
– Anonyme
Sincèrement, je pensais coiffer cette chronique de ce meme. Car la cour, comme le coeur, est plein et déborde.

Et je ne veux plus donner trop de place à cette grosse trompette désaccordée. Alors seulement vous, abonné.e.s. chroniques ou qui avez cliqué jusqu’ici, qui ne la verrez.
Car on rapporte tout ce que ce gros Narcisse dit et fait. Et nous, on achète, on en parle et on se crèpe le chignon.
Basta pour moi. Ma cour est pleine. Un peu mal au coeur de tout ce narratif. Le seul choix qu’on a consiste à le bloquer de nos vies.
Je choisis de complètement détourner le regard pour un bout. Je refuse de regarder vers le sud. Je pointe mon coeur au Nord.
Et, justement, je préfère choisir de croire, créer, faire confiance, grandir, briller, manifester et guérir.
Envie de créer ma vie à part et on the side for a while. Hors politique, in poétique.
Et advienne que pourra du monde politique. Car que faire d’autre ?
Soit on se fait bouffer par la machine médiatique, soit on essaie de créer autre chose.

Car en ces airs de fin de civilisation, en cette ère de fin de civilisation américana, on réalise qu’on peut écouter les poètes ou les politiciens. Et de ces derniers, on en a eu et on a plus qu’assez. Cassé !
Et parlant civilisation, en sommes-nous vraiment une au fond quand on voit ce qui se passe ?
Ou n’est-ce pas qu’un grand mensonge ?
Ce que pense John Trudell, un écrivain autochtone états-unien : Le grand mensonge est que nous sommes une civilisation. Nous ne sommes pas civilisés. Ce système a été le plus brutal et assoiffé de sang jamais imposé sur cette planète. Ceci n’est pas une civilisation, c’est un grand mensonge. Ou si c’est vraiment une civilisation, et ce qu’est une civilisation, alors le grand mensonge est que la civilisation est bonne pour nous.

Alors, après avoir essayé tout ce qui est possible, en serait-on arrivés à tenter l’impossible ?

À suivre… et à essayer…
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Quand je désespère, je me rappelle que, tout au long de l’histoire, la voie de la vérité et de l’amour a toujours triomphé.
Il peut y avoir des tyrans et des assassins, et pendant un certain temps, ils peuvent sembler invincibles, mais à la fin, ils échouent toujours.
Pensez-y : toujours.
– Mahatma Gandhi

Le fond de l’être est frais.
Le canevas est une maculée idée fausse
et la vérité ne se dit pas et la variété explose et impose;
le fond est toujours fondu.
On fa’ pas dur… on fa’ mou.
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le fond de l’être est vrai
comme il dit: fa dur fa mou mais fa dans le trou
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