MOSAÏQUE HUMAINE

On vit dans un monde au sein duquel de bien drôles de choses se passent. En fait, drôles comme dans pas drôles du tout. Injustice, grossièreté politique et économique, abus de pouvoir, inégalité, peur, violence, menaces, etc. Un monde dans lequel on bombarde des enfants et on dissémine des familles entières, des familles qui n’ont déjà rien.

Ce monde qui a tendance à écraser l’espoir, la réjouissance, la sincérité et la vulnérabilité. Un monde d’images et de superficialité. Un monde dur. Un monde tend à écraser l’humanité.

Et malgré la dureté actuelle du monde, on doit demeurer allumé.e, vigilant.e, positif tout en semant de la beauté et la joie, de l’entraide et de l’innocence. Beau défi.

Car comme le dit Krishnamurti, c’est l’esprit innocent qui connait l’amour et l’esprit innocent peut vivre dans un monde qui n’est pas innocent.

Malgré l’innocence, il nous faut garder l’esprit lucide. Ne pas oublier la beauté dans un monde parfois si laid. Ne pas oublier le partage dans un monde parfois si égoïste. Continuer à marcher avec joie, à danser, à chanter, tout en dénonçant les injustices et les abus. Ne pas fermer les yeux.

Il y a une forme de tristesse qui naît du fait d’en savoir trop, de voir le monde tel qu’il est vraiment. C’est la tristesse de comprendre que la vie n’est pas une grande aventure, mais une succession de petits moments insignifiants, que l’amour n’est pas un conte de fées, mais une émotion fragile et fugace, que le bonheur n’est pas un état permanent, mais un aperçu rare et fugace de quelque chose auquel on ne peut jamais s’accrocher.
Et dans cette compréhension, il y a une profonde solitude, un sentiment d’être coupé du monde, des autres, de soi-même.
– Virginia Woolf

Faisons danser la tristesse avec la joie, car l’une et l’autre sont complémentaires. Cultivons la joie du coeur et tissons-là avec cette tristesse qui peut devenir moteur de changement.

Malgré la solitude, soutenons la solidarité et le partage, à notre humble mesure. Seul.e.s ensemble.

Car on peut espérer qu’il y ait une justice en ce monde, une certaine justice, sinon une justice certaine. C’est que l’on vit avec la pureté de son propre coeur, avec la justesse de ses propres intentions. On vit avec soi et ce que l’on pense et ce que l’on fait constitue du karma instantané. Alors faisons le bien, du moins faisons du mieux que l’on peut. Avec ce que la vie nous offre.

Et gardons espoir, du moins la foi, en changeant le monde petit à petit, pas à pas, chaque pas dans la foi. Avec réalisme. Et humilité.

Ne vivons pas dans l’illusion d’un monde imaginaire trop rose. Le monde est tel qu’il est devant nous, tel qu’il est en nous. Sans artifice, tel quel. et peut-être qu’alors une petite brèche d’humanité pourra s’ouvrir et illuminer ce monde d’apparence avec amour et humanité.

Vivons cette mosaïque humaine, faites de multiples pièces brisées. Faisons-en une oeuvre d’art humaine. Imparfaite peut-être, mais sincère. Et alors, belle, car authentique.

Même si c’est long à assembler. Et qu’on ne comprend pas tout. Allons-y pièce par pièce.

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