ARRÊTE DE TE PLAINDRE

Lorsque tu te plains, tu te poses en victime. Alors soit tu quittes la situation, soit tu la changes ou soit tu l’acceptes. Toute autre réponse est pure folie. – Eckart Tolle

Arrête de te plaindre est mon mantra du moment. Celui sur le top de ma not to do list, shoobidoo.

Car on se plaint beaucoup vous et moi vous ne trouvez pas ? Moi surtout, car vous je ne sais pas trop même si je m’en doute. Pourtant, on l’a relativement facile non ? On se plaint le ventre plein, on se plaint par habitude inconsciente probablement.

En ce moment, on a une cible de choix à se plaindre de, et à bitcher contre. Un gros gros oeil de taureau. Et un front de boeuf. La cible du moment. Oui pôpa.

Mais comme le disait jadis Yvon Deschamps au sujet des unions, se plaindre quossa donne ? Sortir un peu de frustration peut-être, laisser sortir le méchant. Mais encore. Que temporaire.

Quand on se plaint, on ratatine, on s’amenuise et on se cantonne au rang de victime. On s’empoisonne le système, on éructe du venin qu’on s’auto-administre en intraveineuse, venin qui s’accumule, nous paralyse et nous pollue corps et esprit. Ainsi soit-il. On se fait du mauvais sang. Et on devient sûri.e, aigri.e., se retournant la langue dans le vinaigre de nos idées noires.

Si on s’impose tout d’abord la complainte à soi-même, on le distribue ensuite aussi autour de soi. La complainte est contagieuse. Souvent sans même s’en rendre compte. Ça suinte de soi la plainte, ça coule et bien peu de bon en découle. Ça passe par le wifi con carne.

Et de nos jours, avec les multiples chambres d’échos in réseaux et les haut-parleurs tonitruants de nos écrans, les complaintes dépassent largement l’Alaska. Fuck la complainte ! On jongle en victimes.

Probablement que notre habitude et notre complaisance à se plaindre viennent de notre background catholique. C’est la faute à Dieu. On va prier au lieu de bouger, on va le supplier ou même se plaindre à lui. Ou on va attendre qu’Il envoie son seul fils, le Sauveur, pour arranger les affaires humaines. Sauf qu’on attend encore.

Mais plutôt que se plaindre, que peut-on faire ? Quitter, changer ou accepter. Un peu comme face à la peur, se battre, se sauver ou faire le mort. Plus punché en anglais, fight flight or fright.

Si on se plaint, c’est qu’on sait – ou pense savoir – ce qui devrait être fait. Si on se mettait à canaliser toute l’énergie qu’on investit habituellement et inconsciemment à se plaindre dans l’acceptation puis dans l’action, la vie serait probablement beaucoup plus simple. Et plus créative. Et plus légère. Et nous plus responsables. Capable de répondre au lieu de réagir.

Comme les samouraïs, on apprendrait à bouger en utilisant la force de la résistance qui vient vers nous. Comme les navigateurs/trices, on utiliserait la force du vent comme moteur de changement pour avancer.

Soit en quittant une situation, soit en tentant de la modifier, en commençant par ce qui nous dérange le plus, et ce qui est le plus réaliste. Soit en considérant les choses autrement, en adoptant un point de vue autre. Plutôt qu’un poing de vue arrêté.

Car on peut toujours décider de voir et considérer les choses autrement. Pour agir différemment par la suite. Et quand une situation génère du malaise, on doit voir comment faire bouger les choses. Un peu du moins. Car on ne peut toujours faire changer toutes les choses.

Certain.e.s peuvent voir l’acceptation comme la dernière étape face à une situation difficile, comme une résignation après des tentatives infructueuses de changement. Mais peut-être que l’acceptation est la première étape, un simple constat. Accepter, pour qu’ensuite on puisse bouger, ou faire bouger.

Si février est pour certain.e.s un mois sans alcool, il pourrait aussi être un mois sans se plaindre. Que 28 jours anyway. Et nous sommes déjà le 11. Et la lumière qui s’en revient.

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