LA VIE, la vie

La vie est formidable, puis elle devient affreuse. Puis elle redevient formidable. Et entre les deux, c’est la routine et l’ordinaire. Respirez dans le formidable, tenez-vous bien pendant l’affreux, puis relaxez et expirez dans l’ordinaire de la routine. C’est simplement la vie: les peines d’amour, la guérison de l’âme, la vie surprenante ordinaire. Et c’est beau à en couper le souffle.
– L.R. Knost

C’est à peu près ça qui est ça. Tout y est, ou presque. Que la mort au bout du conte. Car la vie est un grand conte de faire 100 % incarné, chilling em carne.

Une longue route sinueuse, avec des bosses et des cailloux, quelques trous et crevasses, des tournants aigus et des côtes à monter et à descendre, avec quelques magnifiques points de vue flabbergastant à l’horizon.

Au fur et à mesure que la vie avance, que notre corps vieillissant lentement mais tout doucement nous indique que le temps passe en nous et sur nous, que l’on voit des gens naître et d’autres décéder, on a pris et on continue à prendre de l’expérience finalement.

On nait bébé, accroché au nombril de maman, puis on se met à marcher, et à flyer même. Puis on se demande ce que l’on va faire dans la vie et on s’essaie. Ou pas. Car parfois c’est la vie qui nous mène par le bout du nez. Et on la suit, ou pas et on fonce dans le tas de nos rêves.

Et on arrive un jour à l’âge des grands-pères et des grandes-mères, on regarde en arrière et on se dit que tout ce passé n’est que du vent incarné dans notre chair et dans notre âme, que l’avenir est moins long qu’il était d’ici au fil d’arrivée, et qu’il n’y a, plainement, que ce moment. Et celui-ci, et l’autre, et ainsi de suite comme un sablier infini sur une plage d’expériences encore à venir. Et on réalise que lentement, doucement, expérientiellement et consciemment, on a acquis et on continue d’acquérir de petites pépites de sagesse dans notre baluchon de vie, la petite comme la grande.

LA VIE, la vie quoi.

Tout ça pour finalement réaliser que tous les moments de la vie ne seraient pas aussi profonds, significatifs ni vibrants d’énergie qui lui apporteraient la plénitude qu’on a toujours espérée, on vide le lave-vaisselle.

Pour fondamentalement réaliser que nous ne sommes qu’humain, humaine, mais complètement et de plus en plus totalement, extra ordinairement. Chacun et chacune de nous unique, un et une parmi des milliards d’autres qui vivent leur propre petite vinaigrette dans cette grande salade de fruits, mais avec un ptit bout du même grand coeur qui bat au diapason, à l’unisson, malgré quelques fausses notes à l’occasion dans notre recherche individuelle et commune de l’harmonie.

Chacun, chacune, à notre rythme, avec nos talents, nos choix et nos préférences, jusqu’au jour, peut-être, ou nous n’aurons plus de préférences. Ou chaque fragment de vie sera notre préférence préférée.

Ou on appréciera le lave-vaisselle et les feux d’artifice apothéosiques avec le même étonnement, la même flamme dans le regard, la même paix au coeur et dans l’âme.

Et qu’on pourra dire: Ah This !

Extra ordinaire vie va.

Aho !

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