
– Abraham Joshua Heschel
Oui, je sais, le monde est fou. Je l’ai vu aux nouvelles.
Mais il est tout aussi merveilleux autour de nous.
Oui je sais, ça brasse partout, ça triche, ça se tue, ça se tire dessus.
Capoté notre monde.
Mais le monde est aussi merveilleux. Faudrait ne pas l’oublier et s’en souvenir. Et ne jamais le tenir pour acquis. Foi d’ati.
La terre, notre astre de résidence, la seule planète sur laquelle il y a de la vie connue – selon ce qu’on en sait du moins – tourne sur elle-même et autour du soleil depuis toujours, avec une régularité incroyable et dans des dimensions qu’on ne peut même pas imaginer avec notre ptite tête de peanut mes linottes, nous soutient et on pourrait aussi dire qu’elle nous supporte avec tout ce qu’on lui inflige. Day in, day out.
Bom dia Mamma Mia, mamae Terra.
La vie contient de la merveille, et de la vermine. Il y a du beau, du bon, du doux, et y côtoie aussi du laid, du mauvais et du rough and tough à voir et à constater. On ne peut le nier le beurk même si on est porté.e à le renier. Faut peut-être juste compenser avec du menoum menoum.
Oui, je sais, le bon et le mauvais sont des jugements, et souvent le bon de l’un est le mauvais de l’autre, et vice-versa. Mais un moment donné il faut bien qu’on ré-équilibre les mémoires vives et qu’on boost le disque dur du grand coeur mou. Car ils sont déjà assez nombreux à s’occuper du désastre, nous on va prendre en charge le merveilleux sur cet astre de beauté et de bonté divine, et humaine.
Car voyez-vous, et je sais que vous le voyez vous aussi car vous êtes mes lecteurs/trices et vous lisez ces mots, on a tendance à fixationner sur la moitié vide du verre d’eau, sur les problèmes, sur ce qui cloche, sur les gros fous furieux de ce monde. Un peu normal car ce sont eux qui crient le plus fort, qui prennent toute la place, qui menacent les bons et les bonnes, et qui font vendre de la gâzette. Eux qui attirent l’attention et qui attisent la tension du monde. Des ptits chiens dans ce grand jeu de quilles.
Mais en parallèle, le monde est plein de grandiosité et de merveille.
Also disait Veeresh (voir image ci-bas)
Quand même impressionnant que la jeune mère qu’ils ont tirée s’appelait Renée Good. Oui, les fous sont en train de tuer le bien. Et c’est justement pour ça qu’on doit continuer, pour elle, pour son fils, pour tous ceux et celles qui restent et qui vivent, qui veulent le beau, le bon et le bien commun.
Mais si on revient au point d’équilibre du monde, à la raison de la galère, la plupart des gens, sont du bon monde, de bonnes personnes. Des pères et des mères, des fils et des filles, des frères et des soeurs, les leurs comme les nôtres. La masse qu’on ne voit pas mais qu’on sent et qu’on sait est composée de gens biens, de gens de bien, de bonnes personnes.
Souvent que les fous qu’on connait par leur nom.
Bien sûr, les gros bonnets du pouvoir tuent, répriment, mitraillent avec leur shots guns et leurs discours haineux. Mais comme disait JiCi jadis, pardonne-leur père, car ils ne savent pas ce qu’ils font.
Ou peut-être qu’ils le savent un peu, mais probablement juste en partie, ne voyant qu’à court terme leur machiavélique but à atteindre. Car s’ils savaient vraiment, probablement qu’ils se rendraient compte qu’ils auront à se faire face à eux-mêmes un de ces quatre, et à assumer leurs actions, une fois couchés sur leur lit de mort. Et probablement qu’alors ils réaliseront. Ou pas. Allez savoir.
Car la vie ici-bas n’est ni logique, ni compréhensible, ni toujours juste. À vue d’oeil anyway. On en sait si peu au sujet de tout ce qui se passe ici, en haut comme en bas.
Et peut-être que le vrai bien a besoin du mal pour se solidifier et se manifester ?
Comme on aime dire parfois: je dis ça, je dis rien. Mais au fond, comme en surface, nous sommes tous un peu comme Oscar Wilde.

Mais vous auriez dû voir la neige tomber hier dans la forêt enneigée.
Un miracle. Encore, et encore. Émerveilleux.
Un don du ciel que les fous furieux ne savent plus apprécier car ils ont perdu leur cœur d’enfant dans leur course folle.
Alors, à tous les enfants du monde. Et à leurs parents. Comme aux gens de bonne volonté.
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Il est impératif d’apprendre et de se rappeler toujours et partout que la vie ne nous a pas été donnée que pour nous-même.
~ Gurdjieff

Tu peux te sentir comme le plus grand trou de cul du monde et si quelqu’un dit que tu es aussi une belle personne, tu dois l’accepter aussi.
AUSSI te laisse passer entre la beauté et la laideur.
Si tu apprends à apprécier AUSSI, c’est comme une police d’assurance pour être é-mer-veillé.
Les gens ont tendance à oublier à-propos de ce aussi.
Ils pensent que c’est soit l’un ou l’autre.
mais non c’est toujours aussi, peu importe la situation.
Tu es laid.e., tu es beau/belle, tu es confus.e et mêlé.e., tu ne sais pas qui tu es, aussi.
Parfois tu es allumé.e, et parfois c’est heavy d’être en ta compagnie, AUSSI.
Parfois tu flottes et tout est formidable, et il n’y a alors rien à dire.
N’exclues jamais rien, car tout est toujours AUSSI parce que si tu exclues quoi que ce soit, tu deviens un pauvre être humain, tu ne te permets pas.
AUSSI AUSSI AUSSI.
Nous n’avons que ce bout de temps à vivre,
Alors pendant ce bout de temps, inclus tout.
J’ai tout raté, AUSSI, Je me sens formidable, AUSSI
J’Ai eu le plus grand orgasme, AUSSI. J’ai scrappé l’affaire, AUSSI.
Quand tu (te) permets tout, tout est beau.
Je suis une belle personne parce que je permets le AUSSI en moi.
Je suis beau parce que j’accepte ma laideur
et j’accepte de de fucker des affaires,
et j’accepte de me sentir coupable parfois,
et j’accepte que parfois je pourrais faire mieux.
Et si jamais tu te trouves dans une situation dans laquelle tu ne peux accepter AUSSI,
ben ça aussi c’est un AUSSI.
