
– J. Mike Fields
On dit que le mental est toujours à l’affût d’excitation, de stimulation, de rush. Et avec l’avènement de la vie par écran relativement récente, c’est souvent surtout de cela que l’on se nourrit. De notifications rouges, de mauvaises nouvelles, de drames humains. Comme si on était toujours en attente d’une catastrophe. Et possiblement qu’une certaine catastrophe est en train de mijoter. Qu’elle soit de nature humaine, politique ou environnementale.
Et malheureusement pour nous, nous vivons pour la plupart dans notre tête, les yeux toujours ouverts, à l’affût des nouvelles. Les espérant bonnes, mais la plupart de celles rapportées étant mauvaises, négatives.
Cette situation nous sur-stresse. Et nous use.
Ainsi, notre seul antidote consiste à descendre de la tête au coeur, du mental à notre système nerveux. À ce qui, au plus profond de soi, tend à relaxer, à ce qui a tendance à vouloir ralentir et s’apaiser.
Car si la tête recherche l’excitation et l’action, le corps recherche le calme et la paix. Ne dit-on pas d’ailleurs que la paix repose en notre coeur.
Suffit donc de re/trouver son coeur et on y re/trouvera sûrement ce que l’on nomme la paix du coeur, la sainte paix. Santa paz.
Et pour cela, il est essentiel de fermer les yeux régulièrement et de décrocher du buzz. Et de ralentir. Et rester connecté sans être impliqué. Osho disait en ce sens : être dans le monde mais non du monde. La nuance est fine. Je laisse ces mots se déposer en vous, comme je le fais en moi-même aujourd’hui.
Et laissons le corps – via nos oreilles et le coeur – écouter ce chant qui inspire le retour à la maison, la vraie, la seule qui nous accueillera toujours, celle en soi, là où la porte ouvre sur la grande maison du monde. Parait que c’est par le coeur qu’on peut tout comprendre, même l’incompréhensible. Pour revenir au système nerveux qui, toujours, ne cherche qu’à ralentir et à revenir à la maison.

– Osho
