PRÈS DES PIEDS PRÈS DU COEUR

En cette ère de transformation, vous devez vous faire à l’idée de vous habituer à rencontrer des choses que vous n’aimez pas, tout en apprenant à ne pas réagir à tout et à ne pas le «prendre personnel».
– Bashar

Avec la quantité de folies, de grossièretés et d’aberrations qui circulent dans nos écrans et in our faces ces temps-ci, méchant contrat, j’avoue mon cher Bashar. Mais excellent exercice indeed.

De toute façon, on ne peut même plus distinguer ce qui est vrai de ce qui ne l’est pas. Les concepts de vérité et de réalité s’élasticisent ces temps-ci. Même le fake est rendu vrai et réel. Et vice et versa. Comme son contraire. Et recto verso.

Si on doit apprendre à ne pas réagir à tout et à ne pas le prendre personnel, d’autres diront qu’au contraire, on doit s’offusquer et manifester notre indignation. Les deux points de vue se valent j’imagine s’ils existent. Et la marge est grande entre les deux extrêmes. Il y en a pour tous les goûts, comme pour tous les dégoûts.

Mais est-ce que bitcher et poster ses opinions et son indignation sur internet va changer quoi que ce soit ? Poser la question, c’est se poser la question. Et les réponses semblent assez futiles. Quoique les révolutions doivent se coordonner et s’organiser à partir de quelque part.

Personnellement, je ne sais pas si c’est l’ombre de l’humanité qui émerge toute grande à la lumière en ce moment, ou si on n’a pas plutôt affaire à une folie généralisée et générée intentionnellement et artificiellement pour diviser le peuple.

Car dans la matière des choses ordinaires, tout est plus réel et simple. Nos besoins fondamentaux n’ont pas vraiment changé. Respirer, manger, boire, se loger, avoir chaud. Rien comme chauffer au bois pour rester dans la réalité.

Mais il est vrai que même simplement survivre au quotidien constitue désormais un plus grand défi pour certains.

Comme l’impression que l’on doit décrocher du narratif ambiant et retourner à nos sens. Pas au Grand, pas LE sens de la vie. Trop vague.

Non, simplement à nos cinq sens. Et pas seulement la vue, comme dans voir et regarder nos écrans et penser qu’ainsi va le vrai monde.

Non, sentir aussi, et entendre, goûter, toucher. Toucher surtout, toucher le monde, avec nos doigts, avec nos mains et avec notre coeur surtout.

Pour entrer en relation avec d’autres humains ordinaires, avec des vraies personnes. Pas le vrai monde des politiciens passés date répétant toujours les mêmes vieilles formules émoussées.

Comme l’intuition qu’il nous faille s’éloigner de la folie ambiante qui passe trop souvent et presque seulement par nos écrans dorénavant en nous saccageant la tête et en y restant pris, recréant ainsi un monde imaginaire qui n’existe pas, pas vraiment ailleurs que dans nos écrans.

Il nous faut retrouver nos sens sinon on deviendra des bots et des robots. De sots robots désossés.

Il nous faut retrousser nos manches pour se remettre à l’action, pour faire des choses concrètes plutôt que de suivre une certaine actualité débridée avec nos seuls yeux, ce qui nous fait partir en vrille et en panique sur le sort du monde à venir. Car so far, so good. Ici du moins, on l’a assez facile malgré nos ptits défis.

En observant le monde à partir de nos seuls écrans, on est portés à penser que le monde est plus fou qu’il ne l’a jamais été auparavant. Mais l’Histoire, celle avec le grand H, pourrait facilement nous prouver le contraire. Le monde a toujours été aussi fou au fond, comme en surface.

Oui, bien sûr, en surface, à la surface de nos écrans du moins, le monde semble plus fou que jamais.

Mais dans la concrétude des besoins fondamentaux de notre vie quotidienne, rien n’a vraiment changé. Pas de pédophiles autour d’ici, pas de jeux politiques machiavéliques, pas tant de mauvaises nouvelles pour faire du clickbait.

On doit retourner aux fondamentaux, à la base. Respirer, boire, manger, bouger et prendre soin de son monde, de notre monde. Pas du monde, trop grand. Trop loin. Trop fake maybe.

On ne peut que changer le monde à partir de soi, à partir du sol sous nos pieds. En ce sens, pensées vers les moines qui marchent et qui vont arriver à destination dans une semaine. Belle démonstration que pas toujours besoin de mots, ni gros ni petits, pour inspirer le changement.

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