
Il y a la justice, et il y a la justesse.
Et il y a la justice des hommes, de même que la justice de Dieu.
Pour la justice de Dieu, on cherche encore.
Mais pour la justice des hommes, on repassera car ce sont souvent ceux près du pouvoir qui font les règles de droit qui déterminent les intérêts en jeu. Plusieurs hommes dits de droit ne le sont qu’en intention et dans leurs propres intérêts, et non dans ceux du plus grand nombre. On en a quelques exemples concrets devant la face et l’écran ces temps-ci.
Comme pour la justice de Dieu, la justice des femmes s’avère être moins évidente que la prétendue justice des hommes, qui s’avère beaucoup plus nuancée, et beaucoup moins juste. Encore tant d’inégalités et d’abus, encore tant de bullying masculin.
Dans la vie, avec un peu de discernement et de sens moral, on ne peut faire que ce qui est juste pour soi-même mais aussi pour le plus grand nombre. De préférence, dans le cadre des règles de la justice établie par les hommes, mais parfois pas non plus. Ne dit-on pas que plusieurs choses légales sont néanmoins immorales ? Les guerres par exemple, ou le port d’armes aux USA.
Un dicton issu de la religion catholique dit: Cela est juste et bon. Mais pour mesurer le niveau de justesse et de bonté, il faut revenir à son propre cadre moral. Juste et bon pour qui ? Juste et bon pour quoi ?
Comme nul n’est censé ignorer la loi mais que tant de lois existent, on ne peut qu’agir en fonction de son propre compas moral car il est impossible de connaître toutes les lois. Et tant de lois sont injustes.
Mais pour savoir ce qui est juste, on doit sentir et ressentir en soi car aucun code légal n’existe pour cela, on n’a que soi-même à qui se fier. En espérant avoir fait les bons choix. Et sentir avec justesse. Car pour ce qui est de la justice, on repassera. En espérant que la justice des Dieux règnera un jour en nos coeurs.
Pour le moment, encore beaucoup de travail à faire. Et de travaux même.
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Si vous voyez ce qui doit être réparé et comment le réparer, alors vous avez trouvé une partie du monde que Dieu vous a laissée à achever.
Mais si vous ne voyez que ce qui est laid dans le monde, alors c’est vous-même qui avez besoin d’être réparé.
~ Rebbe Menachem M Schneerson (Lubavitcher Rebbe) via Anita Bensabat
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La mort physique n’est qu’une forme de mort. Il en existe d’autres :
Nous mourons chaque fois que la peur guide nos choix.
Nous mourons lorsque nous sacrifions notre épanouissement à la sécurité.
Nous mourons chaque fois que nous choisissons une certitude confortable plutôt qu’un mystère dérangeant.
– James Hollis
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Il est naturel d’éprouver du ressentiment envers une personne qui nous blesse et nous fait souffrir.
Il est également humain de ressentir de la sympathie et de l’affection pour quelqu’un qui nous comble et participe à notre bonheur.
Lorsque vous vous engagez sur une voie spirituelle, vos ennemis sont déterminants quant à votre pratique.
Ils représentent une occasion et une chance uniques de progresser en vous aidant à développer la patience, la tolérance, l’amour et la compassion.
La tolérance envers ceux qui nous font du tord ne suppose en aucun cas de subir l’injustice.
Se montrer tolérant nécessite de mettre en place une action volontairement différente et dénuée de tout sentiment négatif comme la haine et la colère.
Nos amis ne nous permettent pas de cultiver la patience, cette force et cette détermination de l’esprit. Seuls nos ennemis détiennent cette capacité à nous éduquer.
Notre but n’est pas de devenir insensible ou indifférent en développant une attitude égale, envers tous les êtres.
Il faut avant tout poser de nouvelles fondations, créer un espace de liberté dans notre esprit.
C’est à partir de cet espace qu’il est possible d’engendrer des pensées et des émotions positives.
La patience est le seul moyen qui permet de dépasser la souffrance.
La forme de la patience la plus élevée consiste à accepter les épreuves avec joie.
Elle nous permet de développer la persévérance.
– Le Dalaï Lama
