à l’enfance, on ne pourrait survivre et on se laisserait mourir.
Moi moi moi j’existe et je veux vivre.
Mais éventuellement, il nous faudra bien passer du moi au nous. Ce nous qui inclut chaque bout de vie en dehors de soi.
Oh que We.
