PETITS BOUTS DE RIEN DU TOUT DE L’UNIVERS

Tu es une ouverture à-travers laquelle l’univers se regarde et s’expérimente elle-même.
– Allan Watts

L’autre jour je postais ceci, qui veut un peu dire la même chose:

Le réel vidé n’est pas celui sur lequel tu portes ton regard, c’est celui à partir duquel tu regardes.

On pense qu’il y a LE monde, là-bas, out there, et nous. On pense qu’on contemple le monde, qu’on dit vide, que le monde tourne autour de soi. Moi moi moi. Et mon nombril.

Mais au fond, probablement que le monde n’est que monde. Sans définition, sans détermination. Et que nous, nous petit bout de monde dans le grand tout, nous n’en n’observons qu’un petit bout, un infime et tout petit bout.

On ne peut même pas imaginer l’infinie vastitude de l’univers. Quelques photos prises par le téléscope James Webb nous donne une toute petite idée de notre tout aussi infinie ignorance de ce vaste univers. Car on ne peut imaginer que ce que l’on connait.

Pour le reste, on ne peut que garder la foi, et penser l’infini. On ne peut qu’imaginer, au mieux de notre capacité, l’infinie vatitude.

Mais sans jamais oublier que le vaste monde est aussi en nous, en soi. Pas ce petit soi qui se prend pour quelqu’un, qui se pense fini, qui se prend pour quelque chose.

Ce Je qui pense que le monde autour de. Peut-être qu’on pourrait simplement se laisser aller dans ce grand tout, dans cette grande valse des éléments.

L’autre jour on parlait d’intégration. Et quelqu’une mentionnait qu’ELLE devait intégrer l’expérience, une expérience beaucoup plus grande que ce que le mental peut imaginer.

Et plus tard, quelqu’un d’autre a mentionné qu’il voulait plutôt se laisser intégrer par l’expérience. Bingo !

Comme le veut l’expression, floridienne probablement, si tu as peur du crocodile, laisses-toi manger par le crocodile, et tu deviendras alors le crocodile. Pareil comme la vie quoi.

Laissons-nous prendre par la vie, laissons-nous happer par tout ce qui vit, laissons-nous nous dissoudre dans le vaste cosmos, dans l’inconnu, dans le grand vide qui contient tout.

Acceptons de ne rien savoir, accueillons le simple fait que l’on ne voit rien de tout ce qui vit et existe en dehors de soi, comme en soi. Nous sommes d’éternels étudiants en ce vaste monde et moins l’on pense savoir, plus on risque de la faire. Par hasard, par surprise, par simple ouverture d’esprit.

Aho !

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